★ À maîtriser
📌 Le modèle du champ cristallin est purement électrostatique, le modèle du champ de ligands prend en compte le recouvrement orbital de manière simplifiée, et le modèle des orbitales moléculaires traite explicitement le recouvrement entre les orbitales de valence des ligands et celles du métal central.
Compléments
Ces modèles servent à expliquer et à prévoir les propriétés cinétiques, thermodynamiques, spectrales et magnétiques des complexes à partir de leur configuration électronique.
La symétrie moléculaire est l'outil privilégié pour déterminer les orbitales moléculaires dans le modèle des orbitales moléculaires.
Cristallin, ligands, molécules
★ À maîtriser
Dans le cristal de NaCl, chaque ion Na+ est entouré de six ions Cl− selon une géométrie octaédrique, et les ions sont considérés comme des sphères rigides en interaction purement électrostatique.
Van Vleck a appliqué le modèle du champ cristallin aux complexes de métaux de transition et l'a utilisé pour expliquer leurs spectres ainsi que le blocage du moment orbital des ions 3d.
Compléments
📐 Formule — Le potentiel électrostatique total exercé sur l'ion central est la somme des six potentiels produits par les charges négatives ponctuelles : V = ∑ᵢ₌₁⁶ vᵢ.
Bethe puis Van Vleck
📌 Dans un champ octaédrique, les orbitales dz2 et dx2−y2 forment le niveau doublement dégénéré eg, tandis que dxy, dyz et dxz forment le niveau triplement dégénéré t2g.
📐 Formule — Dans un champ octaédrique, les niveaux eg et t2g sont séparés par ΔO, avec E(eg) = +3ΔO/5 et E(t2g) = −2ΔO/5 par rapport au champ sphérique moyen.
📌 Dans un champ tétraédrique, les orbitales dxy, dyz et dxz forment le niveau t2 déstabilisé, tandis que dz2 et dx2−y2 forment le niveau e stabilisé.
📐 Formule — Dans un champ tétraédrique, les énergies relatives sont E(e) = −3ΔT/5 et E(t2) = +2ΔT/5, et l'on admet généralement que ΔT = 4ΔO/9.
Octaèdre : t2g bas ; tétraèdre : e bas
★ À maîtriser
🔄 Processus — Lors d'une élongation des liaisons selon l'axe z d'un octaèdre, la symétrie passe de Oh à D4h, les liaisons de l'axe z s'allongent et celles des axes x et y se raccourcissent généralement.
L'élongation selon z abaisse l'énergie de dz2 et augmente celle de dx2−y2, car les charges s'éloignent sur z et se rapprochent dans le plan xy.
L'élongation selon z abaisse les énergies de dxz et dyz et augmente celle de dxy.
Compléments
📌 Dans la limite des fortes déformations, l'ordre relatif de dxy et dz2 dépend de la nature de l'ion métallique et surtout de celle des ligands, ce que le modèle du champ cristallin ne permet pas de prévoir.
Élongation z : dz2 descend, dx2-y2 monte
★ À maîtriser
🔄 Processus — Dans un complexe octaédrique d1 comme [Ti(H2O)6]3+, l'absorption électronique correspond à la transition d'un électron de t2g vers eg, et l'énergie absorbée est égale à ΔO.
📐 Formule — Pour une configuration t2gᵡ egʸ, l'ESCC vaut ESCC = [−2x/5 + 3y/5]ΔO.
Compléments
Le complexe [Ti(H2O)6]3+ absorbe vers 20 000 cm−1, dans le bleu-vert, et sa solution apparaît de la couleur complémentaire, rouge, bien qu'elle soit en pratique rose pâle même concentrée.
L'ESCC permet de comparer avec précaution des configurations électroniques de complexes possédant le même nombre de ligands.
Absorption = écart énergétique
★ À maîtriser
📌 Pour une configuration d1 à d3 en géométrie octaédrique, les électrons occupent sans ambiguïté t2g1 à t2g3 en respectant le remplissage énergétique, le principe de Pauli et la règle de Hund.
📌 Pour les configurations au-delà de d3, un complexe octaédrique est champ fort ou bas spin si ΔO > P et champ faible ou haut spin si ΔO < P, où P est l'énergie d'appariement.
Compléments
Pour un ion d4 octaédrique, la configuration champ fort t2g4 a une ESCC de −1,6ΔO, tandis que la configuration champ faible t2g3eg1 a une ESCC de −0,6ΔO.
[Cr(OH2)6]2+ possède la configuration octaédrique t2g3eg1, tandis que [Cr(CN)6]4− possède la configuration t2g4.
Pour les complexes de Fe2+ d6 concernés par le croisement de spin, l'état bas spin est généralement favorisé à basse température et l'état haut spin à haute température.
Δ contre P
★ À maîtriser
📌 Le modèle du champ cristallin décrit les variations de ΔO avec les ligands sans les expliquer, tandis que le modèle du champ de ligands introduit les recouvrements entre orbitales atomiques du métal et orbitales des ligands.
Compléments
📌 Dans un complexe octaédrique, une distorsion selon z peut être une élongation, qui éloigne les ligands de z et rapproche ceux du plan xy, ou une compression, qui produit l'évolution inverse.
Les configurations particulièrement favorables à une élongation selon z sont d4 champ faible, de configuration t2g3eg1, et d7 champ fort, de configuration t2g6eg1.
