QCM : Droit constitutionnel et théorie de l’État — 42 questions
Questions et réponses du QCM
1. Quelle distinction décrit correctement les deux sens du terme « droit » ?
Il désigne à la fois des règles juridiques et la discipline qui les enseigne
Il désigne les décisions judiciaires et la discipline qui organise les tribunaux
Il désigne les règles morales et la discipline qui analyse les religions
Il désigne les usages sociaux et la discipline qui étudie les comportements
Il désigne à la fois des règles juridiques et la discipline qui les enseigne
Explication
Le droit renvoie à la fois à un ensemble de règles juridiques et à la discipline universitaire qui les enseigne. Le droit comme discipline ne doit donc pas être confondu avec le droit comme ensemble de règles.
2. Quel domaine étudie les règles juridiques applicables entre les personnes privées ?
Le droit administratif
Le droit fiscal
Le droit constitutionnel
Le droit privé
Le droit privé
Explication
Le droit privé étudie les règles qui s’appliquent aux relations entre personnes privées. Le droit public concerne notamment l’organisation et l’action de l’État, ce qui distingue ces deux domaines.
3. Quelle caractéristique permet de reconnaître une règle de droit ?
Elle repose sur une adhésion personnelle et peut être recommandée par un groupe
Elle exprime une croyance collective et peut être surveillée par une autorité religieuse
Elle correspond à une habitude sociale et peut être approuvée par l’entourage
Elle est obligatoire et peut être sanctionnée par l’État
Elle est obligatoire et peut être sanctionnée par l’État
Explication
Une règle de droit est obligatoire, reconnue et susceptible d’être sanctionnée par l’État. Une règle sociale ou religieuse peut guider les comportements sans avoir cette même sanction étatique.
4. Lequel de ces exemples illustre une permission prévue par une règle de droit ?
Refuser une obligation prévue par la loi
S’approprier le bien d’une autre personne
S’inscrire à l’université avec le baccalauréat
Imposer une croyance religieuse à autrui
S’inscrire à l’université avec le baccalauréat
Explication
La règle de droit peut accorder une permission, comme l’inscription à l’université pour une personne titulaire du baccalauréat. L’interdiction de voler constitue au contraire un exemple de règle juridique prohibitive.
5. Quelle affirmation décrit correctement le rapport entre la loi et les autres règles de droit ?
La loi concerne les relations privées, tandis que les contrats relèvent de la morale
La loi est une règle sociale, tandis que les traités relèvent de la politique
La loi regroupe toutes les règles de droit, y compris les normes religieuses
La loi est une forme de règle de droit parmi les traités et les contrats
La loi est une forme de règle de droit parmi les traités et les contrats
Explication
La loi constitue une forme particulière de règle de droit, mais les traités internationaux et les contrats peuvent également avoir cette qualité. Il est donc inexact de réduire toutes les règles de droit à la loi.
6. Que distingue principalement le droit constitutionnel de la science politique ?
Le droit constitutionnel analyse les relations privées, tandis que la science politique étudie les contrats publics
Le droit constitutionnel étudie les règles juridiques du pouvoir, tandis que la science politique étudie les faits politiques
Le droit constitutionnel décrit les comportements sociaux, tandis que la science politique établit les sanctions étatiques
Le droit constitutionnel étudie les croyances politiques, tandis que la science politique interprète les textes constitutionnels
Le droit constitutionnel étudie les règles juridiques du pouvoir, tandis que la science politique étudie les faits politiques
Explication
Le droit constitutionnel porte sur les règles juridiques relatives à la structure de l’État et à l’exercice du pouvoir politique. La science politique s’intéresse aux faits politiques en tant que faits sociaux, et non principalement à leur dimension juridique.
