QCM : Méthodes de recherche en psychologie (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe veut étudier la mémoire et l’attention à l’aide d’expériences contrôlées et reproductibles. Quelle sous-discipline correspond le mieux à son objectif ?

La psychologie du développement
La psychologie sociale
La psychologie générale et expérimentale
La psychologie clinique et la psychopathologie

La psychologie générale et expérimentale

Explication

La psychologie générale et expérimentale étudie les processus mentaux de base au moyen de méthodes contrôlées et reproductibles. La souffrance psychique relève de la clinique, les transformations au cours de la vie du développement et l’influence d’autrui de la psychologie sociale.

2. Une personne consulte pour une souffrance psychique et souhaite explorer son vécu subjectif dans une relation de soin. Quel champ de la psychologie est le plus directement concerné ?

La psychologie sociale
La psychologie clinique et la psychopathologie
La psychologie du développement
La psychologie générale et expérimentale

La psychologie clinique et la psychopathologie

Explication

La psychologie clinique et la psychopathologie portent sur la souffrance psychique, le fonctionnement pathologique, la relation de soin et le vécu subjectif. La psychologie générale étudie des processus de base, le développement les transformations au cours de la vie et la psychologie sociale les influences sociales.

3. Quel objet la psychologie étudie-t-elle en tant que science ?

Les fonctions cognitives liées aux seules atteintes cérébrales
Le comportement, les émotions et les processus mentaux
La souffrance psychique par la seule psychothérapie
Les maladies neurologiques et leurs traitements médicaux

Le comportement, les émotions et les processus mentaux

Explication

La psychologie est la science qui étudie le comportement, les émotions et les processus mentaux. La réduire aux maladies mentales la confond avec un champ plus restreint, tandis que la prescription médicale relève de la médecine et que la psychothérapie est une pratique de traitement.

4. En France, une candidate a obtenu un master 2 en psychologie et effectué un stage professionnel de 520 heures, mais son diplôme n’a pas été validé par une université habilitée par l’État. Quelle conclusion s’applique à l’obtention du titre de psychologue ?

Les conditions sont remplies, car le master 2 et le stage dépassant 500 heures suffisent
Les conditions indiquées ne suffisent pas, car la validation par une université habilitée manque
Le titre est accessible dès qu’un médecin prescrit une prise en charge psychologique
Le titre est accessible après une formation validée et une inscription au registre national

Les conditions indiquées ne suffisent pas, car la validation par une université habilitée manque

Explication

Le titre de psychologue en France exige un master 2 en psychologie, un stage d’au moins 500 heures et une validation par une université habilitée par l’État. Un stage suffisant ne remplace pas cette validation ; le registre national concerne le titre de psychothérapeute.

5. Un patient doit être évalué pour une atteinte neurologique et pourrait nécessiter un diagnostic médical ainsi qu’une prescription médicamenteuse. Quel professionnel correspond à ces responsabilités ?

Un neuropsychologue
Un psychiatre
Un psychothérapeute
Un psychologue

Un psychiatre

Explication

Le psychiatre est médecin et peut poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments et hospitaliser un patient. Le neuropsychologue évalue notamment les conséquences des atteintes neurologiques ; la profession de psychologue ne confère pas à elle seule le droit de prescrire.

6. Après une atteinte neurologique, une équipe doit distinguer le professionnel qui établit le diagnostic médical de celui qui évalue les conséquences cognitives, comportementales et émotionnelles et accompagne la famille. Quelle répartition est correcte ?

Le neurologue pose le diagnostic médical ; le neuropsychologue évalue les conséquences et accompagne le patient et sa famille
Le neurologue assure la psychothérapie ; le neuropsychologue prescrit les traitements médicaux
Le psychiatre pose le diagnostic neurologique ; le psychologue accompagne la famille sans évaluer les conséquences
Le neuropsychologue pose le diagnostic médical ; le neurologue évalue les conséquences et accompagne la famille

Le neurologue pose le diagnostic médical ; le neuropsychologue évalue les conséquences et accompagne le patient et sa famille

Explication

Le neurologue, médecin, pose le diagnostic médical, tandis que le neuropsychologue évalue les conséquences cognitives, comportementales et émotionnelles des atteintes neurologiques et accompagne le patient et sa famille. Inverser ces rôles confond diagnostic médical et évaluation neuropsychologique.

