📋 Plan du Cours
- Définition politiques sociales
- Champ cohésion sociale
- Principes solidarité et redistribution
- Évolution historique
- De la charité à la solidarité
- Etat providence et aides sociales
- Organisation des politiques sociales
- Place de l'usager
- Politiques transversales et catégorielles
📖 1. Définition politiques sociales
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques sociales : Politiques publiques menées en direction des populations les plus fragiles pour favoriser leur intégration sociale et la cohésion sociale. Elles visent à permettre aux populations vulnérables de trouver ou retrouver leur place dans la société.
- Dimension interministérielle : Caractère des politiques sociales qui implique la coordination et la collaboration entre plusieurs ministères, étant donné la diversité des domaines concernés (logement, santé, emploi, etc.).
- Notion de solidarité : Principe sur lequel reposent l’échange et la redistribution des ressources entre personnes et groupes sociaux, au niveau local ou national, pour soutenir les populations vulnérables (voir section 3).
- De la charité à la solidarité : Évolution historique où la prise en charge des populations vulnérables est passée d’une aide discrétionnaire, souvent organisée par l’Église ou la famille, à une solidarité organisée et légale, notamment avec la proclamation du droit à l’assistance en 1790 (voir page 2).
- L’État providence : Concept désignant un État garantissant la protection sociale et l’assistance légale, avec une intervention renforcée à partir du XIXe siècle, notamment par la création de la Sécurité sociale en 1945 (voir page 3).
- Objectif des politiques sociales : Permettre aux populations vulnérables de trouver ou retrouver leur place dans la société, en leur assurant l’accès aux droits sociaux et en favorisant leur autonomie (voir page 1).
📝 Points essentiels
- Les politiques sociales sont des politiques publiques visant à soutenir les populations fragiles, telles que les personnes en situation de handicap, les personnes âgées dépendantes, ou en situation d’exclusion sociale.
- Elles sont caractérisées par une forte dimension interministerielle, impliquant plusieurs ministères et acteurs locaux, notamment les collectivités territoriales (départements, communes avec CCAS) et les organismes privés (associations).
- La notion de solidarité a évolué historiquement, passant d’un modèle de charité, souvent laissé à la discrétion, à un système organisé avec des droits légaux, notamment avec la proclamation du droit à l’assistance en 1790 et la création de l’État providence à la fin du XIXe siècle.
- La politique sociale a pour but de restaurer ou de renforcer la cohésion sociale, c’est-à-dire la capacité d’une société à faire vivre ensemble tous ses citoyens, en compensant les manques individuels et en assurant l’accès aux droits sociaux.
- La loi du 2 janvier 2002 a renforcé la place de l’usager, le considérant comme acteur de sa propre prise en charge, participant à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques sociales.
- La diversité des formes de politiques sociales (transversale, catégorielle, sectorielle) permet d’adresser efficacement les besoins spécifiques des populations vulnérables tout en assurant une cohérence globale.
💡 À retenir
Les politiques sociales sont des démarches publiques interministerielles visant à intégrer socialement les populations vulnérables et à renforcer la cohésion sociale, en passant d’une aide discrétionnaire à un système de droits garantis.
📖 2. Champ cohésion sociale
🔑 Notions clés & Définitions
- Champ de la cohésion sociale : Ensemble des politiques visant à favoriser l’intégration et la stabilité sociale en soutenant les personnes vulnérables telles que mineurs en danger, personnes âgées dépendantes, personnes en situation de handicap, et personnes en exclusion sociale.
- Notion de solidarité : Principe selon lequel l’échange et la redistribution des ressources se font entre individus et groupes sociaux, permettant de garantir la cohésion sociale (voir section 3).
- Politiques sociales : Politiques publiques menées en faveur des populations vulnérables pour leur permettre de s’intégrer ou de retrouver leur place dans la société, souvent marquées par une forte dimension interministerielle.
- Rôle de l’État : En tant que législateur et pilote, l’État définit le cadre législatif et coordonne les actions pour assurer la cohésion sociale, notamment dans le domaine des politiques sociales (voir page 1).
- Notion d’aide sociale : Ensemble des prestations obligatoires financées par les collectivités publiques destinées à répondre aux besoins des personnes incapables d’y faire face par elles-mêmes, dans le but de préserver leur autonomie.
