Fiche de révision : Introduction à l'Immunité et Génétique

📋 Plan du Cours

  1. Réaction inflammatoire innée
  2. Mécanismes de l'inflammation
  3. Phagocytose et défense
  4. Immunité adaptative
  5. Réponse humorale anticorps
  6. Réponse cellulaire LTc
  7. Coordination immunitaire LT4
  8. Mémoire immunitaire et vaccination
  9. Transmission génétique et méiose

📖 1. Réaction inflammatoire innée

🔑 Notions clés & Définitions

Réaction inflammatoire aiguë : AUTEUR (date) : réponse rapide, non spécifique, déclenchée dès la pénétration d’un agent pathogène, visant à contenir l’infection et à initier la réparation tissulaire.

Cellules sentinelles : cellules du système immunitaire présentes dans les tissus, telles que les mastocytes et macrophages résidents, qui détectent précocement la présence de pathogènes et déclenchent la réponse inflammatoire.

PRR (Pattern Recognition Receptors) : récepteurs de reconnaissance des motifs moléculaires présents sur les agents pathogènes, situés sur ou dans les cellules sentinelles, permettant leur détection immédiate.

PAMP (Pathogen-Associated Molecular Patterns) : motifs moléculaires communs aux agents pathogènes, reconnus par les PRR, comme le LPS bactérien.

Médiateurs chimiques : substances libérées par les cellules sentinelles lors de la détection d’un pathogène, telles que l’histamine, les cytokines (IL-1, TNF-α) et les prostaglandines, qui orchestrent la réponse inflammatoire.

Signes cardinaux de l'inflammation : manifestations cliniques caractéristiques, comprenant la rougeur (érythème) et la chaleur dues à la vasodilatation, l’œdème (gonflement) et la douleur résultant de la perméabilité vasculaire accrue et de la stimulation des nocicepteurs.

📝 Points essentiels

La réaction inflammatoire est une réponse immédiate, non spécifique, déclenchée dès qu’un agent pathogène franchit les barrières naturelles (peau, muqueuses). Les cellules sentinelles, telles que les mastocytes et macrophages résidents, détectent la présence de pathogènes via des PRR qui reconnaissent les PAMP, comme le LPS bactérien. En réponse, elles libèrent des médiateurs chimiques (histamine, cytokines, prostaglandines) qui provoquent une vasodilatation et une augmentation de la perméabilité vasculaire. Ces phénomènes entraînent un afflux sanguin accru, responsable de la rougeur et de la chaleur, ainsi qu’un passage facilité des leucocytes dans les tissus, notamment les neutrophiles et monocytes, via la diapédèse. La perméabilité accrue permet aussi la sortie du plasma, provoquant un œdème. La stimulation des nocicepteurs par les médiateurs explique la douleur. La réaction est rapide, locale et sans mémoire, comme le montre l’observation clinique d’une piqûre d’abeille, qui induit en quelques minutes rougeur et gonflement.

💡 À retenir

La réaction inflammatoire innée constitue une alerte immédiate et locale, essentielle pour contenir rapidement l’infection avant l’intervention de l’immunité adaptative. Elle repose sur la détection précoce des agents pathogènes par les cellules sentinelles via PRR et la libération de médiateurs chimiques qui induisent les signes cliniques caractéristiques.

📖 2. Mécanismes de l'inflammation

🔑 Notions clés & Définitions

Vasodilatation : Processus par lequel les vaisseaux sanguins se dilatent, augmentant le flux sanguin local. Elle provoque une rougeur et une chaleur visibles lors de l'inflammation.

Perméabilité vasculaire : Capacité des vaisseaux sanguins à laisser passer des substances, notamment le plasma, vers les tissus environnants. Son augmentation facilite la sortie du plasma dans les tissus.

Diapédèse : Mécanisme par lequel les leucocytes traversent la paroi des vaisseaux sanguins pour atteindre le foyer inflammatoire, sous l'effet de la perméabilité accrue.

Œdème : Accumulation anormale de liquide dans les tissus, résultant de la perméabilité vasculaire accrue et de la sortie du plasma, signe clinique observable de l'inflammation.

Nocicepteurs : Terminaisons nerveuses sensibles à la douleur, activées par la stimulation des médiateurs inflammatoires, notamment lors de l’œdème.