7. Une équipe mobilise un cadre théorique global pour interpréter le psychisme dans plusieurs disciplines : comment désigne-t-on ce type de cadre ?

Une spécialité de prise en charge clinique
Une méthode d’évaluation psychologique
Une approche conceptuelle, ou paradigme
Une sous-discipline de la psychologie

Une approche conceptuelle, ou paradigme

Explication

Une approche conceptuelle est un cadre théorique global qui oriente la compréhension du psychisme et peut dépasser les frontières disciplinaires. Une sous-discipline est un champ spécialisé, tandis qu’une méthode ou une spécialité clinique ne désigne pas ce cadre théorique.

8. Une psychologue cherche à comprendre un symptôme en examinant les conflits intrapsychiques et l’histoire singulière de la personne : quelle approche adopte-t-elle ?

Une sous-discipline spécialisée
L’approche neurocognitive
L’approche analytique
L’approche psychosociale

L’approche analytique

Explication

L’approche analytique comprend le psychisme à partir de l’inconscient, des conflits intrapsychiques et de l’histoire singulière. L’approche neurocognitive s’intéresse aux processus mesurables, l’approche psychosociale au contexte social, et une sous-discipline désigne un champ spécialisé.

9. Une étude compare les performances de personnes différentes en supposant que leurs processus mentaux reposent sur un substrat biologique commun : quel postulat neurocognitif justifie cette comparaison ?

Les performances n’ont aucun lien avec le système nerveux
Les processus mentaux sont déterminés par les normes du groupe
Les processus mentaux sont mesurables et comparables entre individus
Les processus mentaux ne peuvent être évalués que par introspection

Les processus mentaux sont mesurables et comparables entre individus

Explication

L’approche neurocognitive juge les processus mentaux mesurables et comparables parce qu’ils reposent sur un substrat biologique commun, notamment le cerveau et le système nerveux. L’explication par les normes relève plutôt d’une approche sociale, tandis que l’absence de mesure ou de lien cérébral contredit ce postulat.

10. Dans un débat méthodologique, une chercheuse affirme que les entités théoriques existent indépendamment de l’observateur, tandis qu’un collègue insiste sur les faits observables et les mesures vérifiables : quels courants défendent respectivement ces positions ?

L’instrumentalisme, puis le réalisme
Le réalisme, puis l’approche psychosociale
Le positivisme, puis le réalisme
Le réalisme, puis le positivisme

Le réalisme, puis le positivisme

Explication

Le réalisme affirme l’existence indépendante des entités théoriques, alors que le positivisme privilégie l’observation et la mesure empiriques vérifiables. Inverser ces rôles confond les deux notions; l’instrumentalisme traite plutôt les concepts comme des modèles, et l’approche psychosociale porte sur l’influence du contexte social.

11. Une équipe veut vérifier une hypothèse neurocognitive et obtenir des résultats réplicables : quelle démarche convient le mieux ?

Recueillir des impressions libres, puis généraliser sans comparaison entre participants
Décrire des cas individuels, puis éviter les mesures pour préserver leur singularité
Enregistrer des activations cérébrales, puis ignorer la reproductibilité des mesures
Formaliser l’hypothèse, puis la tester par des expériences, des tests standardisés et des mesures physiologiques

Formaliser l’hypothèse, puis la tester par des expériences, des tests standardisés et des mesures physiologiques

Explication

L’approche neurocognitive formalise et teste les hypothèses à l’aide de méthodes expérimentales, de tests comportementaux standardisés et de mesures physiologiques ou fonctionnelles, afin de viser des résultats réplicables et généralisables. Les impressions libres, l’absence de tests standardisés ou le rejet de la reproductibilité omettent des éléments essentiels de cette démarche.

12. Dans une démarche analytique, un thérapeute cherche à comprendre le vécu psychique d’une personne : quelle conception de la réalité psychique guide son travail ?

Un sens construit dans le langage, le récit et le transfert
Une loi générale déduite du fonctionnement cognitif
Une réalité collective définie par les normes sociales
Un fait objectif établi par des mesures indépendantes

Un sens construit dans le langage, le récit et le transfert

Explication

L’approche analytique considère que la réalité psychique se construit dans le langage, le récit et le transfert. La mesurer comme un fait objectif, la réduire aux normes sociales ou en faire une loi cognitive générale relève d’autres conceptions.

13. Une équipe étudie en profondeur quelques récits de vie et reconnaît que l’interprétation des chercheurs contribue aux résultats ; quel type de savoir cette démarche produit-elle ?