Un ligand σ donneur comme NH3 ou PR3 fournit une orbitale moléculaire occupée pouvant se recouvrir avec une orbitale atomique du métal selon l'axe internucléaire.
La dégénérescence se lève
★ À maîtriser
🔄 Processus — Un ligand σ donneur comme NH3 ou PR3 utilise principalement son dernier niveau occupé pour former un recouvrement σ avec une orbitale du métal.
🔄 Processus — Le recouvrement entre une orbitale du ligand et dz2 produit une orbitale moléculaire liante majoritairement ligand et une orbitale antiliante majoritairement métallique, ce qui stabilise le ligand et déstabilise dz2.
Compléments
Sur l’axe, le recouvrement σ déstabilise l’orbitale d pointée vers le ligand.
★ À maîtriser
📌 Les ligands σ donneurs π donneurs, comme Cl−, Br− et F−, forment un recouvrement σ avec une orbitale p dirigée vers le métal et deux recouvrements π avec les orbitales p restantes.
📌 Un ligand σ donneur π accepteur comme CO utilise une orbitale occupée pour le recouvrement σ et des orbitales π* vides pour les recouvrements π.
🔄 Processus — Avec un ligand π accepteur, la combinaison liante du recouvrement π est majoritairement métallique et la combinaison antiliante est majoritairement localisée sur les orbitales π* du ligand.
Les ligands π accepteurs augmentent ΔO, car les orbitales t2g deviennent liantes et plus basses en énergie tandis que les orbitales eg restent antiliantes.
La série spectrochimique suit globalement l’ordre ligands σ donneurs π donneurs < ligands σ donneurs < ligands σ donneurs π accepteurs, ou X < N < O < C selon l’atome coordinant.
Compléments
Donneur π rapproche t2g d’eg ; accepteur π les éloigne.
★ À maîtriser
Pour un ligand situé sur l’axe z, le recouvrement maximal avec dz2 est associé à une stabilisation et une déstabilisation de même grandeur, notées eσ.
Le recouvrement d’un ligand avec dz2 est nul lorsque le ligand se trouve sur:
📌 Dans le modèle du recouvrement angulaire, eσ est le recouvrement σ maximal entre un ligand et une orbitale d, eπ est le recouvrement π maximal, et les coefficients géométriques modulent la déstabilisation de chaque orbitale d.
📌 Pour des ligands σ donneurs uniquement, eπ vaut zéro ; pour des ligands π donneurs, eπ est positif et inférieur à eσ ; pour des ligands π accepteurs, eπ est négatif.
Compléments
L’angle module le recouvrement.
★ À maîtriser
📐 Formule — Pour un complexe octaédrique, la séparation énergétique entre eg et t2g dans le modèle du recouvrement angulaire vaut ΔO = 3eσ − 4eπ.
📐 Formule — Pour un complexe tétraédrique, la séparation énergétique entre t2 et e vaut ΔT = 4/9 eσ − 16/9 eπ, soit ΔT = 4/9 ΔO.
Compléments
Octaèdre : σ sur eg, π sur t2g ; tétraèdre : inversion des rôles.
★ À maîtriser
🔄 Processus — Les quatre orbitales σ des ligands d’un complexe ML4 plan carré se décomposent selon Γσ = A1g ⊕ B1g ⊕ Eu.
📌 Deux orbitales peuvent interagir dans un diagramme d’orbitales moléculaires si elles possèdent la même symétrie dans le groupe ponctuel du complexe.
Compléments
📐 Formule — Les CLAS σ normalisées du plan carré sont φ(A1g) = 1/2(σ1 + σ2 + σ3 + σ4), φ(B1g) = 1/2(σ1 − σ2 + σ3 − σ4), φ(Eu) = 1/2(σ1 − σ3) et φ(Eu) = 1/2(σ2 − σ4).
Même symétrie, même interaction.
| Géométrie | Niveau stabilisé | Niveau déstabilisé |
|---|---|---|
| Octaédrique | t2g : dxy, dyz, dxz | eg : dz2, dx2−y2 |
| Tétraédrique | e : dz2, dx2−y2 | t2 : dxy, dyz, dxz |
| Type de ligand | Recouvrement π | Effet sur ΔO |
|---|---|---|
| σ donneur uniquement | Aucun, eπ = 0 | Valeur intermédiaire |
| σ donneur π donneur | Avec orbitales occupées, eπ > 0 | ΔO diminué |
| σ donneur π accepteur | Avec orbitales vides, eπ < 0 | ΔO augmenté |
Teste tes connaissances sur Structure électronique des complexes avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle distinction décrit correctement les trois modèles utilisés pour étudier la structure électronique des complexes métalliques ?
2. Qu'est-ce que le modèle du champ cristallin dans la théorie des complexes métalliques?
Mémorisez les concepts clés de Structure électronique des complexes avec 11 flashcards interactives.
Quelle différence principale entre modèle du champ cristallin et modèle des orbitales moléculaires ?
Le modèle du champ cristallin est purement électrostatique, le modèle des orbitales moléculaires traite explicitement le recouvrement orbital.
Modèle du champ cristallin
Purement électrostatique, explique la structure électronique.
Quel outil est privilégié pour déterminer les orbitales moléculaires ?
La symétrie moléculaire est l'outil privilégié.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches