QCM : Système climatique et variabilité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’une surface terrestre renvoie vers l’espace une partie du rayonnement solaire qu’elle reçoit, quelle notion désigne cette part réfléchie ou diffusée ?

L’albédo
Le bilan radiatif
La machinerie climatique
Le rayonnement thermique terrestre

L’albédo

Explication

L’albédo est la part de l’énergie incidente que l’atmosphère et la surface terrestre réfléchissent ou diffusent vers l’espace. L’absorption et l’émission infrarouge interviennent dans le bilan radiatif, tandis que la machinerie climatique regroupe des mécanismes plus larges.

2. Pour établir un bilan radiatif, une équipe compare l’énergie du rayonnement incident absorbée par le sol et l’atmosphère à l’énergie infrarouge thermique qu’ils renvoient vers l’espace. Quelle grandeur calcule-t-elle ?

L’énergie solaire incidente
Le bilan radiatif
La machinerie climatique
L’albédo

Le bilan radiatif

Explication

Le bilan radiatif est la différence entre le rayonnement incident absorbé par le sol et l’atmosphère et le rayonnement infrarouge thermique renvoyé vers l’espace. L’albédo concerne la part réfléchie ou diffusée, et l’énergie incidente désigne le rayonnement reçu.

3. Une station décrit l’état de l’atmosphère à Lyon mardi après-midi, tandis qu’un rapport résume les conditions moyennes de la région sur 35 ans. Comment classer ces deux informations, dans cet ordre ?

La première relève de la météo et la seconde du climat
Les deux relèvent de la météo, car elles décrivent l’atmosphère
Les deux relèvent du climat, car elles concernent une région
La première relève du climat et la seconde de la météo

La première relève de la météo et la seconde du climat

Explication

La météo décrit l’état de l’atmosphère en un lieu et à un moment précis, alors que le climat correspond aux conditions moyennes d’une région sur au moins 30 ans. Confondre ces échelles conduit à inverser les deux termes ou à ignorer la durée de référence du climat.

4. Quelle enveloppe terrestre comprend l’eau douce ou salée sous forme liquide et couvre environ 75 % de la surface de la Terre ?

L’atmosphère
La pédosphère
L’hydrosphère
La cryosphère

L’hydrosphère

Explication

L’hydrosphère désigne la sphère d’eau liquide, douce ou salée, qui couvre environ 75 % de la surface terrestre. La cryosphère correspond à l’eau gelée, l’atmosphère aux gaz et la pédosphère aux sols.

5. Que désigne la circulation atmosphérique ?

La variation saisonnière de l’énergie reçue par chaque région
La réflexion du rayonnement solaire par l’atmosphère et la surface terrestre
Le processus global d’échange de masses d’air dans l’atmosphère
Le déplacement de l’eau liquide entre les océans et les continents

Le processus global d’échange de masses d’air dans l’atmosphère

Explication

La circulation atmosphérique correspond aux échanges globaux de masses d’air dans l’atmosphère. Le déplacement de l’eau entre océans et continents relève du cycle de l’eau, et non de cette définition.

6. À la surface du sol, dans quel sens l’air se déplace-t-il pour compenser la montée de l’air chaud ?

D’une zone de haute pression vers une zone de basse pression
Des pôles vers l’équateur, quelle que soit la pression
D’une zone de basse pression vers une zone de haute pression
De l’équateur vers les pôles, quelle que soit la pression

D’une zone de haute pression vers une zone de basse pression

Explication

L’air au sol se déplace d’une zone de haute pression vers une zone de basse pression afin de combler le vide créé par l’ascension de l’air chaud. Le mouvement inverse ne correspond pas au mécanisme décrit, même si les gradients de pression gouvernent bien le déplacement de l’air.

7. Quel rôle les courants-jets jouent-ils dans la circulation atmosphérique ?

Ils dévient les vents selon l’hémisphère terrestre.
Ils transportent des vents d’altitude d’ouest en est.
Ils réfléchissent une partie du rayonnement solaire vers l’espace.
Ils font monter l’air chaud depuis les régions équatoriales.

Ils transportent des vents d’altitude d’ouest en est.

Explication

Les courants-jets sont des vents d’altitude qui se déplacent d’ouest en est et participent à la circulation atmosphérique. La déviation des vents selon l’hémisphère est plutôt due à la force de Coriolis.

8. Pourquoi les saisons sont-elles inversées entre les deux hémisphères au cours de l’année ?

Les éruptions volcaniques injectent des poussières dans l’atmosphère et provoquent des saisons opposées dans les deux hémisphères.
L’inclinaison de l’axe terrestre fait varier l’énergie reçue par chaque région et inverse le cycle saisonnier entre les hémisphères.
Les courants océaniques déplacent la chaleur d’un hémisphère à l’autre et déterminent l’alternance des saisons.
La rotation terrestre modifie la durée du jour de façon opposée dans chaque hémisphère et inverse ainsi les saisons.

