QCM : Sociologie politique et régimes (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un État est à la fois vaste et opulent. Quelle forme de gouvernement Rousseau juge-t-il la plus adaptée à cette situation ?

La démocratie, adaptée à l’État de taille et de richesse intermédiaires
L’aristocratie, adaptée au petit État opulent
La démocratie, adaptée au grand État pauvre
La monarchie, adaptée au grand État opulent

La monarchie, adaptée au grand État opulent

Explication

Rousseau associe la monarchie au grand État opulent, tandis que la démocratie convient au petit État pauvre et l’aristocratie à un État de taille et de richesse intermédiaires. La démocratie proposée pour un grand État pauvre confond la forme adaptée à cette situation avec son contexte opposé.

2. Quel domaine la sociologie politique analyse-t-elle principalement ?

Les comportements individuels, notamment les goûts, les réussites et les choix scolaires
Les phénomènes politiques, notamment l’État, les régimes, les institutions et les rapports de pouvoir
Les phénomènes économiques, notamment les marchés, les prix et les échanges commerciaux
Les formes d’autorité, notamment les règles de classement des phénomènes sociaux

Les phénomènes politiques, notamment l’État, les régimes, les institutions et les rapports de pouvoir

Explication

La sociologie politique est une branche de la science politique qui étudie les phénomènes considérés comme politiques, dont l’État, les régimes, les institutions et les rapports de pouvoir. L’étude des goûts et des choix scolaires relève d’autres objets sociologiques.

3. Un État élit son chef, dont la fonction n’est pas héréditaire, mais ne garantit pas les libertés ni le pluralisme. Quelle conclusion distingue correctement république et démocratie ?

Il n’est pas républicain, car le chef de l’État doit être choisi par succession familiale.
Il présente un caractère républicain, sans satisfaire pour autant aux critères démocratiques.
Il est nécessairement républicain et démocratique dès lors que son chef est élu.
Il est démocratique grâce à l’élection, même si les libertés et le pluralisme ne sont pas garantis.

Il présente un caractère républicain, sans satisfaire pour autant aux critères démocratiques.

Explication

La République concerne notamment le caractère non héréditaire et électif des fonctions du chef de l’État, tandis que la démocratie suppose des critères de gouvernement et de droits. L’élection du chef ne suffit donc pas à établir le caractère démocratique du régime.

4. Comment Jean-Louis Quermonne définit-il un régime politique ?

La manière dont un gouvernant acquiert le pouvoir et le transmet à ses successeurs
L’ensemble des éléments idéologiques, institutionnels et sociologiques qui forment le gouvernement d’un pays pendant une période déterminée
L’organisation juridique des institutions qui répartissent durablement les fonctions de l’État
Les règles électorales qui déterminent la composition des assemblées représentatives d’un pays

L’ensemble des éléments idéologiques, institutionnels et sociologiques qui forment le gouvernement d’un pays pendant une période déterminée

Explication

Quermonne définit le régime politique par la combinaison d’éléments idéologiques, institutionnels et sociologiques qui concourent à former le gouvernement pendant une période donnée. Une définition limitée aux institutions juridiques laisse de côté les dimensions idéologiques et sociologiques.

5. Quelle caractéristique politique distingue notamment un régime autoritaire ?

La concurrence pluraliste entre les partis, avec une liberté d’expression garantie.
La répartition proportionnelle des sièges entre plusieurs formations politiques.
L’absence de réel pluralisme politique, accompagnée d’une limitation de la liberté d’expression.
La suppression de toute liberté de pensée, sans restriction particulière de l’expression publique.

L’absence de réel pluralisme politique, accompagnée d’une limitation de la liberté d’expression.

Explication

Un régime autoritaire se caractérise notamment par l’absence de réel pluralisme politique et par la limitation de la liberté d’expression. La suppression de la liberté de pensée est plutôt associée au régime totalitaire dans la distinction présentée.

6. Quel mécanisme Montesquieu prend-il pour modèle dans la constitution anglaise afin de limiter les abus de pouvoir ?

La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, organisés en contrepoids
La subordination du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif pour assurer l’application des lois
La concentration des pouvoirs exécutif et législatif dans une assemblée élue
La rotation des citoyens dans les fonctions publiques pour remplacer les contrepoids institutionnels

La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, organisés en contrepoids

Explication

Montesquieu voit dans la constitution anglaise un modèle où les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire se contrebalancent afin de limiter les abus. La concentration de pouvoirs dans une assemblée ne correspond pas à ce mécanisme de séparation.

