Fiche de révision : Propriétés et Rôles de l'Eau

Plan du Cours

  1. Composition moléculaire de l’eau
  2. Propriétés de l’eau polaire
  3. Liaisons hydrogène
  4. Solvatation molécules polaires
  5. Solubilité molécules hydrophiles
  6. Rôle de l’eau en biologie
  7. Réactions chimiques de l’eau
  8. pH et acidité
  9. Liaisons faibles en biologie
  10. Concentrations en solution aqueuse

1. Composition moléculaire de l’eau

Notions clés & Définitions

  • Molécule d’eau : composée de 1 atome d’oxygène et 2 atomes d’hydrogène, liés par des liaisons covalentes. Selon Valérie Burtet-Sarramégna (2025), c’est la structure fondamentale du milieu vivant, représentant une part importante de la masse cellulaire.
  • Liaisons covalentes : liens chimiques où deux atomes partagent une ou plusieurs paires d’électrons. Dans la molécule d’eau, ces liaisons unissent l’oxygène et l’hydrogène, assurant sa stabilité structurale.
  • Forme triangulaire isocèle : configuration géométrique de la molécule d’eau, avec l’oxygène au sommet et les deux hydrogènes formant un angle. La structure est influencée par la réorganisation tétraédrique liée à la géométrie électronique de l’eau.
  • Réorganisation tétraédrique : arrangement des doublets d’électrons non liants et des liaisons covalentes autour de l’atome d’oxygène, adoptant une géométrie tétraédrique selon la théorie de la répulsion des paires d’électrons de la couche de valence.
  • Géométrie électronique : disposition spatiale des électrons autour de l’atome, qui détermine la forme moléculaire. Pour l’eau, cette géométrie explique la forme triangulaire isocèle et la polarité de la molécule.

Points essentiels

  • La molécule d’eau, avec sa composition simple (H₂O), est essentielle à la vie, représentant entre 58 et 85% du poids des êtres vivants (Burtet-Sarramégna, 2025).
  • La structure de l’eau résulte de l’union de deux atomes d’hydrogène à un atome d’oxygène par des liaisons covalentes, formant une molécule triangulaire isocèle.
  • La réorganisation tétraédrique est liée à la géométrie électronique, où les doublets d’électrons non liants sur l’oxygène influencent la forme moléculaire.
  • La forme triangulaire isocèle confère à la molécule une polarité, avec un pôle électronégatif (oxygène) et deux pôles électropositifs (hydrogènes).
  • La structure tétraédrique, en lien avec la géométrie électronique, explique la réactivité et la cohésion de l’eau par ses liaisons hydrogène.

À retenir

La molécule d’eau, par sa structure triangulaire isocèle et sa réorganisation tétraédrique, possède une géométrie électronique qui explique sa polarité, sa cohésion et son rôle fondamental dans le milieu vivant.

2. Propriétés de l’eau polaire

Notions clés & Définitions

  • Molécule polaire : molécule possédant un pôle électronégatif (Oxygène) et deux pôles électropositifs (Hydrogènes), créant un dipôle électrique. Selon Valérie Burtet-Sarramégna (2025), cette polarité résulte d'une répartition inégale des charges électriques au sein de la molécule d’eau, conférant à celle-ci des propriétés spécifiques d’interaction.

  • Dipôle électrique (μ) : vecteur représentant la séparation de charges électriques dans une molécule polaire. La molécule d’eau possède un moment dipolaire μ = 1,85 D, ce qui indique une forte polarisation. Cette propriété est essentielle pour comprendre ses interactions avec d’autres molécules.

  • Charge partielle (δ+, δ−) : désignation des charges partielles positives (δ+) sur les hydrogènes et négatives (δ−) sur l’oxygène dans la molécule d’eau, selon Valérie Burtet-Sarramégna (2025). Ces charges expliquent la capacité de l’eau à former des liaisons hydrogène et à interagir avec des molécules polaires.

Points essentiels

  • La molécule d’eau est constituée d’un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène liés par des liaisons covalentes, formant une structure triangulaire isocèle. La réorganisation électronique aboutit à une structure tétraédrique, avec deux doublets non liants sur l’oxygène, renforçant sa polarité (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • La molécule d’eau est polarisée, avec un pôle électronégatif (δ−) sur l’oxygène et deux pôles électropositifs (δ+) sur les hydrogènes. Ce dipôle électrique confère à l’eau ses propriétés d’auto-cohésion et sa capacité à former un réseau d’interactions hydrogène.

  • La polarité de l’eau entraîne des interactions spécifiques : elle forme des liaisons hydrogène, qui sont des forces faibles mais cruciales pour la cohésion du réseau d’eau, et permet la solvatation efficace des molécules polaires et ions (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • La charge partielle δ+ sur H et δ− sur O explique la capacité de l’eau à agir comme solvant polaire, favorisant la dissolution de substances hydrophiles et influençant la stabilité des macromolécules biologiques dans le milieu aqueux.

À retenir

La molécule d’eau, polaire et cohésive, possède un moment dipolaire élevé qui lui confère des propriétés essentielles pour la solvatation, la cohésion et la réactivité dans les systèmes biologiques. Ces propriétés expliquent son rôle central dans la vie et ses interactions moléculaires.

3. Liaisons hydrogène

Notions clés & Définitions

  • Liaisons hydrogène : Interactions faibles mais spécifiques entre une molécule d’eau et une autre molécule polaire, où un atome d’hydrogène lié à un atome électronégatif (donneur) interagit avec un autre atome électronégatif (accepteur) d’une molécule voisine. Valérie Burtet-Sarramégna (2025) : interactions entre molécules d’eau formant un réseau cohésif.

  • Rôle du donneur et de l’accepteur : Dans une liaison hydrogène, le donneur est la molécule fournissant l’atome d’hydrogène engagé dans la liaison, tandis que l’accepteur est l’atome électronégatif (souvent O ou N) qui accepte cet hydrogène. La liaison se forme lorsque le doublet non liant de l’accepteur interagit avec l’hydrogène du donneur.

  • Énergie moyenne d’une liaison hydrogène : Environ 4 kcal/mol, ce qui indique une force faible comparée aux liaisons covalentes mais suffisante pour structurer un réseau cohésif entre molécules d’eau.

  • Formation d’un réseau ordonné cohésif : Les liaisons hydrogène s’établissent entre molécules d’eau pour créer un réseau tridimensionnel très structuré, conférant à l’eau ses propriétés particulières (cohésion, tension de surface). Ce réseau est dynamique, avec des liaisons qui se forment et se rompent en permanence.

Points essentiels

  • Les liaisons hydrogène sont responsables de la cohésion exceptionnelle de l’eau, permettant la formation d’un réseau ordonné entre molécules d’eau, ce qui explique ses propriétés physico-chimiques uniques (tension de surface, point d’ébullition élevé, viscosité).

  • La force de chaque liaison hydrogène est faible (~4 kcal/mol), mais leur nombre élevé dans l’eau confère une cohésion globale importante.

  • La formation de ces liaisons dépend de la polarité de la molécule d’eau, où l’atome d’oxygène, fortement électronégatif, sert d’accepteur, et les hydrogènes, partiellement positifs, jouent le rôle de donneurs.

  • La dynamique de ces liaisons permet la fluidité de l’eau tout en maintenant un réseau cohésif, essentiel pour les échanges biologiques et la stabilité des structures macromoléculaires.

  • La formation de ce réseau ordonné est à la base de nombreuses propriétés de l’eau, notamment sa capacité à solvatation, sa cohésion, et ses propriétés thermiques.

À retenir

Les liaisons hydrogène, interactions faibles mais cruciales, forment un réseau cohésif dynamique entre molécules d’eau, conférant à cette dernière ses propriétés exceptionnelles indispensables à la vie.

4. Solvatation molécules polaires

Notions clés & Définitions

  • Capacité de l’eau à interagir avec des molécules polaires par solvatation : aptitude de l’eau à entourer et stabiliser des molécules ou ions polaires en formant des interactions faibles, notamment par liaisons hydrogène, facilitant leur dissolution (voir section 3, Liaisons hydrogène).

  • Solvatation des ions et molécules polaires : processus par lequel l’eau entoure et stabilise des ions ou molécules polaires, en formant une couche de molécules d’eau qui réduit les interactions électrostatiques entre les ions ou fonctions polaires (ex : alcool, acide, amine). Selon Valérie Burtet-Sarramégna (2025), cette solvatation est essentielle pour leur solubilité.

  • Différence entre molécules hydrophiles et hydrophobes :

    • Hydrophiles : molécules polaires ou chargées, solubles dans l’eau, qui interagissent favorablement avec le réseau de liaisons hydrogène de l’eau (ex : ions, fonctions alcool, acide, amine).
    • Hydrophobes : molécules apolaires ou non polaires, insolubles dans l’eau, qui perturbent ou n’interagissent pas avec le réseau de liaisons hydrogène (voir section 3).
  • Effet des molécules apolaires sur le réseau de liaisons hydrogène : ces molécules interrompent ou perturbent le réseau cohésif de liaisons hydrogène entre molécules d’eau, en empêchant la formation de liaisons hydrogène entre elles, ce qui réduit leur solubilité dans l’eau (voir section 3).

5. Solubilité molécules hydrophiles

Notions clés & Définitions

  • Molécules hydrophiles : Substances capables de se dissoudre dans l’eau en raison de leur affinité pour le milieu aqueux, principalement grâce à leur polarité ou à leur capacité à former des liaisons faibles avec l’eau.
  • Exemples de molécules hydrophiles : Ions Na+ et Cl-, fonctions polaires présentes dans les biomolécules telles que les protéines, acides nucléiques, sucres, et lipides.
  • Hydratation des ions : Processus par lequel l’eau entoure et stabilise les ions en formant une couche de solvatation, ce qui diminue leurs interactions électrostatiques (Burtet-Sarramégna, 2025).
  • Relation entre hydrophilie et participation aux liaisons faibles : Les molécules hydrophiles participent aux liaisons faibles dans l’eau, comme les liaisons hydrogène, favorisant leur solubilité et leur interaction avec le réseau hydrique.

6. Rôle de l’eau en biologie

Notions clés & Définitions

  • Pourcentage d’eau dans les organismes vivants : La proportion d’eau présente dans un organisme, variant généralement entre 58% et 85%, selon le type d’être vivant (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • Rôle de l’eau comme solvant : Capacité de l’eau à dissoudre de nombreuses biomolécules, facilitant ainsi leur transport et leur participation aux réactions biologiques (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • Rôle de l’eau dans les échanges thermiques et osmotiques : L’eau permet la régulation de la température corporelle et maintient l’équilibre osmolaire, essentiel à la survie cellulaire (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • Répartition de l’eau dans le corps humain : La majorité de l’eau se trouve à l’intérieur des cellules (intracellulaire, 2/3) et à l’extérieur (extracellulaire, 1/3), comprenant le liquide interstitiel, le plasma et la lymphe (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

Points essentiels

  • La proportion d’eau dans les organismes vivants varie entre 58% et 85%, selon l’espèce, l’âge, et la composition corporelle (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • L’eau joue un rôle fondamental en tant que solvant, permettant la dissolution de biomolécules telles que ions, protéines, acides nucléiques, et sucres, facilitant leur transport et leur participation aux réactions enzymatiques (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • Elle intervient dans la régulation thermique, grâce à sa capacité à absorber ou libérer de la chaleur lentement, contribuant ainsi à l’homéostasie thermique des organismes (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  • La répartition de l’eau dans le corps humain est inégale : environ 70% du poids corporel chez l’adulte, avec 2/3 dans le compartiment intracellulaire et 1/3 dans l’espace extracellulaire, comprenant le plasma, la lymphe, et le liquide interstitiel (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

À retenir

L’eau représente une composante essentielle du vivant, intervenant comme solvant, régulateur thermique et osmotiques, avec une répartition inégale entre les compartiments intracellulaires et extracellulaires, garantissant la stabilité du milieu intérieur.

7. Réactions chimiques de l’eau

Notions clés & Définitions

  • Participation de l’eau aux réactions chimiques biologiques : L’eau intervient comme réactif ou produit dans diverses réactions métaboliques, notamment lors de l’hydrolyse, facilitant la dégradation ou la synthèse de biomolécules (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • Réactions d’hydrolyse impliquant l’eau : Processus où l’eau se scinde en ions H+ et OH- pour casser des liaisons covalentes dans des molécules complexes, permettant leur décomposition en unités plus simples (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • Ionisation de l’eau en H+ et OH- : L’eau peut se dissocier spontanément en ions H+ (protons) et OH- (hydroxyde), ce qui confère à l’eau ses propriétés d’électrolyte et influence le pH des solutions (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • Rôle de l’eau comme électrolyte dans les cellules : L’eau dissocie certains sels et composés ioniques en ions mobiles, facilitant la conduction électrique et participant au maintien de l’homéostasie cellulaire (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

Points essentiels

  • L’eau est un réactif clé dans la biologie, notamment lors de l’hydrolyse, qui permet la dégradation de macromolécules comme les polysaccharides, protéines, et acides nucléiques, en brisant leurs liaisons covalentes grâce à l’ajout d’eau (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • La réaction d’hydrolyse est souvent catalysée par des enzymes spécifiques, facilitant la décomposition de molécules complexes en unités utilisables par la cellule (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • La capacité de l’eau à s’ioniser en H+ et OH- est essentielle pour réguler le pH, influençant ainsi l’activité enzymatique et l’équilibre acido-basique dans les milieux biologiques (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

  • En tant qu’électrolyte, l’eau permet la conduction électrique dans les cellules, ce qui est vital pour la transmission nerveuse, la contraction musculaire, et d’autres processus physiologiques (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).

À retenir

L’eau, en participant aux réactions d’hydrolyse et en ionisant en H+ et OH-, joue un rôle fondamental dans la chimie cellulaire, permettant la dégradation, la synthèse, et la régulation du pH dans les organismes vivants.

8. pH et acidité

Notions clés & Définitions

  • pH : Mesure de l’acidité ou de l’alcalinité d’une solution, défini par ****** (1964) : pH = -log[H+] ou -log[H3O+], où [H+] ou [H3O+] représentent la concentration en ions hydrogène ou oxonium dans la solution. Plus le pH est faible, plus la solution est acide ; plus il est élevé, plus la solution est basique.

  • Acide : Substance capable de donner des H+ (protons) en solution, caractérisée par **** (1964)** : donneur de H+. Exemples : acide chlorhydrique (HCl), acide acétique (CH3COOH).

  • Base : Substance capable de donner des OH- (hydroxyde) en solution, caractérisée par **** (1964)** : donneur de OH-. Exemples : hydroxyde de potassium (KOH), ammoniaque (NH3).

  • Échelle de pH : Rang de valeurs allant de 0 à 14, où 7 est neutre, en dessous acide, au-dessus basique. Par exemple, le pH sanguin normal est d’environ 7,4, indiquant une légère alcalinité.

Points essentiels

  • La formule du pH, **** (1964)**, permet de quantifier l’acidité ou l’alcalinité d’une solution en fonction de la concentration en ions H+ ou H3O+. La relation logarithmique signifie qu’une augmentation de 1 unité de pH correspond à une dilution dix fois plus grande en ions H+.

  • Les acides, en tant que donneurs de H+, libèrent des ions H+ en solution, ce qui augmente la concentration en H+ et diminue le pH. À l’inverse, les bases, en tant que donneurs de OH-, peuvent réagir avec H+ pour former de l’eau, augmentant ainsi le pH.

  • La régulation du pH est cruciale en biologie, notamment dans le sang où un pH de 7,4 est maintenu par des mécanismes tampon (voir section 10). Un décalage du pH sanguin peut entraîner des troubles graves, voire la mort.

  • La relation entre pH et concentration en ions H+ est inverse : plus [H+] augmente, plus le pH diminue, et vice versa. La formule **** (1964)** : pH = -log[H+], traduit cette relation.

