QCM : Psychologie et santé — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le modèle biomédical défini avant le XXe siècle caractérise-t-il la bonne santé ?

Comme l’aptitude de l’organisme à fonctionner correctement
Comme la capacité à réaliser ses ambitions personnelles
Comme une adaptation réussie aux normes de la société
Comme un état de bien-être physique, mental et social

Comme l’aptitude de l’organisme à fonctionner correctement

Explication

Le modèle biomédical associe la bonne santé au fonctionnement normal de l’organisme et la maladie à sa perturbation. La conception d’un bien-être physique, mental et social correspond plutôt à la définition globale de l’OMS.

2. Selon la définition de l’OMS de 1948, que désigne la santé ?

Un fonctionnement biologique satisfaisant de l’organisme
Une absence durable de maladie ou d’infirmité
Une adaptation personnelle aux exigences de l’environnement
Un complet bien-être physique, mental et social

Un complet bien-être physique, mental et social

Explication

En 1948, l’OMS définit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social. La réduction de la santé à l’absence de maladie appartient à une conception plus restrictive, proche du modèle biomédical.

3. Quelle dimension de la santé concerne l’intégration, les interactions et l’adaptation à l’environnement ?

La dimension biologique
La dimension physique
La dimension mentale
La dimension sociale

La dimension sociale

Explication

La dimension sociale concerne l’intégration, les interactions avec autrui et l’adaptation à l’environnement. La dimension physique renvoie au fonctionnement du corps, tandis que la dimension mentale concerne l’équilibre psychologique.

4. Comment le modèle biopsychosocial conçoit-il la maladie ?

Comme un processus comportant plusieurs étapes
Comme un état limité à une anomalie corporelle
Comme une caractéristique stable propre à la personne
Comme une restriction liée aux barrières sociales

Comme un processus comportant plusieurs étapes

Explication

Le modèle biopsychosocial considère la maladie comme un processus composé de plusieurs étapes. La réduire à un état corporel fixe correspond davantage à une approche biomédicale qu’à cette conception.

5. En quelle année la Classification internationale du fonctionnement, ou CIF, a-t-elle été mise en œuvre ?

En 2001
En 1948
En 1980
En 1990

En 2001

Explication

La CIF a été mise en œuvre en 2001. L’année 1980 correspond à la mise en œuvre de la Classification internationale du handicap, ou CIH.

6. Dans la CIF, quelle notion remplace l’incapacité de la classification antérieure ?

La structure corporelle
La déficience
La participation
L’activité

L’activité

Explication

La CIF remplace l’incapacité par l’évaluation de l’activité. La participation remplace le handicap ou désavantage, tandis que les fonctions et structures corporelles prennent la place de la déficience.

7. Dans la CIF, que permet d’analyser la notion de participation ?

La perturbation physiologique d’une structure corporelle
La restriction de la vie sociale liée aux barrières environnementales
La succession des étapes propres au processus de maladie
La capacité individuelle à exécuter une activité quotidienne

La restriction de la vie sociale liée aux barrières environnementales

Explication

La participation analyse la restriction de la participation à la vie sociale en tenant compte des barrières architecturales, sociales ou institutionnelles. Elle ne se limite donc pas à la capacité corporelle ou individuelle de réaliser une activité.

8. Pourquoi un même événement de santé peut-il être vécu différemment par deux personnes ?

Parce que leur fonctionnement psychique, leurs relations et leur environnement diffèrent
Parce que les réactions personnelles sont déterminées par la seule gravité médicale
Parce que leur prise en charge dépend principalement de la classification utilisée
Parce que les événements de santé produisent des symptômes biologiques identiques

Parce que leur fonctionnement psychique, leurs relations et leur environnement diffèrent

Explication

Le vécu d’un événement de santé dépend du fonctionnement psychique, des relations, de l’environnement social et des références culturelles. La seule gravité médicale ne suffit donc pas à expliquer les différences d’interprétation entre les personnes.