7. Quel est l’objet principal d’une Constitution ?
Organiser les contrats entre personnes privées et régler leurs échanges commerciaux
Fixer la structure de l’État et les règles d’exercice de son pouvoir politique
Déterminer les habitudes sociales et orienter les comportements familiaux
Définir les pratiques religieuses et encadrer les croyances de la population
Fixer la structure de l’État et les règles d’exercice de son pouvoir politique
Explication
La Constitution est le texte juridique le plus important de l’État et contient les règles relatives à sa structure ainsi qu’à l’exercice du pouvoir politique. Les contrats privés et les pratiques religieuses relèvent d’autres cadres normatifs.
8. À quelle date et avec combien d’articles la Constitution française actuelle est-elle établie ?
En 1946, avec 92 articles
En 1958, avec 89 articles
En 1962, avec 75 articles
En 1875, avec 80 articles
En 1958, avec 89 articles
Explication
La Constitution française actuelle date de 1958 et comporte 89 articles. Les autres couples proposés associent une date ou un nombre d’articles qui ne correspond pas à cette Constitution.
9. Qu’est-ce qui caractérise la définition formelle de la Constitution ?
Un texte regroupant les principes historiques et philosophiques d’un régime
Une pratique répétée qui complète progressivement les institutions politiques
Une règle adoptée selon une procédure spécifique et supérieure aux autres règles juridiques
Un ensemble de règles portant sur l’organisation de l’État et les droits des citoyens
Une règle adoptée selon une procédure spécifique et supérieure aux autres règles juridiques
Explication
La définition formelle repose sur la procédure particulière d’adoption et sur la force juridique supérieure de la Constitution. La réponse fondée sur le contenu de l’organisation étatique relève de la définition matérielle, et non de la définition formelle.
10. Quel pouvoir est compétent pour créer ou adopter une Constitution ?
Le pouvoir constituant
Le pouvoir juridictionnel
Le pouvoir administratif
Le pouvoir réglementaire
Le pouvoir constituant
Explication
Le pouvoir constituant est celui qui crée ou adopte une Constitution, qu’il soit exercé par le peuple, une assemblée constituante ou une personne seule. Le pouvoir réglementaire édicte des actes inférieurs à la Constitution et ne possède pas cette fonction constituante.
11. Quelle règle relève de la Constitution matérielle, quelle que soit sa forme juridique ?
Une règle relative à la structure de l’État et à l’exercice de ses pouvoirs
Une règle destinée à organiser la rédaction d’un texte constitutionnel
Une règle adoptée par une procédure constitutionnelle et placée au sommet des normes
Une règle issue d’une pratique répétée entre les autorités publiques
Une règle relative à la structure de l’État et à l’exercice de ses pouvoirs
Explication
La Constitution matérielle regroupe les règles concernant la structure de l’État et l’exercice de ses pouvoirs, qu’elles soient écrites ou non. Une règle définie par sa procédure d’adoption et sa supériorité juridique correspond plutôt à la définition formelle.
12. Quels éléments les constitutions contiennent-elles généralement ?
Des principes de politique étrangère et des règles de gestion des entreprises publiques
Des règles de fonctionnement de l’État et des dispositions reconnaissant des droits fondamentaux
Des règles détaillées de procédure civile et des sanctions applicables aux infractions
Des dispositions fiscales annuelles et des mesures relatives aux contrats privés
Des règles de fonctionnement de l’État et des dispositions reconnaissant des droits fondamentaux
Explication
Les constitutions organisent généralement le fonctionnement de l’État et reconnaissent des droits fondamentaux aux citoyens. Les règles de procédure civile ou les dispositions fiscales annuelles appartiennent en principe à des branches particulières du droit.
13. Comment se présente généralement une Constitution écrite ?
Dans un document comprenant un préambule et des articles classés en chapitres ou sections
Dans un ensemble de pratiques répétées sans document constitutionnel organisé
Dans une série de décisions judiciaires réunies selon leur ordre chronologique
Dans des usages politiques transmis entre les autorités sans rédaction officielle
Dans un document comprenant un préambule et des articles classés en chapitres ou sections
Explication
Une Constitution écrite se trouve généralement dans un document structuré par un préambule et une liste d’articles répartis en chapitres ou sections. Un ensemble de pratiques répétées sans document organisé correspond plutôt à une Constitution coutumière.
14. Quelle condition permet à une pratique de devenir une coutume constitutionnelle ?
Elle doit être confirmée par une décision judiciaire avant toute application
Elle doit être inscrite dans un article adopté par une assemblée constituante
Elle doit être répétée et respectée par les acteurs constitutionnels concernés
Elle doit être accomplie une fois par l’autorité politique la plus importante
Elle doit être répétée et respectée par les acteurs constitutionnels concernés
Explication
La coutume constitutionnelle naît d’une pratique non écrite, répétée et respectée par les acteurs concernés. Une pratique isolée ne suffit pas à créer une règle coutumière, même si elle provient d’une autorité importante.
15. Quelle différence distingue une coutume supplétive d’une coutume contra legem ?
La coutume supplétive provient d’un tribunal, tandis que la coutume contra legem provient d’une assemblée élue
La coutume supplétive complète une ambiguïté, tandis que la coutume contra legem contredit le texte écrit
La coutume supplétive remplace une Constitution, tandis que la coutume contra legem interprète ses principes généraux
La coutume supplétive concerne les droits fondamentaux, tandis que la coutume contra legem concerne les pouvoirs publics
La coutume supplétive complète une ambiguïté, tandis que la coutume contra legem contredit le texte écrit
Explication
La coutume supplétive intervient pour combler une ambiguïté du texte constitutionnel, alors que la coutume contra legem se développe contre une disposition écrite. Elles se distinguent donc par leur rapport au texte constitutionnel, et non par l’autorité qui les crée.
16. Dans quelles circonstances une nouvelle Constitution peut-elle apparaître ?
Lors de la naissance d’un nouvel État ou de la création d’un nouveau régime dans un État existant
Lorsqu’une juridiction interprète une disposition sans modifier la structure politique de l’État
Lorsqu’une pratique administrative se répète sans transformation du régime constitutionnel
Lorsqu’une loi ordinaire est adoptée pour régler une question institutionnelle précise
Lors de la naissance d’un nouvel État ou de la création d’un nouveau régime dans un État existant
Explication
Une Constitution peut apparaître avec la naissance d’un nouvel État ou lors de l’instauration d’un nouveau régime dans un État déjà existant. L’adoption d’une loi ordinaire ou une simple interprétation juridictionnelle ne crée pas nécessairement une nouvelle Constitution.
17. Quelle distinction oppose l’écriture et l’adoption d’une Constitution ?
L’écriture confère une valeur juridique au texte, tandis que l’adoption en organise la présentation formelle
L’écriture rédige le texte, tandis que l’adoption lui confère sa valeur d’acte juridique
L’écriture constitue une pratique politique, tandis que l’adoption transforme cette pratique en coutume constitutionnelle
L’écriture abroge la Constitution précédente, tandis que l’adoption définit les pouvoirs de révision futurs
L’écriture rédige le texte, tandis que l’adoption lui confère sa valeur d’acte juridique
Explication
L’écriture correspond à la rédaction du texte constitutionnel, tandis que l’adoption est l’étape qui lui donne sa valeur juridique. La rédaction prépare donc le texte sans lui conférer encore la qualité d’acte constitutionnel adopté.
18. Que signifie le parallélisme des formes en droit constitutionnel ?
L’autorité compétente pour créer un acte est également compétente pour le supprimer
Un acte constitutionnel doit être présenté sous la même forme qu’une loi ordinaire
Une autorité judiciaire peut modifier tout acte créé par une autorité politique
La procédure de révision doit être différente de la procédure ayant permis d’adopter l’acte
L’autorité compétente pour créer un acte est également compétente pour le supprimer
Explication
Le parallélisme des formes signifie que l’autorité habilitée à créer un acte juridique possède aussi la compétence pour le supprimer. Il ne signifie pas que la procédure de révision doit différer de celle de l’adoption.
