QCM : Psychologie cognitive : mémoire et apprentissage (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à étudier la psychologie cognitive ?

Les variations hormonales associées aux conduites sociales
Les comportements conditionnés observables après un apprentissage
Les lésions cérébrales responsables de déficits moteurs
Les mécanismes mentaux impliqués dans le traitement de l’information

Les mécanismes mentaux impliqués dans le traitement de l’information

Explication

La psychologie cognitive analyse les mécanismes mentaux qui permettent de traiter l’information. L’étude des comportements conditionnés relève plutôt de la psychologie du conditionnement, ce qui constitue une distinction importante entre les deux approches.

2. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre approches présentées de la cognition ?

Neuroanatomie, endocrinologie, génétique et psychologie sociale
Psychologie du développement, psychiatrie, pédagogie et informatique
Psychanalyse, behaviorisme, sociologie et linguistique clinique
Neuropsychologie, neurosciences, intelligence artificielle et psychologie expérimentale

Neuropsychologie, neurosciences, intelligence artificielle et psychologie expérimentale

Explication

Les quatre approches sont la neuropsychologie, les neurosciences, l’intelligence artificielle et la psychologie expérimentale. Elles sont présentées comme complémentaires, sans qu’une approche soit considérée comme supérieure aux autres.

3. Une chercheuse compare les performances cognitives de personnes présentant des lésions cérébrales afin d’inférer le fonctionnement du cerveau. De quelle discipline relève principalement cette démarche ?

De l’intelligence artificielle cognitive
Des neurosciences cellulaires
De la neuropsychologie cognitive
De la psychologie du conditionnement

De la neuropsychologie cognitive

Explication

La neuropsychologie cognitive étudie notamment les conséquences des lésions cérébrales pour comprendre les relations entre cerveau et cognition. Les neurosciences peuvent mesurer directement des phénomènes neuronaux, mais cette démarche centrée sur les patients lésés correspond ici à la neuropsychologie.

4. Quelle description caractérise correctement le cortex cérébral ?

Une enveloppe externe divisée en deux hémisphères et organisée en lobes
Une membrane neuronale qui sépare le milieu intérieur du milieu extérieur
Un ensemble de noyaux profonds principalement associé aux mouvements appris
Une structure centrale du système limbique dédiée à la consolidation des souvenirs

Une enveloppe externe divisée en deux hémisphères et organisée en lobes

Explication

Le cortex cérébral forme l’enveloppe extérieure du cerveau et comprend deux hémisphères, chacun subdivisé en lobes frontal, pariétal, temporal et occipital. Le système limbique se situe sous le cortex et ne correspond donc pas à cette enveloppe.

5. Quelle fonction est principalement attribuée à l’hippocampe dans la mémoire ?

Coordonner le traitement du langage dans l’hémisphère gauche
Encoder et stocker des souvenirs destinés à être conservés à long terme
Produire les mouvements appris associés à la mémoire procédurale
Traiter les images et les informations non verbales complexes

Encoder et stocker des souvenirs destinés à être conservés à long terme

Explication

L’hippocampe, situé dans le système limbique, participe à l’encodage et au stockage des souvenirs à long terme. La mémoire procédurale et l’apprentissage moteur sont davantage associés au striatum.

6. Quelle association entre hémisphère cérébral et type de traitement est correcte ?

Gauche pour les mouvements appris, droit pour les souvenirs à long terme
Gauche pour le langage, droit pour les informations non verbales et les images
Gauche pour les images, droit pour le langage et les sons de la parole
Gauche pour les hormones, droit pour les réflexes de la moelle épinière

Gauche pour le langage, droit pour les informations non verbales et les images

Explication

L’hémisphère gauche est spécialisé dans le traitement du langage, tandis que l’hémisphère droit intervient davantage dans le traitement non verbal et celui des images. Les autres associations attribuent à tort ces fonctions à des hémisphères ou à des structures qui ne leur correspondent pas.

7. Quel est l’objectif central de la neuroscience cognitive ?

Construire des machines capables de reproduire toutes les conduites humaines
Décrire les comportements observables sans examiner leurs bases cérébrales
Classer les troubles mentaux selon leurs symptômes cliniques et sociaux
Relier les grandes fonctions mentales à leurs bases cérébrales chez l’homme et l’animal

Relier les grandes fonctions mentales à leurs bases cérébrales chez l’homme et l’animal

Explication

La neuroscience cognitive cherche à comprendre les bases cérébrales de fonctions telles que la mémoire, l’attention et le langage chez l’homme et l’animal. L’étude principalement comportementale sans analyse des bases cérébrales correspond davantage à la psychologie cognitive.

8. Quelle valeur approximative correspond à la différence de potentiel électrique entre l’intérieur et l’extérieur d’une membrane neuronale au repos ?

Environ −7 mV-7\ \mathrm{mV}, provoqué par la diffusion des neurotransmetteurs
Environ −70 mV-70\ \mathrm{mV}, en lien avec la répartition inégale des ions
Environ 700 mV700\ \mathrm{mV}, maintenu par l’ouverture de tous les canaux
Environ +70 mV+70\ \mathrm{mV}, produit par une concentration égale des ions

Environ $$-70\ \mathrm{mV}$$, en lien avec la répartition inégale des ions

Explication

La différence de potentiel membranaire est de l’ordre de −70 mV-70\ \mathrm{mV}, notamment à cause de la répartition inégale des ions et de la perméabilité sélective de la membrane. La transmission synaptique implique des neurotransmetteurs, mais elle n’explique pas à elle seule la valeur du potentiel membranaire.

9. Dans quelle séquence la communication neuronale se déroule-t-elle correctement ?

Réception du signal, libération synaptique, diffusion des neurotransmetteurs, ouverture de canaux ioniques
Libération synaptique, ouverture des canaux, réception du signal, diffusion des neurotransmetteurs
Diffusion des neurotransmetteurs, réception du signal, ouverture des canaux, libération synaptique
Ouverture des canaux, diffusion des neurotransmetteurs, réception du signal, libération synaptique

Réception du signal, libération synaptique, diffusion des neurotransmetteurs, ouverture de canaux ioniques

Explication

La communication neuronale commence par la réception d’informations, puis comporte une libération synaptique, une diffusion des neurotransmetteurs et l’ouverture de canaux ioniques membranaires. Les autres séquences inversent l’ordre des étapes décrites dans ce processus.

10. Quelle caractéristique distingue principalement l’électroencéphalographie de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ?

Elle localise l’activité avec une résolution spatiale particulièrement fine
Elle offre une précision temporelle de l’ordre de la milliseconde
Elle perturbe une région cérébrale pour observer le comportement
Elle mesure les champs magnétiques produits par les neurones

Elle offre une précision temporelle de l’ordre de la milliseconde

Explication

L’électroencéphalographie enregistre les fluctuations électriques corticales avec une excellente résolution temporelle, de l’ordre de la milliseconde. L’IRMf se distingue plutôt par sa capacité à localiser l’activité grâce à une bonne résolution spatiale.

11. Que mesure principalement l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour localiser l’activité cérébrale ?

Les variations locales du débit sanguin et de l’oxygénation
Les champs magnétiques produits directement par l’activité neuronale
Les conséquences comportementales d’une perturbation cérébrale
Les fluctuations électriques corticales enregistrées à la surface du crâne

Les variations locales du débit sanguin et de l’oxygénation

Explication

L’IRMf utilise le signal BOLD, lié aux variations locales du débit sanguin et de l’oxygénation, afin de repérer les régions cérébrales actives. Les fluctuations électriques et les champs magnétiques relèvent respectivement de l’EEG et de la MEG.

12. Comment la stimulation neuronale permet-elle d’étudier le rôle d’une région cérébrale ?

Elle perturbe cette région, puis mesure les conséquences sur le comportement
Elle compare les champs magnétiques cérébraux pendant plusieurs tâches
Elle implante une électrode afin de cartographier les souvenirs stockés
Elle enregistre les variations d’oxygénation sans modifier l’activité cérébrale

Elle perturbe cette région, puis mesure les conséquences sur le comportement

Explication

La stimulation neuronale agit sur une région à l’aide d’électrodes ou de stimulation magnétique transcrânienne, puis l’observation des effets comportementaux renseigne sur sa fonction. L’enregistrement de l’oxygénation ou des champs magnétiques correspond à des méthodes de mesure plutôt qu’à une perturbation.

13. Quelle définition correspond à l’intelligence artificielle dans l’étude de la cognition ?

Elle simule le fonctionnement cognitif humain au moyen de programmes informatiques
Elle analyse les effets comportementaux de lésions cérébrales
Elle décrit les étapes de formation des souvenirs chez des participants
Elle étudie les conduites humaines à travers des expériences contrôlées

Elle simule le fonctionnement cognitif humain au moyen de programmes informatiques

Explication

L’intelligence artificielle cherche à simuler le fonctionnement cognitif humain grâce à des programmes fondés sur le fonctionnement de l’ordinateur. Les expériences sur des sujets humains relèvent de la psychologie expérimentale, tandis que les lésions cérébrales sont notamment étudiées en neuropsychologie.

14. Quelle proposition associe correctement la théorie de l’information à son rôle dans l’étude de la mémoire ?

Shannon et Weaver l’ont formulée en 1969 comme base du traitement de l’information
Elle explique en 1969 comment la stimulation magnétique modifie le comportement
Elle décrit en 1969 les lésions cérébrales responsables des troubles mnésiques
Elle distingue en 1969 l’encodage, le stockage et la récupération des souvenirs

Shannon et Weaver l’ont formulée en 1969 comme base du traitement de l’information

Explication

La théorie de l’information de Shannon et Weaver, publiée en 1969, fournit un principe de base pour comprendre le traitement de l’information et peut s’appliquer à la mémoire. L’encodage, le stockage et la récupération constituent plutôt les étapes du modèle de mémorisation.

15. Dans quel ordre les éléments apparaissent-ils dans le modèle du traitement de l’information ?

Source, canal, transmetteur avec décodage, destination, récepteur
Source, transmetteur avec décodage, canal, destination, récepteur
Récepteur, transmetteur avec codage, source, canal, destination
Source, transmetteur avec codage, canal, récepteur avec décodage, destination

Source, transmetteur avec codage, canal, récepteur avec décodage, destination

Explication

Le modèle suit le trajet allant de la source vers un transmetteur qui code le message, puis vers un canal susceptible d’être perturbé par le bruit, un récepteur qui décode et enfin une destination. Les autres séquences modifient l’ordre ou la fonction de ces éléments.

16. Quelle méthode caractérise la psychologie expérimentale ?

Elle mesure les champs magnétiques produits par l’activité neuronale
Elle simule les capacités cognitives par des programmes informatiques
Elle s’appuie principalement sur des lésions cérébrales pour expliquer les conduites
Elle utilise des expériences sur des sujets humains pour étudier les conduites

Elle utilise des expériences sur des sujets humains pour étudier les conduites

Explication

La psychologie expérimentale étudie la perception, l’apprentissage, la mémoire et la pensée au moyen d’expériences réalisées avec des sujets humains. L’étude des lésions cérébrales relève notamment de la neuropsychologie, tandis que les programmes informatiques caractérisent l’intelligence artificielle.

17. Quelles sont les trois étapes de la mémorisation selon la psychologie expérimentale ?

L’encodage, le stockage et la récupération
Le codage, la transmission et le décodage
La perception, la compréhension et la généralisation
La stimulation, l’enregistrement et la localisation

L’encodage, le stockage et la récupération

Explication

La mémorisation est décrite comme une succession d’encodage, de stockage et de récupération. Le codage, la transmission et le décodage appartiennent plutôt au modèle général du traitement de l’information.

18. Que signifie l’encodage dans le processus de mémorisation ?

Transformer des informations sensorielles en informations compréhensibles
Perturber une région cérébrale pour observer une réponse comportementale
Rendre une information mémorisée à nouveau accessible
Maintenir une information en mémoire pendant une certaine durée

Transformer des informations sensorielles en informations compréhensibles

Explication

L’encodage consiste à transformer des sons, des odeurs ou des images en informations compréhensibles pouvant être traitées par la mémoire. Rendre une information accessible correspond à la récupération, et non à l’encodage.

19. Pourquoi la récupération d’une information ne se réduit-elle pas au souvenir explicite ?

Parce que la mémoire procédurale correspond à une étape distincte du stockage
Parce que toute récupération dépend d’une stimulation magnétique appliquée au cortex
Parce que les souvenirs explicites sont formés sans transformation des informations
Parce que certaines mémoires, comme la mémoire procédurale, sont récupérées de manière non explicite

Parce que certaines mémoires, comme la mémoire procédurale, sont récupérées de manière non explicite

Explication

La récupération peut prendre une forme non explicite, comme lorsqu’une habileté procédurale est mobilisée sans souvenir conscient détaillé. Elle ne dépend donc pas nécessairement d’un rappel explicite, et la stimulation magnétique n’est pas une condition générale de la récupération.

20. Quelle fonction caractérise la mémoire sensorielle avant le traitement de l’information perceptive ?

Elle restitue une information après son traitement en mémoire à court terme.
Elle organise durablement l’information perceptive déjà interprétée.
Elle conserve brièvement l’information perceptive non encore traitée.
Elle transforme l’information perceptive en connaissances stockées à long terme.

Elle conserve brièvement l’information perceptive non encore traitée.

Explication

La mémoire sensorielle maintient pendant un bref instant une information perceptive avant qu’elle ne soit traitée. La mémoire à court terme renvoie plutôt à une restitution intervenant après le traitement de cette information.

21. Quel résultat l’expérience de Sperling, fondée sur une grille de 12 lettres, a-t-elle mis en évidence ?

L’existence d’une mémoire sensorielle visuelle appelée mémoire iconique.
La conservation durable des lettres présentées dans une grille visuelle.
L’existence d’une mémoire sensorielle auditive appelée mémoire échoïque.
La capacité de la mémoire à court terme à retenir douze lettres.

L’existence d’une mémoire sensorielle visuelle appelée mémoire iconique.

Explication

L’expérience de Sperling a montré qu’une représentation visuelle très brève subsiste après la présentation de la grille, ce qui correspond à la mémoire iconique. La mémoire échoïque concerne la modalité auditive et ne décrit pas ce résultat visuel.

22. Quelle distinction entre mémoire iconique et mémoire échoïque est correcte ?

La mémoire iconique est verbale, tandis que la mémoire échoïque est spatiale.
La mémoire iconique est visuelle, tandis que la mémoire échoïque est auditive.
La mémoire iconique est auditive, tandis que la mémoire échoïque est visuelle.
La mémoire iconique est durable, tandis que la mémoire échoïque est instantanée.

La mémoire iconique est visuelle, tandis que la mémoire échoïque est auditive.

Explication

La mémoire iconique désigne la mémoire sensorielle visuelle, alors que la mémoire échoïque désigne la mémoire sensorielle auditive. Les autres propositions inversent les modalités ou remplacent cette distinction par des caractéristiques qui ne la définissent pas.

23. Comment se manifeste l’effet de modalité au cours des 12 secondes suivant une présentation ?

Les rappels auditif et visuel restent équivalents pendant toute la période.
Le rappel visuel reste supérieur au rappel auditif, puis l’écart disparaît.
Le rappel auditif reste supérieur au rappel visuel, puis l’écart disparaît.
Le rappel auditif devient inférieur au rappel visuel après quelques secondes.

Le rappel auditif reste supérieur au rappel visuel, puis l’écart disparaît.

Explication

L’effet de modalité correspond à une persistance plus grande du rappel auditif que du rappel visuel pendant 12 secondes, avant que la différence ne s’efface. Il ne décrit donc ni une supériorité visuelle ni une égalité constante entre les deux présentations.

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Qu'étudie la psychologie cognitive ?

Les mécanismes mentaux du traitement de l'information.

Quelles sont les quatre approches de la cognition présentées ?

La neuropsychologie, les neurosciences, l’intelligence artificielle et la psychologie expérimentale.

Quelle approche prévaut parmi la neuropsychologie, neurosciences, IA et psychologie expérimentale ?

Aucune ne prévaut sur les autres.

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