9. Quel apport des sciences humaines et sociales aide le soignant à adapter ses soins ?

Elles servent à privilégier les références culturelles du soignant
Elles permettent de remplacer l’évaluation clinique par l’observation sociale
Elles conduisent à appliquer un protocole identique à chaque patient
Elles permettent de comprendre la singularité et les différences entre les patients

Elles permettent de comprendre la singularité et les différences entre les patients

Explication

Les sciences humaines et sociales aident le soignant à comprendre les différences entre les patients afin de proposer un soin adapté à chacun. Elles ne remplacent pas l’évaluation clinique et ne justifient pas une prise en charge identique pour tous.

10. Que prend en compte la relation de soin au-delà de l’acte technique ?

Le retentissement du problème de santé sur la vie quotidienne du patient
La classification administrative du handicap de la personne
La mesure objective des fonctions et structures corporelles
La conformité du patient aux consignes du professionnel de santé

Le retentissement du problème de santé sur la vie quotidienne du patient

Explication

La relation de soin prend en compte les conséquences du problème de santé dans la vie quotidienne du patient, au-delà du geste technique. Elle ne se réduit donc ni à la mesure corporelle ni à une classification administrative.

11. Quelle distinction caractérise le mieux la psychologie par rapport à la sociologie ?

La psychologie décrit les règles juridiques qui organisent la vie en société
La psychologie étudie les structures sociales et les institutions collectives
La psychologie analyse les échanges économiques entre les groupes sociaux
La psychologie étudie les comportements et les processus mentaux de l’être humain

La psychologie étudie les comportements et les processus mentaux de l’être humain

Explication

La psychologie porte sur les comportements et les processus mentaux, tandis que la sociologie s’intéresse principalement aux phénomènes sociaux. La description des institutions et des structures collectives relève donc davantage de la sociologie.

12. Quel objet correspond à la psychologie du développement ?

L’évolution de l’individu sur les plans cognitif, affectif et personnel
L’étude des troubles psychiques sans considérer leur évolution
La mesure ponctuelle de l’intelligence chez une personne adulte
L’analyse des comportements d’un individu dans un groupe social

L’évolution de l’individu sur les plans cognitif, affectif et personnel

Explication

La psychologie du développement étudie l’évolution de l’individu jusqu’à la maturité, voire jusqu’à la mort, en considérant plusieurs dimensions et les différences entre personnes. Une mesure ponctuelle de l’intelligence ne couvre donc pas cet objet général.

13. Quel domaine relève principalement de la psychologie cognitive ?

L’étude des comportements transformés par les normes d’un groupe
L’analyse des troubles psychiques, de leurs causes et de leur évolution
L’étude de la mémoire, de l’attention, du langage et du raisonnement
L’accompagnement de la souffrance psychique dans une histoire singulière

L’étude de la mémoire, de l’attention, du langage et du raisonnement

Explication

La psychologie cognitive étudie les processus mentaux liés à la connaissance, notamment la mémoire, l’attention, le langage, le raisonnement et la perception. L’accompagnement d’une souffrance psychique singulière appartient davantage à la psychologie clinique.

14. Quel objectif caractérise la psychologie clinique ?

Classer les troubles psychiques selon leurs manifestations générales
Comprendre et accompagner les difficultés psychologiques dans leur singularité
Mesurer une fonction mentale au moyen d’une tâche cognitive standardisée
Décrire les changements de comportement produits par la pression d’un groupe

Comprendre et accompagner les difficultés psychologiques dans leur singularité

Explication

La psychologie clinique cherche à comprendre la souffrance psychique, le fonctionnement mental et les comportements singuliers afin d’évaluer, prévenir et accompagner les difficultés. Une tâche cognitive standardisée fournit une mesure ciblée, mais ne constitue pas à elle seule un accompagnement clinique.