Un savoir situé et contextuel, sans généralisation expérimentale
Un savoir objectif obtenu par mesure indépendante du chercheur
Un savoir statistique destiné à généraliser à une population
Un savoir prédictif formulant des lois universelles du comportement

Un savoir situé et contextuel, sans généralisation expérimentale

Explication

Les études de cas et les récits de vie acceptent la part d’interprétation du chercheur et produisent un savoir situé, non généralisable au sens expérimental. La généralisation statistique, la mesure indépendante et les lois universelles confondent cette démarche avec des objectifs expérimentaux.

14. Dans une recherche fondée sur le constructivisme herméneutique, comment le chercheur accède-t-il au sens d’une réalité étudiée ?

Par l’étude des institutions sans interpréter les échanges
Par l’interprétation des représentations, des interactions et du langage
Par la mesure d’une réalité indépendante des représentations
Par le calcul de régularités statistiques entre les individus

Par l’interprétation des représentations, des interactions et du langage

Explication

Le constructivisme herméneutique considère que la réalité se construit par les représentations, les interactions et le langage, et que le sens s’atteint par l’interprétation. La mesure objective, l’analyse des seules institutions et le calcul de régularités ne rendent pas compte de ce principe.

15. Dans une étude, un même comportement varie entre deux groupes en fonction de leurs normes et de leur contexte culturel : quelle interprétation correspond à l’approche psychosociale ?

Le psychisme se comprend indépendamment des relations sociales
Le psychisme et les comportements sont liés aux interactions et au contexte
Les différences entre groupes signalent d’abord une erreur de mesure
Les comportements relèvent d’une réalité individuelle stable entre contextes

Le psychisme et les comportements sont liés aux interactions et au contexte

Explication

L’approche psychosociale lie le psychisme aux interactions sociales et au contexte culturel ; comportements et représentations peuvent donc varier selon les groupes et les contextes. L’indépendance du social, la stabilité individuelle et l’explication par une erreur de mesure contredisent ce principe.

16. Une institution diffuse des représentations qui se construisent dans les échanges sociaux et que les individus finissent par intégrer : quel concept décrit ce processus ?

Le constructivisme psychosocial
Le constructivisme herméneutique
Le réalisme objectif
L’individualisme psychologique

Le constructivisme psychosocial

Explication

Le constructivisme psychosocial décrit une réalité sociale construite collectivement par les interactions, les institutions et les représentations, puis intériorisée par les individus. L’interprétation clinique singulière relève du constructivisme herméneutique, tandis que l’objectivité indépendante et l’individualisme écartent la construction collective.

17. Deux équipes étudient la maladie mentale : l’une la mesure comme une entité existant indépendamment du contexte, tandis que l’autre considère que sa définition varie selon les périodes et les cultures. Quelle distinction entre conceptions ces équipes illustrent-elles ?

La première est constructiviste et la seconde positiviste-réaliste
La première est positiviste-réaliste et la seconde constructiviste
La première est herméneutique et la seconde positiviste-réaliste
La première est positiviste-réaliste et la seconde herméneutique

La première est positiviste-réaliste et la seconde constructiviste

Explication

La conception positiviste-réaliste traite la maladie mentale comme une entité objective et mesurable indépendamment du contexte, tandis que le constructivisme la rapporte aux contextes culturels et historiques. L’interprétation subjective singulière relève du constructivisme herméneutique, et non de la conception décrite par la seconde équipe.

18. Dans une approche qui cherche à comprendre le sens singulier de l’expérience psychique d’une personne, comment la maladie mentale est-elle conçue ?

Comme un fait objectif à découvrir par la mesure
Comme une catégorie collective dépendante des contextes
Comme une entité objective mesurable hors contexte
Comme une réalité subjective singulière à interpréter

Comme une réalité subjective singulière à interpréter

Explication

Le constructivisme herméneutique considère la maladie mentale comme une réalité subjective singulière dont le sens doit être interprété. La catégorie collective dépendante des contextes correspond au constructivisme psychosocial, tandis que l’entité mesurable et le fait à découvrir renvoient à la conception positiviste-réaliste.

19. Une chercheuse modifie la durée d’exposition à des images émotionnelles, puis mesure la performance des participants. Quelle méthode décrit cette démarche ?

Une interprétation clinique d’un récit
Une tâche expérimentale contrôlée
Une enquête sur des opinions déclarées
Une observation sans manipulation

Une tâche expérimentale contrôlée

Explication

Une tâche expérimentale contrôlée consiste à manipuler une variable, ici la durée d’exposition, pour observer son effet sur une autre, ici la performance. L’observation sans intervention ne comporte pas cette manipulation; une enquête ou une interprétation clinique ne décrit pas le protocole présenté.

20. Un chercheur compare l’attention de deux groupes, mais ne modifie aucune condition et observe simplement leur comportement. Peut-il établir par cette démarche le lien causal visé par une tâche expérimentale ?

Oui, car mesurer l’attention revient à manipuler une variable
Non, car une tâche expérimentale ne vise pas la causalité
Oui, car comparer deux groupes suffit à établir la cause
Non, car aucune variable n’est manipulée

Non, car aucune variable n’est manipulée

Explication

Une tâche expérimentale vise à établir un lien de causalité en manipulant une variable pour tester son effet sur une autre. Une observation comparative sans manipulation peut constater des différences, mais ne réalise pas le test causal décrit.

21. Dans une tâche de dot-probe, une participante anxieuse répond plus vite lorsque le point apparaît à l’endroit où se trouvait un visage effrayé. Quelle interprétation convient à ce résultat ?

Un biais attentionnel vers la tristesse, associé à la dépression
Une difficulté générale à détecter les visages émotionnels
Un biais attentionnel vers la menace, associé à la vigilance anxieuse
Un biais attentionnel vers les stimuli positifs, associé au vieillissement sain

Un biais attentionnel vers la menace, associé à la vigilance anxieuse

Explication

Une réponse plus rapide lorsque le point remplace le visage effrayé indique une orientation attentionnelle vers la menace, associée à la vigilance anxieuse. Le biais positif concerne plutôt le vieillissement sain, tandis que l’ancrage sur la tristesse est associé à la dépression.

22. Dans une tâche de décision lexicale avec amorçage, quelle séquence doit suivre un prime présenté pendant 300 ms ?

Le participant juge si le prime est réel, puis la précision de sa réponse est mesurée
Le participant évalue l’émotion du prime, puis choisit une réponse sans cible
La cible apparaît immédiatement, le participant juge si c’est un mot réel et son temps de réaction est mesuré
La cible apparaît avant le prime, puis le participant juge si les deux éléments sont liés

La cible apparaît immédiatement, le participant juge si c’est un mot réel et son temps de réaction est mesuré

Explication

Dans cette tâche, le prime précède immédiatement la cible, et le participant indique si la cible est un mot réel pendant que son temps de réaction est mesuré. Inverser l’ordre, évaluer une émotion ou mesurer seulement la précision ne correspond pas à cette procédure.

23. Quel résultat Meyer et Schwaneveldt ont-ils rapporté en 1971 au sujet de paires de mots ?

Les paires sémantiquement liées étaient reconnues plus rapidement que les paires réelles non liées
Les paires réelles non liées étaient reconnues plus rapidement que les paires sémantiquement liées
Les paires contenant un non-mot étaient reconnues plus rapidement que les paires de mots réels
Les paires sémantiquement liées étaient reconnues aussi vite que les paires réelles non liées

Les paires sémantiquement liées étaient reconnues plus rapidement que les paires réelles non liées

Explication

Meyer et Schwaneveldt ont montré que les paires de mots liées sémantiquement étaient reconnues plus rapidement que les paires réelles non liées, ce qui soutient l’idée d’un réseau d’associations en mémoire sémantique. L’inversion des temps confond les paires liées et non liées, et les non-mots ne constituent pas le résultat rapporté.

24. Une équipe veut mesurer la force des associations automatiques entre les catégories « homme/femme » et les attributs « carrière/famille » à partir de temps de réaction. Quel outil correspond à cet objectif ?

La tâche de décision lexicale avec amorçage
L’Implicit Association Test
L’observation standardisée avec grille de codage
La tâche de dot-probe

L’Implicit Association Test

Explication

L’Implicit Association Test mesure, à partir des temps de réaction, la force des associations mentales automatiques entre des concepts et des attributs. Le dot-probe examine l’orientation attentionnelle, la décision lexicale porte sur la reconnaissance de mots et l’observation standardisée code des comportements.

25. Un chercheur observe des interactions réelles dans une situation définie et consigne les comportements à l’aide d’une grille conçue pour produire un codage objectif et reproductible. Quelle méthode utilise-t-il ?

