Signal discret : Signal défini uniquement à des instants précis et espacés dans le temps, généralement représenté par une suite de valeurs.
Exemple : température mesurée chaque heure.
Signal échantillonné : Représentation d’un signal analogique obtenue en prélevant ses valeurs à intervalles réguliers (période d’échantillonnage T).
Exemple : sin(2πt) échantillonné toutes les 0,1 s.
Signal quantifié : Signal dont l’amplitude est limitée à un nombre fini de niveaux, résultant de la quantification lors de la conversion analogique-numérique.
Exemple : audio codé sur 8 bits (256 niveaux).
Signal numérique : Signal discret et quantifié, prenant un nombre fini de valeurs à des instants espacés.
Exemple : fichier MP3.
Impulsion de Dirac discrète δ[n] : Fonction de base en traitement du signal, valant 1 à n=0 et 0 ailleurs, utilisée pour décomposer tout signal discret.
Formule : δ[n] = 1 si n=0, 0 sinon.
Propriétés : périodicité et symétrie
Les signaux discrets, essentiels en traitement numérique, se caractérisent par leur définition à des instants précis, leur décomposition en impulsions, et leur comportement périodique ou symétrique, permettant leur analyse via la réponse impulsionnelle et la convolution.
Transformée de Fourier (TF) : Opération mathématique qui décompose un signal temporel ou spatial en une somme de sinusoïdes de différentes fréquences, permettant d'analyser sa composition fréquentielle.
Point essentiel : Elle établit une correspondance entre le domaine temporel (ou spatial) et le domaine fréquentiel.
Transformée de Fourier discrète (DFT) : Version numérique de la TF appliquée à un signal discret fini, permettant d’obtenir ses composantes fréquentielles.
Point essentiel : Elle est calculée via l’algorithme FFT pour une efficacité accrue.
Spectre d’un signal : Représentation de l’amplitude et de la phase des différentes fréquences constituant un signal, généralement obtenu par la TF ou la DFT.
Point essentiel : Le spectre permet d’identifier les composantes dominantes et la structure fréquentielle.
Théorème de Shannon : Principe fondamental stipulant que pour une reconstruction parfaite d’un signal continu à partir de ses échantillons, la fréquence d’échantillonnage doit être au moins deux fois supérieure à la fréquence maximale du signal (fréquence de Nyquist).
Point essentiel : Garantit la fidélité de la conversion entre domaine continu et discret.
Transformée en Z : Outil d’analyse des systèmes discrets, généralisant la DFT pour étudier la stabilité et la réponse en fréquence des systèmes linéaires discrets.
Point essentiel : Elle permet d’étudier la stabilité et la réponse dynamique via la localisation des pôles et zéros.
La transformée de Fourier, qu’elle soit continue ou discrète, est essentielle pour analyser la composition fréquentielle des signaux et la réponse des systèmes, en permettant une compréhension approfondie du comportement en fréquence et facilitant le traitement numérique.
Transformée en Z
Systèmes invariants dans le temps (LTI)
Fonction de transfert
Stabilité d’un système en transformée en Z
Réponse impulsionnelle
La transformée en Z permet d’étudier efficacement la stabilité, la réponse en fréquence et la réponse impulsionnelle des systèmes discrets, en transformant des équations de récurrence en expressions algébriques dans le plan complexe.
Système linéaire discret : Transformation qui associe à une entrée discrète une sortie vérifiant la propriété de linéarité, c’est-à-dire que la réponse à une combinaison linéaire d’entrées est la même combinaison linéaire des réponses individuelles.
Réponse impulsionnelle : La sortie d’un système discret lorsqu’il est excité par une impulsion de Dirac . Elle caractérise totalement le comportement du système linéaire invariant dans le temps.
Convolution : Opération mathématique qui permet de calculer la sortie d’un système linéaire discret à partir de son entrée et de sa réponse impulsionnelle . Elle est définie par .
Invariant dans le temps : Propriété d’un système où la réponse à une entrée décalée dans le temps est la même que la réponse initiale décalée, c’est-à-dire que le comportement du système ne dépend pas du moment précis de l’observation.
Causalité : Un système est causal si la sortie à l’instant dépend uniquement des entrées et des sorties aux instants antérieurs ou égaux à . La réponse impulsionnelle est nulle pour .
Un système linéaire discret est entièrement défini par sa réponse impulsionnelle, et sa sortie pour toute entrée peut être calculée par convolution, ce qui facilite l’analyse et la conception en traitement numérique du signal.
Convolution discrète : Opération mathématique qui combine deux signaux discrets pour produire un nouveau signal, en multipliant et en sommant leurs valeurs décalées dans le temps.
Formule :
Réponse impulsionnelle : La sortie d’un système linéaire discret lorsqu’il est excité par une impulsion de Dirac . Elle caractérise entièrement le système.
Notation :
Propriétés de la convolution :
Produit de polynômes : Méthode pour calculer la convolution finie en effectuant la multiplication des coefficients de deux polynômes associés aux signaux.