Cytokines (IL-1, TNF-α) : Signaux chimiques produits par les cellules inflammatoires, qui régulent la vasodilatation, la perméabilité vasculaire, et la réponse inflammatoire en attirant et en activant d’autres cellules.

📝 Points essentiels

La vasodilatation augmente le flux sanguin local, ce qui entraîne une rougeur et une chaleur caractéristiques de l'inflammation. Par ailleurs, l’augmentation de la perméabilité vasculaire permet au plasma de sortir des vaisseaux vers les tissus, provoquant un œdème. Cet œdème stimule également les nocicepteurs, responsables de la sensation douloureuse. La sortie du plasma et l’activation des nocicepteurs traduisent la réaction inflammatoire en signes cliniques observables.

💡 À retenir

La vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité vasculaire sont les processus physiologiques clés qui expliquent la rougeur, la chaleur, l’œdème et la douleur lors de l’inflammation.

📖 3. Phagocytose et défense

🔑 Notions clés & Définitions

Phagocytose : Processus par lequel une cellule spécialisée englobe un agent pathogène ou une particule étrangère en formant une vésicule intracellulaire, appelée phagosome, pour le détruire. La phagocytose permet d’englober et de détruire efficacement les agents pathogènes grâce à des cellules de la défense innée.

Phagocytes : Cellules capables de réaliser la phagocytose. Parmi eux, on trouve les polynucléaires neutrophiles, qui interviennent rapidement lors de l’infection, et les macrophages, qui jouent un rôle clé dans la phagocytose prolongée et la présentation antigénique.

Chimiotactisme : Mécanisme par lequel les phagocytes sont attirés vers le site de l’infection par des signaux chimiques émis par les agents pathogènes ou par des cellules inflammatoires.

Phagosome : Vésicule intracellulaire formée lors de la phagocytose, qui contient le pathogène ou la particule étrangère.

Phagolysosome : Structure résultant de la fusion du phagosome avec un lysosome, contenant des enzymes lysosomiales et des substances réactives de l’oxygène, responsables de la dégradation du contenu du phagosome.

Présentation antigénique via CMH II : Mécanisme par lequel une cellule présentatrice d’antigènes (ex : cellule dendritique) affiche des peptides issus du débris phagocytés via le complexe majeur d’histocompatibilité de classe II (CMH II), permettant la reconnaissance par les lymphocytes T4.

📝 Points essentiels

La phagocytose est un mécanisme clé de la défense innée, permettant aux cellules spécialisées, comme les macrophages et les polynucléaires neutrophiles, d’englober et de détruire les agents pathogènes. Elle commence par l’émission de pseudopodes qui entourent le pathogène, formant un phagosome. La digestion s’effectue lorsque ce phagosome fusionne avec un lysosome, créant un phagolysosome où des enzymes lysosomiales (protéases, lipases) et des espèces réactives de l’oxygène détruisent le contenu. Par ailleurs, les macrophages présentent les antigènes digérés via le CMH II aux lymphocytes T4, établissant ainsi un lien entre la réponse immunitaire innée et la réponse adaptative.

💡 À retenir

La phagocytose est un mécanisme de défense innée essentiel qui non seulement élimine les agents pathogènes, mais prépare aussi la réponse immunitaire adaptative en présentant les antigènes via le CMH II.

📖 4. Immunité adaptative

🔑 Notions clés & Définitions

Lymphocytes B : Lymphocytes spécialisés dans la reconnaissance spécifique des antigènes via leur récepteur B (BCR). Ils jouent un rôle central dans la production d’anticorps et la mémoire immunitaire.

Lymphocytes T : Lymphocytes qui reconnaissent spécifiquement les antigènes présentés par d’autres cellules via leur récepteur T (TCR). Ils interviennent dans la régulation et l’activation de la réponse immunitaire.

Récepteurs spécifiques (BCR, TCR) : Structures membranaires qui permettent la reconnaissance précise d’un antigène. Le BCR est spécifique des lymphocytes B, le TCR des lymphocytes T.

Activation clonale : Processus par lequel un lymphocyte spécifique, après reconnaissance de son antigène, se multiplie pour former une population de cellules identiques, assurant une réponse ciblée.

Différenciation cellulaire : Mécanisme par lequel un lymphocyte activé se transforme en différentes formes effectrices, comme les plasmocytes pour les lymphocytes B ou les cellules effectrices pour les lymphocytes T.

Sélection thymique : Étape de maturation des lymphocytes T dans le thymus, visant à éliminer ceux qui sont non fonctionnels ou auto-réactifs, garantissant la tolérance au soi.

📝 Points essentiels

L’immunité adaptative repose sur la reconnaissance spécifique des antigènes par les lymphocytes B et T, ce qui confère une réponse ciblée et durable. La sélection thymique joue un rôle crucial en éliminant les lymphocytes T non fonctionnels ou auto-réactifs, assurant ainsi la tolérance au soi. La reconnaissance antigénique se fait via des récepteurs spécifiques (BCR pour les lymphocytes B, TCR pour les lymphocytes T). Lorsqu’un lymphocyte spécifique rencontre son antigène, il subit une activation clonale, se multiplie et se différencie pour assurer une réponse efficace.

💡 À retenir

L’immunité adaptative est un système hautement spécifique et régulé, capable de répondre de manière ciblée et durable grâce à la reconnaissance précise des antigènes par les lymphocytes B et T, tout en garantissant la tolérance au soi par la sélection thymique.

📖 5. Réponse humorale anticorps

🔑 Notions clés & Définitions

Anticorps (immunoglobulines)

  • AUTEUR : voir section 1

Structure en Y (chaînes lourdes et légères)
AUTEUR (date) : configuration caractéristique des anticorps, composée de 4 chaînes polypeptidiques (2 lourdes et 2 légères) reliées par des ponts disulfure, formant une structure en Y avec des régions variables (V) et constantes (C).

Neutralisation
AUTEUR (date) : mécanisme par lequel un anticorps se fixe à un antigène ou à un site actif du pathogène, empêchant ainsi l'infection de la cellule cible.

Opsonisation
AUTEUR (date) : processus où les anticorps se fixent sur un pathogène, marquant celui-ci pour une reconnaissance facilitée par les phagocytes via leurs récepteurs Fc, augmentant la phagocytose.

Agglutination
AUTEUR (date) : formation d'agrégats immobiles de pathogènes liés par des anticorps, facilitant leur élimination par phagocytose.

Activation du complément
AUTEUR (date) : cascade de réactions où les Fc des anticorps recrutent des protéines du complément, aboutissant à la lyse du pathogène par formation d’un complexe d’attaque membranaire (CAM).

📝 Points essentiels

Les anticorps neutralisent les pathogènes en se fixant sur eux, empêchant leur capacité à infecter les cellules. La neutralisation bloque l’action des antigènes en empêchant leur interaction avec les cellules cibles. L’opsonisation, quant à elle, consiste en la fixation des anticorps sur la surface du pathogène, ce qui facilite sa reconnaissance par les phagocytes via leurs récepteurs Fc, augmentant ainsi la phagocytose. La structure en Y de l’anticorps, composée de chaînes lourdes et légères, permet la reconnaissance spécifique des antigènes grâce à ses régions variables, formant les paratopes. Chaque anticorps possède deux paratopes, pouvant lier deux antigènes simultanément. La formation d’agrégats par agglutination permet une élimination plus efficace des pathogènes. Enfin, l’activation du complément par les Fc des anticorps entraîne une cascade de réactions aboutissant à la lyse du pathogène par la formation du complexe d’attaque membranaire.

💡 À retenir

La réponse humorale utilise une arme protéique polyvalente, les anticorps, capables de neutraliser, marquer et détruire efficacement les pathogènes extracellulaires par divers mécanismes complémentaires.

📖 6. Réponse cellulaire LTc

🔑 Notions clés & Définitions

Lymphocytes T cytotoxiques (LTc, CD8+) :
Lymphocytes T spécialisés dans la destruction ciblée des cellules infectées ou tumorales. Ils reconnaissent les antigènes présentés par le CMH I via leur récepteur TCR, puis induisent la mort de la cellule cible par libération de molécules cytotoxiques.

CMH I :
Complexe majeur d'histocompatibilité de classe I, présent sur toutes les cellules nucléées. Il présente des peptides antigéniques issus du cytoplasme cellulaire aux LTc, permettant leur reconnaissance spécifique.

Perforines :
Protéines sécrétées par les LTc qui s’insèrent dans la membrane de la cellule cible, formant des pores permettant l’entrée de granzymes.

Granzymes :
Enzymes délivrées par les LTc via les pores formés par les perforines. Elles pénètrent dans la cellule cible pour déclencher l'apoptose.

Apoptose :
Mort cellulaire programmée, caractérisée par une fragmentation de l’ADN, une rétraction cellulaire et la formation de corps apoptotiques, permettant l’élimination sans inflammation.

Sélection positive et négative dans le thymus :
Processus de maturation des LT dans le thymus. La sélection positive élimine ceux qui ne reconnaissent pas le CMH du soi, assurant leur fonctionnalité. La sélection négative élimine ceux qui réagissent trop fortement contre les antigènes du soi, évitant l’auto-immunité.

📝 Points essentiels

Les LTc jouent un rôle clé dans la réponse cellulaire en ciblant spécifiquement les cellules infectées ou tumorales. Leur mécanisme repose sur la reconnaissance des peptides antigéniques présentés par le CMH I. Lorsqu’un LTc reconnaît sa cible, il s’active et libère des perforines, qui forment des pores dans la membrane de la cellule cible, permettant aux granzymes d’entrer. Ces enzymes induisent l’apoptose, entraînant la mort programmée de la cellule.

Les LTc ne se détruisent pas lors de cette action, ce qui leur permet de tuer plusieurs cellules successivement. La sélection thymique assure que seuls les LT fonctionnels et non auto-réactifs quittent le thymus, garantissant une réponse ciblée et tolérante, essentielle pour la prévention des maladies auto-immunes.

💡 À retenir

La réponse cellulaire des LTc constitue un mécanisme ciblé d’élimination des cellules infectées ou tumorales, grâce à une reconnaissance précise via le CMH I et à l’action coordonnée de perforines et granzymes. La sélection thymique garantit que seuls les LT capables de fonctionner sans auto-réactivité sont libérés dans l’organisme.

📖 7. Coordination immunitaire LT4

🔑 Notions clés & Définitions

  • AUTEUR : voir section 1

  • CMH II : Complexe majeur d’histocompatibilité de classe II, molécules présentes sur la surface des cellules présentatrices d’antigènes (macrophages, lymphocytes B, cellules dendritiques). Elles présentent des antigènes aux LT4, permettant leur activation. AUTEUR (date) : présentation antigénique aux LT4.

  • Cytokines (IL-2, IL-4, IL-5, IFN-γ) : voir section 2

  • Commutation de classe des anticorps : Processus par lequel un lymphocyte B change la classe d’anticorps qu’il produit (ex : de IgM à IgE ou IgG), sous l’influence des cytokines sécrétées par les LT4, pour adapter la réponse immunitaire à l’antigène. AUTEUR (date) : adaptation de la réponse humorale.

  • Activation des lymphocytes B et LTc : Les LT4, par la sécrétion de cytokines, activent les lymphocytes B pour qu’ils produisent des anticorps spécifiques et les lymphocytes T cytotoxiques (LTc) pour qu’ils détruisent les cellules infectées ou anormales. AUTEUR (date) : orchestration de la réponse immunitaire adaptative.

📝 Points essentiels

  • Le LT4 coordonne la réponse immunitaire adaptative en activant lymphocytes B, LTc et macrophages via la sécrétion de cytokines.
  • Le LT4 se lie au CMH II des cellules présentatrices d’antigènes pour s’activer.
  • Les cytokines (IL-2, IL-4, IL-5, IFN-γ) sécrétées par le LT4 jouent un rôle clé dans la modulation et la diversification de la réponse immunitaire.
  • La commutation de classe des anticorps, influencée par les cytokines, permet d’adapter la réponse humorale à l’antigène.
  • L’activation des lymphocytes B et LTc par le LT4 est essentielle pour une réponse efficace contre les agents pathogènes.

💡 À retenir

Le LT4 agit comme le chef d’orchestre de la réponse immunitaire, en coordonnant l’activation et la différenciation des différentes cellules immunitaires via la sécrétion de cytokines, ce qui est indispensable à une réponse efficace et adaptée.

📖 8. Mémoire immunitaire et vaccination

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lymphocytes mémoire (B et T) : Ce sont des lymphocytes qui ont été activés lors d'une première exposition à un antigène et qui restent dans l'organisme. Leur rôle est de permettre une réponse rapide et efficace lors d'une réexposition à cet antigène, assurant une protection durable.
  • Réponse primaire et secondaire : La réponse primaire se produit lors de la première rencontre avec un antigène, caractérisée par une production lente et limitée d'anticorps. La réponse secondaire, plus rapide et plus intense, se produit lors d'une réexposition grâce à la mémoire immunitaire.
  • Vaccination (classique, sous-unitaire, ARNm) : La vaccination consiste à introduire un antigène ou une partie de celui-ci pour stimuler la formation de cellules mémoire sans provoquer la maladie. La vaccination classique utilise des agents entiers inactivés ou atténués, la sous-unitaire utilise des fragments spécifiques, et l'ARNm utilise un message génétique pour produire l'antigène.
  • Maturation d’affinité : Processus par lequel les anticorps produits par les lymphocytes B deviennent de plus en plus spécifiques et à forte affinité pour l'antigène, améliorant ainsi l'efficacité de la réponse immunitaire.
  • Protection durable : Capacité de l'organisme à maintenir une immunité efficace sur le long terme grâce à la mémoire immunitaire, permettant une réponse rapide et efficace lors d'une réexposition à l'agent pathogène.

📝 Points essentiels

La mémoire immunitaire permet une réponse secondaire rapide et efficace, protégeant contre la maladie. Lors d'une première infection, la réponse primaire est lente, mais elle laisse derrière elle des lymphocytes mémoire (B et T). Lors d'une réexposition, ces lymphocytes mémoire se réactivent rapidement, déclenchant une réponse immunitaire renforcée. La vaccination exploite ce mécanisme en stimulant la formation de ces cellules mémoire sans provoquer la maladie, assurant ainsi une protection à long terme. La maturation d’affinité renforce cette protection en affinant la capacité des anticorps à cibler précisément l’antigène, ce qui contribue à une protection durable.

💡 À retenir

La mémoire immunitaire constitue le fondement de la vaccination, garantissant une protection durable et rapide contre les infections. Elle permet à l’organisme de répondre efficacement lors d’une réexposition, limitant ainsi la gravité ou l’apparition de la maladie.

📖 9. Transmission génétique et méiose

🔑 Notions clés & Définitions

Méiose I (division réductionnelle)

  • AUTEUR : voir section 1

Méiose II (division équationnelle)
AUTEUR (date) : La méiose II est la seconde étape, similaire à une mitose, où les chromatides sœurs de chaque chromosome se séparent, aboutissant à 4 cellules haploïdes (n), chacune contenant une seule chromatide par chromosome.

Chromosomes homologues
AUTEUR (date) : Paires de chromosomes, un venant du père et l’autre de la mère, portant les mêmes gènes aux mêmes loci, mais pouvant différer par leurs allèles.

Crossing-over (enjambements)
AUTEUR (date) : Échange réciproque de segments entre chromatides non-sœurs de chromosomes homologues lors de la prophase I, générant un brassage intrachromosomique.

Brassage génétique (intra- et interchromosomique)
AUTEUR (date) : Mécanisme augmentant la diversité génétique :

  • Intra-chromosomique : crossing-over lors de la prophase I.
  • Interchromosomique : orientation aléatoire des paires de chromosomes homologues lors de la métaphase I, permettant un brassage interchromosomique.

Gamètes haploïdes
AUTEUR (date) : Cellules reproductrices (spermatozoïdes, ovocytes) contenant un seul ensemble de chromosomes (n), issus de la réduction chromatique lors de la méiose.

📝 Points essentiels

La méiose permet de produire des gamètes haploïdes à partir de cellules diploïdes, assurant la transmission fidèle du patrimoine génétique tout en favorisant la diversité. Lors de la prophase I, les chromosomes homologues s'apparient pour former des bivalents (tétrades). Des enjambements (crossing-over) se produisent, échangeant des segments entre chromatides non-sœurs, ce qui génère un brassage intrachromosomique.

L'alignement aléatoire des bivalents à l'équateur lors de la métaphase I introduit un brassage interchromosomique, avec environ 2^23 (plus de 8 millions) de combinaisons possibles pour chaque parent. La séparation des chromosomes homologues lors de l'anaphase I, puis celle des chromatides sœurs lors de la méiose II, aboutit à la formation de 4 gamètes haploïdes, chacun porteur d'une combinaison unique d'allèles.

Ce processus, combiné à la fécondation, génère une diversité génétique considérable, rendant pratiquement impossible que deux frères aient exactement le même génome (hors jumeaux monozygotes).

💡 À retenir

La méiose, en produisant des gamètes haploïdes, assure la transmission fidèle du patrimoine génétique tout en favorisant une diversité génétique essentielle à l'évolution. Les crossing-over et l'orientation aléatoire des chromosomes homologues sont des mécanismes clés de ce brassage génétique.

📊 Tableaux de Synthèse

AspectRéaction inflammatoire innéeMécanismes de l'inflammationPhagocytose et défenseImmunité adaptative
Cellules clésMastocytes, macrophages résidentsCellules endothéliales, leucocytesNeutrophiles, macrophagesLymphocytes B et T
RécepteursPRR (Pattern Recognition Receptors)---
LigandsPAMP (ex : LPS)Cytokines (IL-1, TNF-α)Signaux chimiques (chimiotactisme)Antigènes spécifiques
Signes cliniquesRougeur, chaleur, œdème, douleurVasodilatation, perméabilité, œdème, douleurPhagocytose, présentation antigéniqueMémoire immunitaire, production d'anticorps
Objectif principalContenir l'infection rapidementDéclencher la réponse locale et cellulaireÉliminer agents pathogènes, présenter antigènesReconnaissance spécifique, mémoire

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre PRR (Pattern Recognition Receptors) avec les récepteurs spécifiques des lymphocytes.
  2. Croire que la réaction inflammatoire est toujours systémique ; elle est souvent locale.
  3. Confondre phagocytose et pinocytose ; seule la phagocytose englobe des agents solides.
  4. Omettre que la présentation antigénique via CMH II concerne principalement les macrophages et cellules dendritiques.
  5. Confondre la réponse humorale (anticorps) et la réponse cellulaire (LTc, LT4).
  6. Penser que la mémoire immunitaire est immédiate ; elle nécessite une phase d’activation et de différenciation.
  7. Confusion entre mécanismes de l’immunité innée et adaptative : leur temporalité et spécificité.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la réaction inflammatoire aiguë selon l’auteur mentionné.
  2. Savoir identifier les cellules sentinelles et leur rôle dans l’inflammation.
  3. Maîtriser le rôle des PRR et PAMP dans la détection précoce des agents pathogènes.
  4. Expliquer le processus de vasodilatation et perméabilité vasculaire lors de l’inflammation.
  5. Décrire le mécanisme de diapédèse des leucocytes.
  6. Comprendre le processus de phagocytose : formation du phagosome, fusion avec lysosome, destruction.
  7. Savoir comment les macrophages présentent les antigènes via CMH II aux lymphocytes T4.
  8. Connaître le rôle des lymphocytes B dans la réponse humorale et leur activation clonale.
  9. Identifier les différences entre réponse cellulaire LTc et coordination LT4.
  10. Maîtriser le concept de mémoire immunitaire et son importance en vaccination.
  11. Connaître la transmission génétique et la méiose : étapes clés, rôle dans la diversité génétique.
  12. Savoir citer les auteurs ou concepts clés mentionnés dans le contenu (ex : Perroux sur croissance).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction à l'Immunité et Génétique avec 9 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Comment peut-on utiliser la connaissance du rôle des cellules sentinelles dans la détection des agents pathogènes pour améliorer le diagnostic ou le traitement d'une réaction inflammatoire ?

2. Quelle est la conséquence directe de la détection d’un agent pathogène par les cellules sentinelles lors de la réaction inflammatoire ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'Immunité et Génétique avec 18 flashcards interactives.

Réaction inflammatoire innée — définition ?

Réponse rapide, non spécifique, face à un agent pathogène.

Cellules sentinelles — rôle ?

Détectent précocement les agents pathogènes.

PRR — fonction ?

Reconnaissent les motifs moléculaires des agents pathogènes.

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