📋 Plan du Cours
- Tourisme social et ESS
- Principes de l’ESS
- Acteurs de l’ESS
- Poids de l’ESS en France
- Histoire et philosophie
- Définition du tourisme social
- Repères historiques
- Publics du tourisme social
- Dispositifs d’aide aux vacances
- Tourisme social par qui ?
📖 1. Tourisme social et ESS
🔑 Notions clés & Définitions
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Tourisme social : ensemble des rapports et phénomènes liés à la participation des couches sociales à revenus modestes au tourisme, rendue possible ou facilitée par des mesures sociales (définition BITS). Il concerne la participation de ces publics à des activités touristiques dans un cadre organisé, souvent par des acteurs associatifs ou publics, poursuivant un objectif d’intérêt général.
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Objectifs du tourisme social :
- Accessibilité : permettre à tous, notamment aux publics vulnérables, d’accéder aux loisirs touristiques.
- Développement local : favoriser la croissance économique, sociale et culturelle des territoires.
- Protection de l’environnement : respecter et préserver les ressources naturelles lors des activités touristiques.
- Respect de l’identité locale : préserver la culture et les spécificités des territoires d’accueil (voir aussi "développement durable").
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Principes du tourisme social :
- Développement durable : concilier tourisme, protection de l’environnement et respect des populations locales.
- Équité : garantir une répartition juste des ressources et des opportunités entre tous les publics.
- Participation : impliquer les usagers et les acteurs locaux dans la gestion et l’organisation des activités.
- Solidarité : favoriser la cohésion sociale et l’entraide entre les publics, notamment par des mesures de péréquation financière.
📝 Points essentiels
- Le tourisme social vise à rendre le tourisme accessible à tous, notamment aux publics en situation de vulnérabilité, en utilisant des mesures sociales comme les aides financières ou les dispositifs spécifiques (ex : chèques vacances, aides CAF, VACAF).
- Il se distingue par son mode de fonctionnement démocratique, où les décisions sont prises lors d’assemblées avec la participation de tous, et par une répartition équitable des profits entre salariés et bénéficiaires.
- La philosophie du tourisme social repose sur l’engagement collectif, l’intérêt général, et l’innovation, comme la création de villages vacances.
- Il s’appuie sur des acteurs variés, principalement publics et associatifs, qui financent, organisent et accompagnent les activités.
- La gestion du patrimoine touristique social inclut des hébergements spécifiques (villages vacances, auberges de jeunesse, colonies de vacances) souvent vieillissants, avec des défis liés à leur modernisation et à leur localisation peu attractive.
- La politique du tourisme social inclut des dispositifs d’aide (ex : ANCV, VACAF, aides aux familles) pour favoriser la participation des publics défavorisés ou vulnérables.
- La dimension territoriale est essentielle, avec une volonté d’aménagement équilibré, respectueux de l’environnement et de l’identité locale, pour contribuer au développement local.
💡 À retenir
Le tourisme social repose sur des principes d’équité, de solidarité et de développement durable, visant à rendre le tourisme accessible à tous, en particulier aux publics vulnérables, tout en favorisant la participation collective et le respect des territoires.
📖 2. Principes de l’ESS
🔑 Notions clés & Définitions
- Conciliation activité économique et utilité sociale : principe fondamental de l’ESS qui vise à allier la réalisation d’une activité économique avec une finalité d’utilité collective ou sociale, en dépassant la recherche du seul profit (voir section 1).
- Gestion démocratique : mode de gouvernance où chaque membre ou salarié peut participer aux décisions lors d’assemblées, garantissant une répartition équitable des pouvoirs (voir section 1).
- Liberté d’adhésion : principe selon lequel toute personne peut choisir librement d’adhérer ou non à une structure de l’ESS, sans contrainte (voir section 1).
- Lucrativité limitée : possibilité de réaliser des bénéfices, mais ceux-ci ne doivent pas constituer l’objectif principal ; ils sont réinvestis pour le développement de l’activité ou l’utilité sociale (voir section 1).
- Utilité collective / utilité sociale : engagement à agir pour le bien commun, en répondant à des besoins collectifs plutôt qu’à des intérêts individuels (voir section 1).