7. Quelle combinaison rend compte de la laïcité dans la définition donnée ici ?

La séparation des citoyens selon leurs convictions et la neutralité des associations.
La séparation de l’Église et de l’État et la liberté de conscience.
La représentation des religions dans les institutions et la liberté de culte des élus.
La soumission des convictions à l’État et l’autonomie des institutions religieuses.

La séparation de l’Église et de l’État et la liberté de conscience.

Explication

La laïcité comprend la séparation institutionnelle de l’Église et de l’État, établie par la loi de 1905, ainsi que la liberté de conscience. L’autonomie des institutions religieuses, à elle seule, ne rend pas compte de la protection des convictions individuelles.

8. Dans quelle situation, selon Rousseau, un régime politique dégénère-t-il ?

Lorsque le gouvernement privilégie une volonté particulière au détriment de la volonté générale
Lorsque les gouvernants sont désignés par une élection et rendent compte de leurs décisions
Lorsque les citoyens expriment des volontés particulières avant de délibérer sur l’intérêt commun
Lorsque le gouvernement adapte sa forme à la taille et à la richesse de l’État

Lorsque le gouvernement privilégie une volonté particulière au détriment de la volonté générale

Explication

Le régime dégénère lorsque le gouvernement favorise une volonté particulière au lieu de prendre en compte la volonté générale. Le fait d’adapter la forme du gouvernement aux caractéristiques de l’État correspond à une règle de convenance politique, et non à ce mécanisme de dégénérescence.

9. Une assemblée compte des élus dont les profils sociaux ressemblent à ceux de la population, mais qui prennent les décisions en vertu de leur mandat. Quelle distinction décrit cette situation ?

La représentation désigne l’élection des juges, et la représentativité désigne leur indépendance.
La représentativité désigne la délégation du pouvoir, et la représentation désigne la diversité des partis.
La représentativité désigne le mandat juridique, et la représentation désigne la ressemblance sociale.
La représentation désigne le mandat juridique, et la représentativité désigne la ressemblance sociale.

La représentation désigne le mandat juridique, et la représentativité désigne la ressemblance sociale.

Explication

La représentation est le mécanisme juridique qui autorise l’élu à décider à la place du peuple, tandis que la représentativité renvoie à la ressemblance sociologique. Inverser ces deux notions confond délégation du pouvoir et profil social des élus.

10. Quel objet la sociologie étudie-t-elle en tant que science ?

Les échanges marchands
La société
Les décisions des gouvernements
Les processus biologiques

La société

Explication

La sociologie est définie comme la science de la société. L’étude des décisions des gouvernements relève d’un champ plus ciblé que l’ensemble des phénomènes sociaux.

11. Quelle distinction Giovanni Sartori établit-il entre multipartisme modéré et multipartisme extrême et polarisé ?

Le multipartisme modéré comprend plusieurs partis sans coalition, tandis que la forme extrême rassemble des partis autour d’un centre commun.
Le multipartisme modéré compte au maximum cinq partis aux idées modérées, tandis que la forme extrême en compte plus de cinq avec des forces radicales.
Le multipartisme modéré s’organise autour de deux partis modérés, tandis que la forme extrême oppose deux partis radicaux.
Le multipartisme modéré compte plus de cinq partis aux idées radicales, tandis que la forme extrême en compte au maximum cinq aux idées modérées.

Le multipartisme modéré compte au maximum cinq partis aux idées modérées, tandis que la forme extrême en compte plus de cinq avec des forces radicales.

Explication

Sartori distingue la forme modérée, qui comprend au maximum cinq partis aux idées modérées, de la forme extrême et polarisée, qui en comprend plus de cinq et comporte des forces radicales. La distinction ne repose donc pas sur une opposition entre deux partis modérés et deux partis radicaux.