19. Par quel ensemble de mécanismes une Constitution peut-elle disparaître ?
Par une modification ministérielle, une consultation publique ou une décision réglementaire
Par une coutume supplétive, une alternance politique ou une réforme de la fonction publique
Par une interprétation judiciaire, une pratique administrative ou l’expiration d’un mandat électif
Par une abrogation constituante, une révolution, un coup d’État ou une révision abrogatoire
Par une abrogation constituante, une révolution, un coup d’État ou une révision abrogatoire
Explication
Une Constitution peut disparaître par abrogation décidée par le constituant, par révolution ou coup d’État, ou par une révision qui abroge le texte en vigueur. Une simple alternance politique ou une interprétation judiciaire ne produit pas, en elle-même, cette disparition.
20. Que signifie interpréter la Constitution ?
Donner un sens à une disposition ou à un ensemble de dispositions constitutionnelles
Remplacer la Constitution par un texte adopté par le pouvoir législatif
Écarter une règle juridique sans examiner sa compatibilité constitutionnelle
Modifier les articles constitutionnels selon une procédure de révision formelle
Donner un sens à une disposition ou à un ensemble de dispositions constitutionnelles
Explication
L’interprétation constitutionnelle vise à déterminer le sens d’une disposition ou de plusieurs dispositions de la Constitution. Elle peut modifier le sens pratique du texte sans changer nécessairement ses articles, contrairement à la révision.
21. Comment qualifie-t-on l’interprétation de la Constitution produite par un organe politique ?
Une codification constitutionnelle
Une pratique constitutionnelle
Une révision constitutionnelle
Une jurisprudence constitutionnelle
Une pratique constitutionnelle
Explication
Lorsqu’un organe politique interprète la Constitution, cette interprétation constitue une pratique constitutionnelle. La jurisprudence désigne, quant à elle, l’interprétation produite par un organe juridictionnel.
22. Quel organe est appelé constituant dérivé ?
L’organe politique chargé d’interpréter les pratiques institutionnelles
L’organe qui crée une Constitution entièrement nouvelle
L’organe juridictionnel chargé d’appliquer les lois ordinaires
L’organe chargé de réviser une Constitution existante
L’organe chargé de réviser une Constitution existante
Explication
Le constituant dérivé est compétent pour réviser une Constitution déjà en vigueur. Le constituant originaire se distingue de lui parce qu’il établit une nouvelle Constitution.
23. Quelle caractéristique distingue une Constitution rigide d’une Constitution souple ?
Son contenu porte davantage sur les institutions que sur les droits fondamentaux
Son application repose sur une protection politique plutôt que juridictionnelle
Sa révision exige une procédure plus difficile que la procédure législative ordinaire
Sa révision dépend principalement de l’interprétation donnée par les tribunaux
Sa révision exige une procédure plus difficile que la procédure législative ordinaire
Explication
Une Constitution rigide ne peut être révisée qu’au moyen d’une procédure plus exigeante que celle des lois ordinaires. Une Constitution souple se révise plus facilement, selon une procédure proche de la procédure législative ordinaire.
24. Que vérifie le contrôle de constitutionnalité ?
La conformité des choix politiques aux programmes des partis représentés
La conformité des traités aux usages diplomatiques de l’État
La conformité des actes administratifs aux décisions des tribunaux judiciaires
La conformité des règles juridiques d’un État à sa Constitution
La conformité des règles juridiques d’un État à sa Constitution
Explication
Le contrôle de constitutionnalité consiste à vérifier que les règles juridiques respectent la Constitution. Il se distingue d’une protection politique qui peut être exercée sans procès par un organe politique.
