QCM : Traduction de l’information génétique — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le génome et le protéome d’une cellule ?

Le génome regroupe les gènes, tandis que le protéome regroupe les peptides présents
Le génome regroupe les peptides, tandis que le protéome regroupe les gènes présents
Le génome regroupe les protéines, tandis que le protéome regroupe les acides aminés libres
Le génome regroupe les ARN, tandis que le protéome regroupe les séquences régulatrices

Le génome regroupe les gènes, tandis que le protéome regroupe les peptides présents

Explication

Le génome correspond à l’ensemble des gènes d’une cellule, alors que le protéome correspond à l’ensemble des peptides présents. Confondre ces notions revient à attribuer au génome la description des produits protéiques.

2. Pourquoi le protéome d’une cellule peut-il varier davantage que son génome ?

Parce qu’il dépend de nombreux facteurs qui influencent les produits issus de la transcription
Parce qu’il est constitué de gènes qui s’ajoutent lors de chaque synthèse protéique
Parce qu’il correspond à une séquence stable qui change selon les divisions cellulaires
Parce qu’il dépend principalement de la présence de la membrane nucléaire

Parce qu’il dépend de nombreux facteurs qui influencent les produits issus de la transcription

Explication

Le protéome dépend de nombreux facteurs et résulte de l’expression du génome, ce qui explique sa variabilité. Le génome, lui, subit relativement peu de modifications et ne correspond pas aux peptides produits.

3. Dans quel compartiment une traduction eucaryote peut-elle avoir lieu ?

Dans le centrosome, la membrane plasmique ou le nucléoplasme
Dans l’appareil de Golgi, le lysosome ou l’espace nucléaire
Dans le cytosol, la mitochondrie ou au niveau du réticulum endoplasmique
Dans l’espace nucléaire, le nucléole ou la matrice extracellulaire

Dans le cytosol, la mitochondrie ou au niveau du réticulum endoplasmique

Explication

La traduction se déroule dans le cytoplasme ou le cytosol, dans la mitochondrie, ou au niveau de la membrane du réticulum endoplasmique. L’espace nucléaire eucaryote n’est pas un lieu de traduction.

4. Quel rôle est associé au site A et au site E d’un ribosome ?

Le site A libère l’ARNt désacétylé et le site E accueille l’aminoacyl-ARNt
Le site A accueille l’aminoacyl-ARNt et le site E libère l’ARNt désacétylé
Le site A catalyse la transcription et le site E reconnaît le codon initiateur
Le site A fixe l’ARNm et le site E assemble les deux sous-unités

Le site A accueille l’aminoacyl-ARNt et le site E libère l’ARNt désacétylé

Explication

Le site A reçoit l’ARNt chargé d’un acide aminé, tandis que le site E sert à l’éjection de l’ARNt désacétylé. Le site P est associé au maintien de l’ARNt portant la chaîne peptidique.

5. Quelle condition permet l’association de la grande sous-unité ribosomique avec la petite sous-unité ?

La présence d’une membrane du réticulum organise leur assemblage
La fixation d’un peptide naissant stabilise leur première interaction
La présence d’un ARNm permet leur association fonctionnelle
La présence d’un ARNt chargé déclenche directement leur association

La présence d’un ARNm permet leur association fonctionnelle

Explication

La grande sous-unité ne peut s’associer à la petite qu’en présence d’un ARNm. Un ARNt chargé ou une membrane peuvent intervenir dans certains contextes, mais ne constituent pas la condition indiquée pour cette association.

6. Comment un ARNt contribue-t-il à l’intégration d’un acide aminé dans une chaîne polypeptidique ?

Son anticodon s’apparie au codon de l’ARNm et il porte l’acide aminé correspondant
Son codon s’apparie à l’anticodon de l’ARNm et il fabrique l’acide aminé correspondant
Son acide aminé s’apparie au codon de l’ARNm et son anticodon forme la chaîne
Son anticodon s’apparie à l’ARNm et il fournit directement la matrice de traduction

Son anticodon s’apparie au codon de l’ARNm et il porte l’acide aminé correspondant

Explication

L’anticodon de l’ARNt reconnaît le codon complémentaire de l’ARNm, tandis que l’ARNt porte l’acide aminé ajouté à la chaîne. L’ARNt n’est pas la matrice de traduction et son anticodon n’est pas un acide aminé.