12. Dans un système électoral proportionnel, comment les sièges sont-ils attribués aux partis ?

Les sièges sont attribués aux candidats qui remportent le plus de voix dans chaque circonscription.
Chaque parti reçoit un nombre de sièges proportionnel aux suffrages obtenus, ce qui favorise la représentation de davantage de formations politiques.
Le parti arrivé en tête reçoit tous les sièges, ce qui réduit la représentation des formations minoritaires.
Les sièges sont répartis également entre les partis inscrits, indépendamment des suffrages obtenus.

Chaque parti reçoit un nombre de sièges proportionnel aux suffrages obtenus, ce qui favorise la représentation de davantage de formations politiques.

Explication

Le scrutin proportionnel établit un lien entre la part des suffrages recueillis par un parti et le nombre de sièges qui lui revient, permettant à davantage de formations d’être représentées. L’attribution de tous les sièges au parti arrivé en tête relève plutôt d’une logique majoritaire.

13. Dans la typologie d’Aristote, quelle transformation survient lorsque chaque forme de gouvernement cesse de viser l’intérêt commun ?

La royauté devient démocratie, l’aristocratie devient tyrannie et la politeia devient oligarchie
La royauté devient tyrannie, l’aristocratie devient démocratie et la politeia devient oligarchie
La royauté devient oligarchie, l’aristocratie devient démocratie et la politeia devient tyrannie
La royauté devient tyrannie, l’aristocratie devient oligarchie et la politeia devient démocratie

La royauté devient tyrannie, l’aristocratie devient oligarchie et la politeia devient démocratie

Explication

Les formes déviantes correspondantes sont la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie, lorsque l’intérêt commun n’est plus la visée du gouvernement. L’oligarchie est la déviation de l’aristocratie, et non celle de la royauté.

14. Dans la distinction entre régime autoritaire et régime totalitaire, quelle liberté peut subsister sous un régime autoritaire malgré les restrictions ?

La liberté d’opinion et la liberté d’expression sont toutes deux supprimées.
La liberté d’expression et la liberté de penser sont toutes deux pleinement garanties.
La liberté de penser peut subsister, même si l’expression des opinions est restreinte.
La liberté d’expression subsiste, tandis que la liberté de penser est supprimée.

La liberté de penser peut subsister, même si l’expression des opinions est restreinte.

Explication

Dans un régime autoritaire, l’expression des opinions est restreinte, mais la liberté de penser peut subsister. La suppression de la liberté d’opinion comme de la liberté d’expression caractérise, dans cette distinction, le régime totalitaire.

15. Un gouvernant prend ses décisions selon son caprice, sans les soumettre à des lois fixes. À quelle forme de gouvernement de Montesquieu cette situation correspond-elle ?

À la république, où le pouvoir appartient au peuple ou à une partie du peuple
Au despotisme, où un seul gouvernant agit selon son caprice
À la monarchie, où un seul gouvernant agit selon des lois fixes
À l’aristocratie, où plusieurs gouvernants exercent le pouvoir selon des lois fixes

Au despotisme, où un seul gouvernant agit selon son caprice

Explication

Montesquieu caractérise le despotisme par le pouvoir d’un seul gouvernant agissant selon son caprice. La monarchie repose elle aussi sur un seul gouvernant, mais celui-ci est soumis à des lois fixes.

16. Quelle différence distingue le scrutin majoritaire à un tour du scrutin majoritaire à deux tours ?

À un tour, le candidat en tête est élu ; à deux tours, les sièges sont répartis entre les partis selon leurs suffrages.
À un tour, les sièges sont répartis proportionnellement aux voix ; à deux tours, ils reviennent au parti arrivé en tête.
À un tour, le candidat arrivé en tête est élu ; à deux tours, une majorité des suffrages exprimés est requise au premier tour, avec une victoire possible du candidat en tête au second.
À un tour, une majorité des suffrages exprimés est requise ; à deux tours, le candidat en tête est élu dès le premier tour.

À un tour, le candidat arrivé en tête est élu ; à deux tours, une majorité des suffrages exprimés est requise au premier tour, avec une victoire possible du candidat en tête au second.

Explication

Le scrutin à un tour élit le candidat arrivé en tête, tandis que le système à deux tours prévoit une exigence de majorité exprimée au premier tour et peut se conclure par une victoire au second. L’exigence d’une majorité dès le premier tour ne caractérise pas le scrutin à un tour.