15. Que désigne la psychopathologie ?

L’évaluation standardisée de capacités comme la mémoire ou l’attention
L’étude des troubles psychiques, de leurs causes, de leur évolution et de leurs conséquences
L’étude des processus mentaux impliqués dans la connaissance et la perception
L’observation des comportements individuels produits par les normes sociales

L’étude des troubles psychiques, de leurs causes, de leur évolution et de leurs conséquences

Explication

La psychopathologie étudie les troubles psychiques ainsi que leurs manifestations, leurs causes, leur évolution et leurs effets sur le fonctionnement de la personne. Les processus de connaissance relèvent plutôt de la psychologie cognitive.

16. Que cherche principalement à étudier la psychologie sociale ?

Les mécanismes cérébraux responsables de la perception et de la mémoire
La souffrance psychique d’une personne considérée dans son histoire singulière
Les troubles psychiques et leurs conséquences sur le fonctionnement personnel
Les transformations de l’individu et de sa vie psychique en société

Les transformations de l’individu et de sa vie psychique en société

Explication

La psychologie sociale étudie la manière dont la société transforme les comportements et les caractéristiques psychiques de l’individu. L’étude d’une personne dans sa singularité correspond davantage à l’approche clinique.

17. Quelle situation illustre le conformisme social plutôt que la soumission à l’autorité ?

Accepter une consigne parce qu’une figure reconnue affirme qu’elle est légitime
Poursuivre une action parce qu’un chercheur en blouse demande d’obéir
Modifier son jugement après l’ordre explicite d’un supérieur hiérarchique
Adopter le comportement d’un groupe pour être accepté par ses membres

Adopter le comportement d’un groupe pour être accepté par ses membres

Explication

Le conformisme consiste à reproduire le comportement du groupe afin d’être accepté. Les autres situations mettent en jeu une figure d’autorité qui exerce une influence directe, ce qui correspond à la soumission à l’autorité.

18. Dans l’expérience de Milgram, quelle tâche était attribuée au participant jouant le rôle de professeur ?

Observer les réactions d’un groupe sans intervenir dans la situation
Décider de la sanction réelle infligée à un participant désobéissant
Administrer des chocs fictifs à un élève complice après chaque erreur
Répondre à des questions sur sa personnalité avant l’expérience

Administrer des chocs fictifs à un élève complice après chaque erreur

Explication

Dans l’expérience de Milgram, le participant devait administrer des chocs présentés comme croissants à un élève complice à chaque erreur. Les chocs étaient fictifs et l’élève était un complice, ce qui écarte l’idée d’une sanction réellement infligée.

19. Que montrent principalement les expériences de Milgram et de Stanford sur le comportement humain ?

Les conduites contraires aux valeurs personnelles résultent principalement de capacités cognitives faibles
L’autorité, les rôles et l’environnement peuvent favoriser des conduites contraires aux valeurs personnelles
Les normes personnelles empêchent généralement une personne d’exécuter une consigne contestable
Les comportements individuels restent largement indépendants des rôles et du contexte social

L’autorité, les rôles et l’environnement peuvent favoriser des conduites contraires aux valeurs personnelles

Explication

Ces expériences montrent que l’autorité, les rôles, le pouvoir et l’environnement peuvent transformer le comportement et favoriser des conduites opposées aux valeurs personnelles. Elles soulignent donc l’influence du contexte social plutôt qu’une indépendance générale du comportement individuel.

20. Quel objet d’étude correspond à la psychologie de la santé ?

Les cultures humaines étudiées dans leurs dimensions historiques et symboliques
Les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux liés à la santé et aux maladies
Les processus mentaux individuels indépendamment des conditions de santé
Les structures sociales qui organisent les institutions et les phénomènes collectifs

Les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux liés à la santé et aux maladies

Explication

La psychologie de la santé analyse l’interaction des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux dans le maintien de la santé ainsi que dans l’apparition et l’évolution des maladies. L’étude des institutions et des phénomènes collectifs relève davantage de la sociologie.