- Mixité des financements : mode de financement combinant ressources privées et publiques, afin de garantir l’indépendance et la pérennité des structures (voir section 1).
- Mode démocratique : fonctionnement basé sur la participation active et égalitaire des membres dans la gestion et la prise de décision (voir section 1).
- Répartition équitable des profits : distribution des bénéfices selon des règles transparentes, souvent au bénéfice des membres ou de la communauté, plutôt que pour maximiser le profit individuel (voir section 1).
- Innovation sociale : développement de nouvelles solutions pour répondre à des problématiques sociales ou environnementales, souvent portées par l’ESS (voir section 1).
- Acteurs de l’ESS : mutuelles, coopératives, fondations, entreprises sociales, qui incarnent les principes de l’ESS dans leurs activités (voir section 1).
📝 Points essentiels
- La concilation activité économique et utilité sociale constitue le cœur des principes de l’ESS, permettant de dépasser la logique de profit pour privilégier l’intérêt général.
- La gestion démocratique garantit la participation de tous les membres, assurant une gouvernance participative et transparente.
- La liberté d’adhésion assure la liberté individuelle de rejoindre ou quitter une structure, renforçant la dimension associative et volontaire.
- La lucrativité limitée ne proscrit pas la réalisation de bénéfices, mais impose qu’ils soient réinvestis ou redistribués de manière équitable, pour préserver l’utilité sociale.
- La mixité des financements évite la dépendance exclusive aux fonds publics ou privés, favorisant l’indépendance et la pérennité des structures.
- La gestion démocratique et la répartition équitable des profits participent à une gestion collective, favorisant la solidarité et la cohésion sociale.
- La gestion démocratique permet d’assurer la transparence et la participation, éléments clés pour la légitimité des acteurs de l’ESS.
- La innovation sociale est un moteur essentiel pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux, en proposant des solutions nouvelles et adaptées.
💡 À retenir
Les principes de l’ESS visent à concilier activité économique et utilité sociale par une gestion démocratique, une lucrativité limitée, et une mobilisation collective des ressources, dans une logique d’intérêt général et d’innovation sociale.
📖 3. Acteurs de l’ESS
🔑 Notions clés & Définitions
Tourisme social : ensemble des rapports et phénomènes liés à la participation des couches sociales à revenus modestes au tourisme, facilité par des mesures sociales, poursuivant un objectif d’intérêt général (définition issue du chapitre 2, déclaration de Montréal, 1996).
Repères historiques : évolution des congés payés, développement des colonies de vacances, premières initiatives de vacances pour tous (chapitre 2).
Les “conquêtes touristiques” du 20e siècle : réduction du temps de travail, démocratisation des vacances, développement des équipements (chapitre 2).
📝 Points essentiels
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UNAT : union nationale des associations de tourisme, présente dans chaque région, plaidoyer en faveur de l’ESS, représentant environ 10% des emplois en France.
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Mode de fonctionnement : démocratique, avec décisions prises lors d’assemblées où chacun peut donner son avis.
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Répartition des profits : équitable entre salariés et bénéficiaires.
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Innovation : invention du village vacances.
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Objectifs : agir au nom de l’intérêt général, répondre à des problématiques collectives, en complément des politiques publiques et du marché.
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Principes de l’ESS :
- Libre adhésion
- Lucrativité limitée
- Gestion démocratique et participative
- Utilité collective ou sociale
- Mixité des financements (privés et publics)
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Acteurs : mutuelles, coopératives, fondations, entreprises sociales.
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Poids en France : environ 2,6 millions de salariés (2019), 10% de l’emploi total, 14% de l’emploi privé, 155 000 entreprises.
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Secteurs d’activité : action sociale (59,5%), sports et loisirs (58,1%), arts et spectacles (31,1%), activités financières et assurance (29,7%).
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Typologie d’entreprises : associations (79%), coopératives (12%), mutuelles (5%), fondations (0,5%), entreprises agréées ESUS (1,3%).
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Exemple régional : 13% des établissements en Pays de la Loire, 12% de l’emploi salarié.
💡 À retenir
Les acteurs de l’ESS, notamment via le tourisme social, se distinguent par leur gestion démocratique, leur engagement collectif et leur objectif d’intérêt général, en proposant des solutions innovantes pour favoriser l’accès aux vacances et au tourisme pour tous.