17. Quels éléments caractérisent un système de partis ?

Le mode de scrutin, le calendrier électoral, le profil des candidats et la durée des mandats.
Le financement des partis, leur organisation interne, leurs adhérents et leurs règles de candidature.
Le nombre et la représentativité des partis, leur répartition, leur stabilité et leurs relations.
La composition des électorats, les thèmes des campagnes, les résultats locaux et la participation.

Le nombre et la représentativité des partis, leur répartition, leur stabilité et leurs relations.

Explication

Un système de partis décrit notamment le nombre et la représentativité des partis, leur répartition et leur stabilité, ainsi que leurs relations, dont les coalitions. Les règles électorales peuvent influencer les partis, mais elles ne constituent pas les éléments énumérés dans cette définition.

18. Quelle formule résume la définition de la démocratie attribuée à Abraham Lincoln ?

Le gouvernement des majorités, par les assemblées et pour les dirigeants.
Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Le gouvernement des citoyens, par les juges et pour les territoires.
Le gouvernement des élus, pour les institutions et par les partis.

Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Explication

Cette formule présente le peuple à la fois comme la source et le bénéficiaire du gouvernement. La formule centrée sur les élus et les institutions ne reprend pas cette définition attribuée à Lincoln.

19. Quelle association Maurice Duverger établit-il entre le scrutin majoritaire à un tour et le système partisan ?

Il l’associe au dualisme des partis, contrairement à la proportionnelle liée aux partis multiples, rigides et indépendants.
Il l’associe à des partis multiples, rigides et indépendants, comme pour la représentation proportionnelle.
Il l’associe à un parti dominant et à des formations interdites, comme dans un régime autoritaire.
Il l’associe à des partis multiples, souples et dépendants, comme pour le scrutin majoritaire à deux tours.

Il l’associe au dualisme des partis, contrairement à la proportionnelle liée aux partis multiples, rigides et indépendants.

Explication

Duverger relie le scrutin majoritaire à un tour au dualisme des partis, alors qu’il associe la proportionnelle à des partis multiples, rigides et indépendants. Les partis multiples, souples et dépendants correspondent dans son analyse au scrutin majoritaire à deux tours.

20. Quel critère permet à Aristote de distinguer les formes correctes de gouvernement de leurs formes déviantes ?

Les formes correctes reposent sur l’élection, alors que les formes déviantes reposent sur la succession héréditaire
Les formes correctes confient le pouvoir à une seule personne, alors que les formes déviantes le confient à plusieurs
Les formes correctes recherchent l’intérêt commun, alors que les formes déviantes servent des intérêts particuliers
Les formes correctes limitent l’autorité par des lois écrites, alors que les formes déviantes s’appuient sur la coutume

Les formes correctes recherchent l’intérêt commun, alors que les formes déviantes servent des intérêts particuliers

Explication

Pour Aristote, la royauté, l’aristocratie et la politeia sont correctes parce qu’elles visent le bien commun. La distinction ne repose pas sur le mode de désignation des gouvernants, mais sur la fin poursuivie par le gouvernement.

21. Quelle distinction Rousseau établit-il entre la volonté générale et la somme des volontés particulières ?

La volonté générale exprime l’avis des gouvernants, tandis que leur somme exprime celui des citoyens
La volonté générale additionne les intérêts individuels, tandis que leur somme vise l’intérêt commun
La volonté générale repose sur une décision majoritaire, tandis que leur somme désigne une décision unanime
La volonté générale vise l’intérêt commun, tandis que leur somme agrège des intérêts individuels

La volonté générale vise l’intérêt commun, tandis que leur somme agrège des intérêts individuels

Explication

La volonté générale vise l’intérêt général, alors que la somme des volontés particulières rassemble des intérêts individuels. L’addition de ces intérêts ne devient donc pas automatiquement une volonté orientée vers le bien commun.

22. Dans un pays, plusieurs partis peuvent accéder au pouvoir et forment souvent des coalitions. De quel système s’agit-il ?

D’un bipartisme parfait, où plusieurs partis alternent et où une alliance garantit la majorité.
D’un multipartisme, où plusieurs partis peuvent accéder au pouvoir et où des alliances sont souvent nécessaires.
D’un bipartisme, où deux partis dominent et où des coalitions assurent généralement l’accès au pouvoir.
D’un système à parti unique, où plusieurs partis participent à des coalitions gouvernementales.