21. Face à un patient qui prend irrégulièrement son traitement, quelle attitude professionnelle est la plus adaptée ?

Comprendre son contexte de vie et construire avec lui des solutions concrètes
Insister sur les risques médicaux afin d’obtenir une modification rapide de ses habitudes
Attribuer son traitement irrégulier à un manque de motivation personnelle
Comparer son comportement à celui de patients plus observants pour le responsabiliser

Comprendre son contexte de vie et construire avec lui des solutions concrètes

Explication

Le soignant doit chercher à comprendre le contexte du patient sans le juger, puis élaborer avec lui des solutions pratiques adaptées à sa vie quotidienne. Une attitude culpabilisante ou fondée sur la comparaison ne tient pas compte des obstacles concrets rencontrés.

22. Quel domaine correspond principalement à la sociologie ?

L’étude de l’être humain dans ses dimensions biologique, culturelle et historique
L’étude des cultures et des sociétés comme sous-domaine de l’anthropologie
L’étude des processus mentaux individuels et des réactions personnelles
L’étude des comportements humains en société et des phénomènes collectifs

L’étude des comportements humains en société et des phénomènes collectifs

Explication

La sociologie étudie les relations entre individus, les groupes, les institutions et les phénomènes collectifs. L’analyse des processus mentaux individuels correspond davantage au champ de la psychologie.

23. Quelle définition décrit le mieux l’anthropologie ?

Une science qui étudie l’être humain dans ses dimensions biologique, culturelle, sociale et historique
Une approche centrée sur les mécanismes mentaux et les conduites individuelles
Un sous-domaine consacré à la comparaison des cultures et des sociétés humaines
Une discipline qui analyse principalement les institutions et les comportements collectifs contemporains

Une science qui étudie l’être humain dans ses dimensions biologique, culturelle, sociale et historique

Explication

L’anthropologie adopte une approche large de l’être humain en intégrant ses dimensions biologique, culturelle, sociale et historique. L’étude centrée sur les cultures et les sociétés correspond plus précisément à l’ethnologie.

24. Dans le domaine de la santé, quelle question relève de l’anthropologie et de l’ethnologie ?

Comment différentes sociétés interprètent-elles la maladie, la douleur, la naissance et la mort ?
Comment les caractéristiques biologiques déterminent-elles l’évolution d’une maladie infectieuse ?
Comment les processus cognitifs modifient-ils la perception individuelle d’un symptôme ?
Comment les institutions répartissent-elles les ressources médicales entre les groupes sociaux ?

Comment différentes sociétés interprètent-elles la maladie, la douleur, la naissance et la mort ?

Explication

L’anthropologie et l’ethnologie étudient notamment les manières dont les sociétés donnent sens à la maladie, à la douleur, à la naissance et à la mort. La répartition institutionnelle des ressources relève davantage d’une analyse sociologique des organisations.

25. Pourquoi deux personnes appartenant à des cultures différentes peuvent-elles exprimer une douleur comparable de manière très différente ?

Parce que les normes culturelles peuvent valoriser l’extériorisation ou l’endurance de la souffrance
Parce que les cultures valorisant le stoïcisme ressentent des douleurs physiologiquement moins fortes
Parce que les comportements douloureux dépendent principalement du niveau d’information médicale reçu
Parce que l’expression bruyante indique généralement une douleur plus intense que le silence

Parce que les normes culturelles peuvent valoriser l’extériorisation ou l’endurance de la souffrance

Explication

Les normes culturelles influencent la manière de manifester la souffrance : certaines encouragent l’appel au soutien du groupe, tandis que d’autres valorisent l’endurance et la dignité. Une expression bruyante ne permet donc pas, à elle seule, d’estimer l’intensité de la douleur.

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Comment le modèle biomédical définit-il la maladie avant le XXe siècle ?

La maladie est une perturbation du fonctionnement normal de l’organisme.

Quelle définition de la santé donne l’OMS en 1948 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social, pas seulement absence de maladie.

Qui a défini la santé comme un état de complet bien-être en 1948 ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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