La tâche de décision lexicale
La tâche expérimentale contrôlée
L’observation standardisée
Le questionnaire d’autoévaluation

L’observation standardisée

Explication

L’observation standardisée consiste à observer des comportements réels dans une situation définie en utilisant une grille de codage objective et reproductible. La tâche expérimentale manipule une variable, tandis que le questionnaire et la décision lexicale reposent sur d’autres modes de recueil.

26. Dans le paradigme du Still Face associé à Tronick, quel phénomène cherche-t-on à étudier chez le bébé ?

Sa sensibilité à la rupture de l’interaction, liée aux bases de l’attachement
La force de ses associations automatiques entre catégories sociales et attributs
Sa rapidité à reconnaître des mots liés plutôt que des mots non liés
Son orientation de l’attention vers des visages exprimant la peur

Sa sensibilité à la rupture de l’interaction, liée aux bases de l’attachement

Explication

Le paradigme du Still Face étudie la sensibilité du bébé à la rupture d’interaction, présentée comme une base de l’attachement. La reconnaissance de mots relève de la décision lexicale, l’orientation vers la menace du dot-probe et les associations entre concepts de l’IAT.

27. Une chercheuse demande à des participants de répondre à une série d’items pour mesurer leurs croyances à l’aide d’une procédure standardisée. De quel type d’outil s’agit-il ?

Un test neuropsychologique
Un questionnaire ou une échelle validée
Une grille d’observation comportementale
Un entretien clinique non structuré

Un questionnaire ou une échelle validée

Explication

Un questionnaire ou une échelle validée présente des items standardisés auxquels le participant répond afin de mesurer un construit psychologique. La grille d’observation porte sur des comportements observés, le test neuropsychologique mesure des performances cognitives et l’entretien non structuré ne correspond pas à cette procédure standardisée.

28. Avant de diffuser une nouvelle échelle psychologique, une équipe l’évalue auprès d’un large échantillon. Quelles propriétés doit-elle vérifier ?

Sa facilité, sa popularité et son taux de réponse
Sa fidélité, sa validité et sa sensibilité
Sa représentativité, son coût et sa durée de passation
Sa précision, sa simplicité et son acceptabilité clinique

Sa fidélité, sa validité et sa sensibilité

Explication

La validation examine la fidélité, la validité et la sensibilité de l’outil sur de larges échantillons. La représentativité, le coût, la durée ou l’acceptabilité peuvent être utiles à considérer, mais ne remplacent pas ces trois propriétés.

29. Une clinicienne fait réaliser des tâches cognitives précises et chronométrées, puis compare les scores du patient à des normes de référence pour repérer ses forces et ses fragilités. Quel outil utilise-t-elle ?

Un entretien clinique
Une grille d’observation comportementale
Un test neuropsychologique
Un questionnaire de symptômes

Un test neuropsychologique

Explication

Un test neuropsychologique mesure des performances cognitives au moyen de tâches précises, souvent chronométrées, et compare les résultats à des normes afin d’évaluer les forces et les fragilités. Un questionnaire recueille des réponses à des items, tandis qu’une observation ou un entretien ne correspond pas à cette procédure de mesure normative.

30. Dans une tâche, Lina doit nommer la couleur de l’encre de mots qui désignent d’autres couleurs, sans lire ces mots. Quelle capacité cette tâche évalue-t-elle principalement ?

La vitesse de réaction
La capacité d’inhibition
La reconnaissance émotionnelle
La mémoire de travail

La capacité d’inhibition

Explication

Le test de Stroop évalue l’inhibition en demandant de nommer la couleur de l’encre plutôt que de lire le mot. La mémoire de travail, la réaction à un signal et la reconnaissance émotionnelle désignent d’autres fonctions ou tâches.

31. Lors d’une tâche, Malik doit appuyer lorsqu’un cercle vert apparaît et s’abstenir lorsqu’un cercle rouge apparaît. Quelle fonction cette tâche mesure-t-elle ?

L’inhibition face à un conflit entre mot et couleur
Le contrôle inhibiteur et la vitesse de réaction
La mémoire des signaux visuels
Le biais émotionnel envers les signaux

Le contrôle inhibiteur et la vitesse de réaction

Explication

La tâche Go/No-Go mesure le contrôle inhibiteur et la vitesse de réaction en demandant de répondre à un signal précis et de s’abstenir dans les autres cas. Le conflit entre un mot et sa couleur correspond au Stroop, tandis que la mémoire des signaux et les biais émotionnels ne définissent pas cette tâche.

32. Une étude combine un EEG et une mesure de conductivité cutanée pour examiner les réactions à une tâche. Quelle distinction décrit ces deux mesures ?

L’EEG et la conductivité cutanée mesurent tous deux directement l’activité cérébrale.
L’EEG mesure directement l’activité cérébrale, tandis que la conductivité cutanée mesure une réponse corporelle associée à l’état psychologique.
L’EEG mesure le flux sanguin cérébral, tandis que la conductivité cutanée mesure une réponse corporelle associée à l’état psychologique.
L’EEG mesure une réponse corporelle associée à l’état psychologique, tandis que la conductivité cutanée mesure directement l’activité cérébrale.

L’EEG mesure directement l’activité cérébrale, tandis que la conductivité cutanée mesure une réponse corporelle associée à l’état psychologique.

Explication

L’EEG relève des méthodes qui mesurent directement l’activité cérébrale, tandis que la conductivité cutanée est une réponse corporelle associée à l’état psychologique. Le distracteur sur le flux sanguin confond l’EEG avec l’IRM fonctionnelle, et celui qui classe la conductivité cutanée comme mesure cérébrale confond les deux catégories.

33. Des électrodes placées sur le cuir chevelu enregistrent des variations de potentiel produites par les neurones. Quelle méthode est utilisée ?

Une mesure pupillaire qui enregistre les variations de potentiel électrique à la surface du cuir chevelu.
Une IRM fonctionnelle qui enregistre les variations de potentiel électrique à la surface du cuir chevelu.
Une EDA qui enregistre les variations de potentiel électrique à la surface du cuir chevelu.
Un EEG qui enregistre les variations de potentiel électrique à la surface du cuir chevelu.

Un EEG qui enregistre les variations de potentiel électrique à la surface du cuir chevelu.

Explication

L’EEG utilise des électrodes sur le cuir chevelu pour enregistrer les variations de potentiel générées par les neurones. L’IRM fonctionnelle mesure des variations du flux sanguin, l’EDA la conductivité cutanée, et la mesure pupillaire une réponse corporelle distincte.

34. Pendant une tâche, une équipe veut localiser les régions cérébrales activées en mesurant les variations locales du flux sanguin associées à l’activité neuronale. Quelle méthode répond à cet objectif ?

L’EEG, qui s’appuie sur le signal BOLD lié aux variations locales du flux sanguin.
La mesure des ondes cérébrales, qui s’appuie sur le signal BOLD lié aux variations locales du flux sanguin.
L’IRM fonctionnelle, qui s’appuie sur le signal BOLD lié aux variations locales du flux sanguin.
L’EDA, qui s’appuie sur le signal BOLD lié aux variations locales du flux sanguin.

L’IRM fonctionnelle, qui s’appuie sur le signal BOLD lié aux variations locales du flux sanguin.

Explication

L’IRM fonctionnelle utilise le signal BOLD, associé aux variations locales du flux sanguin cérébral, pour repérer les régions activées pendant une tâche. L’EEG mesure des variations de potentiel, l’EDA la conductivité cutanée, et les ondes cérébrales ne désignent pas une méthode de mesure du signal BOLD.

35. Pour estimer une réaction du système nerveux autonome liée à l’activité des glandes sudoripares, quelle variable faut-il mesurer ?

Les variations de potentiel électrique des neurones, mesurées par l’EDA.
Les variations locales du flux sanguin cérébral, mesurées par l’EDA.
Les variations de conductivité électrique de la peau, mesurées par l’EDA.
Les variations du diamètre pupillaire, mesurées par l’EDA.

Les variations de conductivité électrique de la peau, mesurées par l’EDA.

Explication

L’EDA mesure les variations de conductivité électrique de la peau liées à l’activité des glandes sudoripares et du système nerveux autonome. Le flux sanguin et les potentiels neuronaux sont des mesures cérébrales, tandis que le diamètre pupillaire est une autre réponse corporelle.

36. Dans un établissement, une psychologue étudie les difficultés de transmission avec les soignants et participe avec eux à la mise en place de changements. Quelle démarche décrit cette approche ?

Une observation passive, qui associe investigation et transformation du terrain avec les acteurs concernés.
Une recherche-action, qui associe investigation et transformation du terrain avec les acteurs concernés.
Une expérimentation indépendante, qui associe investigation et transformation du terrain avec les acteurs concernés.
Une consultation, qui associe investigation et transformation du terrain avec les acteurs concernés.

Une recherche-action, qui associe investigation et transformation du terrain avec les acteurs concernés.

Explication

La recherche-action combine une investigation menée par le chercheur et une participation à la transformation du terrain, en collaboration avec les acteurs concernés. L’observation passive omet la participation au changement, l’expérimentation indépendante écarte la collaboration, et la consultation ne caractérise pas à elle seule cette démarche de recherche.

37. Après avoir partagé le diagnostic d’un problème de transmission, une équipe et un psychologue doivent co-construire une action. Quelle proposition correspond à l’action prévue ?

Une réunion de transmission structurée de 10 minutes, suivie d’un compte rendu individuel.
Une réunion de transmission structurée de 10 minutes, suivie d’un cahier de priorisation partagé.
Une formation générale à la communication, suivie d’un cahier de priorisation partagé.
Des entretiens semi-directifs avec les soignants, suivis d’un cahier de priorisation partagé.

Une réunion de transmission structurée de 10 minutes, suivie d’un cahier de priorisation partagé.

Explication

Après le diagnostic partagé, l’équipe et le psychologue co-construisent une réunion de transmission structurée de 10 minutes, puis un cahier de priorisation partagé. Le compte rendu individuel écarte le caractère partagé de l’outil, les entretiens relèvent du diagnostic, et une formation générale n’est pas l’action décrite.

38. Une étude très relayée dans les médias présente une méthode solide, décrit clairement ses procédures et a été évaluée par des pairs. Quelle conclusion est la plus justifiée ?

Ces éléments soutiennent sa fiabilité, sans qu’elle prouve tout à elle seule.
Une seule étude ne peut apporter aucun élément fiable.
L’évaluation par les pairs établit définitivement sa conclusion.
Sa diffusion médiatique suffit à établir sa fiabilité scientifique.

Ces éléments soutiennent sa fiabilité, sans qu’elle prouve tout à elle seule.

Explication

La fiabilité s’appuie sur une méthode solide, la transparence et la validation par les pairs, mais une seule étude ne prouve pas tout. La diffusion médiatique ne remplace pas ces critères, tandis que l’examen par les pairs n’est pas une preuve définitive et qu’une étude isolée peut tout de même fournir des éléments utiles.

39. Une revue possède un Impact Factor élevé, mais un article publié dans cette revue présente des mesures peu valides et un échantillon peu représentatif. Que permet de conclure l’Impact Factor au sujet de cet article ?

Il valide les mesures de l’article par le rayonnement de la revue.
Il indique la visibilité moyenne de la revue, pas la qualité propre de l’article.
Il confirme la qualité de l’article grâce à ses nombreuses citations.
Il établit la représentativité de l’échantillon étudié.

Il indique la visibilité moyenne de la revue, pas la qualité propre de l’article.

Explication

L’Impact Factor est un indicateur bibliométrique associé aux citations à l’échelle d’une revue et ne mesure pas la qualité d’un article particulier. Assimiler les citations à la validité des mesures ou à la représentativité de l’échantillon confond visibilité et évaluation méthodologique.

40. Pour évaluer la méthode d’une étude comparant deux groupes, quelle démarche rassemble les dimensions méthodologiques pertinentes ?

Examiner l’échantillon, le type d’étude, les variables, les mesures et les biais.
Identifier le type d’étude et tenir ses résultats pour valides.
Vérifier la taille de l’échantillon et laisser de côté les autres éléments.
Comparer les citations de la revue et en déduire la solidité de la méthode.

Examiner l’échantillon, le type d’étude, les variables, les mesures et les biais.

Explication

L’évaluation méthodologique considère conjointement la taille et la représentativité de l’échantillon, le type d’étude, la définition des variables, la validité des mesures ainsi que les contrôles ou biais. Se limiter à la taille, aux citations ou au type d’étude omet d’autres aspects importants.

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Qu’étudie la psychologie générale et expérimentale ?

Les processus mentaux de base.

Qui est associé à la psychologie générale et expérimentale, et à quelle période ?

Wundt, à la fin du XIXe siècle.

Sur quoi portent la psychologie clinique et la psychopathologie ?

La souffrance psychique et le fonctionnement pathologique.

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