À retenir

Le pH est une mesure logarithmique qui reflète la concentration en ions H+ ou H3O+ dans une solution ; une variation d’une unité de pH correspond à un changement de dix dans la concentration en ions H+, ce qui en fait un indicateur essentiel pour caractériser l’acidité ou l’alcalinité en biologie.

9. Liaisons faibles en biologie

Notions clés & Définitions

  • Liaisons ioniques : Interactions électrostatiques entre des ions de charges opposées, généralement faibles en milieu aqueux en raison de la constante diélectrique élevée de l’eau qui réduit la force d’attraction (voir PERROUX, 20xx).
  • Liaisons hydrogène : Interaction attractive entre un donneur d’hydrogène lié à un atome électronégatif (O, N) et un accepteur électronégatif (O, N), avec une énergie moyenne d’environ 4 kcal/mol (voir PERROUX, 20xx).
  • Liaisons van der Waals : Forces faibles résultant de la polarisation instantanée des molécules ou atomes proches, dépendant de la distance interatomique, avec une énergie typique de 1 kcal/mol (voir PERROUX, 20xx).
  • Liaisons hydrophobes : Interactions résultant de la tendance des molécules non polaires à éviter l’eau, favorisant leur agrégation pour minimiser le contact avec le milieu aqueux, essentielles dans la structure des protéines (voir PERROUX, 20xx).
  • Distance et énergie caractéristiques : Les liaisons faibles se distinguent par des distances spécifiques (ex : 2,8 à 3,04 Å pour les liaisons hydrogène) et une énergie relative faible, entre 1 et 7 kcal/mol (voir PERROUX, 20xx).

Points essentiels

  • Les liaisons faibles jouent un rôle crucial dans la stabilisation de la structure tridimensionnelle des protéines, notamment par la formation de réseaux d’hydrogène et d’interactions van der Waals.
  • En milieu aqueux, la polarité de l’eau influence fortement la stabilité et la nature de ces interactions : les liaisons ioniques et hydrogène sont favorisées entre molécules polaires ou chargées, tandis que les interactions hydrophobes sont renforcées par l’évitement de l’eau par les molécules non polaires (voir PERROUX, 20xx).
  • La distance et l’énergie de ces liaisons faibles varient selon le type d’interaction, mais leur somme contribue à la cohésion des structures biologiques.
  • La stabilité des interactions faibles dépend aussi de l’environnement : la constante diélectrique élevée de l’eau réduit la force des interactions ioniques, mais favorise celles impliquant des charges partielles ou polaires (voir PERROUX, 20xx).
  • La formation et la rupture de ces liaisons sont dynamiques, permettant la flexibilité et la fonction des biomolécules, notamment dans le repliement des protéines et la reconnaissance moléculaire.

À retenir

Les liaisons faibles, telles que les interactions ioniques, hydrogène, van der Waals et hydrophobes, sont essentielles pour la structure, la stabilité et la dynamique des biomolécules dans leur environnement aqueux, leur influence étant modulée par la polarité et la constante diélectrique de l’eau.

10. Concentrations en solution aqueuse

Notions clés & Définitions

  • Solution aqueuse (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025) : Mélange homogène constitué d’un soluté dissous dans un solvant, généralement de l’eau. Le soluté est la substance dispersée, le solvant est le liquide dans lequel elle est dispersée.
  • Concentration molaire volumique (mol/L) : Quantité de soluté exprimée en moles par litre de solution. La formule est :
    [A]=moles de Avolume de la solution en L[A] = \frac{\text{moles de A}}{\text{volume de la solution en L}}
  • Molalité (mol/kg de solvant) : Quantité de soluté en moles par kilogramme de solvant. Elle diffère de la molarité car elle ne dépend pas de la densité ou du volume de la solution, mais uniquement de la masse de solvant.
  • Différence entre molalité et molarité : La molalité (m) est basée sur la masse de solvant, alors que la molarité (C) est basée sur le volume total de la solution. La molalité est souvent utilisée pour des mesures précises en chimie, notamment en conditions de température variables.
  • Concentration massique (g/L) : Masse de soluté en grammes dissoute dans un litre de solution. Elle indique la quantité de matière par unité de volume.
  • Fraction massique : Rapport entre la masse du soluté et la masse totale de la solution, exprimé en pourcentage ou en valeur décimale. Elle permet de connaître la proportion de soluté dans la solution.

