QCM : Structure des édifices covalents — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le principe fondamental d’une liaison covalente entre deux atomes ?

La répulsion d’une ou plusieurs paires d’électrons internes entre les deux noyaux
La mise en commun d’une ou plusieurs paires d’électrons de valence attirant les deux noyaux
Le transfert complet d’une ou plusieurs paires d’électrons de valence vers un seul noyau
L’association de deux noyaux par attraction entre leurs charges positives

La mise en commun d’une ou plusieurs paires d’électrons de valence attirant les deux noyaux

Explication

Une liaison covalente se forme lorsque deux atomes mettent en commun des paires d’électrons de valence, lesquelles attirent simultanément leurs noyaux. La liaison ne repose donc pas sur un transfert complet d’électrons vers un seul atome.

2. Dans une liaison où un seul atome fournit les deux électrons de la paire partagée, comment les deux partenaires sont-ils désignés ?

Le fournisseur est le doublet liant et l’autre atome est le doublet non liant
Le fournisseur est l’accepteur de doublet et l’autre atome est le donneur
Le fournisseur est le donneur de doublet et l’autre atome est l’accepteur
Le fournisseur est l’atome ionisé et l’autre atome est l’atome neutre

Le fournisseur est le donneur de doublet et l’autre atome est l’accepteur

Explication

Lorsqu’un seul atome apporte les deux électrons, il est appelé donneur de doublet et l’autre atome est l’accepteur. Cette situation se distingue du cas où chaque atome fournit un électron.

3. Quelle représentation correspond à un doublet liant dans un schéma de Lewis ?

Deux points placés sur un seul des deux atomes
Un cercle entourant les noyaux des deux atomes
Une flèche dirigée vers l’atome le plus électronégatif
Un trait plein entre les deux atomes liés

Un trait plein entre les deux atomes liés

Explication

Le doublet liant est la paire d’électrons partagée entre deux atomes et se représente par un trait plein entre eux. Une paire localisée sur un seul atome correspond plutôt à un doublet non liant.

4. Vers quelle configuration électronique les atomes de carbone, d’azote, d’oxygène et de fluor tendent-ils généralement ?

Un entourage de six électrons de valence
Un entourage de deux électrons de valence
Un entourage de huit électrons de valence
Un entourage de douze électrons de valence

Un entourage de huit électrons de valence

Explication

Le carbone, l’azote, l’oxygène et le fluor tendent à partager le nombre de doublets nécessaire pour être entourés de huit électrons de valence. La configuration à deux électrons caractérise plutôt l’hydrogène.

5. Une molécule contient un atome d’hydrogène lié à un autre atome. Quelle règle décrit la stabilité recherchée par l’hydrogène ?

L’hydrogène tend à s’entourer de six électrons de valence
L’hydrogène tend à s’entourer de huit électrons de valence
L’hydrogène tend à s’entourer d’un doublet d’électrons
L’hydrogène tend à s’entourer de quatre doublets d’électrons

L’hydrogène tend à s’entourer d’un doublet d’électrons

Explication

L’hydrogène suit la règle du duet, car sa première couche électronique peut contenir deux électrons. La règle de l’octet concerne généralement des atomes comme le carbone, l’azote, l’oxygène et le fluor.

6. Quelle est la première démarche à effectuer pour construire le schéma de Lewis d’un édifice polyatomique ?

Décompter les électrons de valence de tous les atomes en tenant compte de la charge éventuelle
Placer huit électrons autour de chaque atome avant d’examiner la composition de l’édifice
Tracer une liaison entre chaque paire d’atomes avant de connaître le nombre total d’électrons
Attribuer les charges aux atomes avant de calculer les électrons de valence disponibles

Décompter les électrons de valence de tous les atomes en tenant compte de la charge éventuelle

Explication

La construction commence par le décompte des électrons de valence de tous les atomes, en intégrant la charge éventuelle. Les électrons sont ensuite répartis en respectant les règles du duet et de l’octet.

7. Lorsqu’un schéma de Lewis comporte plusieurs répartitions possibles des charges, où faut-il placer de préférence une charge négative ?