L’inclinaison de l’axe terrestre fait varier l’énergie reçue par chaque région et inverse le cycle saisonnier entre les hémisphères.

Explication

L’axe terrestre incliné de 23°27’ entraîne une variation annuelle de l’énergie reçue par chaque région, d’où l’inversion saisonnière entre hémisphères. La rotation de la Terre explique l’alternance du jour et de la nuit, mais pas à elle seule le cycle saisonnier.

9. En quoi l’oscillation nord-atlantique et le dipôle de l’océan Indien se distinguent-ils par leur région d’influence et leur caractéristique principale ?

La première caractérise les précipitations entre l’océan Indien et le Pacifique tropical, tandis que le second décrit les hivers européens et canadiens.
La première concerne le bassin Nord-atlantique et se manifeste notamment par des contrastes météorologiques hivernaux, tandis que le second alterne des phases liées aux températures de surface et aux précipitations dans l’océan Indien.
La première décrit les variations saisonnières entre hémisphères, tandis que le second mesure la différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande.
La première concerne l’océan Indien et alterne des phases de températures de surface, tandis que le second caractérise le bassin Nord-atlantique par des contrastes hivernaux.

La première concerne le bassin Nord-atlantique et se manifeste notamment par des contrastes météorologiques hivernaux, tandis que le second alterne des phases liées aux températures de surface et aux précipitations dans l’océan Indien.

Explication

L’oscillation nord-atlantique est un mode de variabilité autour du bassin Nord-atlantique, particulièrement marqué en hiver, alors que le dipôle de l’océan Indien alterne des phases positives et négatives associées à des contrastes de température et de précipitations. La différence de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande est l’indice de la NAO, et non une caractéristique du dipôle indien.

10. Comment l’excès de chaleur lié aux gaz à effet de serre se propage-t-il de l’atmosphère vers l’océan ?

La chaleur reste dans la basse atmosphère, car les échanges avec l’océan empêchent le réchauffement des eaux de surface.
Les échanges océan-atmosphère transfèrent une partie de cette chaleur aux eaux de surface, puis la circulation océanique contribue au réchauffement de l’ensemble de l’océan.
La chaleur atteint les eaux de surface par les précipitations, puis les courants atmosphériques réchauffent les eaux profondes.
Les échanges océan-atmosphère transfèrent la chaleur des eaux profondes vers l’atmosphère, tandis que la circulation océanique refroidit l’ensemble de l’océan.

Les échanges océan-atmosphère transfèrent une partie de cette chaleur aux eaux de surface, puis la circulation océanique contribue au réchauffement de l’ensemble de l’océan.

Explication

L’augmentation des gaz à effet de serre réchauffe la basse atmosphère, et les échanges avec l’océan y transfèrent une partie de la chaleur supplémentaire avant que la circulation océanique ne contribue au réchauffement général de l’océan. L’idée d’un refroidissement des eaux par la circulation océanique inverse le rôle décrit pour celle-ci.

11. Une équipe classe des observations de température, de vent et de précipitations recueillies pendant 25 ans afin de caractériser une région. Peut-elle les considérer comme une période climatique suffisante ?

Oui, car la durée requise dépend uniquement du nombre de paramètres météorologiques mesurés.
Oui, car deux décennies suffisent pour définir les conditions moyennes d’une région.
Non, car la caractérisation du climat repose sur des conditions moyennes établies sur au moins 30 ans.
Non, car le climat se caractérise par l’état de l’atmosphère à un instant et en un lieu précis.

Non, car la caractérisation du climat repose sur des conditions moyennes établies sur au moins 30 ans.

Explication

Le climat correspond aux conditions atmosphériques moyennes d’une région observées sur au moins 30 ans, donc 25 ans ne suffisent pas à atteindre ce seuil. Un relevé sur une durée plus courte peut décrire des tendances, mais il ne répond pas à la durée de référence définissant le climat.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Système climatique et variabilité.

Que désigne le temps météorologique en un lieu et à un moment précis ?

L’état de l’atmosphère et des processus associés.

Qu’est-ce que la machinerie climatique ?

L’ensemble des mécanismes conduisant à un équilibre climatique sur Terre.

Quels paramètres caractérisent le climat ?

Le rayonnement, la température, la pression atmosphérique, le vent, l’humidité de l’air, l’évaporation, les précipitations et la couverture nuageuse.

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Consultez la fiche de révision complète sur Système climatique et variabilité.

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