QCM : Psychologie du développement Q3 — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le complexe d’Œdipe se caractérise-t-il chez l’enfant ?

Une relation exclusive avec le parent du même sexe sans rivalité familiale
Une recherche d’autonomie fondée sur le rejet simultané des deux parents
Une peur des adultes provoquée par l’apprentissage progressif du langage
Une relation triangulaire mêlant désir pour un parent et jalousie envers l’autre

Une relation triangulaire mêlant désir pour un parent et jalousie envers l’autre

Explication

Le complexe d’Œdipe désigne une relation triangulaire dans laquelle l’enfant désire le parent de sexe opposé et éprouve de la jalousie envers l’autre parent.

2. À quelle période du développement psychosexuel le complexe d’Œdipe est-il généralement situé ?

Au stade anal, entre 2 et 3 ans
Au stade phallique, entre 4 et 6 ans
Au stade oral, entre la naissance et 18 mois
À la période de latence, après 6 ans

Au stade phallique, entre 4 et 6 ans

Explication

Le complexe d’Œdipe se situe au stade phallique, entre 4 et 6 ans. La période de latence vient ultérieurement et ne correspond donc pas à ce stade.

3. Chez le garçon, quel mécanisme contribue principalement à la sortie du complexe d’Œdipe ?

L’identification au père favorisée par la rivalité et l’angoisse de castration
L’évitement du père et le renforcement de l’opposition familiale
La suppression de toute activité affective jusqu’à la période de latence
La recherche d’un autre objet amoureux en dehors de la famille

L’identification au père favorisée par la rivalité et l’angoisse de castration

Explication

La rivalité envers le père et l’angoisse de castration favorisent l’identification au père, ce qui contribue à la résolution du complexe d’Œdipe.

4. Quelle instance psychique se met notamment en place à la fin du complexe d’Œdipe ?

Le Moi, comme système de perception consciente
Le Ça, comme source principale des pulsions
Le Surmoi, comme instance morale liée notamment à l’interdit de l’inceste
La libido, comme énergie orientée vers les zones érogènes

Le Surmoi, comme instance morale liée notamment à l’interdit de l’inceste

Explication

À la fin du complexe d’Œdipe, le Surmoi se constitue comme instance morale de la personnalité, notamment autour de l’interdit de l’inceste.

5. Que désigne l’identité sexuelle dans le développement de l’enfant ?

La préférence constante pour un type de jeu ou de vêtement
La capacité à choisir seul ses activités quotidiennes
La capacité à se reconnaître comme fille ou garçon
La connaissance des différences biologiques entre les adultes

La capacité à se reconnaître comme fille ou garçon

Explication

L’identité sexuelle correspond à la capacité de l’enfant à se reconnaître comme fille ou garçon.

6. Comment l’enfant s’identifie-t-il principalement comme fille ou garçon entre 2 et 3 ans ?

En distinguant précisément les rôles parentaux et professionnels
En analysant les attentes sociales liées à l’âge adulte
En comprenant que cette appartenance ne peut jamais changer
En se fondant principalement sur les apparences

En se fondant principalement sur les apparences

Explication

Entre 2 et 3 ans, l’enfant s’identifie principalement selon les apparences, sans encore comprendre pleinement la permanence de cette appartenance.

7. Que comprend généralement l’enfant entre 6 et 7 ans concernant son appartenance sexuelle ?

Elle dépend des vêtements portés à un moment donné
Elle peut changer lorsque l’enfant adopte un autre comportement
Elle est immuable malgré les changements d’apparence
Elle ne peut être comprise qu’après l’adolescence

Elle est immuable malgré les changements d’apparence

Explication

Entre 6 et 7 ans, l’enfant comprend que l’appartenance au groupe des filles ou des garçons reste immuable malgré les changements d’apparence.

8. Que caractérise le stade « initiative ou culpabilité » d’Erikson ?

Une période de 2 à 3 ans centrée sur l’acquisition du contrôle sphinctérien
Une période de 3 à 6 ans où l’enfant planifie des actions et prend des initiatives
Une période de l’adolescence marquée par la recherche d’une identité personnelle
Une période de 6 à 7 ans consacrée à la compréhension de l’identité sexuelle

Une période de 3 à 6 ans où l’enfant planifie des actions et prend des initiatives

Explication

Le stade « initiative ou culpabilité » est le troisième stade d’Erikson, situé entre 3 et 6 ans, lorsque l’enfant planifie des actions et prend des initiatives pour atteindre des objectifs.