Sur l’atome le plus électronégatif lorsque cette répartition est possible
Sur l’atome d’hydrogène afin de satisfaire sa règle du duet
Sur l’atome situé au centre de l’édifice pour équilibrer sa structure
Sur l’atome qui possède le plus grand nombre de liaisons dans l’édifice

Sur l’atome le plus électronégatif lorsque cette répartition est possible

Explication

Une charge négative doit, si possible, être portée par l’atome le plus électronégatif, car celui-ci attire davantage les électrons. Le nombre de liaisons ou la position centrale ne constitue pas le critère principal pour cette attribution.

8. Quelle caractéristique définit un radical en chimie moléculaire ?

Il contient davantage d’un octet autour de l’atome central.
Il possède un doublet supplémentaire autour de l’atome central.
Il possède un électron célibataire parmi ses électrons de valence.
Il présente un déficit d’un doublet autour du bore.

Il possède un électron célibataire parmi ses électrons de valence.

Explication

Un radical est caractérisé par la présence d’un électron célibataire, situation liée à un nombre impair d’électrons de valence. Une espèce dont tous les électrons sont appariés n’est pas un radical.

9. Laquelle de ces associations classe correctement les espèces selon leur écart à la règle de l’octet ?

BH3 et SF6 sont déficitaires, tandis qu'AlCl3 et PCl5 sont hypervalents.
AlCl3 et SF6 sont déficitaires, tandis que BH3 et PCl5 sont hypervalents.
BH3 et AlCl3 sont déficitaires, tandis que SF6 et PCl5 sont hypervalents.
BH3 et PCl5 sont déficitaires, tandis qu'AlCl3 et SF6 sont hypervalents.

BH3 et AlCl3 sont déficitaires, tandis que SF6 et PCl5 sont hypervalents.

Explication

BH3 et AlCl3 présentent un déficit électronique, alors que SF6 et PCl5 sont hypervalents. La confusion fréquente consiste à inverser les espèces déficitaires et hypervalentes.

10. Que représente une lacune électronique autour d’un atome de bore ?

Un excès d’un doublet d’électrons autour de l’atome central.
La présence d’un électron célibataire empêchant toute nouvelle liaison.
Un déficit d’un doublet d’électrons permettant d’en accueillir un.
Une accumulation de plusieurs octets sur l’atome de bore.

Un déficit d’un doublet d’électrons permettant d’en accueillir un.

Explication

Une lacune électronique correspond à l’absence d’un doublet autour d’un atome, notamment le bore, qui peut alors accueillir ce doublet. Elle ne désigne pas la présence d’un électron célibataire, caractéristique d’un radical.

11. Comment définit-on la longueur d’une liaison covalente A-B à l’équilibre ?

Comme la distance internucléaire entre les noyaux A et B.
Comme le rayon électronique moyen de l’atome A lié à B.
Comme la distance entre les électrons externes des atomes A et B.
Comme la somme des énergies nécessaires pour rompre A-B.

Comme la distance internucléaire entre les noyaux A et B.

Explication

La longueur de liaison est la distance internucléaire séparant les noyaux des deux atomes à l’équilibre, souvent voisine de 100 pm. Elle ne correspond ni à une distance entre nuages électroniques ni à une énergie.

12. Deux atomes identiques A sont séparés par une distance de liaison dA−A=200 pmd_{A-A}=200\ \mathrm{pm}. Quelle est leur rayon covalent selon la relation définie ?

Rcov(A)=200 pmR_{cov}(A)=200\ \mathrm{pm}
Rcov(A)=50 pmR_{cov}(A)=50\ \mathrm{pm}
Rcov(A)=400 pmR_{cov}(A)=400\ \mathrm{pm}
Rcov(A)=100 pmR_{cov}(A)=100\ \mathrm{pm}

$$R_{cov}(A)=100\ \mathrm{pm}$$

Explication

Le rayon covalent d’un atome identique vaut la moitié de la distance entre les deux noyaux, donc Rcov(A)=12×200=100 pmR_{cov}(A)=\frac{1}{2}\times 200=100\ \mathrm{pm}. La distance A-A correspond à deux rayons covalents et non à un seul.

13. Quelle évolution décrit correctement les liaisons C-C dans CH3-CH3, CH2=CH2 et CH≡CH ?

La longueur reste proche de 134 pm tandis que la multiplicité diminue.
La longueur diminue de 154 à 120 pm tandis que la multiplicité augmente.
La longueur augmente de 120 à 154 pm tandis que la multiplicité augmente.
La longueur diminue de 154 à 120 pm tandis que la multiplicité diminue.

La longueur diminue de 154 à 120 pm tandis que la multiplicité augmente.

Explication

Les longueurs sont respectivement 154 pm, 134 pm et 120 pm, tandis que la liaison évolue de simple à double puis triple. Ainsi, une multiplicité croissante s’accompagne ici d’une liaison plus courte.

14. Pourquoi l’énergie de liaison est-elle généralement positive ?

Parce que la rupture homolytique libère de l’énergie sous forme d’atomes gazeux.
Parce qu’une liaison rompue forme nécessairement un doublet électronique supplémentaire.
Parce que l’énergie mesure la distance internucléaire entre les deux atomes liés.
Parce qu’il faut fournir de l’énergie pour rompre homolytiquement une mole de liaisons gazeuses.

Parce qu’il faut fournir de l’énergie pour rompre homolytiquement une mole de liaisons gazeuses.

Explication

L’énergie de liaison est l’énergie minimale à fournir pour rompre homolytiquement une mole de liaisons en phase gazeuse, ce qui explique sa valeur positive. La rupture ne se définit donc pas par une libération d’énergie, mais par un apport énergétique.

15. Dans une liaison A-B, l’atome A est plus électronégatif que l’atome B. Quelle répartition des charges partielles est attendue ?

A et B portent chacun une charge totale négative.
A porte −δ-\delta et B porte +δ+\delta.
A porte +δ+\delta et B porte −δ-\delta.
A et B restent dépourvus de toute séparation de charge.

A porte $$-\delta$$ et B porte $$+\delta$$.

Explication

Le nuage électronique se déplace vers l’atome le plus électronégatif, qui porte alors −δ-\delta, tandis que l’autre porte +δ+\delta. Une charge partielle ne signifie pas que chaque atome acquiert une charge ionique entière.

16. Quelle grandeur caractérise une molécule A-B polarisée comme un dipôle et peut s’exprimer en C×m ou en D ?

Le rayon covalent, qui décrit l’orientation du nuage électronique.
La longueur de liaison, qui mesure directement la charge portée par chaque atome.
L’énergie de liaison, qui indique la différence d’électronégativité entre les atomes.
Le moment dipolaire, qui quantifie la séparation des charges.

Le moment dipolaire, qui quantifie la séparation des charges.

Explication

Une molécule polarisée se comporte comme un dipôle et possède un moment dipolaire, exprimable en C×m ou en D. L’énergie de liaison renseigne sur la rupture de la liaison et ne mesure pas directement sa séparation de charges.

17. Quelle propriété détermine essentiellement la nature d’une liaison entre deux atomes ?

La longueur de liaison mesurée après la formation de la molécule.
Le nombre de doublets non liants portés par l’atome le plus léger.
La différence d’électronégativité entre les deux atomes.
La masse molaire totale des deux atomes associés.

La différence d’électronégativité entre les deux atomes.

Explication

La différence d’électronégativité entre les deux atomes détermine essentiellement la nature de la liaison. Les autres propriétés peuvent caractériser la liaison ou la molécule, mais ne constituent pas le facteur principal indiqué ici.

18. Quelle observation expérimentale met en évidence une limite de la représentation de Lewis de l’ion carbonate CO32−\mathrm{CO_3^{2-}} ?

Une liaison C–O mesure 129 pm, tandis que les deux autres mesurent environ 149 pm
Les trois liaisons C–O sont strictement simples et les angles diffèrent selon leur orientation
Les trois liaisons C–O ont la même longueur, soit 129 pm, et les angles valent 120°
Une liaison C–O est double, les deux autres sont simples, et les angles valent environ 109,5°

Les trois liaisons C–O ont la même longueur, soit 129 pm, et les angles valent 120°

Explication

Dans l’ion carbonate, les trois liaisons C–O sont expérimentalement équivalentes, avec une longueur de 129 pm et des angles de 120°. La représentation de Lewis dessinant des liaisons distinctes ne rend donc pas compte de cette équivalence observée.

19. Comment la mésomérie décrit-elle la structure réelle d’une espèce chimique ?

Par une structure où chaque doublet électronique reste associé à une liaison donnée
Par une forme limite unique contenant toutes les liaisons observées expérimentalement
Par un équilibre rapide entre des molécules ayant des compositions atomiques différentes
Par plusieurs formes limites représentant une délocalisation de certains électrons

Par plusieurs formes limites représentant une délocalisation de certains électrons

Explication

La mésomérie utilise plusieurs formes limites pour représenter une structure réelle dans laquelle des doublets ou des électrons π sont délocalisés. Une forme limite est une représentation, et non une molécule distincte qui interconvertirait avec les autres.

20. Dans quel ordre évalue-t-on généralement la contribution relative des formes mésomères ?

Nombre maximal de liaisons multiples, séparation des charges, puis respect de l’octet des atomes légers
Minimisation des charges formelles, placement des charges, puis respect éventuel de l’octet
Respect de l’octet, minimisation des charges formelles, puis répartition favorable des charges selon l’électronégativité
Placement des charges selon l’électronégativité, respect de l’octet, puis augmentation des charges formelles

Respect de l’octet, minimisation des charges formelles, puis répartition favorable des charges selon l’électronégativité

Explication

Les formes les plus contributives respectent d’abord l’octet de C, N, O et F, puis minimisent les charges formelles et placent les charges de manière favorable. Une forme qui minimise les charges mais viole l’octet est donc généralement moins contributive qu’une forme respectant cette règle fondamentale.

21. Que peut-on conclure lorsque plusieurs formes mésomères d’une molécule sont différentes ?

Elles contribuent généralement avec des poids différents à la structure réelle
Elles correspondent à des molécules distinctes présentes en proportions mesurables
Elles décrivent des arrangements qui excluent toute délocalisation électronique
Elles possèdent nécessairement la même stabilité et la même contribution

Elles contribuent généralement avec des poids différents à la structure réelle

Explication

Des formes mésomères différentes n’ont pas forcément la même importance et contribuent avec des poids différents à la structure réelle. Elles ne représentent pas pour autant des molécules distinctes en équilibre dans l’échantillon.

22. Quelle est la conséquence caractéristique de la délocalisation électronique sur une liaison ?

Elle supprime les électrons π afin de stabiliser les atomes du système conjugué
Elle transforme la liaison en une liaison strictement simple localisée entre deux atomes voisins
Elle impose une liaison strictement double dont les électrons restent entre deux atomes
Elle peut répartir les électrons sur plusieurs atomes et donner à la liaison un caractère intermédiaire

Elle peut répartir les électrons sur plusieurs atomes et donner à la liaison un caractère intermédiaire

Explication

La délocalisation répartit des électrons sur plusieurs atomes, de sorte qu’une liaison peut présenter un caractère partiellement simple et partiellement double. Elle ne correspond donc ni à une liaison strictement simple ni à une liaison strictement double.

23. Quelle attribution des longueurs de liaison est cohérente avec les édifices moléculaires concernés ?

121 pm pour O22−\mathrm{O_2^{2-}}, 126 pm pour O2\mathrm{O_2} et 149 pm pour O3\mathrm{O_3}
121 pm pour O3\mathrm{O_3}, 126 pm pour O2\mathrm{O_2} et 149 pm pour O22−\mathrm{O_2^{2-}}
121 pm pour O2\mathrm{O_2}, 126 pm pour O3\mathrm{O_3} et 149 pm pour O22−\mathrm{O_2^{2-}}
121 pm pour O3\mathrm{O_3}, 126 pm pour O22−\mathrm{O_2^{2-}} et 149 pm pour O2\mathrm{O_2}

121 pm pour $$\mathrm{O_2}$$, 126 pm pour $$\mathrm{O_3}$$ et 149 pm pour $$\mathrm{O_2^{2-}}$$

Explication

Les longueurs indiquées s’associent à O2\mathrm{O_2}, O3\mathrm{O_3} et O22−\mathrm{O_2^{2-}} dans cet ordre : 121 pm, 126 pm et 149 pm. Cette comparaison relie la longueur expérimentale au degré de liaison influencé par la délocalisation électronique.

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Qu'est-ce que la liaison covalente selon G Lewis en 1916 ?

La mise en commun d'une ou plusieurs paires d'électrons de valence entre deux atomes.

Quel effet ont les paires d'électrons dans une liaison covalente ?

Elles attirent les deux noyaux atomiques.

Comment une paire électronique peut-elle se former dans une liaison covalente ?

Par apport d'un électron par chaque atome ou par fourniture des deux électrons par un seul atome.

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