📖 4. Poids de l’ESS en France
🔑 Notions clés & Définitions
- Poids de l’ESS en France : Représentation de l’économie sociale et solidaire en termes d’emploi et d’entreprises dans le pays. Selon le contenu source, en 2019, l’ESS comptait environ 2,6 millions de salariés, soit 10% de l’emploi total en France, et 14% de l’emploi privé. Elle regroupe environ 155 000 entreprises, avec une forte présence dans certains secteurs comme l’action sociale (59,5%), les sports et loisirs (58,1%), et les arts et spectacles (31,1%). La majorité des emplois dans l’ESS sont dans les associations (79%), suivies par les coopératives (12%), mutuelles (5%) et fondations (0,5%) (source : chapitre 2, Histoire et philosophie).
- Acteurs de l’ESS : Mutuelles, coopératives, fondations, entreprises sociales.
- Histoire et philosophie de l’ESS : Engagement social, développement durable, innovation, principes fondamentaux comme la gestion démocratique, la lucrativité limitée, l’utilité sociale, la liberté d’adhésion, et la mixité des financements (source : chapitre 2).
- Poids régional : Par exemple, en Pays de la Loire, l’ESS représente environ 13% des établissements et 12% de l’emploi salarié régional (source : chapitre 2).
📝 Points essentiels
- En 2022, l’ESS représente environ 2,6 millions de salariés, soit 10% de l’emploi total en France, et 14% de l’emploi privé.
- La majorité des emplois dans l’ESS sont dans le secteur de l’action sociale (59,5%) et les activités liées aux sports, arts, et loisirs.
- La répartition par type d’entreprise montre que 79% des emplois sont dans les associations, 12% dans les coopératives, 5% dans les mutuelles, et 0,5% dans les fondations.
- La région Pays de la Loire, notamment le Maine et Loire, concentre environ 13% des établissements et 12% de l’emploi salarié de la région.
- La croissance et la rénovation du parc d’établissements du tourisme social, notamment via des programmes d’aide à la rénovation et de consolidation, illustrent l’investissement dans le secteur (sources : chapitres 2 et 4).
💡 À retenir
L’ESS constitue une part significative de l’économie française, avec une forte présence dans le secteur associatif et social, et joue un rôle clé dans le développement local, la solidarité et l’innovation sociale.
📖 5. Histoire et philosophie
🔑 Notions clés & Définitions
Tourisme social : Ensemble des rapports et des phénomènes résultant de la participation au tourisme, notamment celle des couches sociales à revenus modestes, facilitée par des mesures sociales. Selon le BITS (devenu OITS, puis ISTO), ce ne sont pas les statuts juridiques qui légitiment les opérateurs, mais l’action poursuivant un objectif d’intérêt général. Toute entreprise poursuivant un projet d’intérêt général et visant l’accessibilité à tous peut revendiquer son appartenance au tourisme social (art.13, déclaration de Montréal, 1996, BITS).
Principes de l’ESS : Cinq principes fondamentaux permettant d’identifier une organisation comme appartenant à l’économie sociale et solidaire :
- Libre adhésion
- Lucrativité limitée
- Gestion démocratique et participative
- Utilité collective ou sociale
- Mixité des financements (privés et publics)
UNAT : Union nationale des associations de tourisme, représentant le secteur du tourisme social en France, avec une gestion démocratique et un engagement collectif visant le développement de solutions innovantes et de projets d’intérêt général.
Engagement collectif et humaniste : La philosophie du tourisme social repose sur la recherche de solutions collectives, politiques et humanistes, pour répondre aux problématiques sociales et territoriales, en dépassant une logique purement économique.
📝 Points essentiels
- La philosophie du tourisme social s’appuie sur des valeurs communes : convivialité, rencontre, éducation, émancipation, développement territorial, relations avec les acteurs locaux.
- La définition officielle insiste sur la participation des couches sociales à revenus modestes, rendue possible par des mesures sociales, avec une action orientée vers l’intérêt général.
- La politique du tourisme social consiste à affecter des fonds publics ou sociaux pour soutenir le départ en vacances, avec un objectif d’aménagement du territoire, de développement local, et de protection de l’environnement.