7. Quelle combinaison de sous-unités forme un ribosome eucaryote 80S ?

Une grande sous-unité 70S associée à une petite sous-unité 10S
Une grande sous-unité 50S associée à une petite sous-unité 30S
Une grande sous-unité 60S associée à une petite sous-unité 40S
Une grande sous-unité 40S associée à une petite sous-unité 20S

Une grande sous-unité 60S associée à une petite sous-unité 40S

Explication

Chez les eucaryotes, les sous-unités 60S et 40S s’assemblent pour former un ribosome 80S. La combinaison 50S–30S correspond aux ribosomes procaryotes 70S.

8. Quelle est la fonction de la RBS lors de l’initiation de la traduction procaryote ?

Elle déclenche la fixation du ribosome en reconnaissant la coiffe de l’ARNm
Elle recrute la grande sous-unité grâce à sa complémentarité avec l’ARN 23S
Elle permet la fixation de la petite sous-unité grâce à sa complémentarité avec l’ARN 16S
Elle introduit la méthionine formylée en s’appariant directement à l’ARNt initiateur

Elle permet la fixation de la petite sous-unité grâce à sa complémentarité avec l’ARN 16S

Explication

La RBS est une séquence d’ARNm complémentaire de l’ARN 16S, ce qui facilite la fixation de la petite sous-unité. La coiffe intervient dans l’initiation eucaryote, tandis que l’introduction de la méthionine relève du complexe initiateur.

9. Comment le premier acide aminé est-il positionné lors de l’initiation de la traduction procaryote ?

Une méthionine formylée est introduite directement dans le site P du ribosome
Une leucine formylée est introduite directement dans le site P du ribosome
Une méthionine non formylée est introduite d’abord dans le site A du ribosome
Un acide aminé quelconque est introduit dans le site E avant le site P

Une méthionine formylée est introduite directement dans le site P du ribosome

Explication

L’initiation procaryote commence avec une méthionine formylée placée directement dans le site P. L’entrée dans le site A caractérise l’arrivée des aminoacyl-ARNt au cours de l’élongation, et non le positionnement de l’acide aminé initiateur.

10. Quelle méthionine est utilisée lors de l’initiation cytosolique de la traduction chez les eucaryotes ?

Une méthionine portant un anticodon stop
Une méthionine formylée
Une méthionine non formylée
Une méthionine liée à un facteur de terminaison

Une méthionine non formylée

Explication

Chez les eucaryotes, l’initiation utilise une méthionine non formylée, y compris lorsque l’ARN messager est ensuite dirigé vers le réticulum endoplasmique. La méthionine formylée caractérise l’initiation bactérienne et non l’initiation cytosolique eucaryote.

11. Quelle succession décrit correctement la reconnaissance de l’ARN messager par le ribosome eucaryote au début de la traduction ?

Le complexe 40S se fixe directement au codon stop, puis recrute le complexe 60S avant de rechercher AUG.
Le complexe 40S reconnaît la coiffe, balaie la région 5’ non traduite jusqu’à AUG, puis recrute le complexe 60S.
Le complexe 80S reconnaît la coiffe, puis se sépare en sous-unités avant de parcourir la région 5’ non traduite.
Le complexe 60S reconnaît la coiffe, balaie la région 5’ non traduite jusqu’à AUG, puis recrute le complexe 40S.

Le complexe 40S reconnaît la coiffe, balaie la région 5’ non traduite jusqu’à AUG, puis recrute le complexe 60S.

Explication

La sous-unité 40S reconnaît la coiffe 5’, parcourt la région 5’ non traduite jusqu’au codon AUG, puis la sous-unité 60S s’associe pour former le ribosome 80S. La sous-unité 60S n’effectue pas le balayage initial de l’ARN messager.

12. Quelle association entre les composants du complexe eIF-4F et leurs fonctions est correcte ?

eIF-4E lie la coiffe 7-méthyl-G, tandis qu’eIF-4G relie le complexe à eIF-3 et favorise le recrutement de 40S.
eIF-4G libère l’ARNt du site E, tandis qu’eIF-4E catalyse la liaison peptidique.
eIF-4E reconnaît le codon AUG, tandis qu’eIF-4G hydrolyse le GTP porté par eIF2.
eIF-4G lie la coiffe 7-méthyl-G, tandis qu’eIF-4E relie le complexe à eIF-3 et recrute 60S.

eIF-4E lie la coiffe 7-méthyl-G, tandis qu’eIF-4G relie le complexe à eIF-3 et favorise le recrutement de 40S.

Explication

Dans eIF-4F, eIF-4E se lie à la coiffe 7-méthyl-G et eIF-4G établit la liaison avec eIF-3, ce qui facilite le recrutement de la sous-unité 40S. Les autres associations attribuent à ces facteurs des rôles appartenant à d’autres étapes ou à d’autres protéines.

13. Quel est l’effet de la phosphorylation d’eIF2 sur l’initiation de la traduction ?

Elle provoque l’association immédiate des sous-unités 40S et 60S.
Elle permet à eIF2 de reconnaître directement la coiffe 7-méthyl-G.
Elle empêche le rechargement d’eIF2 en GTP et inhibe ainsi l’initiation.
Elle accélère le rechargement d’eIF2 en GTP et stimule ainsi l’initiation.

Elle empêche le rechargement d’eIF2 en GTP et inhibe ainsi l’initiation.

Explication

La phosphorylation d’eIF2 bloque son rechargement en GTP et inhibe l’initiation. eIF2B joue au contraire le rôle de facteur d’échange qui recharge eIF2 en GTP après l’hydrolyse du GTP en GDP.

14. Quelle fonction caractérise l’élongation de la traduction ?

Elle recrute la coiffe 5’ et positionne le ribosome sur le codon initiateur.
Elle dissocie les sous-unités ribosomiques après la lecture de l’ARN messager.
Elle ajoute des acides aminés à la chaîne naissante par formation de liaisons peptidiques.
Elle reconnaît un codon stop et libère la chaîne polypeptidique du ribosome.

Elle ajoute des acides aminés à la chaîne naissante par formation de liaisons peptidiques.

Explication

L’élongation correspond à l’ajout successif d’acides aminés et à leur incorporation dans la chaîne polypeptidique par formation de liaisons peptidiques. La reconnaissance d’un codon stop et la libération de la chaîne relèvent de la terminaison.

15. Lors de la première étape de l’élongation, que fait le complexe eEF1A-GTP ?

Il déplace le peptidyl-ARNt du site A vers le site P, puis libère l’ARNt par le site E.
Il transfère le peptide du site P vers le site A, puis recharge eEF2 en GTP.
Il apporte un aminoacyl-ARNt au site A, puis l’hydrolyse du GTP stabilise l’appariement correct.
Il reconnaît un codon stop au site A, puis hydrolyse la liaison entre le peptide et l’ARNt.

Il apporte un aminoacyl-ARNt au site A, puis l’hydrolyse du GTP stabilise l’appariement correct.

Explication

eEF1A lié au GTP accompagne l’aminoacyl-ARNt jusqu’au site A, et l’hydrolyse du GTP stabilise l’ARNt lorsqu’il est correctement apparié au codon. Le déplacement entre les sites A et P correspond à la translocation, qui implique eEF2.

16. Pourquoi la peptidyl-transférase est-elle qualifiée de ribozyme ?

Parce qu’elle est une protéine G qui hydrolyse le GTP pendant la translocation.
Parce que son centre catalytique est constitué d’eIF2 dans la sous-unité 40S.
Parce qu’elle est un ARNt qui reconnaît les codons stop dans le site A.
Parce que son centre catalytique est constitué d’ARN dans la sous-unité 60S.