25. Quels acteurs peuvent assurer une protection politique de la Constitution ?
Les tribunaux judiciaires, les cours administratives ou les juridictions internationales
Les citoyens, une institution politique spéciale ou le chef de l’État
Les partis politiques, les syndicats ou les associations professionnelles
Les administrations centrales, les collectivités territoriales ou les autorités indépendantes
Les citoyens, une institution politique spéciale ou le chef de l’État
Explication
La protection politique de la Constitution peut être confiée aux citoyens, à une institution politique spécialement désignée ou au chef de l’État. Elle ne se définit donc pas par l’intervention nécessaire d’un organe juridictionnel.
26. Qu’est-ce que la justice constitutionnelle ?
Le contrôle juridictionnel de la conformité des lois et des traités à la Constitution
La vérification administrative de la conformité des règlements aux lois
La surveillance politique de l’action gouvernementale par le chef de l’État
L’interprétation des pratiques institutionnelles par les assemblées parlementaires
Le contrôle juridictionnel de la conformité des lois et des traités à la Constitution
Explication
La justice constitutionnelle est exercée par un organe juridictionnel qui contrôle la conformité des lois et des traités à la Constitution. La protection politique relève, en revanche, d’un organe politique plutôt que d’un juge.
27. Quelle combinaison décrit correctement le modèle américain et le modèle européen de contrôle de constitutionnalité ?
Le modèle américain est diffus, abstrait et a priori ; le modèle européen est concentré, concret et généralement a posteriori
Le modèle américain est politique, abstrait et a priori ; le modèle européen est judiciaire, concret et a posteriori
Le modèle américain est diffus, concret et a posteriori ; le modèle européen est concentré, abstrait et généralement a priori
Le modèle américain est concentré, abstrait et a priori ; le modèle européen est diffus, concret et généralement a posteriori
Le modèle américain est diffus, concret et a posteriori ; le modèle européen est concentré, abstrait et généralement a priori
Explication
Le modèle américain associe un contrôle diffus, concret et a posteriori, tandis que le modèle européen repose généralement sur un contrôle concentré, abstrait et a priori. Ces caractéristiques distinguent la répartition des compétences et le moment du contrôle.
28. Quel bilan caractérise le comité constitutionnel de la Constitution de 1946 ?
Il n’a reçu aucune saisine en douze ans mais a rendu une décision consultative
Il a été saisi une fois en douze ans et n’a rendu aucune décision
Il a été saisi une fois en douze ans et a rendu une décision de principe
Il a été saisi plusieurs fois en douze ans et a rendu plusieurs décisions
Il a été saisi une fois en douze ans et n’a rendu aucune décision
Explication
Le comité constitutionnel de 1946 n’a été saisi qu’une seule fois pendant douze ans et n’a rendu aucune décision. Il n’a donc pas constitué une véritable juridiction constitutionnelle active.
29. Quelle institution la Constitution du 4 octobre 1958 a-t-elle créée notamment pour contrôler le respect de la Constitution ?
Le Conseil constitutionnel
La Cour de cassation
Le Conseil d’État
Le comité constitutionnel de la Constitution de 1946
Le Conseil constitutionnel
Explication
La Constitution du 4 octobre 1958 a créé le Conseil constitutionnel, auquel elle a notamment confié le contrôle du respect de la Constitution. Le comité constitutionnel de 1946 appartient à une organisation institutionnelle antérieure.
30. À quelle date le Conseil constitutionnel a-t-il reconnu le contrôle des lois au regard des droits fondamentaux ?
Le 16 juillet 1971
Le 23 juillet 2008
Le 4 octobre 1958
Le 29 octobre 1974
Le 16 juillet 1971
Explication
Le Conseil constitutionnel a reconnu le contrôle des lois au regard des droits fondamentaux dans une décision du 16 juillet 1971. Les autres dates correspondent à la création du Conseil ou à des extensions ultérieures de la saisine.