📝 Points essentiels
- Le champ de la cohésion sociale comprend des politiques en faveur des personnes vulnérables telles que mineurs en danger, personnes âgées dépendantes, personnes en situation de handicap, et personnes en exclusion sociale.
- Les domaines du champ social sont variés : logement, accès à l’emploi, famille, handicap, pauvreté, protection sociale, santé. La cohésion sociale vise à compenser les manques individuels et à garantir l’accès aux droits sociaux.
- La construction des politiques sociales a évolué depuis la charité médiévale, passant par l’assistance légale proclamée en 1790, jusqu’à l’État providence du XIXe siècle, avec la création de la Sécurité sociale en 1945 et des aides sociales (voir pages 2-3).
- La loi du 2 janvier 2002 a renforcé le rôle de l’usager en tant qu’acteur des politiques sociales, avec une participation accrue aux décisions territoriales (voir page 4).
- La diversité des formes de politiques sociales inclut les politiques transversales, catégorielles et sectorielles, élaborées à différents niveaux (national et local) pour répondre aux besoins spécifiques des publics vulnérables.
💡 À retenir
La cohésion sociale repose sur un ensemble de politiques publiques coordonnées, dont l’objectif est d’assurer l’intégration et la stabilité des personnes vulnérables, sous la conduite de l’État et avec la participation des acteurs locaux et privés.
📖 3. Principes solidarité et redistribution
🔑 Notions clés & Définitions
- Principe de solidarité : principe selon lequel l’échange et la redistribution des ressources se font entre personnes et groupes sociaux au niveau local ou national, visant à assurer une cohésion sociale.
- Solidarité comme fondement des politiques sociales : la solidarité constitue la base sur laquelle sont élaborées et justifiées les politiques sociales, en garantissant une prise en charge collective des besoins.
- Principe de redistribution des ressources : mécanisme visant à transférer des ressources pour compenser les manques individuels, permettant d’assurer l’accès aux droits sociaux et de réduire les inégalités.
- **AUTEUR (date) : La construction des politiques sociales a évolué, passant de la charité à une solidarité organisée et légale, notamment avec la proclamation du droit à l’assistance en 1790.
- AUTEUR (date) : L’État providence, créé à la fin du XIXe siècle, formalise la redistribution via l’intervention légale et la gestion par les collectivités publiques, notamment avec la Sécurité sociale en 1945.
📝 Points essentiels
- La solidarité, principe central des politiques sociales, s’est historiquement transformée, passant d’une charité discrétionnaire à une organisation légale et obligatoire.
- La loi de 1790 a proclamé le droit à l’assistance, mais sa mise en œuvre a été limitée par les ressources insuffisantes.
- Avec l’émergence de l’État providence à la fin du XIXe siècle, l’assistance devient une obligation légale, gérée par les communes et renforcée par la création de la Sécurité sociale en 1945, qui marque une étape majeure dans la redistribution des ressources.
- La notion de solidarité repose sur l’échange et la redistribution des ressources entre individus et groupes sociaux, visant à garantir l’accès aux droits sociaux et à réduire les inégalités.
- La loi du 2 janvier 2002 a renforcé la place de l’usager comme acteur dans l’action sociale, soulignant la dimension participative et la nécessité d’adapter la solidarité aux besoins réels.
- La diversité des formes de politiques sociales (transversales, catégorielles, sectorielles) reflète la complexité de la solidarité dans une société moderne.
💡 À retenir
La solidarité, principe fondamental des politiques sociales, repose sur la redistribution des ressources pour compenser les manques individuels et garantir l’accès aux droits, évoluant d’une charité discrétionnaire à une organisation légale et structurée.
📖 4. Évolution historique
🔑 Notions clés & Définitions
- Prise en charge limitée : Au Moyen Âge, la solidarité envers les populations vulnérables était très restreinte, souvent limitée à la famille ou à la communauté locale, avec une intervention discrétionnaire de l’Église ou des autorités, sans droit formel à l’aide.
- Charité discrétionnaire : Au Moyen Âge et jusqu’à la Révolution, l’aide aux démunis était laissée à la libre appréciation des acteurs religieux ou locaux, sans cadre légal ou obligation pour l’État. L’aide n’était pas un droit, mais une œuvre de charité volontaire.
- 1790 : proclamation du droit à l’assistance : La Révolution française établit que tout homme a droit à la subsistance, rendant obligatoire l’aide de l’État pour les plus démunis, avec la déclaration du droit à l’assistance.
- Obligation pour l’État d’aider les plus démunis : À partir de 1790, l’État devient responsable de fournir une aide légale et obligatoire aux populations vulnérables, notamment via la création de lois d’assistance.
- Difficultés d’application après la Révolution : Malgré la proclamation du droit à l’assistance en 1790, la mise en œuvre fut difficile, en raison de ressources insuffisantes, ce qui limita la portée effective des lois d’aide sociale dans l’immédiat.
📝 Points essentiels
- La solidarité a évolué d’un modèle basé sur la charité discrétionnaire (au Moyen Âge) à une conception légale et obligatoire avec la Révolution française (1790), qui proclame le droit à l’assistance.
- La prise en charge des populations vulnérables était initialement limitée, souvent laissée à la famille, à la communauté ou à l’Église, sans cadre juridique formel.
- La Révolution marque un tournant en affirmant le droit à l’aide, imposant une obligation légale pour l’État d’intervenir pour les démunis.
- La mise en œuvre de cette obligation fut entravée par des ressources insuffisantes, ce qui retarda la réalisation effective des lois d’assistance.
- La transition vers une organisation plus structurée de l’aide sociale se poursuit au XIXe siècle avec la création de l’État providence et des assurances sociales, notamment la Sécurité sociale en 1945 (voir section 6).
💡 À retenir
L’évolution des politiques sociales depuis le Moyen Âge jusqu’à la Révolution reflète un passage d’une solidarité basée sur la charité discrétionnaire à un droit légalisé à l’aide, bien que leur application ait été limitée par des ressources insuffisantes.
📖 5. De la charité à la solidarité
🔑 Notions clés & Définitions
-
Charité : Prise en charge des besoins des personnes vulnérables par des actions volontaires, souvent discrétionnaires, organisées par la famille, les corporations, l’Église ou l’État, sans reconnaissance d’un droit formel. Elle repose sur la générosité et la compassion, et reste laissée à l’appréciation individuelle ou institutionnelle.
-
Solidarité (selon AUTEUR (date)) : Principe d’échange et de redistribution des ressources entre individus ou groupes sociaux, visant à assurer la cohésion sociale. Elle s’est progressivement institutionnalisée, passant d’un acte volontaire à une obligation légale, notamment avec la création de l’État providence.
-
Transition historique : Passage d’une organisation de la prise en charge basée sur la charité, laissée à la libre appréciation, à une solidarité organisée et légale. La proclamation du droit à l’assistance en 1790 marque le début de cette évolution, avec une reconnaissance progressive de l’obligation de l’État d’aider les plus démunis.
-
Rôle de l’Église et de l’État : Initialement, l’Église et l’État organisent des œuvres de charité discrètes, sans droit formel pour les bénéficiaires. À partir du XIXe siècle, l’État intervient de manière plus structurée, notamment avec la création de l’assistance légale, des assurances sociales, et de la Sécurité sociale en 1945, traduisant une évolution vers une solidarité organisée.
📝 Points essentiels
-
La charité, présente du Moyen Âge à la Révolution, est une action volontaire et discrétionnaire, souvent organisée par la famille, les corporations ou l’Église, sans reconnaissance d’un droit pour les bénéficiaires (Page 2).
-
La Révolution française (1790) marque une étape majeure avec la proclamation du droit à l’assistance, obligeant l’État à intervenir pour aider les démunis, mais la mise en œuvre reste limitée par les ressources disponibles (Page 2).
-
Au XIXe siècle, face à la montée de la pauvreté, l’assistance devient une obligation légale gérée par les communes, avec la création des bureaux de bienfaisance (BAS) en 1953, remplaçant la charité discrétionnaire par une aide sociale institutionnalisée (Page 3).
-
La notion de solidarité évolue d’un acte volontaire à une obligation légale, avec la création de l’État providence à la fin du XIXe siècle, intégrant les assurances sociales et la Sécurité sociale en 1945, illustrant la transition vers une solidarité organisée et légale (Page 3).
-
La loi du 2 janvier 2002 reconnaît le droit de l’usager à participer aux politiques sociales, renforçant la conception de la solidarité comme un droit et non plus un acte de charité (Page 4).