9. Comment les réactions parentales peuvent-elles influencer l’expérience de l’enfant lors de ses initiatives ?

Les réactions parentales n’ont d’effet que sur les apprentissages scolaires
La félicitation peut favoriser la fierté, tandis que la réprimande peut favoriser la culpabilité
La félicitation provoque généralement la culpabilité, tandis que la réprimande renforce la fierté
La réprimande empêche toute initiative, tandis que la félicitation supprime toute responsabilité

La félicitation peut favoriser la fierté, tandis que la réprimande peut favoriser la culpabilité

Explication

Les résultats des initiatives et les réactions parentales influencent les émotions de l’enfant : la félicitation favorise la fierté, alors que la réprimande peut favoriser la culpabilité.

10. Quelle résolution de la crise « initiative ou culpabilité » est considérée comme saine ?

Une initiative très forte sans aucune culpabilité ni règle morale
Un équilibre entre initiative et culpabilité modérée favorisant responsabilité et moralité
Une culpabilité importante qui empêche l’enfant d’agir seul
Une obéissance complète qui remplace toute prise d’initiative personnelle

Un équilibre entre initiative et culpabilité modérée favorisant responsabilité et moralité

Explication

Une résolution saine associe un sens de l’initiative à une culpabilité modérée. Cet équilibre développe la responsabilité et la moralité sans paralyser l’enfant.

11. Quelle caractéristique définit le stade du personnalisme de Wallon, situé entre 3 et 6 ans ?

L’opposition, l’affirmation du moi et le désir de faire seul
La résolution du conflit entre initiative et culpabilité
La recherche d’une identité professionnelle stable
La compréhension des croyances différentes des siennes

L’opposition, l’affirmation du moi et le désir de faire seul

Explication

Le stade du personnalisme de Wallon, entre 3 et 6 ans, se caractérise par l’opposition, l’affirmation du moi et le désir d’autonomie. Le conflit entre initiative et culpabilité appartient à la théorie d’Erikson.

12. Pourquoi la crise d’indépendance de l’enfant peut-elle paradoxalement révéler une dépendance envers autrui ?

Parce que l’enfant comprend déjà pleinement le point de vue des autres
Parce que l’enfant cesse progressivement de rechercher toute aide extérieure
Parce que l’enfant manifeste principalement une volonté de contrôler ses pairs
Parce que l’enfant affirme son autonomie tout en ayant encore besoin de l’adulte

Parce que l’enfant affirme son autonomie tout en ayant encore besoin de l’adulte

Explication

La crise d’indépendance exprime le désir de faire seul, mais l’enfant reste dépendant de l’adulte sur les plans matériel et affectif. Cette affirmation de soi ne signifie donc pas une indépendance réelle.

13. Quelle stratégie l’adulte peut-il utiliser pour réduire les crises liées à l’affirmation de soi ?

Répondre à chaque opposition par une sanction immédiate et imprévisible
Accorder davantage d’autonomie et annoncer à l’avance les conséquences du non-respect des règles
Éviter toute règle afin que l’enfant puisse décider de toutes ses activités
Imposer davantage de règles sans expliquer les conséquences possibles

Accorder davantage d’autonomie et annoncer à l’avance les conséquences du non-respect des règles

Explication

L’adulte peut diminuer les crises en offrant davantage d’autonomie tout en annonçant clairement à l’avance les conséquences d’un détournement des règles. Cette approche combine liberté encadrée et prévisibilité.

14. Sur quelles bases reposent principalement les premières amitiés, qui apparaissent vers 2 ans et demi ?

La capacité à négocier des règles complexes et des compromis
La loyauté durable fondée sur une histoire personnelle partagée
La compréhension approfondie des émotions et des intentions de l’autre
La proximité, les objets visibles et les intérêts communs

La proximité, les objets visibles et les intérêts communs

Explication

Vers 2 ans et demi, les premières amitiés reposent surtout sur la proximité, les objets visibles et les intérêts communs. La compréhension élaborée du point de vue de l’ami se développe plus tard.