Parce que son centre catalytique est constitué d’ARN dans la sous-unité 60S.

Explication

La peptidyl-transférase est un centre catalytique d’ARN situé dans la sous-unité 60S et catalyse la formation de la liaison peptidique. Elle n’est donc ni un facteur protéique d’initiation, ni une protéine G, ni un ARNt terminateur.

17. Quel événement se produit lors de la translocation du ribosome ?

eRF3 hydrolyse le GTP, le peptidyl-ARNt passe du site A au site E et le peptide est libéré par le site P.
eEF2 hydrolyse le GTP, le peptidyl-ARNt passe du site A au site P et l’ARNt désacétylé est libéré par le site E.
eIF2B hydrolyse le GTP, le peptidyl-ARNt passe du site E au site A et l’ARNt désacétylé rejoint le site P.
eEF1A hydrolyse le GTP, l’aminoacyl-ARNt passe du site P au site A et l’ARNt désacétylé reste dans le site P.

eEF2 hydrolyse le GTP, le peptidyl-ARNt passe du site A au site P et l’ARNt désacétylé est libéré par le site E.

Explication

Pendant la translocation, eEF2 utilise l’hydrolyse du GTP pour déplacer le ribosome de trois nucléotides dans le sens 5’ vers 3’, faire passer le peptidyl-ARNt de A vers P et libérer l’ARNt désacétylé par E. eEF1A intervient dans l’entrée de l’aminoacyl-ARNt, tandis qu’eRF3 intervient lors de la terminaison.

18. Comment les codons stop UAA, UAG et UGA sont-ils reconnus pendant la terminaison de la traduction ?

Ils sont reconnus par la peptidyl-transférase, qui les convertit en codons sens.
Ils sont reconnus par eEF1A, qui apporte un aminoacyl-ARNt au site A.
Ils sont reconnus par des facteurs de terminaison, car ils ne possèdent ni ARNt terminateur ni anticodon correspondant.
Ils sont reconnus par des ARNt spécifiques, car chacun possède un anticodon complémentaire.

Ils sont reconnus par des facteurs de terminaison, car ils ne possèdent ni ARNt terminateur ni anticodon correspondant.

Explication

Les trois codons stop ne correspondent à aucun ARNt terminateur et ne possèdent donc pas d’anticodon correspondant. Leur reconnaissance repose sur des facteurs de terminaison, contrairement aux codons sens, qui sont lus par des ARNt.

19. Que se passe-t-il lorsque le ribosome atteint un codon stop chez les eucaryotes ?

eRF1 reconnaît le codon au site A et eRF3, grâce à l’hydrolyse du GTP, permet la libération du polypeptide.
eIF2 reconnaît le codon au site A et eIF2B, grâce à l’hydrolyse du GTP, dissocie la coiffe de l’ARN messager.
eEF1A reconnaît le codon au site A et eEF2, grâce à l’hydrolyse du GTP, ajoute un dernier acide aminé.
eRF3 reconnaît le codon au site A et eRF1, grâce à l’hydrolyse du GTP, déplace le ribosome de trois nucléotides.

eRF1 reconnaît le codon au site A et eRF3, grâce à l’hydrolyse du GTP, permet la libération du polypeptide.

Explication

eRF1 reconnaît le codon stop situé au site A, tandis qu’eRF3, une protéine G, utilise l’hydrolyse du GTP pour permettre l’hydrolyse de la liaison entre le polypeptide et l’ARNt du site P. Les facteurs eEF1A et eEF2 participent à l’élongation, pas à la libération au codon stop.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Traduction de l’information génétique.

Qu'est-ce que le génome dans une cellule ?

L'ensemble des gènes présents dans une cellule.

Qu'est-ce que le protéome d'une cellule ?

L'ensemble des peptides présents dans une cellule.

Par quoi est déterminé le protéome d'une cellule ?

Par de nombreux facteurs et la transcription du génome.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Traduction de l’information génétique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM