UE 2.4 : Processus traumatiques : fiche de révision
Fractures, entorses, luxations, traumatismes crâniens, plaies, brûlures et surveillance sous plâtre : la fiche de l'UE 2.4 pour le partiel du semestre 1.
1Fractures, entorses et luxations
Une fracture est une rupture de la continuité d'un os. Elle est fermée quand la peau est intacte, ouverte quand le foyer communique avec l'extérieur, ce qui ajoute un risque infectieux. Signes : douleur vive, impotence fonctionnelle, déformation, œdème, hématome. Le diagnostic est confirmé par la radiographie. Le traitement suit trois temps : réduction (remettre les fragments en place), contention (traitement orthopédique par plâtre ou résine, ou traitement chirurgical par ostéosynthèse : plaque, vis, clou, broches, fixateur externe), puis rééducation. La consolidation passe par la formation d'un cal osseux.
L'entorse est une lésion des ligaments d'une articulation, de l'étirement à la rupture, sans perte de contact durable entre les surfaces articulaires. La luxation est une perte de contact complète et permanente entre ces surfaces ; elle impose une réduction rapide par un médecin, après radiographie. Pour l'entorse bénigne, retiens le protocole GREC : glace, repos, élévation, contention. Dans tous les cas, on recherche une complication vasculaire ou nerveuse en aval : pouls, coloration, chaleur, sensibilité et mobilité des extrémités.
2Traumatisme crânien
Le traumatisme crânien peut entraîner des lésions immédiates (plaie du cuir chevelu, fracture, contusion cérébrale) et des lésions secondaires, plus sournoises : hématome extradural, hématome sous-dural, œdème cérébral. Le danger est l'hypertension intracrânienne, qui se manifeste par des céphalées, des vomissements en jet et des troubles de la conscience. L'hématome extradural est le piège classique : après une perte de connaissance initiale, le patient va bien pendant quelques heures (intervalle libre), puis son état neurologique s'aggrave brutalement. C'est une urgence neurochirurgicale.
La surveillance infirmière est neurologique et répétée : état de conscience par le score de Glasgow, pupilles (taille, symétrie, réactivité à la lumière), motricité des quatre membres, pouls, pression artérielle, respiration, apparition de céphalées ou de vomissements. Le score de Glasgow additionne trois réponses : ouverture des yeux (1 à 4), réponse verbale (1 à 5), réponse motrice (1 à 6). Il va de 3 à 15 ; un score inférieur ou égal à 8 définit le traumatisme crânien grave. Toute baisse du score ou toute asymétrie pupillaire se signale immédiatement au médecin.
3Plaies, brûlures et surveillance sous plâtre
Devant une plaie, on évalue la localisation, la profondeur, la souillure, la présence d'un corps étranger et l'atteinte possible d'un tendon, d'un nerf ou d'un vaisseau, et on vérifie le statut vaccinal antitétanique. La gravité d'une brûlure dépend de son étendue (règle des 9 de Wallace chez l'adulte ; la paume de la main du patient représente environ 1 % de sa surface corporelle), de sa profondeur, de sa localisation (visage, mains, périnée, voies aériennes), de l'âge et du terrain. Premier degré : érythème douloureux, comme un coup de soleil. Deuxième degré : phlyctènes. Troisième degré : destruction de toute l'épaisseur de la peau, aspect cartonné, zone insensible.
Sous plâtre, la surveillance porte sur les extrémités : douleur, coloration, chaleur, œdème, sensibilité, mobilité. Une douleur qui augmente, des fourmillements, des doigts froids, pâles ou bleus font craindre une compression (syndrome des loges) : c'est une urgence, le plâtre doit être fendu sur avis médical. Autres complications : thrombose veineuse pour un membre inférieur immobilisé (prévention sur prescription), lésions cutanées sous plâtre, déplacement secondaire. Conseils au patient : surélever le membre, bouger doigts ou orteils, ne pas mouiller le plâtre, ne rien glisser dessous pour se gratter.
4Pièges du partiel et méthode de révision
Les pièges classiques : confondre entorse (ligaments) et luxation (perte de contact des surfaces articulaires) ; croire qu'une brûlure du troisième degré est la plus douloureuse alors que la zone est insensible ; oublier que le score de Glasgow commence à 3 et non à 0 ; rassurer à tort un traumatisé crânien qui va bien après une perte de connaissance ; banaliser une douleur sous plâtre en donnant un antalgique sans alerter. Autre erreur fréquente : citer la surveillance sans dire ce que l'on recherche.