15. Que signifie posséder une théorie de l’esprit ?

Savoir imposer son interprétation d’une situation à ses camarades
Être capable de distinguer les objets personnels des objets appartenant au groupe
Comprendre que son propre point de vue n’est qu’un point de vue parmi d’autres
Supposer que les autres perçoivent nécessairement la réalité de la même manière

Comprendre que son propre point de vue n’est qu’un point de vue parmi d’autres

Explication

La théorie de l’esprit correspond à la capacité de comprendre que les autres peuvent avoir un point de vue différent du sien. Avant son acquisition, l’enfant tend davantage à supposer que les autres partagent sa réalité.

16. Quelles compétences la théorie de l’esprit permet-elle généralement de développer entre 4 et 5 ans ?

Se concentrer uniquement sur les objets visibles et les intérêts immédiats
Éviter toute interaction avec les autres enfants
Argumenter, négocier et faire des compromis
Obtenir systématiquement ce que l’on veut par la force

Argumenter, négocier et faire des compromis

Explication

La théorie de l’esprit, généralement acquise entre 4 et 5 ans, permet de mieux comprendre les perspectives différentes et favorise ainsi l’argumentation, la négociation et les compromis.

17. Un enfant bouscule un camarade pour prendre son jouet. De quel type d’agressivité s’agit-il principalement ?

Une agressivité par intimidation
Une agressivité instrumentale
Une agressivité relationnelle
Une agressivité réactive

Une agressivité instrumentale

Explication

L’agressivité instrumentale est un comportement nuisible utilisé pour obtenir un objet ou un avantage, comme un jouet. Elle se distingue de l’agressivité relationnelle, qui vise les liens sociaux.

18. Après avoir été accidentellement frappé, un enfant pousse immédiatement l’autre sous le coup de la colère. Comment qualifier cette réaction ?

Une agressivité instrumentale
Une agressivité réactive
Une agressivité relationnelle
Une agressivité par intimidation

Une agressivité réactive

Explication

L’agressivité réactive est une riposte impulsive, verbale ou physique, à un acte nuisible intentionnel ou accidentel. Elle se distingue de l’intimidation, qui repose sur des attaques répétées et gratuites.

19. Quel comportement illustre le mieux une agressivité relationnelle ?

Frapper un camarade afin de lui prendre sa place
Menacer régulièrement un enfant qui ne se défend pas
Répandre une insulte pour isoler un camarade de son groupe
Repousser quelqu’un immédiatement après une provocation

Répandre une insulte pour isoler un camarade de son groupe

Explication

L’agressivité relationnelle est un acte non physique visant à détériorer les liens sociaux, par exemple en insultant ou en rejetant une personne. Les autres propositions décrivent respectivement des formes instrumentale, réactive ou intimidante.

20. Quelle évolution de l’agressivité est généralement observée durant l’âge préscolaire ?

L’agressivité physique diminue tandis que les attaques verbales augmentent
Les formes physique et verbale diminuent au même rythme
Les formes physique et verbale restent globalement inchangées
L’agressivité physique augmente tandis que les attaques verbales diminuent

L’agressivité physique diminue tandis que les attaques verbales augmentent

Explication

Durant l’âge préscolaire, l’agressivité physique tend à diminuer, tandis que les attaques verbales deviennent plus fréquentes. Cette évolution traduit notamment une diversification des modes d’expression de l’agressivité.

21. Quelle situation caractérise le mieux un jeu coopératif en petite enfance ?

Les enfants rivalisent pour obtenir un matériel unique
Un enfant choisit le matériel pendant que les autres l’observent
Les enfants coordonnent leurs actions et négocient pour atteindre un objectif commun
Chaque enfant réalise seul une activité sans communiquer

Les enfants coordonnent leurs actions et négocient pour atteindre un objectif commun

Explication

Le jeu coopératif exige une coordination entre les enfants, qui doivent notamment écouter, attendre leur tour et faire des compromis. Il se distingue ainsi d’une activité individuelle sans négociation.

22. Quel choix de matériel favorise le mieux un jeu coopératif en petite enfance ?

Du matériel petit, varié et distribué à un seul enfant à la fois
Un matériel unique qui oblige les enfants à se disputer son utilisation
Du matériel choisi uniquement selon les préférences de l’éducateur
Du matériel adapté aux intérêts des enfants, de grande dimension et disponible en quantité suffisante

Du matériel adapté aux intérêts des enfants, de grande dimension et disponible en quantité suffisante

Explication

L’éducateur tient compte des intérêts des enfants, privilégie un matériel de grande dimension et prévoit une quantité suffisante de matériel semblable. L’abondance limite la compétition autour d’un objet unique.