💡 À retenir
La transition de la charité à la solidarité reflète l’évolution d’une prise en charge volontaire et discrétionnaire vers une organisation légale et institutionnelle, consacrant le droit des personnes vulnérables à une aide structurée et garantie par l’État.
📖 6. Etat providence et aides sociales
🔑 Notions clés & Définitions
- État providence : État garantissant la protection sociale et l’assistance légale, en intervenant pour assurer la cohésion sociale et répondre aux besoins des populations vulnérables. AUTEUR (date) : « L’assistance devient une obligation légale, elle est gérée par les communes. » (source)
- Création de la Sécurité sociale (1945) : Institution majeure de l’État providence, elle vise à couvrir les risques sociaux (maladie, vieillesse, famille) par des assurances sociales financées par des cotisations et des impôts, renforçant la solidarité nationale. AUTEUR (date) : « La Sécurité sociale voit le jour en 1945. » (source)
- Création du Bureau de l’aide sociale (BAS) (1953) : Institution qui remplace les bureaux de bienfaisance, chargée de gérer l’aide sociale obligatoire pour les personnes incapables d’y faire face, dans une logique de service public. AUTEUR (date) : « Création du BAS en 1953. » (source)
- Définition de l’aide sociale : Prestations obligatoires des collectivités publiques destinées à répondre aux besoins des personnes dans l’incapacité d’y faire face par leurs propres moyens, visant à garantir leur autonomie et leur insertion sociale. (source)
📝 Points essentiels
- L’État providence s’est développé au XIXe siècle avec l’intervention étatique financée par impôts, marquant une évolution de l’assistance discrétionnaire vers une protection légale et organisée.
- La Sécurité sociale, créée en 1945, constitue une étape clé dans la construction de l’État providence, en assurant une couverture collective contre les risques sociaux majeurs.
- En 1953, le BAS remplace les bureaux de bienfaisance, centralisant et professionnalisant la gestion de l’aide sociale, qui devient une obligation légale pour les collectivités publiques.
- L’aide sociale désigne l’ensemble des prestations obligatoires destinées à soutenir les personnes incapables d’assurer seules leur subsistance, dans une logique de solidarité et de maintien de l’autonomie.
- La loi du 2 janvier 2002 a renforcé la participation de l’usager dans l’action sociale, le plaçant comme acteur de ses propres politiques.
💡 À retenir
L’État providence, en se développant depuis le XIXe siècle, repose sur une logique de solidarité organisée, avec la Sécurité sociale en 1945 et l’aide sociale en 1953, pour garantir la protection et l’autonomie des populations vulnérables.
📖 7. Organisation des politiques sociales
🔑 Notions clés & Définitions
-
Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) (créé en 1980) : établissement public communal chargé de mettre en œuvre la politique sociale locale, notamment en matière de protection des personnes vulnérables, en remplacement des bureaux de bienfaisance. Il joue un rôle central dans l’action sociale locale, notamment après les lois de décentralisation.
-
Compétence centrale des départements et CCAS : à partir des lois de décentralisation, les départements et les CCAS deviennent les acteurs principaux de l’organisation de l’action sociale, notamment pour la protection des personnes fragiles et la gestion des aides sociales.
-
Action sociale : ensemble des moyens permettant de protéger les exclus et d’acquérir ou préserver l’autonomie des personnes fragiles. Elle inclut la prévention, l’aide, et l’accompagnement pour favoriser l’intégration et l’autonomie des populations vulnérables.
-
Définition de l’action sociale (voir sources) : moyens pour protéger les exclus et préserver l’autonomie des personnes fragiles, notamment par des dispositifs locaux tels que les CCAS, et par des politiques coordonnées entre acteurs publics et privés.
📝 Points essentiels
-
La naissance des CCAS en 1980 marque une étape clé dans l’organisation territoriale de l’action sociale, en remplaçant les bureaux de bienfaisance et en renforçant la décentralisation (voir page 4). Ces établissements locaux sont chargés de la mise en œuvre concrète des politiques sociales, notamment pour les populations vulnérables.
-
Après les lois de décentralisation, la compétence en matière d’action sociale est devenue une responsabilité centrale des départements et des CCAS, ce qui a permis une gestion plus locale et adaptée aux besoins spécifiques des territoires.
-
La politique sociale vise à la fois la protection des exclus et la préservation de l’autonomie des personnes fragiles, en mobilisant des moyens variés (aides financières, accompagnement social, services de proximité).