31. Comment le droit de saisine du Conseil constitutionnel a-t-il évolué ?
Il a été étendu aux tribunaux judiciaires en 1974, puis aux administrations en 2008
Il a été étendu à tous les citoyens en 1974, puis aux parlementaires de l’opposition en 2008
Il a été réservé aux parlementaires de l’opposition en 1958, puis supprimé pour les citoyens en 2008
Il a été étendu aux parlementaires de l’opposition en 1974, puis à tous les citoyens en 2008
Il a été étendu aux parlementaires de l’opposition en 1974, puis à tous les citoyens en 2008
Explication
Le droit de saisine a été étendu aux parlementaires de l’opposition le 29 octobre 1974, puis à tous les citoyens le 23 juillet 2008. Les autres réponses inversent ces étapes ou attribuent la saisine à des acteurs non mentionnés.
32. Quelle caractéristique distingue l’État des autres personnes morales publiques ?
Il intervient dans un domaine territorial limité
Il dépend d’une autorité privée pour agir
Il exerce une compétence spécialisée et administrative
Il dispose d’une compétence générale et souveraine
Il dispose d’une compétence générale et souveraine
Explication
L’État possède une compétence générale et souveraine, ce qui le distingue des autres personnes morales publiques dotées de compétences spéciales. L’idée d’une compétence spécialisée correspond au régime des autres personnes morales publiques, et non à celui de l’État.
33. Au sens strict, qu’est-ce qu’une République ?
Un État attaché à des valeurs publiques sans condition élective
Une société où les décisions sont prises par des magistrats désignés
Une société où le pouvoir public est exercé par des personnes élues
Un État où le pouvoir revient à un monarque héréditaire
Une société où le pouvoir public est exercé par des personnes élues
Explication
Au sens strict, la République désigne une société dans laquelle le pouvoir est une chose publique et est exercé par des personnes élues. L’attachement à des valeurs républicaines peut caractériser le sens large du terme sans impliquer nécessairement l’élection.
34. Quel principe définit le mieux la démocratie ?
Le pouvoir appartient aux administrations, qui appliquent les décisions publiques
Le pouvoir appartient à une élite, qui gouverne au nom du peuple
Le pouvoir appartient au peuple, qui l’exerce notamment par l’élection
Le pouvoir appartient à un dirigeant, qui consulte parfois la population
Le pouvoir appartient au peuple, qui l’exerce notamment par l’élection
Explication
La démocratie repose sur le pouvoir du peuple, notamment exercé par l’élection. Une gouvernance confiée à une élite ou à un dirigeant ne correspond pas à cette participation populaire au pouvoir.
35. Quels sont les trois éléments constitutifs d’un État ?
Un territoire, une population et un pouvoir souverain
Une population, une constitution et un gouvernement élu
Une capitale, une armée et une administration centrale
Un territoire, une économie et une identité culturelle
Un territoire, une population et un pouvoir souverain
Explication
Un État est constitué d’un territoire, d’une population et d’un pouvoir souverain. Une capitale, une constitution ou une identité culturelle peuvent exister dans un État, mais elles ne forment pas le triptyque constitutif indiqué.
36. Dans quel ordre les grandes périodes de formation historique de l’État sont-elles présentées ?
La formation historique de l’État suit la phase pré-étatique, la cité antique, le Moyen Âge féodal, la naissance de l’État proprement dit, son déploiement et sa crise contemporaine. Les autres séquences déplacent plusieurs périodes et ne respectent pas cette progression.
37. Quel ensemble de transformations caractérise la naissance de l’État proprement dit ?
La décentralisation du pouvoir, son privatisation et la priorité donnée aux autorités locales
La concentration du pouvoir royal, sa laïcisation et l’abstraction de l’institution
La suppression du pouvoir royal, la domination religieuse et la fusion du chef avec l’institution
La dispersion du pouvoir féodal, sa sacralisation et l’assimilation du roi à l’État
La concentration du pouvoir royal, sa laïcisation et l’abstraction de l’institution
Explication
La naissance de l’État proprement dit repose sur la concentration du pouvoir autour du roi, la laïcisation du pouvoir et la distinction entre le dirigeant et l’institution. L’assimilation du roi à l’État contredit précisément cette abstraction institutionnelle.
38. Comment la théorie du contrat social explique-t-elle l’apparition de l’État ?
Par une décision administrative où les institutions créent la société politique
Par un accord fictif où les membres de la société acceptent le pouvoir politique
Par une conquête militaire où un chef impose son autorité aux populations
Par une transmission héréditaire où le pouvoir revient à une dynastie
Par un accord fictif où les membres de la société acceptent le pouvoir politique
Explication
La théorie du contrat social explique l’apparition de l’État par un contrat fictif conclu entre les membres d’une société qui acceptent le pouvoir politique. Une conception fondée sur la contrainte militaire présente au contraire le pouvoir comme imposé par la force.
39. Pourquoi le territoire est-il indispensable à l’existence d’un État ?
Il garantit la présence d’une population culturellement homogène
Il assure l’existence d’un gouvernement choisi par élection
Il fournit l’espace délimité sur lequel s’exerce la souveraineté
Il permet l’organisation d’une économie indépendante des voisins
Il fournit l’espace délimité sur lequel s’exerce la souveraineté
Explication
Le territoire est un élément indispensable de l’État, car il délimite l’espace sur lequel s’exerce la souveraineté. Une population homogène ou une économie indépendante peut ne pas exister sans que l’État cesse pour autant de disposer d’un territoire.
40. Quelle distinction oppose les frontières naturelles aux frontières artificielles ?
Les frontières naturelles sont fixées par des traités, tandis que les artificielles suivent des montagnes ou des fleuves
Les frontières naturelles séparent les espaces maritimes, tandis que les artificielles délimitent les espaces aériens
Les frontières naturelles sont décidées par les États, tandis que les artificielles apparaissent sans intervention humaine
Les frontières naturelles suivent des reliefs ou des cours d’eau, tandis que les artificielles sont tracées sur des cartes
Les frontières naturelles suivent des reliefs ou des cours d’eau, tandis que les artificielles sont tracées sur des cartes
Explication
Les frontières naturelles suivent des éléments géographiques comme les fleuves ou les montagnes, tandis que les frontières artificielles sont tracées sur des cartes. Les traités peuvent déterminer juridiquement différents types de frontières, mais ils ne définissent pas cette opposition géographique.
41. Comment les frontières entre États sont-elles juridiquement déterminées ?
Par des usages économiques qui organisent les échanges entre territoires
Par l’évolution spontanée des reliefs et des cours d’eau limitrophes
Par la répartition culturelle des populations vivant dans les régions voisines
Par des décisions humaines et des traités internationaux fixant un tracé séparateur
Par des décisions humaines et des traités internationaux fixant un tracé séparateur
Explication
Les frontières sont juridiquement déterminées par des hommes et par des traités internationaux qui fixent le tracé séparant les États. Les reliefs ou les pratiques économiques peuvent influencer les limites, mais ils ne constituent pas à eux seuls leur détermination juridique.
42. Jusqu’où s’étend la souveraineté maritime d’un État selon la limite indiquée ?
Du rivage jusqu’à 200 km en mer, avant toute compétence étrangère
Du rivage jusqu’à 22 km en mer, puis dans toutes les eaux navigables
Du rivage jusqu’à 22 km en mer, avant la haute mer et les eaux internationales
Du rivage jusqu’à 20 km en mer, avant la zone aérienne internationale
Du rivage jusqu’à 22 km en mer, avant la haute mer et les eaux internationales
Explication
La souveraineté maritime de l’État s’étend du rivage jusqu’à 22 km en mer, au-delà desquels commencent la haute mer et les eaux internationales. La haute mer ne relève pas de la souveraineté d’un État, ce qui rend l’extension à toutes les eaux navigables incorrecte.
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Qu'est-ce que le droit désigne ?
Un ensemble de règles juridiques et la discipline qui les enseigne.
Quelle discipline étudie les règles entre personnes privées ?
Le droit privé.
Qu'est-ce qu'une règle de droit ?
Une règle obligatoire reconnue et sanctionnée par un État.