23. Qu’est-ce qu’une règle de vie en petite enfance ?

Une récompense accordée après une bonne action
Une activité proposée pour développer l’imagination
Une directive qui oriente le comportement et peut préciser les conséquences d’un non-respect
Une préférence personnelle exprimée par l’éducateur

Une directive qui oriente le comportement et peut préciser les conséquences d’un non-respect

Explication

Une règle de vie guide le comportement de l’enfant et peut indiquer ce qui se produit si elle n’est pas respectée. Elle ne constitue ni une récompense ni une simple préférence personnelle.

24. Lorsqu’un conflit survient entre deux enfants, quelle intervention de l’éducateur est la plus appropriée ?

Ignorer le conflit afin que les enfants le règlent entièrement seuls
Désigner immédiatement l’enfant responsable sans entendre les versions
Punir les deux enfants avant de vérifier ce qui s’est passé
Rester calme, entendre chaque version, rappeler les règles et rechercher une solution réparatrice

Rester calme, entendre chaque version, rappeler les règles et rechercher une solution réparatrice

Explication

L’éducateur doit rester calme et neutre, entendre chaque version, assurer une médiation, rappeler les règles, chercher une solution réparatrice et en vérifier les résultats. Cette démarche évite de juger trop rapidement une seule version.

25. Quelle distinction décrit correctement un trouble d’apprentissage et une difficulté d’apprentissage ?

Le trouble concerne uniquement le comportement, tandis que la difficulté concerne uniquement la motricité
Le trouble disparaît spontanément, tandis que la difficulté ne peut pas être modifiée
Le trouble est généralement permanent, tandis que la difficulté peut se dissiper grâce à une intervention adaptée
Le trouble est toujours transitoire, tandis que la difficulté résulte d’une lésion cérébrale permanente

Le trouble est généralement permanent, tandis que la difficulté peut se dissiper grâce à une intervention adaptée

Explication

Un trouble d’apprentissage est lié à un dysfonctionnement cérébral permanent, alors qu’une difficulté d’apprentissage correspond à un retard ou à un obstacle transitoire pouvant disparaître avec une intervention adaptée.

26. Quelle activité permet généralement d’observer le plus spontanément le chagrin, l’empathie ou l’agressivité d’un enfant ?

Une activité collective centrée sur la mémorisation de consignes
Un jeu libre laissant l’enfant exprimer spontanément ses comportements
Une activité guidée avec des comportements précisément imposés
Un exercice individuel évalué par l’éducateur

Un jeu libre laissant l’enfant exprimer spontanément ses comportements

Explication

Le jeu libre laisse davantage l’enfant exprimer spontanément son chagrin, son empathie et son agressivité. Les activités guidées peuvent influencer ou déformer les comportements observés.

27. Quelle définition correspond à un schème dans le développement cognitif ?

Une règle sociale imposée par l’adulte
Une réaction émotionnelle déclenchée par une difficulté
Une structure cognitive intériorisée qui devient progressivement plus abstraite
Une habileté motrice acquise uniquement par imitation

Une structure cognitive intériorisée qui devient progressivement plus abstraite

Explication

Un schème est une structure cognitive intériorisée qui se transforme progressivement et devient plus abstraite. Il ne désigne pas une règle sociale ni une simple réaction émotionnelle.

28. Quelle situation correspond le mieux au stade des opérations concrètes ?

Formuler des hypothèses abstraites sur des situations entièrement imaginaires
Résoudre un problème logique portant sur des objets observables et pouvoir mentalement inverser une transformation
Comprendre une transformation uniquement à partir de son apparence finale
Mémoriser une consigne sans établir de relation logique entre les éléments

Résoudre un problème logique portant sur des objets observables et pouvoir mentalement inverser une transformation

Explication

Le stade des opérations concrètes, situé approximativement de 6–7 ans à 11–12 ans, implique la conservation, la réversibilité et des raisonnements logiques appliqués à des situations observables. Le raisonnement abstrait caractérise plutôt les opérations formelles.

29. Un enfant comprend qu’une transformation peut être mentalement annulée pour retrouver l’état initial. Quelle capacité manifeste-t-il ?

La conservation
La sériation
Le décalage horizontal
La réversibilité

La réversibilité

Explication

La réversibilité est la possibilité d’inverser une action ou une opération mentale et de l’effectuer dans les deux sens. La conservation désigne plutôt la compréhension qu’une quantité demeure malgré une transformation apparente.

30. À quel âge la conservation du volume apparaît-elle généralement selon le calendrier progressif du développement cognitif ?

Vers 11–12 ans
Vers 6–7 ans
Vers 7–8 ans
Vers 9–10 ans

Vers 11–12 ans

Explication

La conservation du volume apparaît généralement vers 11–12 ans. Les conservations du nombre, de la longueur, des liquides, de la masse, des aires et du poids apparaissent plus tôt.

31. Quelle distinction oppose le mieux les conceptions de Piaget et de Vygotski sur le rapport entre apprentissage et développement ?

Pour Piaget comme pour Vygotski, le développement résulte principalement de la transmission directe par l’adulte.
Pour Piaget, le développement précède l’apprentissage, tandis que pour Vygotski l’apprentissage pilote le développement.
Pour Piaget comme pour Vygotski, l’apprentissage et le développement progressent indépendamment l’un de l’autre.
Pour Piaget, l’apprentissage pilote le développement, tandis que pour Vygotski le développement précède l’apprentissage.

Pour Piaget, le développement précède l’apprentissage, tandis que pour Vygotski l’apprentissage pilote le développement.

Explication

Piaget considère l’apprentissage comme une autoconstruction dépendant d’un développement préalable, alors que Vygotski voit l’apprentissage social comme un moteur du développement.

32. Un élève réussit un problème uniquement lorsqu’un camarade lui donne des indications, mais échoue encore à le résoudre seul. Que représente cette situation ?

Une manifestation de la zone de développement proximal
Une activité déjà maîtrisée de façon autonome
Une compétence située au-delà de toute possibilité d’apprentissage
Une preuve que le développement doit précéder tout apprentissage

Une manifestation de la zone de développement proximal

Explication

La zone de développement proximal désigne précisément ce que l’enfant peut accomplir avec l’aide d’un adulte ou d’autres enfants, mais pas encore seul.

33. Quelle description correspond à la conception de l’enfant chez Vygotski plutôt qu’à celle de Piaget ?

Un individu dont les apprentissages dépendent principalement de sa maturation biologique
Un apprenti soutenu par des médiateurs dans ses apprentissages
Un observateur passif qui reçoit les connaissances déjà constituées
Un petit scientifique qui construit ses connaissances en expérimentant seul

Un apprenti soutenu par des médiateurs dans ses apprentissages

Explication

Vygotski décrit l’enfant comme un apprenti accompagné par des médiateurs, tandis que Piaget insiste davantage sur l’exploration et l’expérimentation autonomes.

34. Quelle séquence d’intervention respecte le mieux le rôle de l’éducateur dans un apprentissage progressif ?

Commencer par une tâche facile, guider la pratique, corriger les erreurs et retirer progressivement l’aide
Corriger uniquement le résultat final et maintenir la même aide pendant toute l’activité
Donner la solution avant l’exercice, puis augmenter l’aide lorsque l’élève devient autonome
Proposer immédiatement une tâche complexe, puis laisser l’élève travailler sans intervention

Commencer par une tâche facile, guider la pratique, corriger les erreurs et retirer progressivement l’aide

Explication

L’éducateur doit graduer la difficulté, accompagner la pratique, corriger les erreurs, puis retirer progressivement son soutien à mesure que l’élève progresse.

35. Laquelle de ces capacités relève principalement de l’empathie plutôt que de la conscience de soi ?

Entretenir une motivation personnelle face à une difficulté
Identifier sa propre colère avant de répondre
Comprendre la tristesse exprimée par un camarade
Contrôler son impulsion dans une situation tendue

Comprendre la tristesse exprimée par un camarade

Explication

L’empathie consiste à comprendre les émotions d’autrui, tandis que la conscience de soi concerne l’identification de ses propres émotions.

36. Une personne rougit, transpire et voit son rythme cardiaque s’accélérer lorsqu’elle a peur. Quelle composante de l’émotion ces réactions illustrent-elles ?

La composante subjective
La composante cognitive
La composante physiologique
La composante expressive

La composante physiologique

Explication

La composante physiologique correspond aux modifications corporelles liées à l’émotion. Les manifestations visibles ou vocales relèvent plutôt de la composante expressive.

37. Quelle succession décrit correctement la différence entre émotion, état d’âme et sentiment ?

L’émotion et le sentiment sont identiques, tandis que l’état d’âme désigne uniquement une réaction physiologique.
L’émotion prépare à réagir, l’état d’âme implique une réflexion ultérieure et le sentiment s’installe durablement.
L’émotion est toujours durable, l’état d’âme déclenche une réaction immédiate et le sentiment disparaît rapidement.
L’émotion résulte d’une réflexion, l’état d’âme est une réaction corporelle et le sentiment est une expression visible.

L’émotion prépare à réagir, l’état d’âme implique une réflexion ultérieure et le sentiment s’installe durablement.

Explication

L’émotion prépare l’individu à agir, l’état d’âme correspond à une réflexion après l’émotion et le sentiment constitue une émotion durablement installée.

38. Une personne réagit immédiatement à une expression menaçante sans l’analyser consciemment. Quelle voie de traitement émotionnel est principalement mobilisée ?

La voie réflexive, fondée sur une analyse consciente détaillée
La voie sociale, fondée sur l’interprétation des normes du groupe
La voie lente, contrôlée par le néocortex
La voie rapide, sous le contrôle de l’amygdale

La voie rapide, sous le contrôle de l’amygdale

Explication

La voie rapide traite l’information émotionnelle sans réflexion et sous le contrôle de l’amygdale. La voie lente permet ensuite une analyse par le néocortex.

39. Quelle caractéristique définit principalement la puberté ?

Une période consacrée à la construction consciente d’une identité professionnelle
Une transition globale de l’enfance vers l’âge adulte sur les plans social et psychologique
Un changement principalement lié aux relations avec les groupes de pairs
Un processus de maturation physiologique conduisant à la capacité de reproduction

Un processus de maturation physiologique conduisant à la capacité de reproduction

Explication

La puberté est une maturation physique et physiologique qui conduit notamment à la stature adulte et à la capacité de reproduction. L’adolescence désigne une transition plus large.

40. Quelle capacité caractérise le raisonnement hypothético-déductif à l’adolescence ?

Se limiter aux objets directement observables et aux expériences déjà vécues
Générer plusieurs hypothèses, les vérifier et en tirer des conclusions
Mémoriser une règle sans examiner ses conséquences possibles
Choisir spontanément la première explication compatible avec une situation

Générer plusieurs hypothèses, les vérifier et en tirer des conclusions

Explication

Le raisonnement hypothético-déductif permet d’explorer plusieurs possibilités, d’en tester la pertinence et d’en déduire des conclusions, au-delà du concret immédiatement observable.

41. Un adolescent pense que tous ses camarades remarquent et jugent chacun de ses gestes. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

L’auditoire imaginaire lié à l’égocentrisme adolescent
Le raisonnement hypothético-déductif
La maturation physiologique
Le soutien social du clan

L’auditoire imaginaire lié à l’égocentrisme adolescent

Explication

L’auditoire imaginaire est une manifestation de l’égocentrisme adolescent, c’est-à-dire une centration sur soi qui conduit à se sentir constamment observé par autrui.

42. Quelle distinction décrit correctement le clan et la bande à l’adolescence ?

Le clan compte généralement 5 à 7 amis loyaux, tandis que la bande rassemble 10 à 15 personnes partageant un intérêt commun.
Le clan et la bande regroupent tous deux 5 à 7 amis proches, mais exercent des fonctions identiques.
Le clan et la bande regroupent tous deux 10 à 15 personnes, mais se distinguent seulement par leur âge.
Le clan rassemble 10 à 15 personnes partageant un intérêt commun, tandis que la bande compte 5 à 7 amis loyaux.

Le clan compte généralement 5 à 7 amis loyaux, tandis que la bande rassemble 10 à 15 personnes partageant un intérêt commun.

Explication

Le clan constitue un petit groupe d’amis proches et loyaux offrant un soutien social, tandis que la bande est plus large et partage un intérêt commun, avec une fonction de contrôle social.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Psychologie du développement Q3.

Qu'est-ce que le complexe d’Œdipe ?

Une relation triangulaire avec désir pour un parent et jalousie envers l'autre.

Dans quel stade du développement psychosexuel se situe le complexe d’Œdipe ?

Dans le stade phallique entre 4 et 6 ans.

Qu'est-ce que la libido ?

Une énergie sexuelle qui se manifeste sur différentes zones érogènes selon l’âge.

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