Vulnérabilité : Situation d’une personne qui risque d’être blessée ou de subir un préjudice, notamment lorsqu’elle ne possède pas toutes les ressources nécessaires pour être autonome (CM Approche sociologique des pratiques adaptées). En EPS, la vulnérabilité concerne principalement les enfants qui ne sont pas encore autonomes car ils n’ont pas pleinement développé leurs capacités physiques.
Autonomie physique : Capacité d’un individu à réaliser seul les actes de la vie quotidienne ou à utiliser son corps de manière efficace, sans dépendance excessive. En EPS, cela renvoie à la maîtrise de ses capacités physiques pour agir dans diverses situations.
Capacités physiques en EPS : Ensemble des ressources corporelles (force, endurance, souplesse, coordination, etc.) que l’individu doit mobiliser et développer pour participer efficacement aux activités physiques. Leur développement est essentiel pour réduire la vulnérabilité et favoriser l’autonomie.
La vulnérabilité reflète une fragilité liée au manque de ressources ou de capacités, tandis que l’autonomie physique désigne la capacité à agir seul grâce à un développement suffisant de ses capacités corporelles, essentiel en EPS pour favoriser l’indépendance et la maîtrise de soi.
Littératie physique : connaissance suffisamment fine de son corps pour l’utiliser au mieux dans sa vie, intégrant une dimension sociale. Elle dépasse la simple pratique d’activités physiques ou sportives, en impliquant une compréhension approfondie du corps et de ses capacités (source : contenu source).
Connaissance du corps : capacité à percevoir, comprendre et maîtriser ses propres ressources corporelles, permettant une utilisation optimale dans diverses situations de la vie quotidienne ou sportive. Elle inclut aussi la conscience de ses limites et potentialités.
Utilisation optimale du corps : emploi efficace et adapté des ressources corporelles en fonction des contextes, en évitant la vulnérabilité et en favorisant la performance, la sécurité et le bien-être. Elle suppose une maîtrise fine et une conscience de ses capacités physiques et sociales.
La littératie physique ne se limite pas à la pratique sportive, mais englobe la connaissance fine du corps pour une utilisation adaptée dans la vie quotidienne et sociale. Elle implique une dimension sociale, notamment la prise en compte du regard des autres et des normes sociales.
La connaissance du corps permet d’éviter la vulnérabilité, notamment chez les enfants en développement, qui ne sont pas encore autonomes physiquement.
La distinction entre activité physique, sport et activité quotidienne est essentielle : l’activité physique désigne toute situation mettant en jeu le corps avec dépense énergétique, sans nécessairement être codifiée ou compétitive ; le sport est une activité codifiée, régie par des règles et souvent compétitive ; l’activité quotidienne inclut des gestes simples (monter des escaliers, porter des sacs).
La maîtrise du corps, dans une perspective sociologique, inclut aussi la conscience de ses ressources pour réduire la dépense d’énergie et optimiser la thermorégulation (ex : bipédie, endurance).
La dimension sociale de la littératie physique est essentielle : elle concerne aussi la capacité à agir dans un cadre social, à respecter des normes, à comprendre et à s’adapter aux attentes sociales liées à l’utilisation du corps.
La littératie physique consiste en une connaissance fine et une maîtrise du corps permettant une utilisation adaptée et optimale dans divers contextes, intégrant à la fois des dimensions biologiques, sociales et culturelles.
Pratiques sportives : Activités codifiées, régies par des règles, souvent associées à la compétition. Elles impliquent une organisation structurée et une dimension de performance.
Activités physiques : Situations de la vie quotidienne mettant en jeu le corps, telles que le jardinage, monter les escaliers ou porter des sacs, avec une dépense énergétique. Elles ne nécessitent pas forcément une organisation spécifique ou une dimension compétitive.
Sport : Ensemble d’activités physiques codifiées, régies par des règles, avec une dimension de compétition. Il s’agit d’une pratique structurée qui dépasse l’activité physique quotidienne.
Activité physique : Toute situation mettant en jeu le corps, engendrant une dépense énergétique, pouvant inclure le sport mais aussi des actions de la vie courante. Elle est plus globale que le sport, qui en constitue une dimension spécifique.
La pratique sportive est une activité codifiée et compétitive, tandis que l’activité physique désigne toute utilisation du corps dans la vie quotidienne, avec une dépense énergétique, sans nécessairement impliquer une organisation ou une compétition.
Déviance : La déviance correspond à la transgression d’une norme, c’est-à-dire un comportement qui s’écarte d’une référence commune que l’on respecte. Elle implique un jugement social selon lequel un acte ou une conduite est considéré comme non conforme aux attentes sociales (voir aussi "transgression d’une norme").
Normes sociales : Ce sont des comportements attendus qui découlent des valeurs partagées dans une société. Elles sont le prolongement des valeurs, incarnant ces dernières dans des comportements concrets et obligatoires, souvent rappelés par la présence d’autrui ou par le regard social.
Transgression d’une norme : C’est l’action de s’écarter volontairement ou involontairement d’une norme sociale. La transgression peut conduire à la déviance si elle est perçue comme une violation des règles sociales établies.
La déviance n’est pas une qualité intrinsèque d’un comportement, mais une construction sociale qui dépend du contexte, du regard social, et des normes en vigueur. Elle peut évoluer avec le temps et les sociétés.
Stigmatisation : Processus d’étiquetage social négatif d’un individu ou d’un groupe considéré comme différent de la norme majoritaire, entraînant une exclusion ou une marginalisation (Loretti, 2020). Elle repose sur la production sociale de la différence et peut conduire à une dévalorisation de la personne stigmatisée.
Déviance sociale : Comportement qui s’écarte d’une norme collective, considéré comme problématique ou inacceptable par la société. La déviance est une production sociale, dépendant du regard social et du contexte, et n’est pas une caractéristique intrinsèque du comportement (voir déviance, norme sociale).
Mise à l’écart : Conséquence de la stigmatisation ou de la déviance, elle désigne l’exclusion ou la marginalisation d’un individu ou d’un groupe du tissu social, souvent en raison de leur différence perçue ou de leur comportement déviant. La mise à l’écart est une forme de sanction sociale non mesurable directement, mais observable à travers le rejet ou l’ostracisme.
La déviance et la stigmatisation sont des processus sociaux relatifs, dépendant du contexte et du regard collectif, et peuvent conduire à l’exclusion ou à la marginalisation des individus perçus comme déviants.
Responsabilisation santé : Processus par lequel les individus sont encouragés ou incités à prendre en charge leur propre santé, notamment par l’adoption de comportements préventifs et de modes de vie sains, dans une logique d’autonomie morale et physique (voir section 7).
Prévention : Ensemble des actions visant à éviter l’apparition ou la aggravation des maladies ou des troubles de santé, souvent par des campagnes d’information, des recommandations de comportements ou des programmes éducatifs. Elle implique une responsabilisation des individus pour réduire les risques (voir section 7).
Injonctions sanitaristes : Normes et messages émis par les autorités sanitaires ou médicales pour encourager la responsabilisation individuelle, notamment par des campagnes de prévention, visant à modifier les comportements à risque. Ces injonctions participent à la construction d’une norme sociale de santé et à la responsabilisation collective (voir section 7).
La responsabilisation santé, renforcée par les injonctions sanitaristes, vise à faire de chaque individu un acteur autonome de sa santé, dans un contexte où la prévention devient un enjeu collectif pour réduire les coûts et améliorer la gestion des maladies chroniques.
Injonctions médicales : Consignes ou recommandations données par les professionnels de santé visant à orienter les comportements des patients pour préserver ou restaurer leur santé, souvent dans une logique de responsabilisation (voir section 6). Elles participent à la construction de normes corporelles et à la mise en place d’un devoir de performance chez les malades.
Responsabilisation des malades : Processus par lequel les patients sont incités à prendre en charge leur santé en respectant les recommandations médicales, en devenant acteurs de leur parcours de soins. Ce concept implique une délégation de responsabilité du professionnel vers le patient, dans une logique d’autonomie morale (voir section 3).
Autonomie morale : Capacité du sujet à agir selon ses propres principes et valeurs, notamment dans la gestion de sa santé, en dehors de la dépendance à l’autorité médicale. Elle se construit à travers l’apprentissage, la responsabilisation et la conformité aux injonctions sanitaristes, tout en étant encadrée par des normes sociales et médicales.
Les injonctions sanitaristes cherchent à faire des individus des acteurs responsables de leur santé, en développant leur autonomie morale, dans un contexte où la responsabilisation est devenue une norme sociale essentielle pour faire face aux enjeux économiques et sanitaires.
Conversion des corps : Processus par lequel les normes corporelles sont imposées, mesurées, et intégrées socialement, souvent à travers des évaluations, des mesures et des pratiques visant à normaliser ou à transformer le corps selon des standards sociaux ou médicaux. Elle implique la production de mesures, leur utilisation dans un contexte social, et la légitimation de ces normes par des acteurs comme les professionnels de santé ou les influenceurs (voir aussi "influenceurs" et "entrepreneurs de morale").
Inégalités sociales : Disparités dans l’accès, la reconnaissance ou la valorisation des corps selon leur position sociale, économique ou culturelle. Ces inégalités se manifestent dans la manière dont certains corps sont valorisés ou stigmatisés, notamment par la production et la légitimation de normes corporelles différentes selon les groupes sociaux.
Inégalités sociales liées au corps : Disparités spécifiques dans la perception, le traitement ou la valorisation des corps en fonction de leur conformité ou non-conformité aux normes sociales ou médicales. Ces inégalités peuvent conduire à la stigmatisation, à la marginalisation ou à la production de normes différenciées selon les groupes sociaux, renforçant ainsi les inégalités sociales globales.
La conversion des corps, à travers la production et la légitimation de normes corporelles, contribue à renforcer ou à reproduire les inégalités sociales en valorisant certains corps au détriment d’autres, selon leur conformité aux standards sociaux ou médicaux.
Carrière de pratique physique : Parcours individuel d’une personne dans la pratique d’activités physiques ou sportives, marqué par des étapes, des expériences, et une progression dans la pratique (source implicite). Elle reflète l’évolution de l’engagement, des compétences et de l’expérience sportive au fil du temps.
Progression dans la pratique : Processus d’amélioration et d’accroissement des compétences, des capacités physiques ou techniques d’un pratiquant au cours de sa carrière sportive ou d’activité physique. Elle peut être volontaire ou naturelle, liée à l’expérience et à l’apprentissage.
Expérience sportive : Ensemble des vécus, des situations, et des apprentissages acquis par un individu lors de sa pratique sportive ou physique. Elle inclut la dimension sociale, la connaissance fine de son corps, et l’engagement dans différentes activités ou compétitions.
La carrière de pratique physique est un parcours évolutif marqué par la progression et l’accumulation d’expériences, qui façonnent l’engagement et la maîtrise de l’individu dans ses activités corporelles.
Modèles de changement de comportement : Approches théoriques ou pratiques visant à influencer, modifier ou améliorer les comportements des individus ou groupes, notamment par des interventions éducatives ou des stratégies spécifiques.
Changement de comportement : Processus par lequel un individu modifie ses habitudes, attitudes ou pratiques, souvent dans un but de santé, de prévention ou d’adaptation sociale, en réponse à des interventions ou à une évolution personnelle.
Interventions éducatives : Actions structurées visant à transmettre des connaissances, compétences ou attitudes pour favoriser le changement de comportement, en utilisant des méthodes pédagogiques adaptées à la situation et au public.
Les modèles de changement de comportement combinent des stratégies éducatives et sociales pour accompagner la transformation des pratiques, en tenant compte des normes, valeurs et représentations sociales, tout en évitant la stigmatisation.
| Thème | Notions clés | Définition | Points importants | Auteur / Source |
|---|---|---|---|---|
| Vulnérabilité et autonomie | Vulnérabilité | Fragilité liée à un déficit de ressources ou capacités | La vulnérabilité concerne surtout les enfants en développement | CM Approche sociologique des pratiques adaptées |
| Autonomie physique | Capacité à réaliser seul des actes de la vie quotidienne | Développement des capacités physiques pour réduire la vulnérabilité | CM Approche sociologique des pratiques adaptées | |
| Littératie physique | Littératie physique | Connaissance fine du corps pour une utilisation optimale | Inclut la conscience de ses limites et la maîtrise du corps | Contenu source |
| Connaissance du corps | Perception, compréhension et maîtrise des ressources corporelles | Permet d’éviter vulnérabilité et de réduire la dépense d’énergie | Contenu source | |
| Pratiques sportives et activités physiques | Pratique sportive | Activité codifiée, régie par des règles, souvent compétitive | Implique organisation et performance | Contenu source |
| Activité physique | Toute utilisation du corps avec dépense énergétique, non nécessairement codifiée | Inclut gestes quotidiens, activités non compétitives | Contenu source | |
| Déviance et normes sociales | Déviance | Transgression d’une norme, comportement considéré comme non conforme | Dépend du regard social, produit social de la norme | Contenu source |
| Normes sociales | Comportements attendus issus des valeurs partagées | Leur non-respect peut entraîner la déviance | Contenu source |
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1. Quelle est la conséquence du développement des capacités physiques sur la vulnérabilité chez l’enfant en EPS ?
2. Quelle est la définition de la vulnérabilité selon l'approche sociologique des pratiques adaptées ?
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Vulnérabilité — définition ?
Fragilité liée à un déficit de ressources ou capacités
Vulnérabilité — définition?
Fragilité liée au manque de ressources ou capacités.
Autonomie physique — rôle ?
Capacité à agir seul grâce au développement des capacités corporelles
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