D’un multipartisme, où plusieurs partis peuvent accéder au pouvoir et où des alliances sont souvent nécessaires.

Explication

Le multipartisme permet à plusieurs partis d’accéder au pouvoir et nécessite souvent des coalitions ou des ententes. Un système dominé par deux partis relève du bipartisme, et ne correspond donc pas à la situation décrite.

23. Dans une administration où l’autorité repose sur des règles écrites, abstraites et impersonnelles, quelle forme de domination est à l’œuvre ?

La domination personnelle fondée sur des liens familiaux
La domination légale-rationnelle
La domination charismatique fondée sur les qualités du chef
La domination traditionnelle fondée sur la coutume

La domination légale-rationnelle

Explication

La domination légale-rationnelle tire son autorité du consentement à un ordre légal composé de règles écrites, abstraites et impersonnelles. La domination traditionnelle s’appuie plutôt sur la coutume et les dispositions transmises par le temps.

24. Une enquête combine des sondages statistiques et des entretiens pour étudier un comportement : quel rôle ces méthodes remplissent-elles respectivement ?

Les sondages mesurent des régularités, tandis que les entretiens éclairent le sens des comportements
Les sondages décrivent des cas individuels, tandis que les entretiens calculent des tendances générales
Les sondages classent les institutions, tandis que les entretiens déterminent les causes biologiques
Les sondages révèlent les motivations profondes, tandis que les entretiens mesurent les régularités

Les sondages mesurent des régularités, tandis que les entretiens éclairent le sens des comportements

Explication

Les méthodes quantitatives, comme les sondages, mesurent des régularités, alors que les méthodes qualitatives, comme les entretiens, aident à comprendre le sens des comportements. L’inversion de ces rôles constitue une confusion fréquente.

25. Une personne choisit un parcours scolaire et développe des goûts influencés par son milieu d’origine : quelle notion sociologique cette influence illustre-t-elle ?

Le déterminisme social
La mobilité géographique
La rationalisation administrative
La socialisation politique

Le déterminisme social

Explication

Le déterminisme social désigne l’influence forte du milieu d’origine sur les choix, les comportements, les réussites et les goûts. La socialisation politique concerne plus spécifiquement la formation des attitudes et pratiques politiques.

26. À quoi sert un idéal-type construit par le sociologue ?

À mesurer statistiquement l’opinion d’une population
À distinguer des phénomènes proches et à les classer
À établir des règles juridiques applicables à tous
À reproduire fidèlement chaque cas observé sans simplification

À distinguer des phénomènes proches et à les classer

Explication

L’idéal-type est un outil d’analyse qui permet de distinguer et de classer des phénomènes proches. Il ne vise pas à reproduire chaque cas observé dans tous ses détails.

27. Un analyste décrit d’abord qui détient le pouvoir souverain, puis le ressort psychologique et social qui fait fonctionner le régime. Comment Montesquieu nomme-t-il ces deux dimensions ?

La forme du régime pour la détention du pouvoir, et sa loi pour son moteur institutionnel et juridique
Le principe du régime pour la détention du pouvoir, et sa nature pour son moteur psychologique et social
La légitimité du régime pour la détention du pouvoir, et sa souveraineté pour son moteur psychologique et social
La nature du régime pour la détention du pouvoir, et son principe pour son moteur psychologique et social

La nature du régime pour la détention du pouvoir, et son principe pour son moteur psychologique et social

Explication

Chez Montesquieu, la nature désigne la structure du pouvoir souverain, tandis que le principe renvoie au ressort psychologique et social du régime. Inverser ces deux termes confond la structure institutionnelle avec le moteur qui anime le régime.

28. Quelle consigne méthodologique Émile Durkheim formule-t-il dans *Les règles de la méthode sociologique* ?

Interpréter les faits sociaux comme des conséquences de décisions politiques
Expliquer les faits sociaux par les intentions conscientes des individus qui les vivent
Réduire les faits sociaux aux opinions exprimées dans les enquêtes
Considérer les faits sociaux comme des choses, indépendamment des sujets qui se les représentent

Considérer les faits sociaux comme des choses, indépendamment des sujets qui se les représentent

Explication

Durkheim invite à traiter les faits sociaux comme des choses détachées des sujets conscients qui se les représentent. L’explication par les intentions individuelles ne correspond pas à cette mise à distance méthodologique.