La convolution discrète est l’outil fondamental pour analyser et implémenter le comportement des systèmes linéaires discrets, en reliant l’entrée, la réponse impulsionnelle et la sortie du système.
Impulsion de Dirac discrète (δ[n]) : Signal discret prenant la valeur 1 en n=0 et 0 ailleurs. Elle sert de référence pour la décomposition des signaux discrets.
Exemple : δ[n−k] = 1 si n=k, 0 sinon.
Échelon unité (u[n]) : Signal qui vaut 1 pour n ≥ 0, 0 sinon. Utilisé pour modéliser des montées ou des seuils dans un signal.
Exemple : u[n] = 1 si n ≥ 0, 0 si n < 0.
Signal périodique : Signal qui se répète après un certain nombre d’échantillons N, tel que s[n+N] = s[n]. La périodicité est essentielle pour l’analyse fréquentielle.
Exemple : Signal carré avec période N=8.
Produit de convolution (x ∗ h)[n] : Opération combinant deux signaux pour produire un nouveau signal, représentant la réponse d’un système linéaire invariant.
Formule : (x ∗ h)[n] = Σ x[k] h[n−k].
Signal sinusoïdal discret : Signal de la forme s[n] = A sin(2πf n Te + ϕ), périodique si NTe = k, avec N la période en échantillons. La périodicité dépend de la fréquence f et du pas d’échantillonnage Te.
Les signaux discrets usuels et leurs opérations fondamentales, notamment la convolution, sont essentiels pour analyser et concevoir des systèmes numériques, en particulier dans le traitement du signal et la commande numérique.
Signal discret : Signal défini uniquement à des instants discrets, souvent issus d’un échantillonnage d’un signal continu.
Exemple : valeurs de température mesurées chaque heure.
Périodicité : Propriété d’un signal qui se répète après un certain nombre d’échantillons N, tel que s[n + N] = s[n].
Exemple : signal carré avec période N = 8.
Signal sinusoïdal discret : Signal périodique en échantillons, de la forme s[n] = A sin(2πfnTe + ϕ), où Te est la période d’échantillonnage.
Condition de périodicité : NTe = k, avec k ∈ N.
Parité d’un signal : Propriété de symétrie.
Opération de déphasage : Décalage d’un signal de k échantillons dans le temps, noté s[n ± k].
Exemple : retard ou avance d’un signal.
Produit de convolution : Opération combinant deux signaux pour produire un nouveau signal, notée (x ∗ h)[n], qui modélise la réponse d’un système linéaire invariant.
Propriétés essentielles : commutativité, associativité, élément neutre (impulsion δ[n]).
Les propriétés de périodicité, parité et convolution des signaux discrets sont fondamentales pour analyser et traiter efficacement les systèmes numériques, en permettant notamment leur modélisation, leur filtrage et leur réponse à diverses entrées.
Déphasage : Opération consistant à décaler un signal discret de k échantillons vers la gauche (avance) ou la droite (retard).
Exemple : s[n ± k].
Repliement (Symétrie) : Transformation d’un signal x[n] en y[n] = x[−n], créant un miroir par rapport à l’axe n=0.
Point à retenir : Permet d’étudier la symétrie du signal.
Décimation : Réduction de la fréquence d’échantillonnage d’un signal en conservant un échantillon sur k, supprimant ainsi des données.
Formule : y[n] = x[kn].
Interpolation : Augmentation de la fréquence d’échantillonnage en insérant des valeurs intermédiaires entre les échantillons existants.
Méthodes : zéro, échelon, linéaire.
Produit de convolution : Opération combinant deux signaux x[n] et h[n] pour produire un nouveau signal y[n], en multipliant et sommant leurs valeurs décalées.
Formule : y[n] = Σ x[k] h[n−k].
Propriétés de la convolution :
Les opérations sur les signaux, telles que le décalage, la repliement, la décimation, l’interpolation et la convolution, sont fondamentales pour le traitement numérique du signal, permettant de modifier, analyser et synthétiser des signaux discrets dans diverses applications.
Système invariant dans le temps : Système dont la réponse à une entrée décalée dans le temps est décalée de la même manière. Formellement, si l’entrée x[n] produit la sortie y[n], alors pour toute translation k, l’entrée x[n - k] produit la sortie y[n - k].
Réponse impulsionnelle (h[n]) : Réponse d’un système à une impulsion de Dirac δ[n]. Elle caractérise entièrement un système linéaire invariant dans le temps (SLDI).
Linéarité : Propriété selon laquelle la réponse à une combinaison linéaire d’entrées est la combinaison linéaire des réponses individuelles. Si x₁[n] et x₂[n] donnent respectivement y₁[n] et y₂[n], alors pour α, β ∈ ℝ, l’entrée αx₁[n] + βx₂[n] donne la sortie αy₁[n] + βy₂[n].
Causalité : Le système ne dépend que des entrées présentes ou passées, pas du futur. La sortie y[n] dépend uniquement de x[k] pour k ≤ n.
Réponse à une impulsion : La réponse d’un système à δ[n], qui permet de déterminer la réponse à tout autre signal via la convolution.
La réponse impulsionnelle h[n] suffit à décrire complètement un SLDI, car toute réponse à une entrée x[n] peut s’obtenir par convolution : y[n] = (x * h)[n].
La propriété d’invariance dans le temps implique que le comportement du système ne change pas avec le temps, ce qui facilite son analyse et sa modélisation.
La convolution est une opération fondamentale pour analyser et implémenter les systèmes linéaires invariants dans le temps.
La causalité impose que la réponse d’un système à une impulsion ne dépend que des valeurs passées ou présentes, ce qui est essentiel pour la stabilité et la réalisabilité pratique.
Un système invariant dans le temps est entièrement décrit par sa réponse impulsionnelle, et sa linéarité permet de prédire sa réponse à toute entrée par convolution, simplifiant ainsi son étude et sa conception.
Réponse impulsionnelle (h[n]) : La sortie d’un système linéaire discret lorsqu’il est excité par une impulsion de Dirac δ[n]. Elle caractérise entièrement le système en invariance dans le temps.
Impulsion de Dirac discrète (δ[n]) : Signal discret qui vaut 1 à n=0 et 0 ailleurs. Elle sert de référence pour analyser la réponse d’un système.
Linéarité : Propriété selon laquelle la réponse d’un système à une combinaison linéaire d’entrées est la même combinaison linéaire des réponses individuelles.
Invariance dans le temps : Propriété selon laquelle le comportement du système ne dépend pas du moment où l’entrée est appliquée, la réponse décalée étant la même.
Convolution (∗) : Opération mathématique qui combine l’entrée x[n] avec la réponse impulsionnelle h[n] pour donner la sortie y[n], exprimée par y[n] = (x ∗ h)[n].
Système invariant et causal : Système dont la réponse dépend uniquement des entrées passées ou présentes, et dont la réponse ne change pas dans le temps.
La réponse impulsionnelle est la description complète d’un système linéaire discret invariant dans le temps.
Tout signal d’entrée peut s’écrire comme une somme d’impulsions de Dirac pondérées, permettant de calculer la sortie via la convolution avec la réponse impulsionnelle.
La convolution est associative, commutative et distributive, ce qui facilite l’analyse et la conception de systèmes.
La réponse impulsionnelle permet de déterminer la stabilité, la causalité et la fréquence de fonctionnement d’un système.
La réponse impulsionnelle d’un système linéaire discret invariant dans le temps suffit à en connaître le comportement complet, car la sortie pour tout signal d’entrée peut être obtenue par la convolution de cette réponse avec l’entrée.
| Concept | Description | Exemple / Remarque |
|---|---|---|
| Signal discret | Signal défini uniquement à des instants précis, sous forme de suite de valeurs | Mesure horaire, échantillonnage audio |
| Signal échantillonné | Signal continu prélevé à intervalles réguliers (T) | Sinusoïde échantillonnée |
| Signal quantifié | Signal discret en amplitude (niveaux finis) | Audio numérique 8 bits |
| Signal numérique | Signal discret + quantifié, valeurs finies | Fichier MP3 |
| Impulsion de Dirac δ[n] | Fonction de base : 1 à n=0, 0 sinon | Décomposition de signaux |
| Périodicité | s[n+N] = s[n], pour N fixe | Signal périodique avec N périodes |
| Parité | Pair : s[−n]=s[n], Impair : s[−n]=−s[n] | Symétrie du signal |
| Transformée de Fourier (TF) | Décompose en sinusoïdes, domaine fréquentiel | Analyse spectrale |
| Transformée de Fourier discrète (DFT) | Version numérique, calculée via FFT | Analyse de signaux numériques |
| Transformée en Z | Analyse des systèmes discrets, fonction de | Stabilité, réponse en fréquence |
| Fonction de transfert | Rapport , caractérise un système | Pôles et zéros, stabilité |
| Réponse impulsionnelle | Réponse à une impulsion, caractérise le système | Utilisée pour convolution |
| Convolution | Opération pour obtenir la sortie à partir de l’entrée et | |
| Système linéaire invariant | Réponse à une combinaison linéaire = combinaison des réponses | Base du traitement numérique |
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1. Qu'est-ce qu'un signal discret en traitement du signal ?
2. Quel est le nom de l’opération mathématique qui décompose un signal en sinusoïdes de différentes fréquences, permettant d’analyser sa composition fréquentielle?
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Signaux discrets — définition ?
Signaux définis à des instants précis et espacés.
Transformée de Fourier — rôle ?
Décomposer un signal en composantes fréquentielles.
Transformée en Z — utilité ?
Analyser la stabilité et la réponse des systèmes discrets.
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