- La histoire du tourisme social est marquée par des conquêtes du 20e siècle : réduction du temps de travail, lois sur les congés payés (ex : 14 jours en 1936), développement des colonies de vacances, des mouvements scouts, et la création d’équipements spécifiques.
- La notion de patrimoine du tourisme social inclut à la fois le patrimoine classique (villages vacances, campings, hôtels) et spécifique (auberges de jeunesse, colonies, centres sportifs). La propriété peut appartenir à des associations ou à des acteurs publics.
Repères historiques :
- La réduction du temps de travail et la mise en place des congés payés ont permis la démocratisation des vacances.
- La création de structures comme les colonies de vacances, les maisons familiales, et les équipements modernes ont marqué l’évolution du secteur.
💡 À retenir
La philosophie du tourisme social repose sur des valeurs d’émancipation, de solidarité et de développement territorial, en privilégiant l’accès aux vacances pour tous, notamment les publics vulnérables, à travers des dispositifs et une gestion démocratique. Son histoire est marquée par des conquêtes sociales et des innovations visant à rendre le tourisme accessible et équitable.
📖 6. Définition du tourisme social
🔑 Notions clés & Définitions
- Tourisme social : Ensemble des rapports et des phénomènes résultant de la participation au tourisme, notamment de la participation des couches sociales à revenus modestes, facilitée par des mesures sociales bien définies (BITS, devenu ISTO). Il se distingue par son objectif d’intérêt général, son mode de fonctionnement démocratique, et son engagement collectif (art.15 déclaration de Montréal, 1996, BITS).
- Acteurs du tourisme social : acteurs publics et privés, associations, fondations, collectivités. Ces acteurs participent au financement, à l’organisation, à l’accompagnement et au développement de l’offre touristique (UNAT, 2026).
- Rôle des acteurs : financer (ex : aides financières, fonds d’investissement), organiser (ex : gestion d’établissements, programmes), accompagner (ex : accompagnement social, formation), développer l’offre (ex : création de villages vacances, hébergements adaptés).
- Partenariats : collaborations entre acteurs publics, associations, entreprises pour la mise en œuvre de projets de tourisme social, favorisant la mutualisation des ressources et la cohérence des actions (UNAT, 2026).
📝 Points essentiels
- La définition du tourisme social insiste sur la participation des publics vulnérables, rendue possible par des mesures sociales, et sur la recherche d’un objectif d’intérêt général plutôt que de profit (art.13 déclaration de Montréal, 1996, BITS).
- La politique du tourisme social inclut l’affectation de fonds publics ou sociaux pour l’aide au départ en vacances, avec une dimension d’aménagement du territoire et de développement local, tout en conciliant développement touristique, protection de l’environnement et respect de l’identité locale.
- Les acteurs principaux sont des associations (ex : UNAT), des collectivités, et des entreprises sociales, qui proposent des hébergements et des activités dans un cadre associatif ou commercial.
- La propriété des équipements (villages vacances, centres de séjour) peut appartenir à des associations ou à des structures privées, avec une typologie variée d’hébergements (hôtels, campings, auberges, centres internationaux, etc.).
- Les dispositifs d’aide (ex : chèques vacances, CAF, VACAF, aides privées) visent à favoriser l’accès aux vacances pour les publics en difficulté, avec une dimension de péréquation financière et d’accompagnement social.
💡 À retenir
Le tourisme social est un secteur engagé, organisé par des acteurs publics et privés, visant à rendre le tourisme accessible à tous, notamment aux publics vulnérables, à travers des dispositifs de financement, d’organisation et de partenariat, dans une logique d’intérêt général et de développement territorial.
📖 7. Repères historiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Tourisme social (voir chapitre 2) : ensemble des rapports et phénomènes résultant de la participation au tourisme, notamment des couches sociales à revenus modestes, facilité par des mesures sociales.
- UNAT : union nationale des associations de tourisme, représentant le secteur du tourisme social en France, avec une gestion démocratique et un engagement collectif.
- Plaidoyer national de l’UNAT : revendication en faveur de l’ESS, soulignant que 10% des emplois en France relèvent de ce secteur, caractérisé par son mode de fonctionnement démocratique, équitable et innovant.
- Principes de l’ESS (voir section 2) : 1. Libre adhésion, 2. Lucrativité limitée, 3. Gestion démocratique, 4. Utilité sociale, 5. Financement mixte.
- Histoire du tourisme social : marquée par la réduction du temps de travail, la démocratisation des vacances, et le développement d’équipements comme colonies de vacances, maisons familiales, camping, etc.
- Conquêtes touristiques du 20e siècle : processus de réduction du temps de travail (8h/j, 6j/semaine en 1919), augmentation des congés payés (1936), et développement des équipements pour tous.
- Juin 1936 : instauration de 14 jours de congés payés, permettant aux classes moins aisées de quitter la ville pour les vacances.
- Évolution des équipements : création de colonies de vacances, mouvements scouts, maisons familiales, camping, avec un développement progressif des infrastructures.
- Droits et lois : limitation du travail des enfants, interdiction du travail des femmes, repos hebdomadaire, réduction du temps de travail, avec des disparités selon les colonies et zones géographiques.
📝 Points essentiels
- La participation des couches sociales à revenus modestes au tourisme est facilitée par des mesures sociales, notamment dès avant 1936 avec les vacances payées.
- La croissance du tourisme social s’inscrit dans une logique d’aménagement du territoire, de développement local, et de respect de l’environnement, tout en visant à rendre le tourisme accessible à tous.
- Le secteur a connu une forte expansion dans la première moitié du 20e siècle, avec la création de nombreux équipements et la mise en place de politiques publiques.
- La gestion du tourisme social repose sur des principes démocratiques, une utilité sociale affirmée, et une diversification des acteurs (associations, collectivités, entreprises).
- La rénovation et la modernisation des équipements ont été soutenues par des programmes d’aides, notamment à partir des années 1990, pour répondre aux attentes sociales et environnementales.
💡 À retenir
Le tourisme social, né d’un engagement collectif visant à démocratiser l’accès aux vacances, a connu une évolution marquée par la réduction du temps de travail, la création d’équipements spécifiques, et une gestion fondée sur des principes démocratiques et d’utilité sociale.
📖 8. Publics du tourisme social
🔑 Notions clés & Définitions
- Publics vulnérables : personnes en difficulté financière ou sociale, incluant celles en situation de précarité, accident de vie (prison, maladie), ou avec des besoins spécifiques (handicap, âge avancé).
- Familles : groupes familiaux, notamment monoparentales ou nombreuses, bénéficiant d’un accompagnement spécifique pour accéder aux vacances.
- Jeunes : individus de 15 à 25 ans, souvent ciblés par des dispositifs spécifiques pour favoriser leur accès aux vacances.
- Personnes âgées : individus de 65 ans et plus, avec une attention particulière à leur autonomie et à leur inclusion sociale.
- Salariés : travailleurs en activité, souvent bénéficiaires des dispositifs d’aide aux vacances via des organismes comme l’ANCV ou la CAF.
- Personnes en situation de handicap : personnes dont la mobilité ou d’autres capacités sont limitées, dont l’accès aux vacances est facilité par des dispositifs spécifiques et des labels (ex : “tourisme et handicap”).
- Ambition de mixité : objectif d’intégration de tous ces publics, pour favoriser la diversité socio-professionnelle, d’âge, et de situation.
📝 Points essentiels
- La péréquation financière vise à permettre à tous d’accéder aux vacances, en faisant payer plus ceux qui ont les moyens pour réduire la contribution des plus modestes.
- La diversité des publics inclut : personnes vulnérables, familles, jeunes, personnes âgées, personnes en situation de handicap, salariés, et tout public.
- La répartition des publics montre que les personnes seules et familles monoparentales ont souvent un niveau de vie inférieur à la médiane, ce qui influence leur accès aux vacances.
- La disparité socio-professionnelle et l’âge impactent la capacité à partir en vacances, d’où la nécessité de dispositifs d’aide spécifiques.
- La politique d’aide repose sur des dispositifs comme les chèques vacances, les aides des CAF, et les programmes spécifiques pour les publics fragilisés (ex : VACAF, aides privées).
💡 À retenir
Le tourisme social vise à rendre les vacances accessibles à tous, en particulier aux publics vulnérables, grâce à des dispositifs d’aide et une démarche d’équité, favorisant la mixité sociale et l’émancipation individuelle.
📖 9. Dispositifs d’aide aux vacances
🔑 Notions clés & Définitions
Tourisme social : Ensemble des rapports et phénomènes liés à la participation des couches sociales à revenus modestes au tourisme, facilité par des mesures sociales, poursuivant un objectif d’intérêt général. (définition issue du Chapitre 2)
Repères historiques : Évolution des congés payés, développement des colonies de vacances, premières initiatives de vacances pour tous. (Chapitre 2)
Les “conquêtes touristiques” du 20e siècle : Réduction du temps de travail, démocratisation des vacances, développement des équipements. (Chapitre 2)
Dispositifs d’aide aux vacances : Outils et programmes mis en place pour favoriser l’accès aux vacances pour les publics en difficulté ou à revenus modestes, notamment via des financements publics ou privés. (Chapitre 3)
ANCV : Organisation née dans les années 80, initialement pour gérer les chèques vacances, financée par les employeurs et les CSE, proposant aussi des programmes d’action sociale pour les personnes en difficulté. (Chapitre 3)
Chèques vacances : Moyen de paiement permettant de couvrir partiellement ou totalement les frais d’hébergement, transports, activités culturelles et sportives, financé par l’employeur et le salarié. (Chapitre 3)
Aides aux projets vacances (APV) : Soutien financier pour départs en vacances de familles, jeunes et adultes à revenus modestes, avec accompagnement social ou associatif. (Chapitre 3)
Bourse solidarité vacances (BSV) : Séjours à tarif réduit dans des villages de vacances ou campings pour bénéficiaires de minima sociaux ou fragilisés. (Chapitre 3)
Seniors en vacances (SEV) : Programmes hors période scolaire pour personnes de 60 ans et plus, visant à lutter contre l’isolement et maintenir le lien social. (Chapitre 3)
Vacances ouvertes : Collaboration avec associations, CAF, mairies pour aider à financer et organiser des séjours pour les jeunes, avec un accompagnement à la préparation du voyage. (Chapitre 3)
Je pars, tu pars, il part : Fondation visant à permettre à 1000 familles de partir en vacances, avec un principe similaire à Vacances ouvertes, mais gérée par une fondation. (Chapitre 3)
Caisse nationale d’allocation familiale (CNAF) : Organisme indépendant qui finance l’aide aux vacances selon des critères locaux, avec des barèmes variables. (Chapitre 3)
VACAF : Dispositif créé en 1999 pour mutualiser l’aide au départ en vacances en famille, avec critères liés au quotient familial, gestion par la CNAF ou MSA. (Chapitre 3)
Aide aux vacances des familles (AVF) : Financement d’un séjour familial d’une semaine, avec participation financière minimale de 10%, dans un hébergement labellisé VACAF. (Chapitre 3)
Fonds “tourisme social investissement” : Dispositif lancé en 2011 pour financer la rénovation du parc d’hébergements associatifs et sociaux via des fonds gérés par l’ANCV et la CDC. (Chapitre 3)
📝 Points essentiels
- Le tourisme social vise à rendre les vacances accessibles aux publics vulnérables, en s’appuyant sur des mesures sociales et des dispositifs financiers.
- L’ANCV, créée dans les années 80, est un acteur central dans la gestion des chèques vacances et des programmes d’aide, avec des initiatives spécifiques pour les familles, les jeunes, et les seniors.
- Les aides financières sont souvent conditionnées par le quotient familial, la situation familiale ou le handicap, avec des critères variables selon les dispositifs et les territoires.
- La politique d’aide s’est historiquement orientée vers la réduction des inégalités sociales en permettant à tous de partir en vacances, notamment par la péréquation financière.
- La rénovation et la modernisation des équipements du secteur du tourisme social sont soutenues par des fonds publics et privés, notamment via le programme “tourisme social investissement”.
💡 À retenir
Les dispositifs d’aide aux vacances, principalement gérés par l’ANCV et la CAF, ont pour objectif de favoriser l’accès aux vacances pour les publics en difficulté, en combinant financements publics, privés et accompagnement social, dans une logique d’équité et d’intérêt général.
📖 10. Tourisme social par qui ?
🔑 Notions clés & Définitions
-
Publics du tourisme social : Personnes vulnérables, familles, jeunes, personnes âgées, personnes en situation de handicap, salariés, tout public. Ces publics sont diversifiés selon leur situation socio-professionnelle, âge, ou handicap (voir section 4).
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Objectif de mixité : Permettre à tous d’accéder aux vacances, notamment par une péréquation financière. La mixité vise à favoriser la diversité socio-professionnelle, d’âge, et de situation de handicap parmi les bénéficiaires (voir section 4).
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Caractéristiques des publics : Diversité socio-professionnelle, âge, situation de handicap. Ces caractéristiques justifient la nécessité d’une offre adaptée et inclusive dans le tourisme social (voir section 4).
📝 Points essentiels
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Le tourisme social concerne principalement des publics vulnérables, familles, jeunes, personnes âgées, personnes en situation de handicap, et salariés, mais aussi tout public dans une optique de mixité sociale.
-
La péréquation financière est un principe fondamental pour garantir l’accès aux vacances à tous, en faisant payer plus ceux qui peuvent, pour subventionner ceux qui ont moins de moyens.
-
La diversité des publics est une caractéristique essentielle, avec une attention particulière à l’inclusion des personnes en situation de handicap, grâce à des dispositifs spécifiques et à la labellisation “tourisme et handicap”.
-
La démarche vise à favoriser la rencontre, la convivialité, l’émancipation, tout en contribuant au développement des territoires et à l’intégration sociale.
💡 À retenir
Le tourisme social est porté par des acteurs qui œuvrent pour l’accès à des vacances pour tous, en s’appuyant sur la diversité des publics et la péréquation financière pour promouvoir la mixité sociale.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1996 | Déclaration de Montréal sur le tourisme social (référence dans le contenu) |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Acteurs | Principes | Objectifs |
|---|
| Tourisme social | Participation des publics à revenus modestes, mesures sociales (ex : chèques vacances, VACAF) | Acteurs associatifs et publics, UNAT | Accessibilité, développement durable, solidarité, participation | Favoriser l’accès aux loisirs, développement local, protection de l’environnement |
| Principes de l’ESS | Concilier activité économique et utilité sociale, gestion démocratique, lucrativité limitée, mixité des financements | Mutuelles, coopératives, fondations, entreprises sociales | Gouvernance participative, répartition équitable des profits, innovation sociale | Répondre aux besoins collectifs, promouvoir la solidarité et l’intérêt général |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre tourisme social avec tourisme commercial ou de masse.
- Croire que la lucrativité est interdite dans l’ESS, alors qu’elle est limitée et réinvestie.
- Confondre gestion démocratique avec gestion autoritaire.
- Assimiler l’accessibilité uniquement à l’accès financier, alors qu’elle inclut aussi l’accessibilité physique et sociale.
- Confondre acteurs publics et associatifs, qui jouent des rôles complémentaires.
- Penser que le développement durable n’est qu’un principe environnemental, alors qu’il inclut aussi le social et l’économique.
- Confondre les dispositifs d’aide (ex : VACAF) avec des aides sociales classiques, alors qu’ils sont spécifiques au tourisme social.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition du tourisme social selon la BITS et ses objectifs principaux.
- Identifier les acteurs principaux du tourisme social, notamment l’UNAT.
- Expliquer les principes fondamentaux du tourisme social : accessibilité, développement durable, solidarité, participation.
- Savoir que le tourisme social vise à rendre le tourisme accessible à tous, notamment aux publics vulnérables.
- Connaître les dispositifs d’aide spécifiques au tourisme social (ex : chèques vacances, VACAF, aides CAF).
- Comprendre la différence entre tourisme social et tourisme commercial ou de masse.
- Maîtriser la définition et les principes de l’ESS selon les auteurs et références clés.
- Connaître la gestion démocratique et la lucrativité limitée dans le cadre de l’ESS.
- Identifier les acteurs de l’ESS : mutuelles, coopératives, fondations, entreprises sociales.
- Savoir que l’innovation sociale est un moteur dans l’ESS et le tourisme social.
- Connaître la déclaration de Montréal (1996) comme repère historique.
- Vérifier la maîtrise des concepts liés à la participation, à l’équité et au développement local dans le tourisme social.