29. Quelles caractéristiques l’article 1er de la Constitution française attribue-t-il à la République française ?

Fédérale, laïque, parlementaire et sociale.
Unitaire, neutre, représentative et parlementaire.
Indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Indivisible, religieuse, démocratique et libérale.

Indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Explication

L’article 1er définit la France comme une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. La qualifier de fédérale, même si elle est laïque et sociale, ne correspond pas à cette définition constitutionnelle.

30. Un programme public organise des mesures concrètes, tandis que des acteurs cherchent à conquérir le pouvoir et que des institutions gouvernent la société : quelle association des termes est juste ?

Les politiques publiques désignent les mesures, la politique les institutions, et le politique la conquête du pouvoir
Les politiques publiques désignent les mesures, la politique la conquête et l’exercice du pouvoir, et le politique les institutions
Les politiques publiques désignent les institutions, la politique les mesures concrètes, et le politique la conquête du pouvoir
Les politiques publiques désignent la conquête du pouvoir, la politique les institutions, et le politique les mesures concrètes

Les politiques publiques désignent les mesures, la politique la conquête et l’exercice du pouvoir, et le politique les institutions

Explication

Les politiques publiques correspondent aux mesures organisées en programmes, la politique aux mécanismes de conquête et d’exercice du pouvoir, et le politique au gouvernement et aux institutions. Confondre la politique avec les institutions inverse la distinction entre « politique » et « le politique ».

31. Laquelle de ces configurations réunit les conditions constitutives d’un régime démocratique ?

Des gouvernants désignés par les juges, des pouvoirs séparés, un pluralisme encadré par les autorités politiques.
Des gouvernants choisis par le peuple, des pouvoirs réunis, des libertés garanties par les partis au pouvoir.
Des gouvernants choisis par le peuple, des pouvoirs séparés, des libertés et un pluralisme garantis par une constitution.
Des gouvernants élus, des libertés protégées par les usages et des pouvoirs organisés sans constitution.

Des gouvernants choisis par le peuple, des pouvoirs séparés, des libertés et un pluralisme garantis par une constitution.

Explication

Le régime démocratique cumule le choix populaire des gouvernants, la séparation des pouvoirs, la garantie des libertés et du pluralisme, ainsi qu’une constitution qui encadre les autorités. La seule élection de gouvernants ne suffit pas si les pouvoirs sont réunis et que les garanties constitutionnelles manquent.

32. Quels sont les trois idéaux-types de domination légitime distingués par Max Weber ?

Traditionnelle, charismatique et légale-rationnelle
Personnelle, collective et institutionnelle
Héréditaire, démocratique et bureaucratique
Religieuse, économique et militaire

Traditionnelle, charismatique et légale-rationnelle

Explication

Weber distingue les dominations traditionnelle, charismatique et légale-rationnelle. La domination bureaucratique n’est pas présentée comme un quatrième type distinct dans cette classification.

33. Dans quel cas s’agit-il d’une démocratie indirecte ou représentative ?

Les citoyens adoptent eux-mêmes les lois et veillent à leur application.
Les citoyens désignent des juges chargés de rédiger les lois à leur place.
Les citoyens élisent des représentants qui prennent les décisions législatives.
Les citoyens approuvent chaque décision législative par référendum.

Les citoyens élisent des représentants qui prennent les décisions législatives.

Explication

Dans une démocratie représentative, les élus prennent les décisions législatives au nom du peuple. Le choix de lois adoptées directement par les citoyens correspond à la démocratie directe.

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Qu’étudie la sociologie ?

La société.

Quelle règle Émile Durkheim formule-t-il dans *Les règles de la méthode sociologique* (1895) pour étudier les faits sociaux ?

Les considérer comme des choses, détachées des sujets conscients qui se les représentent.

Quel ouvrage et quelle année associent Émile Durkheim à l’étude des faits sociaux comme des choses ?

*Les règles de la méthode sociologique*, 1895.

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