Points essentiels

  • La solution aqueuse est un mélange homogène où le soluté est dispersé à l’échelle moléculaire dans l’eau, qui agit comme solvant.
  • La concentration molaire volumique (mol/L) est la mesure la plus courante en biologie pour exprimer la quantité de molécules dissoutes, notamment dans les solutions biologiques et expérimentales.
  • La molalité (mol/kg) est particulièrement utile pour des mesures précises en conditions de température variables, car elle ne dépend pas du volume, qui peut varier avec la température.
  • La concentration massique (g/L) est souvent utilisée pour exprimer la quantité de substances dans les solutions de laboratoire ou en milieu médical.
  • La fraction massique permet de connaître la proportion relative de soluté dans la solution, essentielle pour la préparation de solutions standardisées.
  • En biologie, l’unité de concentration doit être choisie en fonction du contexte : mol/L pour la réactivité, g/L pour la composition, mol/kg pour la stabilité thermique.

À retenir

La concentration en solution aqueuse peut être exprimée de différentes manières (molaire, molale, massique), chacune adaptée à un contexte spécifique, notamment en biologie où la précision et la stabilité des mesures sont cruciales.

Tableaux de Synthèse

CritèreCompositionFormeGéométriePolaritéInteractions principalesAuteur / Référence
Molécule d’eau1 O, 2 HTriangulaire isocèleTetraédrique (réorganisation électronique)Polarité forte (μ=1,85 D)Liaisons covalentes, hydrogèneBurtet-Sarramégna (2025)
Propriétés de l’eau polaireMolécule polaire avec δ+ sur H, δ− sur ON/AN/ADipôle élevéCohésion, solvatation, interactions hydrogèneBurtet-Sarramégna (2025)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la géométrie triangulaire de l’eau avec une structure tétraédrique sans distinction.
  2. Assimiler la polarité de l’eau uniquement à la présence d’un dipôle, en oubliant l’importance des charges partielles δ+ et δ−.
  3. Croire que les liaisons hydrogène sont aussi fortes que les liaisons covalentes, alors qu’elles sont faibles (~4 kcal/mol).
  4. Confondre la réorganisation tétraédrique avec la géométrie moléculaire réelle.
  5. Négliger le rôle dynamique des liaisons hydrogène dans la formation du réseau.
  6. Oublier que la solvatation dépend de la polarité, pas seulement de la présence d’eau.
  7. Confondre la charge partielle δ+ sur H avec une charge électrique complète.

Checklist Examen

  1. Connaître la composition moléculaire de l’eau (Valérie Burtet-Sarramégna, 2025).
  2. Savoir que la molécule d’eau est triangulaire isocèle et que sa structure résulte d’une réorganisation tétraédrique.
  3. Expliquer la polarité de l’eau et ses conséquences sur la formation de dipôles électriques.
  4. Définir une liaison hydrogène, ses donneurs et accepteurs, et son énergie moyenne.
  5. Comprendre le rôle des liaisons hydrogène dans la cohésion de l’eau et la formation du réseau.
  6. Connaître la capacité de l’eau à solvatation molécules polaires et ions.
  7. Maîtriser la définition du pH, de l’acidité, et leur lien avec la concentration en ions H+.
  8. Identifier les principales liaisons faibles en biologie (liaisons hydrogène, Van der Waals, interactions électrostatiques).
  9. Savoir calculer ou estimer des concentrations en solution aqueuse.
  10. Connaître les propriétés de l’eau en tant que solvant dans les réactions chimiques.
  11. Comprendre le rôle de l’eau en biologie (transport, régulation thermique, réaction enzymatique).
  12. Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : polarité, dipôle, liaison hydrogène, solvatation, pH.

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Molécule d’eau — composition ?

Un atome d’oxygène et deux d’hydrogène.

Forme moléculaire — géométrie ?

Triangulaire isocèle.

Liaisons covalentes — rôle ?

Unissent O et H, assurent stabilité.

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