-
La loi du 2 janvier 2002 a renforcé le rôle de l’usager en tant qu’acteur de l’action sociale, en insistant sur la participation des individus et des collectivités dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques sociales territoriales.
-
La notion d’action sociale s’inscrit dans une logique de solidarité, avec une redistribution des ressources et des moyens pour garantir l’accès aux droits sociaux, notamment pour les publics les plus vulnérables (voir section 3).
💡 À retenir
L’organisation des politiques sociales, notamment avec la création des CCAS à partir de 1980, a permis de décentraliser et d’adapter l’action sociale aux besoins locaux, tout en renforçant le rôle des collectivités territoriales et en intégrant la participation des usagers.
📖 8. Place de l'usager
🔑 Notions clés & Définitions
- Droit de l’usager (loi du 2 janvier 2002) : Reconnaissance légale du droit de l’usager à être considéré comme un acteur de son parcours dans l’action sociale, avec la possibilité de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques sociales territoriales.
- Promotion de l’usager comme acteur : Processus visant à faire de l’usager un participant actif dans la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sociales, afin de respecter ses besoins réels et favoriser son autonomie.
- Participation des usagers aux politiques sociales territoriales : Implication directe des usagers dans la conception et la gestion des politiques sociales à l’échelle locale, permettant une meilleure adaptation aux besoins individuels et collectifs.
- Remontée des besoins individuels et collectifs : Mécanisme par lequel les usagers communiquent leurs attentes et difficultés aux acteurs sociaux, permettant d’ajuster et d’améliorer les politiques sociales en fonction des besoins réels.
- AUTEUR (2002) : La loi du 2 janvier 2002 insiste sur le fait que l’usager doit être considéré comme un acteur à part entière, ce qui implique sa participation active dans la gouvernance des politiques sociales.
📝 Points essentiels
- La loi du 2 janvier 2002 marque une étape majeure en reconnaissant le droit de l’usager à participer activement à son parcours social, en insistant sur son rôle d’acteur plutôt que de simple bénéficiaire.
- La promotion de l’usager comme acteur des politiques sociales vise à renforcer son autonomie et à respecter ses besoins réels, en intégrant ses attentes dans la conception des dispositifs.
- La participation des usagers aux politiques sociales territoriales permet une meilleure adaptation des services publics aux besoins locaux, en favorisant une approche plus démocratique et personnalisée.
- La remontée des besoins individuels et collectifs constitue un levier essentiel pour ajuster les politiques sociales, en assurant une réponse plus efficace et adaptée aux réalités vécues par les populations vulnérables.
- Au niveau pratique, cette démarche implique la création de dispositifs participatifs, comme les conseils de citoyens ou les espaces d’expression, pour recueillir la parole des usagers et faire évoluer les politiques en conséquence.
💡 À retenir
La loi de 2002 transforme la relation entre usagers et acteurs sociaux en favorisant leur participation active, ce qui permet d’adapter les politiques sociales aux besoins réels et de renforcer leur légitimité.
📖 9. Politiques transversales et catégorielles
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques transversales : Politiques globales impliquant plusieurs domaines et ministères, mises en œuvre au niveau national et local, visant à traiter des enjeux complexes comme l’insertion ou la lutte contre la pauvreté. AUTEUR (date) : "Une politique transversale concerne plusieurs secteurs et acteurs, coordonnés pour une action cohérente."
- Politiques catégorielles : Politiques ciblant un public précis, comme les personnes âgées ou les enfants, afin de répondre spécifiquement à leurs besoins. AUTEUR (date) : "Ces politiques visent une population spécifique pour une intervention adaptée."
- Politiques sectorielles : Politiques qui ciblent un secteur précis, tel que le logement ou l’emploi, pour agir sur un domaine particulier de la cohésion sociale. AUTEUR (date) : "Elles se concentrent sur un secteur unique pour optimiser l’efficacité."
📝 Points essentiels
- Les politiques transversales sont élaborées et mises en œuvre par plusieurs ministères et acteurs locaux, afin de traiter des problématiques complexes nécessitant une coordination intersectorielle (ex : insertion, lutte contre la pauvreté). Elles visent à renforcer la cohésion sociale en abordant simultanément plusieurs domaines.
- Les politiques catégorielles ciblent des publics précis, comme les personnes âgées ou les enfants, permettant une réponse adaptée à leurs besoins spécifiques. Leur objectif est d’assurer une prise en charge différenciée et efficace.
- Les politiques sectorielles se concentrent sur un secteur unique, comme le logement ou l’emploi, pour agir de manière spécialisée et approfondie dans un domaine particulier.
- La mise en œuvre de ces politiques repose sur la décentralisation et la collaboration entre acteurs publics et privés, notamment au niveau local (ex : CCAS, départements).
- La distinction entre ces types de politiques permet d’adapter l’action publique aux enjeux sociaux variés, en combinant approche globale, ciblée et sectorielle.
💡 À retenir
Les politiques sociales se structurent selon trois modalités principales : transversales pour une approche globale, catégorielles pour un public précis, et sectorielles pour un domaine spécifique, afin d’assurer une réponse cohérente et adaptée aux besoins sociaux.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critères / Concepts | Politiques sociales | Cohésion sociale | Solidarité et redistribution | Auteurs & Références |
|---|
| Définition | Politiques publiques en faveur des populations vulnérables pour favoriser leur intégration et cohésion | Ensemble des politiques visant à assurer l’intégration et la stabilité sociale | Principe d’échange et de redistribution pour garantir la cohésion | La construction des politiques sociales (date inconnue) |
| Dimension | Interministérielle, impliquant plusieurs acteurs publics et privés | Coordination entre acteurs publics, locaux et privés | Fondement des politiques sociales, basé sur l’échange et la solidarité | La loi du 2 janvier 2002, Proclamation du droit à l’assistance (1790) |
| Objectif | Restituer ou renforcer la place des populations vulnérables dans la société | Favoriser l’intégration, réduire les inégalités, garantir l’accès aux droits | Assurer la cohésion sociale par la redistribution des ressources | La création de la Sécurité sociale (1945) |
| Évolution historique | Charité → Solidarité organisée → État providence | Charité médiévale → Assistance légale → État providence | Charité → Solidarité légale → État providence | La proclamation du droit à l’assistance (1790), Loi de 2002 |
| Acteurs principaux | Ministères, collectivités, associations, usagers | État, collectivités, acteurs locaux, privés | État, collectivités, acteurs locaux | Sécurité sociale, collectivités, associations |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre solidarité et charité : la charité est discrétionnaire, la solidarité est organisée et légale.
- Confondre l’État providence avec l’aide ponctuelle : l’État providence garantit des droits et une organisation durable.
- Croire que la solidarité est uniquement financière : elle inclut aussi l’échange de services et de soutien moral.
- Confondre les politiques transversales et catégorielles : les transversales concernent plusieurs domaines, les catégorielles ciblent un public spécifique.
- Penser que la cohésion sociale se limite aux aides sociales : elle inclut aussi la participation citoyenne et l’intégration sociale.
- Confondre la loi de 1790 et la loi de 2002 : la première proclame le droit à l’assistance, la seconde renforce la place de l’usager.
- Confondre les acteurs publics et privés : les deux jouent un rôle complémentaire dans la mise en œuvre des politiques sociales.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition des politiques sociales selon la perspective d’Hortense de la Croix (notion d’intégration et cohésion sociale).
- Maîtriser la dimension interministérielle des politiques sociales et ses enjeux.
- Expliquer l’évolution historique de la solidarité, en insistant sur la transition de la charité à la solidarité organisée, en citant la loi de 1790.
- Identifier les principales étapes de la construction de l’État providence, notamment la création de la Sécurité sociale en 1945.
- Savoir définir la cohésion sociale et ses principaux domaines d’intervention (logement, emploi, santé, handicap).
- Connaître le rôle de l’État dans la définition et la coordination des politiques de cohésion sociale.
- Comprendre le principe de redistribution et ses mécanismes, en citant la loi de 1945.
- Identifier les acteurs principaux des politiques sociales, publics et privés, et leur rôle.
- Connaître la loi du 2 janvier 2002 et ses implications pour la place de l’usager.
- Distinguer les politiques transversales, catégorielles et sectorielles, avec exemples concrets.
- Savoir expliquer la différence entre charité, assistance légale, et solidarité organisée.
- Vérifier la maîtrise des auteurs clés : la construction des politiques sociales (date inconnue), la loi de 1790, la loi de 2002, la création de la Sécurité sociale (1945).
Crée tes propres fiches de révision
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches