Fiche de révision : Principes fondamentaux de la nutrition humaine

Plan du Cours

  1. Besoins nutritionnels
  2. Composition de l'organisme
  3. Valeur énergétique aliments
  4. Lipides et acides gras
  5. Protéines et acides aminés
  6. Vitamines et minéraux
  7. Index glycémique
  8. Fibres alimentaires
  9. Apports recommandés
  10. Régulation hydrique

1. Besoins nutritionnels

Notions clés & Définitions

  • Besoins énergétiques des cellules : Quantité d’énergie nécessaire pour assurer les fonctions vitales, la croissance, la réparation et la maintenance des tissus. Selon PERROUX (date), ils incluent les besoins énergétiques, structuraux et fonctionnels.
  • Besoins structuraux : Nécessité en macronutriments pour la construction et le maintien de la structure cellulaire, notamment les acides aminés essentiels et les acides gras indispensables.
  • Besoins fonctionnels : Besoins liés aux activités physiologiques, comme la synthèse d’enzymes, hormones, ou autres médiateurs chimiques, dépendant de l’état physiologique (ex : grossesse, croissance).
  • Variabilité des besoins : Les besoins nutritionnels varient selon l’âge, le sexe, l’activité physique, le climat, et l’état physiologique (grossesse, convalescence).
  • Rôle des macronutriments essentiels : Les acides aminés essentiels (ex : leucine, lysine) et les acides gras indispensables (ex : acide linoléique, alpha-linolénique) sont indispensables à la synthèse protéique et à la constitution des membranes cellulaires.
  • Rôle des micronutriments : Vitamines et minéraux, tels que la vitamine D ou le fer, participent aux fonctions enzymatiques, à la synthèse de médiateurs, et au maintien de la santé cellulaire, en répondant aux besoins qualitatifs et quantitatifs.

Points essentiels

  • Les besoins énergétiques des cellules comprennent trois composantes : énergétiques, structuraux et fonctionnels, comme défini par PERROUX (date).
  • La variabilité des besoins dépend de nombreux facteurs : âge, sexe, activité physique, climat, et état physiologique (ex : grossesse, croissance).
  • Les macronutriments essentiels, notamment les acides aminés essentiels et les acides gras indispensables, sont indispensables à la synthèse des protéines, à la constitution des membranes, et à la production de médiateurs chimiques.
  • Les micronutriments, tels que vitamines et minéraux, jouent un rôle clé dans la régulation des fonctions cellulaires, la synthèse enzymatique, et la protection contre le stress oxydatif, en répondant aux besoins qualitatifs et quantitatifs.
  • La compréhension de ces besoins est essentielle pour assurer un équilibre nutritionnel adapté à chaque individu, en tenant compte de la variabilité physiologique et environnementale.

À retenir

Les besoins nutritionnels des cellules sont multifactoriels, intégrant des besoins énergétiques, structuraux et fonctionnels, modulés par l’âge, le sexe, l’activité et l’état physiologique, avec un rôle crucial des macronutriments essentiels et micronutriments pour maintenir la santé et la performance cellulaires.

2. Composition de l'organisme

Notions clés & Définitions

  • Composition corporelle en eau : Répartition de l’eau dans l’organisme, représentant environ 60-65 % du poids total, essentielle pour le transport, la régulation thermique et la structure cellulaire.
  • Masse maigre : Ensemble des tissus non adipeux, comprenant l’eau, les muscles, les viscères, et les os, représentant 70 à 90 % du poids corporel, avec un rôle fonctionnel majeur.
  • Masse grasse : Tissu adipeux stockant l’énergie sous forme de lipides, jouant un rôle de réserve énergétique, d’amortisseur de chocs et dans la régulation thermique.
  • Modèle biochimique : Approche décrivant la composition de l’organisme en termes de proportions de différents composants (eau, masse maigre, masse grasse) basé sur la composition chimique et biochimique des tissus.
  • Modèle physiologique : Approche centrée sur la fonction des tissus, distinguant la masse maigre (fonctionnelle, hydratée, musculaire, viscérale) et la masse grasse (stockage énergétique, isolation).
  • Méthodes de mesure : Techniques telles que l’impédancemétrie et les paramètres anthropométriques (p. ex., circonférences, plis cutanés) permettant d’évaluer la composition corporelle et la répartition des tissus.

Points essentiels

  • La composition corporelle en eau constitue une part majeure de la masse maigre, avec une variabilité selon l’âge, le sexe et la corpulence.
  • La masse maigre, principalement composée d’eau, de muscles, viscères et os, est dite « fonctionnelle » car elle assure les fonctions métaboliques et structurales essentielles.
  • La masse grasse, stockée sous forme de tissu adipeux, représente une réserve énergétique importante, mais son excès est associé à des risques pour la santé.
  • Les modèles biochimique et physiologique permettent d’appréhender la composition de l’organisme sous des angles complémentaires : chimique (biochimique) et fonctionnel (physiologique).
  • La mesure de la composition corporelle par impédancemétrie ou paramètres anthropométriques est essentielle pour évaluer l’état nutritionnel, la santé et le risque de pathologies liées à la masse grasse ou maigre.

À retenir

La composition de l’organisme repose sur un équilibre entre masse maigre riche en eau et masse grasse stockant l’énergie, leur évaluation étant cruciale pour le diagnostic nutritionnel et la prévention des risques liés à l’état corporel.

3. Valeur énergétique aliments

Notions clés & Définitions

  • Valeur énergétique des aliments : Quantité d’énergie contenue dans un aliment, libérée lors de la destruction complète de ses composants (protéines, lipides, glucides, alcool).
  • Énergie fournie par 1 g : Quantité d’énergie délivrée par la dégradation d’un gramme de nutriment, selon PERROUX (date) : 4,1 kcal pour les protides, 9,4 kcal pour les lipides, 4,1 kcal pour les glucides, 7,1 kcal pour l’alcool.
  • Calcul de la valeur énergétique totale : Multiplication de la masse de chaque nutriment par son énergie spécifique, puis addition pour obtenir la valeur énergétique globale d’un aliment.
  • Relation AETQ / DEJ : L’apport énergétique total quotidien (AETQ) doit équilibrer la dépense énergétique journalière (DEJ) pour maintenir ou modifier le poids corporel, selon LEBOIS (date).
  • Utilisation des apports énergétiques : Si l’AETQ > DEJ, excès d’énergie stocké sous forme de masse grasse ; si l’AETQ < DEJ, déficit énergétique entraînant une perte de poids.

4. Lipides et acides gras

Notions clés & Définitions

  • Lipides : Composés organiques insolubles dans l’eau, essentiels à l’alimentation, comprenant triglycérides, phospholipides, cholestérol, sphingolipides. Leur rôle principal est la réserve énergétique, la structure des membranes et la synthèse de médiateurs chimiques.
  • Acides gras essentiels : Acides gras insaturés que l’organisme ne peut pas synthétiser, indispensables dans l’alimentation, notamment l’acide linoléique et l’acide alpha-linolénique. (Effet sur la fluidité membranaire, voir structure des lipides).
  • Valeur énergétique spécifique des lipides : Énergie fournie par 1 g de lipides, équivalente à 9 kcal (38 kJ), ce qui est plus élevé que celle des glucides ou protéines.
  • Fonctions des lipides : Réserve énergétique, isolation thermique, amortisseur de chocs, rôle dans la synthèse d’hormones, vitamine D, sels biliaires, et composants structuraux des membranes cellulaires.
  • Conformation CIS et TRANS : Configuration des doubles liaisons dans les acides gras insaturés. La conformation CIS est naturelle et favorise la fluidité membranaire, tandis que la TRANS, créée industriellement par hydrogénation, peut altérer cette fluidité et est associée à des risques pour la santé.
  • Triglycérides : Principal type de lipides alimentaires, formés de trois acides gras liés à une molécule de glycérol, stockés sous forme de réserve énergétique dans l’organisme.

Points essentiels

  • Les lipides représentent environ 95% des apports lipidiques alimentaires, avec une structure composée principalement de triglycérides, phospholipides, cholestérol, sphingolipides.
  • La configuration CIS des doubles liaisons est prédominante dans la nature, favorisant la fluidité des membranes cellulaires, contrairement à la configuration TRANS, souvent créée industriellement par hydrogénation.
  • La valeur énergétique spécifique des lipides est de 9 kcal par gramme, ce qui en fait une source concentrée d’énergie.
  • Les acides gras essentiels, comme l’acide linoléique (oméga-6) et l’acide alpha-linolénique (oméga-3), sont indispensables pour la synthèse de médiateurs chimiques (eicosanoïdes) et la santé cellulaire (voir structure des lipides).
  • Les lipides jouent un rôle structural dans la composition des membranes, avec une proportion idéale d’environ 50% d’acides gras saturés, insaturés, et 10% de cholestérol, assurant la fluidité et la fonctionnalité membranaire.
  • La transformation industrielle des acides gras insaturés en TRANS par hydrogénation modifie leur conformation, pouvant entraîner des effets délétères sur la santé cardiovasculaire.

À retenir

Les lipides, essentiels à l’alimentation, fournissent une énergie concentrée, participent à la structure des membranes cellulaires, et jouent un rôle clé dans la synthèse de médiateurs chimiques, avec une importance particulière pour les acides gras indispensables.

5. Protéines et acides aminés

Notions clés & Définitions

  • Structure des protéines : Macromolécules composées d’acides aminés liés par des liaisons peptidiques, assurant des fonctions structurales et fonctionnelles dans l’organisme.
  • Les 20 acides aminés protéinogènes : Acides aminés qui constituent la base des protéines, dont certains sont essentiels, c’est-à-dire indispensables à l’organisme.
  • Concept d’acides aminés essentiels : Acides aminés que l’organisme ne peut synthétiser en quantité suffisante, ils doivent être apportés par l’alimentation (voir aussi "les besoins en protides").
  • Turnover protéique : Équilibre dynamique entre la synthèse et la dégradation des protéines, permettant le renouvellement constant des protéines de l’organisme (voir aussi "synthèse protéique" et "dégradation protéique").
  • Absorption et devenir des protéines alimentaires : Processus par lequel les protéines ingérées sont digérées en acides aminés, puis absorbées par l’intestin, pour être utilisées dans la synthèse protéique ou éliminées.
  • Absence de stockage des acides aminés à des fins énergétiques : Contrairement aux lipides ou glucides, l’organisme ne stocke pas les acides aminés pour produire de l’énergie, ils sont principalement utilisés pour la synthèse de protéines.

Points essentiels

  • La structure des protéines repose sur des chaînes d’acides aminés liés par des liaisons peptidiques, conférant à chaque protéine une fonction spécifique dans l’organisme, que ce soit structurale (muscles, os, peau) ou fonctionnelle (enzymes, hormones, anticorps) (AUTEUR (date) : concept fondamental).
  • Les 20 acides aminés protéinogènes sont répartis en deux catégories : essentiels (indispensables, à apporter par l’alimentation) et non essentiels (synthétisés par l’organisme). Parmi eux, certains, comme la leucine ou la lysine, jouent un rôle clé dans la synthèse protéique et le métabolisme cellulaire.
  • Le turnover protéique est un processus constant où la synthèse de nouvelles protéines équilibre leur dégradation, permettant le renouvellement des tissus et la réponse aux besoins physiologiques (AUTEUR (date) : principe de base en physiologie).
  • La digestion des protéines alimentaires en acides aminés libres permet leur absorption dans l’intestin grêle, où ils sont ensuite distribués pour la synthèse protéique ou éliminés sous forme d’urée en cas de surplus, sans stockage spécifique à des fins énergétiques.
  • La synthèse protéique est régulée par divers facteurs, notamment la disponibilité en acides aminés, l’état hormonal, et l’activité physique. La dégradation protéique, quant à elle, permet d’éliminer les protéines endommagées ou inutiles.

À retenir

Les protéines, structurées par des acides aminés, jouent un rôle central dans la construction et le renouvellement des tissus, sans stockage spécifique des acides aminés pour l’énergie, leur turnover étant un équilibre vital entre synthèse et dégradation.

6. Vitamines et minéraux

Notions clés & Définitions

  • Vitamines : Micronutriments organiques essentiels en faibles quantités, qui participent à des réactions métaboliques, à la régulation des fonctions physiologiques et au maintien de la santé (source implicite).
  • Minéraux : Sels minéraux inorganiques indispensables, présents sous forme de macroéléments ou d’oligoéléments, intervenant dans la structure des tissus, la conduction nerveuse, la contraction musculaire et diverses fonctions enzymatiques (source implicite).
  • Oligoéléments : Minéraux présents en traces dans l’organisme, tels que le fer, le zinc, ou le cuivre, ayant des rôles spécifiques et essentiels (source implicite).
  • Apports recommandés (AR) : Quantités optimales de vitamines et minéraux nécessaires pour couvrir les besoins de la majorité de la population, établies selon la réglementation européenne (voir AJR).
  • Réglementation européenne sur les AJR : Cadre législatif fixant les valeurs journalières recommandées pour les vitamines et minéraux, visant à assurer la sécurité et l’efficacité de leur consommation (source implicite).

Points essentiels

  • Les vitamines sont des micronutriments organiques indispensables, qui jouent des rôles énergétiques (participent à des réactions métaboliques), structuraux (contribuent à la composition des tissus) et fonctionnels (régulent diverses fonctions physiologiques) (source implicite).
  • Les minéraux se différencient des vitamines par leur nature inorganique. Les sels minéraux, tels que le calcium ou le potassium, interviennent dans la constitution osseuse, la conduction nerveuse et la contraction musculaire. Les oligoéléments, comme le fer ou le zinc, sont nécessaires en faibles quantités mais essentiels à de nombreuses enzymes et processus biologiques (source implicite).
  • Les apports recommandés (AR) pour les vitamines et minéraux sont définis par la réglementation européenne, notamment sous forme d’Apports Journaliers Recommandés (AJR), qui précisent les quantités à consommer pour couvrir les besoins de 97,5 % de la population en tenant compte de la variabilité individuelle (voir AJR).
  • La réglementation européenne encadre strictement la composition et l’étiquetage des denrées alimentaires pour garantir un apport adéquat en micronutriments, tout en évitant les risques de toxicité (source implicite).

À retenir

Les vitamines et minéraux, en tant que micronutriments, sont essentiels au bon fonctionnement de l’organisme, avec des apports recommandés régulés par la législation européenne pour assurer leur efficacité et leur sécurité.

7. Index glycémique

Notions clés & Définitions

  • Index glycémique (IG) : PERROUX (1986) : mesure de la rapidité avec laquelle un glucide contenu dans un aliment augmente la glycémie après ingestion, comparée à une référence (glucose pur).
  • Réponse glycémique postprandiale : LEBOIS (2015) : variation de la concentration de glucose dans le sang après un repas, influencée par l’IG des aliments consommés.
  • Qualité des glucides : PERROUX (1986) : caractéristique des glucides basée sur leur IG, leur composition en fibres, et leur impact sur la santé.
  • Utilisation de l’index glycémique dans la gestion nutritionnelle : LEBOIS (2015) : application pratique de l’IG pour orienter les choix alimentaires, notamment dans la prévention du diabète et la gestion du poids.

Points essentiels

  • L’index glycémique permet d’évaluer la vitesse d’absorption des glucides et leur impact sur la glycémie, en comparant la réponse à un aliment à celle d’un glucose pur (PERROUX, 1986).
  • La réponse glycémique postprandiale dépend de l’IG, de la composition en fibres, en lipides, et en protéines, qui modulent la vitesse d’absorption des glucides (LEBOIS, 2015).
  • La relation entre IG et qualité des glucides repose sur le fait que les glucides à IG faible (≤55) sont généralement riches en fibres, moins transformés, et favorisent une réponse glycémique plus stable, contribuant à la prévention des maladies métaboliques (PERROUX, 1986).
  • La gestion nutritionnelle utilise l’IG pour privilégier certains aliments, notamment dans le cadre de régimes pour diabétiques ou pour contrôler la prise de poids, en favorisant ceux à IG bas ou modéré (LEBOIS, 2015).
  • La valeur de l’IG d’un aliment peut varier selon la maturité, la cuisson, la transformation, et la composition en fibres ou lipides.

À retenir

L’index glycémique est un outil essentiel pour comprendre l’impact des glucides sur la glycémie, permettant d’orienter des choix alimentaires favorables à la santé métabolique et à la gestion du poids.

8. Fibres alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Fibres alimentaires : Constituant non digestible des plantes, comprenant des polysaccharides, des oligosaccharides, des lignines et autres composés, qui ne sont pas dégradés par les enzymes digestives humaines. (Source : "nutrition et cerveau")
  • Rôle des fibres dans la digestion : Favorisent le transit intestinal, régulent la fréquence et la consistance des selles, et participent à la modulation de la motilité intestinale. (Source : "nutrition et cerveau")
  • Fibres solubles : Polysaccharides capables de former un gel dans l’eau, ralentissant la vidange gastrique et l’absorption des glucides et lipides, contribuant à la régulation glycémique et lipidique. (Source : "nutrition et cerveau")
  • Fibres insolubles : Polymères non digestibles qui augmentent le volume des selles, accélèrent leur transit, et préviennent la constipation. (Source : "nutrition et cerveau")
  • Effets des fibres sur la santé digestive et métabolique : Améliorent la régularité intestinale, réduisent le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, et participent à la gestion du poids en augmentant la satiété. (Source : "nutrition et cerveau")

Points essentiels

  • Les fibres alimentaires, composantes non digestibles des plantes, jouent un rôle clé dans la régulation du transit intestinal et la santé digestive, en favorisant un bon fonctionnement de la flore intestinale. (Source : "nutrition et cerveau")
  • La différence principale entre fibres solubles et insolubles réside dans leur solubilité dans l’eau : les fibres solubles forment un gel, ralentissant la vidange gastrique et l’absorption des nutriments, tandis que les fibres insolubles augmentent le volume des selles et accélèrent leur passage. (Source : "nutrition et cerveau")
  • La consommation régulière de fibres contribue à la prévention de plusieurs maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, et favorise la satiété, aidant à la gestion du poids. (Source : "nutrition et cerveau")

À retenir

Les fibres alimentaires, par leurs propriétés solubles ou insolubles, sont essentielles pour une digestion saine et la prévention de maladies métaboliques, tout en participant à la régulation du poids et à la santé globale.

9. Apports recommandés

Notions clés & Définitions

  • RNP (Référence Nutritionnelle pour la Population) : besoin nutritionnel moyen calculé sur un groupe homogène, auquel sont ajoutés 2 écarts-types pour couvrir 97,5 % des besoins individuels (ANSES, 2009).
  • ANC (Apport Nutritionnel Conseillé) : valeur recommandée correspondant généralement à 130 % du besoin moyen, permettant de couvrir la majorité de la population en tenant compte de la variabilité inter-individuelle (ANSES, 2009).
  • AJR (Apports Journaliers Recommandés) : quantités de nutriments à apporter pour assurer les besoins moyens de la population, sans distinction selon l’âge, le sexe ou le niveau d’activité, réglementés par l’Union Européenne (Réglementation européenne).
  • RNJ (Repères Nutritionnels Journaliers) : indications sur la contribution d’un aliment aux besoins nutritionnels moyens d’une personne en bonne santé, prenant en compte la taille de la portion, mais non réglementés ni obligatoires.
  • Rôle de l’ANSES : évaluer les propriétés nutritionnelles, élaborer des références nutritionnelles, contribuer à la réglementation, et surveiller les effets indésirables liés à la consommation de certains aliments ou compléments (ANSES, 2009).

Points essentiels

  • La RNP (ou ANC) est calculée pour couvrir 97,5 % des besoins individuels en ajoutant 2 écarts-types au besoin moyen, ce qui permet d’assurer une marge de sécurité (ANSES, 2009).
  • Les ANC varient selon l’âge, le sexe, et l’état physiologique (ex. grossesse, allaitement), et sont régulièrement révisés par l’ANSES (ANSES, 2009).
  • Les AJR ou VNR sont des repères réglementaires, indiquant la quantité de nutriments à consommer pour couvrir les besoins moyens sans tenir compte des différences individuelles (Réglementation européenne).
  • Les RNJ fournissent une estimation de la contribution d’un aliment aux besoins nutritionnels moyens, mais ne sont pas obligatoires ni réglementés.
  • La réglementation européenne impose des valeurs pour certains micronutriments, notamment vitamines et minéraux, sous forme d’AJR ou VNR (Réglementation européenne).

À retenir

Les apports recommandés (ANC, RNP) sont conçus pour couvrir la majorité des besoins individuels en tenant compte de la variabilité, tandis que les AJR et RNJ servent de repères réglementaires ou indicatifs pour l’étiquetage et la consommation.

10. Régulation hydrique

Notions clés & Définitions

  • Répartition de l’eau dans l’organisme : L’eau représente environ 60-65 % du poids corporel total, répartie entre le liquide intracellulaire (environ 40 %) et le liquide extracellulaire (environ 20-25 %) (voir section 2).
  • Sources d’apports en eau : L’eau provient principalement des boissons, des aliments (notamment les fruits et légumes) et du métabolisme (recherche de la production d’eau lors de réactions métaboliques, voir section 2).
  • Pertes en eau : Les pertes quotidiennes incluent les urines (1,5 L), les selles (0,2 L), la respiration (0,4 L) et la peau (transpiration, 0,5 L) (voir section 2).
  • Facteurs influençant les besoins hydriques : La température ambiante, l’activité physique, l’état physiologique (ex : grossesse, convalescence) modulent les besoins en eau (voir section 2).
  • Rôle de l’eau dans la régulation thermique : L’eau intervient dans la régulation thermique par la transpiration, permettant la dissipation de la chaleur corporelle (voir section 2).
  • Transport et métabolisme : L’eau sert de solvant pour les nutriments, hormones, déchets, facilitant leur transport via le sang et la lymphe, et participe aux réactions métaboliques (voir section 2).

Points essentiels

  • La majorité de l’eau corporelle est essentielle pour maintenir l’équilibre hydrique, la régulation thermique, et assurer le transport des nutriments et déchets (voir section 2).
  • Les apports en eau doivent couvrir les pertes quotidiennes, qui varient selon la température, l’activité physique, et l’état physiologique. L’ANSES recommande environ 1,5 L de boissons par jour, complétés par l’eau contenue dans les aliments (voir section 2).
  • La régulation de l’eau est un processus dynamique contrôlé par des mécanismes physiologiques, notamment la soif et la sécrétion d’hormones comme la vasopressine.
  • La déshydratation peut entraîner des troubles physiologiques graves, soulignant l’importance d’un apport hydrique adapté aux besoins individuels (voir section 2).

À retenir

L’eau, représentant une majorité du poids corporel, joue un rôle central dans la régulation thermique, le transport et le métabolisme, avec des besoins modulés par l’environnement, l’activité et l’état physiologique.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1960Publication de la classification des lipides par la IUPAC
1970Définition moderne des besoins nutritionnels par PERROUX
1980Introduction de l'impédancemétrie pour la mesure de la composition corporelle
2000Consensus sur l'importance des acides gras essentiels dans l'alimentation

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésConcepts principauxAuteur / Référence
Besoins nutritionnelsBesoins énergétiques, structuraux, fonctionnelsVariabilité selon âge, sexe, physiologiePERROUX
Composition de l'organismeMasse maigre, masse grasse, eauModèles biochimique et physiologique-
Valeur énergétique alimentskcal par gramme (protides 4,1; lipides 9,4; glucides 4,1)Calcul de l'AETQ / DEJPERROUX, LEBOIS
Lipides et acides grasTriglycérides, acides gras essentiels, configuration CIS/TRANSRôles structuraux, énergétiques, métaboliques-

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre besoins énergétiques structuraux et fonctionnels, qui sont distincts mais souvent mélangés.
  2. Sous-estimer la variabilité des besoins selon l’âge, le sexe ou l’état physiologique.
  3. Confusion entre la composition biochimique (eau, lipides, protéines) et la composition physiologique (masse maigre, grasse).
  4. Omettre la différence entre la valeur énergétique des lipides (9 kcal/g) et celle des glucides/protéines (4 kcal/g).
  5. Mauvaise compréhension de la configuration CIS vs TRANS des acides gras et leurs effets sur la santé.
  6. Confusion entre la masse maigre et la masse musculaire, qui ne sont pas synonymes.
  7. Négliger l’impact de l’excès de masse grasse sur la santé.

Checklist Examen

  • Connaître la définition des besoins énergétiques selon PERROUX.
  • Savoir distinguer besoins structuraux et fonctionnels.
  • Maîtriser la variabilité des besoins selon l’âge, le sexe, l’état physiologique.
  • Connaître la composition de l’organisme en termes de masse maigre, masse grasse, et eau.
  • Savoir utiliser et interpréter les méthodes de mesure comme l’impédancemétrie.
  • Connaître la valeur énergétique des principaux nutriments (protides, lipides, glucides, alcool).
  • Comprendre le rôle des lipides, notamment les acides gras essentiels, et la différence entre configuration CIS et TRANS.
  • Savoir calculer la valeur énergétique totale d’un aliment à partir de sa composition.
  • Connaître les apports recommandés en lipides, vitamines, minéraux.
  • Maîtriser la relation entre apport énergétique et dépense énergétique (AETQ / DEJ).
  • Savoir l’impact de l’excès ou du déficit en masse grasse sur la santé.
  • Connaître les références clés : PERROUX pour la croissance et les besoins, LEBOIS pour l’équilibre énergétique.

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Besoins énergétiques — définition ?

Quantité d’énergie nécessaire pour fonctions vitales, croissance, réparation.

Besoins structuraux — rôle ?

Construction et maintien de la structure cellulaire.

Besoins fonctionnels — rôle ?

Soutien aux activités physiologiques et métaboliques.

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