QCM : Risques volcaniques et sismiques — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement un volcan ?

Un relief montagneux formé par l’érosion des coulées
Une fissure profonde qui absorbe les roches en fusion
Une structure géologique qui émet du magma lors d’éruptions
Un réservoir souterrain contenant des gaz sans éruption

Une structure géologique qui émet du magma lors d’éruptions

Explication

Un volcan est une structure géologique capable d’émettre du magma au cours de ses éruptions. Une simple fissure, un relief érodé ou un réservoir gazeux ne définissent pas à eux seuls un volcan.

2. Quel ensemble de caractéristiques correspond au volcanisme effusif ?

Magma froid riche en cristaux, cendres et coulées sur une pente faible
Magma rouge peu visqueux, fontaines et coulées sur une pente faible
Magma fluide formant un panache de cendres et des explosions violentes
Magma gris très visqueux, dôme et nuées ardentes sur une pente forte

Magma rouge peu visqueux, fontaines et coulées sur une pente faible

Explication

Le volcanisme effusif met en jeu un magma rouge, proche de 1000 °C et peu visqueux, qui produit des fontaines et des coulées sur un volcan à faible pente. Le dôme, les cendres et les nuées ardentes caractérisent plutôt le volcanisme explosif.

3. Pourquoi le volcanisme explosif produit-il des explosions, des cendres et des nuées ardentes ?

Parce que son volcan présente une pente faible favorisant les coulées
Parce que ses roches contiennent peu de cristaux et libèrent peu de gaz
Parce que son magma gris, autour de 800 °C, est très visqueux
Parce que son magma rouge, autour de 1000 °C, s’écoule facilement

Parce que son magma gris, autour de 800 °C, est très visqueux

Explication

Le magma explosif est relativement froid et très visqueux, ce qui favorise la formation d’un dôme puis des explosions, un panache de cendres et des nuées ardentes. Un magma fluide et une pente faible sont associés au volcanisme effusif.

4. Quelle composition correspond au magma avant sa sortie à la surface ?

Une matière entièrement gazeuse issue de la vaporisation des roches
Une lave refroidie composée de cristaux et dépourvue de gaz dissous
Une roche solide chauffée qui ne contient ni liquide ni gaz
Une matière minérale en fusion contenant du gaz dissous et des éléments solides

Une matière minérale en fusion contenant du gaz dissous et des éléments solides

Explication

Le magma est une matière minérale en fusion, proche de 1200 °C, qui transporte du gaz dissous et des éléments solides. La lave correspond au magma qui a dégazé après avoir atteint la surface.

5. Quelle succession explique correctement la formation et la remontée du magma ?

La fusion totale forme le magma, puis les roches environnantes le poussent vers le bas
La fusion partielle forme le magma, puis sa moindre densité favorise sa remontée
Le refroidissement forme le magma, puis les gaz dissous le maintiennent en profondeur
La décompression forme le magma, puis sa densité supérieure provoque sa descente

La fusion partielle forme le magma, puis sa moindre densité favorise sa remontée

Explication

Le magma se forme par fusion partielle des roches, puis remonte parce qu’il est moins dense que les roches environnantes et emprunte des fissures vers des réservoirs. La décompression intervient dans la remontée, mais elle ne constitue pas le mécanisme de formation initiale du magma.

6. Que devient le magma lorsque la décompression des gaz accompagne sa sortie à la surface ?

Il se charge en cristaux et devient une nuée ardente
Il absorbe ses gaz et redevient une roche profonde
Il libère ses gaz et devient de la lave
Il se refroidit sous pression et forme un réservoir magmatique

Il libère ses gaz et devient de la lave

Explication

L’accumulation du magma fracture les roches et provoque une décompression ; les gaz favorisent alors sa remontée, puis il les libère à la sortie et devient de la lave. Un réservoir magmatique se situe en profondeur et ne correspond pas au produit final de l’éruption.

7. Que désigne l’aléa dans l’évaluation du risque volcanique ?

L’ensemble des personnes, biens et activités exposés à un phénomène naturel
La combinaison entre un phénomène naturel et les conséquences observées
La probabilité qu’un phénomène menaçant survienne avec une intensité donnée en un lieu
La fragilité des bâtiments et des populations face à une éruption donnée

La probabilité qu’un phénomène menaçant survienne avec une intensité donnée en un lieu

Explication

L’aléa est la probabilité qu’un phénomène naturel menaçant, d’occurrence et d’intensité données, survienne en un lieu et cause des dommages. Les personnes, les biens et les activités constituent les enjeux, tandis que leur fragilité relève de la vulnérabilité.

8. Dans une région menacée par des coulées de lave, que constituent les enjeux ?

Les personnes, les biens et les activités susceptibles d’être affectés
La vitesse de remontée du magma dans les fissures profondes
Les mesures prises par les autorités pour limiter les dommages
La probabilité qu’une coulée survienne avec une intensité déterminée

Les personnes, les biens et les activités susceptibles d’être affectés

Explication

Les enjeux regroupent les personnes, les biens et les activités susceptibles d’être touchés par un aléa. La probabilité et l’intensité du phénomène relèvent de l’aléa, tandis que les mesures de protection appartiennent à la prévention.

9. Comment définit-on le risque volcanique ?

Comme la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité des enjeux exposés
Comme la présence d’un volcan, même sans population ni activité exposée
Comme la vulnérabilité des populations sans considération du phénomène menaçant
Comme la fréquence des éruptions indépendamment des dommages possibles

Comme la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité des enjeux exposés

Explication

Le risque résulte de la combinaison entre un aléa et la vulnérabilité des enjeux exposés. La présence d’un volcan ou la fréquence de ses éruptions ne suffit pas à caractériser le risque sans prendre en compte ce qui peut être affecté.

10. Quelle mesure appartient à une stratégie de prévention volcanique ?

Attendre l’éruption pour identifier les zones touchées par les coulées
Déplacer les réservoirs magmatiques afin de réduire la pression interne
Surveiller continuellement le volcan et préparer des plans d’évacuation
Supprimer les phénomènes volcaniques grâce à des barrages installés au sommet

Surveiller continuellement le volcan et préparer des plans d’évacuation

Explication

La prévention repose notamment sur la surveillance continue, l’information des populations et la préparation de plans d’évacuation, ainsi que sur des ouvrages comme les barrages anti-lahars. Elle ne permet pas de supprimer les phénomènes volcaniques ni de déplacer les réservoirs magmatiques.

11. Comment un séisme se manifeste-t-il généralement ?

Par une série de fortes explosions souterraines séparées par des intervalles réguliers
Par une déformation lente du sol qui s’étend sur plusieurs mois avec une amplitude stable
Par une vibration régulière qui se prolonge pendant plusieurs heures avec une force constante
Par des secousses brèves, durant de quelques secondes à quelques minutes, et d’intensité variable

Par des secousses brèves, durant de quelques secondes à quelques minutes, et d’intensité variable

Explication

Un séisme correspond à des secousses brèves, dont la durée va de quelques secondes à quelques minutes et dont l’intensité peut varier. Une déformation lente du sol décrit plutôt un autre phénomène géologique, sans caractériser directement un séisme.

12. Dans quelle zone les effets d’un séisme sont-ils généralement les plus importants ?

Au foyer, situé à la surface dans la zone où les bâtiments sont les plus endommagés
À la limite des plaques, même lorsque celle-ci est éloignée de la zone touchée
À l’épicentre, situé à la surface au-dessus du lieu profond de la rupture
Dans les régions éloignées, où les mouvements du terrain deviennent plus étendus

À l’épicentre, situé à la surface au-dessus du lieu profond de la rupture

Explication

L’épicentre est la zone de surface où les effets du séisme sont généralement les plus importants, tandis que le foyer correspond au lieu profond de la rupture. La limite des plaques n’indique donc pas nécessairement la zone où les dégâts sont maximaux.