Méthode : pour chaque traumatisme, construis la même carte en cinq lignes : définition, signes, traitement, complications, surveillance infirmière. Le partiel de l'UE 2.4 repose souvent sur une situation clinique : entraîne-toi à relier chaque élément de surveillance à la complication qu'il dépiste (pupilles et hématome intracrânien, extrémités et compression sous plâtre, température et infection d'une fracture ouverte).
Définitions à connaître par cœur
Quiz : teste-toi sur ue 2.4 : processus traumatiques
8 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !
1. Une entorse est une lésion…
- A.de l'os
- B.des ligaments
- C.du cartilage de croissance
- D.du muscle
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Réponse : B. des ligaments
L'entorse touche les ligaments, de l'étirement à la rupture, sans perte de contact durable des surfaces articulaires.
2. Le score de Glasgow varie de…
- A.0 à 10
- B.0 à 15
- C.1 à 15
- D.3 à 15
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Réponse : D. 3 à 15
Chaque réponse vaut au minimum 1 point : le score le plus bas est 3, le plus haut 15.
3. Un intervalle libre après un traumatisme crânien fait craindre…
- A.un hématome extradural
- B.une simple commotion sans gravité
- C.une fracture du rachis lombaire
- D.une crise d'angoisse
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Réponse : A. un hématome extradural
L'aggravation secondaire après une période sans symptôme est typique de l'hématome extradural, urgence neurochirurgicale.
4. Quelle brûlure se caractérise par des phlyctènes ?
- A.Le premier degré
- B.Le troisième degré
- C.Le deuxième degré
- D.Aucune, c'est un signe d'infection
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Réponse : C. Le deuxième degré
Premier degré : érythème. Deuxième degré : phlyctènes. Troisième degré : peau détruite, cartonnée et insensible.
5. Un patient plâtré se plaint d'une douleur croissante et de fourmillements. Tu…
- A.donnes l'antalgique prescrit et réévalues le lendemain
- B.alertes le médecin sans attendre
- C.surélèves le membre et attends la visite
- D.rassures le patient, c'est habituel
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Réponse : B. alertes le médecin sans attendre
Ces signes évoquent une compression sous plâtre : c'est une urgence, le plâtre doit être fendu sur avis médical.
6. La règle des 9 de Wallace sert à évaluer…
- A.la profondeur d'une brûlure
- B.la douleur d'un brûlé
- C.le risque d'escarre
- D.l'étendue d'une brûlure chez l'adulte
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Réponse : D. l'étendue d'une brûlure chez l'adulte
Elle attribue un pourcentage de surface corporelle à chaque région du corps de l'adulte.
7. Quels sont les trois temps du traitement d'une fracture ?
- A.Réduction, contention, rééducation
- B.Contention, réduction, radiographie
- C.Antalgie, repos, reprise d'appui
- D.Réduction, ostéosynthèse, plâtre
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Réponse : A. Réduction, contention, rééducation
On réduit, on maintient (plâtre ou ostéosynthèse), puis on rééduque.
8. Devant une plaie souillée, quel statut vaccinal vérifies-tu ?
- A.La coqueluche
- B.L'hépatite B
- C.Le tétanos
- D.La rougeole
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Réponse : C. Le tétanos
Toute plaie expose au tétanos : le statut vaccinal est vérifié systématiquement.
Questions fréquentes
Comment retenir le score de Glasgow ?
Retiens Y-V-M et 4-5-6 : ouverture des yeux sur 4, réponse verbale sur 5, réponse motrice sur 6. Le total va de 3 à 15, et un score inférieur ou égal à 8 correspond à un traumatisme crânien grave.
Que surveiller chez un patient porteur d'un plâtre ?
Les extrémités : douleur, coloration, chaleur, œdème, sensibilité et mobilité des doigts ou des orteils. On surveille aussi l'état du plâtre, les points d'appui et, pour un membre inférieur, les signes de thrombose veineuse.
Quelle différence entre traitement orthopédique et chirurgical ?
Le traitement orthopédique immobilise la fracture sans ouvrir : plâtre, résine, attelle, traction. Le traitement chirurgical fixe les fragments avec du matériel d'ostéosynthèse. Le choix dépend du type de fracture, de son déplacement et du patient.
Sur quoi porte le partiel de l'UE 2.4 ?
Le plus souvent sur des connaissances (définitions, signes, complications) et une situation clinique où il faut justifier la surveillance infirmière. Les modalités exactes dépendent de ton IFSI : vérifie-les dans ton livret d'évaluation.
