1. Quelle caractéristique définit le mieux un énoncé scientifique ?
Une proposition objective, vérifiable empiriquement et soumise à une vérification collective
Une interprétation subjective, plausible en théorie et soutenue par une autorité reconnue
Une idée générale, utile en pratique et confirmée par l’expérience individuelle
Une affirmation cohérente, admise socialement et fondée sur une conviction personnelle
Une proposition objective, vérifiable empiriquement et soumise à une vérification collective
Explication
Un énoncé scientifique doit être objectif, vérifiable par l’expérience et issu d’un travail collectif de vérification. Une affirmation simplement cohérente ou fondée sur une conviction ne satisfait pas ces critères.
2. Quelle propriété Karl Popper associe-t-il aux énoncés scientifiques dans La logique des découvertes scientifiques ?
Ils doivent être confirmés par toutes les observations déjà disponibles
Ils doivent pouvoir être réfutés en théorie par une observation ou une expérience
Ils doivent décrire des phénomènes impossibles à soumettre à l’expérience
Ils doivent exprimer une vérité admise par la majorité des chercheurs
Ils doivent pouvoir être réfutés en théorie par une observation ou une expérience
Explication
Pour Karl Popper, un énoncé scientifique est falsifiable lorsqu’il existe en théorie une possibilité de le prouver faux. La simple accumulation de confirmations ou l’impossibilité de tester une proposition ne suffit pas à la rendre scientifique.
3. Quelle comparaison distingue correctement les deux propositions suivantes : « Dieu existe » et « L’eau bout à 100 °C » ?
La première et la seconde sont scientifiques parce qu’elles peuvent recevoir une interprétation théorique
La première est réfutable expérimentalement, tandis que la seconde repose sur une croyance personnelle
La première est vérifiable par répétition, tandis que la seconde échappe à toute observation empirique
La première est invérifiable empiriquement, tandis que la seconde peut être testée et reproduite
La première est invérifiable empiriquement, tandis que la seconde peut être testée et reproduite
Explication
« Dieu existe » ne peut pas être démontré empiriquement dans ce cadre, alors que l’ébullition de l’eau à 100 °C peut faire l’objet de tests reproductibles. Une proposition testable se distingue donc d’une affirmation invérifiable.
4. Quelle distinction décrit correctement une théorie du complot, le complotisme et la mentalité complotiste ?
La théorie est une preuve, le complotisme est une méthode et la mentalité complotiste vérifie les autorités
La théorie est une enquête, le complotisme est un doute ponctuel et la mentalité complotiste évalue les sources
La théorie est une croyance, le complotisme est une rumeur et la mentalité complotiste compare les témoignages
La théorie est une allégation, le complotisme est une croyance et la mentalité complotiste généralise la méfiance
La théorie est une allégation, le complotisme est une croyance et la mentalité complotiste généralise la méfiance
Explication
Une théorie du complot désigne une allégation non vérifiée, le complotisme le fait d’y croire et la mentalité complotiste une méfiance généralisée envers les autorités. Le doute ponctuel ou l’évaluation des sources ne correspondent pas à cette définition.
5. Une personne ne retient, parmi plusieurs informations, que celles qui confirment son opinion initiale : quel mécanisme cela illustre-t-il ?
Le mille-feuille argumentatif
Le biais de confirmation
La vérification empirique
La rupture épistémologique
Le biais de confirmation
Explication
Le biais de confirmation consiste à sélectionner les informations concordant avec ce que l’on pense déjà. Le mille-feuille argumentatif consiste plutôt à multiplier les arguments, tandis que la vérification scientifique examine les informations disponibles.
6. Comment définir le sens commun dans une société ?
Un ensemble d’idées tenues pour évidentes sans avoir été démontrées scientifiquement
Une théorie savante fondée sur des expériences reproductibles et contrôlées
Une analyse critique des croyances confrontées aux résultats de la recherche
Une méthode collective permettant de réfuter progressivement les hypothèses
Un ensemble d’idées tenues pour évidentes sans avoir été démontrées scientifiquement
Explication
Le sens commun rassemble des croyances, idées ou jugements considérés comme vrais ou évidents sans démonstration scientifique. Une théorie expérimentale ou une analyse critique relève au contraire d’une démarche scientifique.
7. Que signifie l’expression « rupture épistémologique » chez Gaston Bachelard ?
Remplacer les connaissances scientifiques par les croyances partagées dans une société
Adopter immédiatement une explication sociale avant d’examiner les faits observables
Conserver les idées spontanées lorsqu’elles sont largement admises par la population
Prendre une distance critique avec les évidences du sens commun pour les confronter à la science
Prendre une distance critique avec les évidences du sens commun pour les confronter à la science
Explication
La rupture épistémologique consiste à se distancier des évidences du sens commun afin de les confronter à la réalité scientifique. Elle ne consiste donc pas à préserver les idées spontanées ni à remplacer la science par les croyances communes.
8. Quelle distinction oppose correctement la subjectivité à l’objectivité ?
La subjectivité dépend d’une opinion individuelle, tandis que l’objectivité existe indépendamment des opinions.
La subjectivité concerne les phénomènes collectifs, tandis que l’objectivité concerne les expériences individuelles.
La subjectivité repose sur des données vérifiables, tandis que l’objectivité dépend du jugement du chercheur.
La subjectivité décrit les faits observables, tandis que l’objectivité exprime les préférences personnelles.
La subjectivité dépend d’une opinion individuelle, tandis que l’objectivité existe indépendamment des opinions.
Explication
La subjectivité est liée au point de vue d’un individu, alors que l’objectivité renvoie à ce qui ne dépend pas des opinions particulières. Confondre l’objectivité avec le jugement du chercheur inverse précisément cette distinction.
9. Que demande la neutralité axiologique au sociologue dans son travail professionnel ?
Présenter ses préférences personnelles pour rendre son interprétation plus transparente.
Écarter les sujets controversés afin de préserver la réputation de la discipline.
Décrire et analyser les phénomènes sans formuler de jugements moraux sur eux.
Défendre les valeurs du groupe étudié pour mieux comprendre ses pratiques sociales.
Décrire et analyser les phénomènes sans formuler de jugements moraux sur eux.
Explication
Selon Max Weber, la neutralité axiologique demande au sociologue de s’abstenir de jugements moraux dans son activité professionnelle. Défendre les valeurs du groupe étudié introduirait au contraire une prise de position normative.
10. Quel énoncé illustre un jugement de valeur plutôt qu’un jugement de fait ?
Le taux de participation électorale a diminué entre deux scrutins successifs.
La majorité des personnes interrogées a déclaré soutenir cette réforme.
Les ménages urbains consacrent une part croissante de leur revenu au logement.
Cette politique devrait être renforcée parce qu’elle est socialement souhaitable.
Cette politique devrait être renforcée parce qu’elle est socialement souhaitable.
Explication
Le jugement de valeur indique ce qui devrait être et contient une prescription normative. Les autres énoncés décrivent des situations observables et relèvent donc du jugement de fait.
11. Quelle définition correspond le mieux à une loi scientifique ?
Une relation stable, constante et universelle entre plusieurs phénomènes.
Une interprétation personnelle destinée à donner un sens à des événements.
Une association statistique qui peut varier selon les groupes étudiés.
Une observation ponctuelle portant sur un phénomène rarement rencontré.
Une relation stable, constante et universelle entre plusieurs phénomènes.
Explication
Une loi scientifique établit une relation stable, constante et universelle entre deux phénomènes ou davantage. Une association statistique variable ne possède pas nécessairement ce caractère de loi.
12. Pourquoi les lois sociales se distinguent-elles des lois physiques ?
Elles expriment des causalités probables, tandis que les lois physiques produisent des résultats déterministes.
Elles concernent des phénomènes individuels, tandis que les lois physiques concernent des phénomènes sociaux.
Elles reposent sur des opinions collectives, tandis que les lois physiques reposent sur des mesures expérimentales.
Elles produisent des résultats certains, tandis que les lois physiques décrivent des tendances probables.
Elles expriment des causalités probables, tandis que les lois physiques produisent des résultats déterministes.
Explication
Les lois sociales sont tendancielles : elles indiquent des causalités probables plutôt que des résultats certains. Les lois physiques sont présentées comme déterministes, ce qui les distingue d’une régularité sociale probabiliste.
13. Une enquête montre que le niveau de diplôme et la participation électorale sont corrélés : quelle conclusion est méthodologiquement justifiée ?
La participation électorale explique directement le niveau de diplôme observé dans la population.
L’association observée constitue une loi universelle reliant les deux phénomènes.
Les deux phénomènes sont associés statistiquement, mais cette observation ne prouve pas une causalité.
Le niveau de diplôme cause nécessairement la participation électorale dans chaque cas individuel.
Les deux phénomènes sont associés statistiquement, mais cette observation ne prouve pas une causalité.
Explication
Une corrélation établit une association statistique entre deux phénomènes sans démontrer que l’un cause l’autre. Elle ne suffit donc ni à prouver une causalité directe ni à établir une loi universelle.
14. Quelle différence distingue la phase théorique de la phase de vérification empirique ?
La phase théorique formule des hypothèses, tandis que la vérification les confronte aux données.
La phase théorique élimine les observations, tandis que la vérification remplace les concepts par des opinions.
La phase théorique établit des certitudes, tandis que la vérification évite toute collecte d’informations.
La phase théorique mesure les résultats, tandis que la vérification invente les hypothèses initiales.
La phase théorique formule des hypothèses, tandis que la vérification les confronte aux données.
Explication
La phase théorique sert à formuler des hypothèses et à proposer une description de la réalité, tandis que la vérification les teste empiriquement. La mesure des résultats appartient donc à la seconde phase, et non à la première.
15. Quelle formulation corrige le mieux l’affirmation selon laquelle « l’homme descend du singe » ?
Les humains et les grands singes appartiennent à des règnes biologiques entièrement différents.
Les humains sont des cousins évolutifs des grands singes, plutôt que leurs descendants directs.
Les humains ont évolué séparément de tous les autres primates depuis l’apparition de la vie.
Les humains sont les descendants directs des grands singes actuellement observés dans la nature.
Les humains sont des cousins évolutifs des grands singes, plutôt que leurs descendants directs.
Explication
La formulation affinée présente les humains et les grands singes comme des espèces cousines issues d’ancêtres communs, et non comme une relation directe de descendance. Dire que les humains descendent des grands singes actuels confond parenté évolutive et filiation directe.
16. Quel objet relève principalement de la science politique ?
La formulation de discours destinés à convaincre un public et à obtenir son adhésion.
La promotion d’une préférence idéologique dans un débat institutionnel.
La défense publique d’un programme partisan auprès d’électeurs indécis.
L’étude scientifique de la conquête du pouvoir et de la politisation des représentations sociales.
L’étude scientifique de la conquête du pouvoir et de la politisation des représentations sociales.
Explication
La science politique analyse scientifiquement les phénomènes politiques, notamment la conquête des positions de pouvoir et les processus de politisation ou de dépolitisation. Chercher à convaincre relève plutôt du discours politique que de l’étude scientifique du politique.
17. Quelle différence distingue le discours des acteurs politiques du discours scientifique ?
Le discours politique analyse les faits de manière neutre, tandis que le discours scientifique met en scène les conflits sociaux.
Le discours politique décrit les faits avec distance, tandis que le discours scientifique mobilise des intérêts pour convaincre le public.
Le discours politique établit des règles légales, tandis que le discours scientifique détermine les institutions légitimes.
Le discours politique cherche à convaincre et défend des intérêts, tandis que le discours scientifique vise une connaissance désintéressée des faits.
Le discours politique cherche à convaincre et défend des intérêts, tandis que le discours scientifique vise une connaissance désintéressée des faits.
Explication
Le discours politique est intéressé et persuasif, alors que le discours scientifique cherche à produire une analyse désintéressée. La confusion vient de l’idée que le discours politique pourrait être neutre ou que le discours scientifique aurait pour fonction première de convaincre.
18. Une chercheuse compare le fonctionnement réel d’un gouvernement sans juger s’il est juste ou souhaitable : relève-t-elle principalement de la philosophie politique ou de la science politique ?
De la science politique, car elle décrit et explique les faits politiques observables.
Des médias, car l’étude du gouvernement dépend surtout de la présentation des conflits publics.
Du droit, car l’analyse d’un gouvernement porte d’abord sur la légalité de ses institutions.
De la philosophie politique, car toute étude du gouvernement évalue sa conformité à la justice.
De la science politique, car elle décrit et explique les faits politiques observables.
Explication
La science politique étudie ce que la politique est en décrivant et en expliquant les faits, tandis que la philosophie politique formule des jugements sur ce qu’elle devrait être. Évaluer la justice ou le bon gouvernement aurait donc constitué une démarche philosophique plutôt que descriptive.
19. Pour étudier l’écart entre les règles électorales et les comportements effectivement observés pendant une campagne, quelle approche est la plus adaptée ?
L’approche de la science politique, car elle observe la réalité concrète des pratiques politiques.
L’approche médiatique, car elle privilégie la mise en scène des conflits visibles pendant la campagne.
L’approche philosophique, car elle détermine la forme idéale d’une campagne électorale juste.
L’approche juridique, car elle se limite à décrire les règles institutionnelles et leur caractère légal.
L’approche de la science politique, car elle observe la réalité concrète des pratiques politiques.
Explication
La science politique s’intéresse aux pratiques politiques concrètes et peut ainsi comparer les comportements observés aux règles existantes. Le droit décrit principalement les règles institutionnelles et leur légalité, sans avoir pour objet central les pratiques effectivement réalisées.
20. Pourquoi chacune des définitions de la science politique comme science de l’État ou comme science du pouvoir présente-t-elle une difficulté ?
La première étudie les pratiques concrètes, tandis que la seconde formule des jugements sur le gouvernement juste.
La première exclut des acteurs non étatiques, tandis que la seconde englobe des pouvoirs qui ne sont pas politiques.
La première concerne les relations internationales, tandis que la seconde porte sur les médias et leurs procédés de simplification.
La première inclut tous les pouvoirs sociaux, tandis que la seconde se limite aux institutions prévues par le droit.
La première exclut des acteurs non étatiques, tandis que la seconde englobe des pouvoirs qui ne sont pas politiques.
Explication
La définition centrée sur l’État est trop restrictive parce qu’elle laisse de côté des acteurs non étatiques, tandis que celle centrée sur le pouvoir est trop large car tout pouvoir n’est pas politique. Les autres propositions attribuent à ces définitions des objets qui ne correspondent pas à cette distinction.
21. Quelle succession retrace correctement la constitution progressive de la science politique comme discipline autonome en France ?
Association française de science politique en 1945, IEP de Paris en 1949, première section en 1954, première année universitaire en 1969, traité en 1971, agrégation en 1985.
IEP de Paris en 1945, première année universitaire en 1949, Association française de science politique en 1954, agrégation en 1969, première section en 1971, traité en 1985.
Première année universitaire en 1945, IEP de Paris en 1949, première section en 1954, Association française de science politique en 1969, traité en 1971, agrégation en 1985.
IEP de Paris en 1945, Association française de science politique en 1949, première année universitaire en 1954, première section en 1969, agrégation en 1971, traité en 1985.
IEP de Paris en 1945, Association française de science politique en 1949, première année universitaire en 1954, première section en 1969, agrégation en 1971, traité en 1985.
Explication
La discipline s’est institutionnalisée par étapes : création de l’IEP de Paris en 1945, association en 1949, cours universitaire en 1954, section en 1969, agrégation en 1971 et traité en 1985. Les autres séquences déplacent plusieurs étapes et inversent notamment la création de l’IEP et celle de l’association.
22. Quel exemple illustre le mieux un processus de politisation ?
La présentation d’un conflit par un média afin d’attirer l’attention du public grâce à sa mise en scène.
La description d’une règle institutionnelle dans un texte juridique sans débat public sur ses effets sociaux.
La transformation d’un problème social en enjeu politique par sa construction comme question collective à traiter.
La comparaison de pratiques gouvernementales destinée à produire une connaissance désintéressée des faits politiques.
La transformation d’un problème social en enjeu politique par sa construction comme question collective à traiter.
Explication
La politisation, notion associée à Michel Offerlé, désigne la transformation d’un fait social en enjeu politique construit comme tel. Un problème n’est donc pas politique par nature ; la simple description juridique, médiatique ou scientifique ne suffit pas à établir sa politisation.
23. Quelles disciplines appartiennent aux quatre sous-disciplines de la science politique ?
La sociologie politique, l’anthropologie culturelle, la géopolitique médiatique et le droit administratif.
La philosophie politique, le droit constitutionnel, l’économie politique et la sociologie des médias.
La théorie politique, la sociologie politique, la sociologie de l’administration et les relations internationales.
La théorie politique, la psychologie sociale, l’histoire administrative et la communication internationale.
La théorie politique, la sociologie politique, la sociologie de l’administration et les relations internationales.
Explication
Les quatre sous-disciplines sont la théorie politique, la sociologie politique, la sociologie de l’administration et les relations internationales. Les autres ensembles remplacent certaines de ces spécialités par des domaines voisins, mais ils ne correspondent pas à la classification indiquée.
Révisez avec les flashcards
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Qu'est-ce qu'un énoncé scientifique ?
Une proposition objective, vérifiable empiriquement et issue d'un travail collectif.
Selon Karl Popper, que produit la science ?
Des énoncés falsifiables susceptibles d'être prouvés faux en théorie.
Dans quelle œuvre Karl Popper parle-t-il de la falsifiabilité ?