13. Quelle distinction décrit correctement la magnitude et l’intensité d’un séisme ?

La magnitude mesure l’énergie libérée au foyer, tandis que l’intensité décrit les effets observés en un lieu donné
La magnitude varie selon la distance au foyer, tandis que l’intensité reste identique dans toute la région
La magnitude indique le nombre de victimes, tandis que l’intensité correspond à la durée des secousses
La magnitude décrit les dégâts en surface, tandis que l’intensité mesure l’énergie libérée par la rupture

La magnitude mesure l’énergie libérée au foyer, tandis que l’intensité décrit les effets observés en un lieu donné

Explication

La magnitude mesure l’énergie libérée au foyer sur une échelle graduée, alors que l’intensité dépend des effets observés dans un lieu donné. Le nombre de victimes et la durée des secousses ne constituent pas les définitions respectives de ces deux mesures.

14. Quelle stratégie permet de limiter les conséquences d’un séisme qui ne peut pas être prévu précisément ?

Mesurer la magnitude après la secousse afin d’empêcher la rupture des roches suivantes
Attendre une alerte donnant avec précision la date, l’heure et le lieu de chaque séisme
Développer l’éducation, les constructions parasismiques, la surveillance et les plans de mise en sécurité
Interdire les constructions dans toutes les régions où des secousses ont déjà été enregistrées

Développer l’éducation, les constructions parasismiques, la surveillance et les plans de mise en sécurité

Explication

Comme la date d’un séisme ne peut pas être annoncée précisément, la prévention vise à réduire ses conséquences grâce à l’éducation, à la construction parasismique, à la surveillance et aux plans de sécurité. Une mesure effectuée après la secousse ne peut pas empêcher une rupture future.

15. Qu’appelle-t-on le foyer d’un séisme ?

La limite entre deux plaques où les bâtiments subissent les dommages les plus importants
La zone de surface située à la verticale de la rupture et touchée par les effets les plus forts
La région où les secours installent leurs moyens après les premières secousses
Le lieu en profondeur où se produit la rupture des roches à l’origine du séisme

Le lieu en profondeur où se produit la rupture des roches à l’origine du séisme

Explication

Le foyer est le point ou la zone en profondeur où la rupture des roches déclenche le séisme. La zone de surface située à sa verticale est l’épicentre, et non le foyer.

16. Comment les contraintes exercées sur les roches peuvent-elles déclencher un séisme ?

Elles refroidissent les roches, diminuent leur énergie, puis entraînent un déplacement lent sans émission d’ondes
Elles dissolvent les roches en profondeur, créent une cavité, puis produisent des vibrations liées à son effondrement
Elles déforment progressivement les roches, accumulent de l’énergie, puis causent une rupture brutale sur une faille
Elles déplacent directement les bâtiments, accumulent des dégâts, puis provoquent une fracture dans le paysage

Elles déforment progressivement les roches, accumulent de l’énergie, puis causent une rupture brutale sur une faille

Explication

Les contraintes de compression ou d’extension déforment les roches et y accumulent de l’énergie avant une rupture brutale sur une faille, qui libère des ondes sismiques. Un séisme ne résulte donc pas principalement du refroidissement, de la dissolution ou du déplacement préalable des bâtiments.

17. Une onde sismique parcourt 12 kilomètres en 4 secondes. Quelle est sa vitesse ?

8 km/s8\ \text{km/s}
3 km/s3\ \text{km/s}
16 km/s16\ \text{km/s}
48 km/s48\ \text{km/s}

$$3\ \text{km/s}$$

Explication

La vitesse se calcule avec v=dtv = \frac{d}{t}, donc v=124=3 km/sv = \frac{12}{4} = 3\ \text{km/s}. La multiplication de la distance par la durée donnerait une grandeur qui ne correspond pas à une vitesse.

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Qu'est-ce qu'un volcan selon Jacques-Marie Bardintzeff ?

Une structure géologique qui émet du magma lors de ses éruptions.

Quelle est la température approximative du magma dans le volcanisme effusif ?

Environ 1000 °C.

Quelle couleur et viscosité a le magma du volcanisme explosif ?

Gris et très visqueux.

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