QCM : Comprendre les troubles anxieux et leur prise en charge — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction défensive du symptôme dans les troubles anxieux ?

Il traduit uniquement une lésion organique du système nerveux
Il correspond à une absence totale de conflit interne
Il protège le sujet dans sa manière d’interagir avec lui-même et le monde
Il supprime définitivement toute tension psychique

Il protège le sujet dans sa manière d’interagir avec lui-même et le monde

Explication

Le symptôme a ici une valeur de défense : il protège le sujet face à la tension psychique. Il n’est donc pas seulement un signe de maladie, mais aussi une manière de maintenir un équilibre.

2. Comment l’angoisse est-elle définie dans les troubles anxieux ?

Comme une peur précise déclenchée par un objet identifié
Comme une réponse uniquement volontaire à un événement extérieur
Comme une expression de la tension psychique liée à un danger indéterminé
Comme une humeur triste persistante sans tension

Comme une expression de la tension psychique liée à un danger indéterminé

Explication

L’angoisse correspond à une tension psychique liée à l’imminence d’un danger dont la nature reste indéterminée. La peur précise d’un objet identifié relève plutôt d’un autre registre émotionnel.

3. Quel est le rôle principal des défenses psychiques ?

Limiter l’angoisse quand une tension apparaît dans le psychisme
Supprimer toute forme de conflit intrapsychique
Favoriser l’expression immédiate de tous les désirs
Rendre le sujet totalement indépendant des contraintes

Limiter l’angoisse quand une tension apparaît dans le psychisme

Explication

Les défenses psychiques sont des réponses destinées à réduire l’angoisse face à une tension interne. Sans elles, la tension deviendrait intenable.

4. À quoi correspond la rigidité défensive ?

À une réaction uniquement consciente et volontaire
À une adaptation souple qui favorise l’autonomie psychique
À une disparition complète des symptômes anxieux
À des protections devenant peu souples et enfermant le sujet dans un fonctionnement rigide

À des protections devenant peu souples et enfermant le sujet dans un fonctionnement rigide

Explication

La rigidité défensive désigne des protections qui se figent et maintiennent le sujet dans un fonctionnement peu flexible. Elle s’oppose à la souplesse adaptative.

5. Quel effet peut avoir un surmoi trop sévère sur le sujet ?

Il empêche toute forme de conflit interne
Il favorise uniquement une satisfaction immédiate des pulsions
Il place le Moi en position d’accusé et peut déclencher culpabilité et inhibition
Il supprime tout sentiment de responsabilité

Il place le Moi en position d’accusé et peut déclencher culpabilité et inhibition

Explication

Un surmoi trop sévère pousse le Moi à l’auto-accusation et peut inhiber l’action. Il peut ainsi entretenir une souffrance névrotique par la culpabilité.

6. Comment la névrose est-elle caractérisée ici ?

Comme un dysfonctionnement des compromis internes entre plaisir et réalité
Comme une réaction normale et toujours adaptative
Comme une atteinte exclusivement somatique sans dimension psychique
Comme une absence totale de conflit entre les instances psychiques

Comme un dysfonctionnement des compromis internes entre plaisir et réalité

Explication

La névrose est décrite comme un trouble où l’articulation entre principe de plaisir et principe de réalité devient inadéquate. Le compromis interne ne fonctionne plus correctement.

7. Quelle caractéristique distingue l’attaque de panique ?

Une peur progressive liée à un objet bien identifié
Une tension légère apparaissant seulement la nuit
Une crise brutale et soudaine sans facteur déclenchant clair, avec pic rapide
Une tristesse durable sans symptômes physiques

Une crise brutale et soudaine sans facteur déclenchant clair, avec pic rapide

Explication

L’attaque de panique débute brutalement, souvent sans déclencheur clair, et atteint rapidement un pic. Elle s’accompagne de symptômes physiques envahissants.

8. Quels phénomènes psychiques peuvent accompagner une attaque de panique ?

La déréalisation et la dépersonnalisation
L’obsession alimentaire et le mutisme
L’amnésie totale de la vie entière
L’euphorie et la logorrhée

La déréalisation et la dépersonnalisation

Explication

Pendant l’attaque, le sujet peut ressentir une déréalisation et une dépersonnalisation, avec impression que le monde devient dangereux ou de ne plus être soi-même. Ces phénomènes sont typiques de l’épisode aigu.

9. À partir de combien d’attaques de panique le trouble panique est-il évoqué ici ?

Après 4 à 5 attaques de panique sur un mois
Après plusieurs mois sans aucun épisode
Après une seule attaque isolée
Après des crises uniquement déclenchées par un objet précis

Après 4 à 5 attaques de panique sur un mois

Explication

Le trouble panique est évoqué après 4 à 5 attaques de panique sur un mois. Il ne se réduit donc pas à une crise unique et isolée.

10. Que désigne l’agoraphobie dans le cadre du trouble panique ?

La peur de parler en public uniquement
La crainte d’une maladie organique grave
La peur des animaux ou des insectes
La peur de l’attaque de panique et le besoin de pouvoir s’échapper ou se réfugier dans un lieu sûr

La peur de l’attaque de panique et le besoin de pouvoir s’échapper ou se réfugier dans un lieu sûr

Explication

L’agoraphobie est liée à la peur de refaire une attaque et au besoin de pouvoir quitter rapidement la situation ou rejoindre un lieu sûr. Elle favorise souvent l’évitement.

11. Quelle caractéristique décrit le mieux l’anxiété généralisée ?

Une peur exclusive des lieux ouverts avec besoin de fuite vers un lieu sûr
Une inquiétude diffuse et flottante sans objet précis qui dure depuis plusieurs mois
Une crise brutale avec pic en quelques minutes et sensation de mourir
Une peur brève déclenchée par un objet unique et immédiatement identifiable

Une inquiétude diffuse et flottante sans objet précis qui dure depuis plusieurs mois

Explication

L’anxiété généralisée se manifeste par une inquiétude diffuse, sans objet précis, installée dans la durée. Les autres propositions décrivent plutôt une phobie, une attaque de panique ou une agoraphobie.

12. Quel trait correspond le mieux à une phobie spécifique ?

Une inquiétude permanente et flottante sans objet identifiable
Une crainte d’avoir une nouvelle crise entre deux attaques de panique
Une peur intense déclenchée par un objet ou une situation précise avec évitement
Une sensation de danger indéterminé sans représentation de la menace

Une peur intense déclenchée par un objet ou une situation précise avec évitement

Explication

La phobie spécifique est limitée à un objet ou une situation précise et entraîne des évitements. L’anxiété généralisée est diffuse, et la peur de nouvelle crise renvoie au trouble panique.

13. Quel énoncé correspond le mieux aux troubles somatiques et à la conversion ?

Une inquiétude diffuse de longue durée sans objet précis
Une douleur organique est toujours retrouvée à l’examen biologique
Une peur sociale avec honte et évitement des interactions
Des manifestations corporelles sont rapportées sans cause organique démontrée

Des manifestations corporelles sont rapportées sans cause organique démontrée

Explication

Le trouble de conversion se manifeste par des symptômes corporels sans cause organique démontrée. Les autres choix renvoient à des troubles anxieux ou à une symptomatologie organique.

14. Quelle population est davantage touchée par les troubles de conversion ?

Des personnes âgées exclusivement, quel que soit le sexe
Des hommes jeunes, avec une prédominance systématique masculine
Des femmes, avec une proportion d’environ deux femmes pour un homme
Des enfants uniquement, sans différence selon le sexe

Des femmes, avec une proportion d’environ deux femmes pour un homme

Explication

Les troubles de conversion présentent une prédominance féminine d’environ deux femmes pour un homme. Le texte mentionne aussi une fréquence plus élevée chez les personnes de faible statut socio-économique.

15. Quelle affirmation décrit le mieux la somatisation ?

Elle se définit par des attaques de panique répétées sur un mois
Elle désigne une peur intense d’un objet précis avec évitement
Elle correspond à des symptômes multiples inexpliqués médicalement
Elle correspond à une crise aiguë avec déréalisation et dépersonnalisation

Elle correspond à des symptômes multiples inexpliqués médicalement

Explication

La somatisation renvoie à des plaintes corporelles multiples sans explication médicale suffisante. Les autres propositions concernent la phobie, le trouble panique ou l’attaque de panique.

16. Quel point rapproche la somatisation du trouble hypocondriaque ?

Le tableau repose sur une attaque brutale avec pic en quelques minutes
La préoccupation corporelle y est centrale et peut conduire à consulter fréquemment
La peur principale est celle d’être jugé dans les situations sociales
Le symptôme est toujours lié à une lésion organique objectivable

La préoccupation corporelle y est centrale et peut conduire à consulter fréquemment

Explication

Dans la somatisation comme dans l’hypocondrie, l’attention portée au corps et à ses sensations est au premier plan et peut entraîner une forte demande de soins. Les autres propositions décrivent d’autres troubles.

17. Quel énoncé définit le mieux le trouble de conversion ?

Une peur intense de la foule avec besoin de s’échapper rapidement
Une répétition d’attaques de panique entraînant une peur anticipatoire
Des manifestations corporelles sont présentes sans cause organique démontrée
Une inquiétude permanente sans objet précis depuis plus de six mois

Des manifestations corporelles sont présentes sans cause organique démontrée

Explication

Le trouble de conversion est un trouble somatique dans lequel des symptômes corporels sont rapportés sans cause organique démontrée. Les autres réponses correspondent à l’agoraphobie, à l’anxiété généralisée ou au trouble panique.

18. Quel profil est associé plus souvent au trouble de conversion ?

Une survenue réservée aux adolescents en bonne santé physique
Une absence totale de différence selon le sexe et le milieu social
Une prédominance féminine et un statut socio-économique plus faible
Une prédominance masculine et un haut niveau socio-économique

Une prédominance féminine et un statut socio-économique plus faible

Explication

Le cours indique environ deux femmes pour un homme et une fréquence plus élevée chez des personnes de faible statut socio-économique. Ces éléments caractérisent le profil épidémiologique du trouble de conversion.

19. Quel traitement est utilisé pour diminuer durablement certains symptômes anxieux ?

Les anticoagulants
Les corticoïdes
Les antidépresseurs
Les antibiotiques

Les antidépresseurs

Explication

Les antidépresseurs font partie des traitements médicamenteux des troubles anxieux et visent à réduire durablement certains symptômes. Les autres propositions ne constituent pas un traitement de référence de l’anxiété.

20. Quelle conduite infirmière est prioritaire pendant une crise d’angoisse ?

Laisser le patient seul pour éviter toute dépendance
Reporter toute évaluation jusqu’à la disparition spontanée des symptômes
Minimiser la crise pour réduire son intensité
Éliminer d’abord une urgence somatique puis prendre les paramètres vitaux

Éliminer d’abord une urgence somatique puis prendre les paramètres vitaux

Explication

En crise d’angoisse, il faut d’abord éliminer une urgence somatique, puis objectiver la situation par les paramètres vitaux. Le texte recommande aussi une présence rassurante et de ne pas banaliser la crise.

21. Lors d’une crise d’angoisse, quelle conduite infirmière doit être prioritaire avant d’attribuer les symptômes à une cause anxieuse ?

Rassurer immédiatement sans évaluation clinique supplémentaire
Administrer un hypnotique puis attendre la diminution des symptômes
Éliminer d’abord une urgence somatique et prendre les paramètres vitaux
Laisser le patient seul pour éviter de renforcer l’angoisse

Éliminer d’abord une urgence somatique et prendre les paramètres vitaux

Explication

La priorité est de rechercher une urgence somatique potentielle et d’objectiver l’état clinique avec les paramètres vitaux. Ensuite seulement, on peut envisager une prise en charge centrée sur l’angoisse.

22. Quel élément fait partie de la surveillance infirmière recommandée entre les crises chez un patient anxieux ?

Se limiter à vérifier la température corporelle une fois par semaine
Observer le sommeil, l’alimentation, le non-verbal et les manifestations anxieuses
Éviter toute discussion sur les symptômes pour ne pas les renforcer
N’évaluer que la douleur, car elle résume l’évolution de l’anxiété

Observer le sommeil, l’alimentation, le non-verbal et les manifestations anxieuses

Explication

La surveillance doit porter sur plusieurs dimensions : signes d’anxiété, non-verbal, sommeil, alimentation et propos du patient. Cela permet de suivre l’évolution, d’identifier les facteurs favorisants et de repérer une aggravation ou un risque suicidaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Comprendre les troubles anxieux et leur prise en charge.

Fonction défensive du symptôme

Protège le sujet dans ses interactions psychiques et avec le monde

Défenses psychiques — rôle ?

Limiter l’angoisse lors d’un conflit intérieur

Conflit intrapsychique — définition ?

Affrontement entre éléments psychiques internes générant tension et angoisse

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