QCM : Droit constitutionnel et démocratie — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception de la démocratie met en relation le bonheur collectif et le gouvernement de soi par le peuple ?

Un régime où le peuple se gouverne afin de favoriser le bonheur du plus grand nombre
Un régime où un souverain gouverne afin de garantir l’unité politique
Un régime où une minorité dirige afin de protéger les intérêts communs
Un régime où des autorités extérieures gouvernent afin de maintenir l’ordre social

Un régime où le peuple se gouverne afin de favoriser le bonheur du plus grand nombre

Explication

La démocratie est définie comme un régime permettant au peuple de se gouverner lui-même et de rendre heureux le plus grand nombre. La monarchie constitue une notion différente, car elle concentre le pouvoir entre les mains d’un seul.

2. Une collectivité est-elle autonome lorsqu’elle obéit à des normes élaborées par une autorité extérieure ?

Non, car l’autonomie exige que les normes soient imposées par une autorité supérieure
Oui, car l’origine des normes importe moins que leur application régulière
Non, car l’autonomie suppose d’obéir à des normes que la collectivité a elle-même établies
Oui, car l’autonomie consiste à respecter les décisions prises par les gouvernants

Non, car l’autonomie suppose d’obéir à des normes que la collectivité a elle-même établies

Explication

L’autonomie consiste à n’obéir qu’aux normes que l’on a soi-même édictées. Des normes venues d’autrui relèvent plutôt de l’hétéronomie, même lorsqu’elles sont appliquées de manière régulière.

3. Quels deux piliers rendent possible l’autonomie démocratique ?

La transmission héréditaire du pouvoir et l’obéissance aux autorités religieuses
La désignation d’un dirigeant unique et la suppression des contre-pouvoirs
La concentration des pouvoirs et la priorité donnée à la stabilité politique
La limitation des pouvoirs et le respect des droits de l’Homme

La limitation des pouvoirs et le respect des droits de l’Homme

Explication

L’autonomie démocratique repose sur la limitation des pouvoirs et sur le respect des droits de l’Homme. La concentration du pouvoir et la suppression des contre-pouvoirs vont à l’encontre de cette logique.

4. À quelle période la démocratie athénienne atteint-elle son apogée sous Périclès ?

Vers 1075 ap. J.-C.
Vers 57 ap. J.-C.
Vers 450 av. J.-C.
Vers 600 av. J.-C.

Vers 450 av. J.-C.

Explication

La démocratie athénienne atteint son apogée vers 450 av. J.-C., sous Périclès. La période située vers 600 av. J.-C. renvoie plutôt à l’action de Dracon et de Solon.

5. Que désigne l’isonomie dans le fonctionnement de la démocratie athénienne ?

L’égalité d’expression dans les débats publics
La distinction des régimes selon le nombre de gouvernants
La transmission des lois par une autorité religieuse
L’adoption des normes par la collectivité

L’adoption des normes par la collectivité

Explication

L’isonomie désigne l’adoption des normes par la collectivité. L’égalité d’expression correspond à l’iségorie, qui renvoie à une autre dimension de la liberté athénienne.

6. Quelle distinction décrit correctement la liberté et l’égalité à Athènes ?

La liberté renvoie à l’égalité d’expression, tandis que l’égalité concerne les droits et la fabrication de la loi
La liberté renvoie à la propriété privée, tandis que l’égalité concerne l’accès aux fonctions religieuses
La liberté renvoie aux droits juridiques, tandis que l’égalité concerne la participation aux débats
La liberté renvoie à l’obéissance aux lois, tandis que l’égalité concerne le choix d’un dirigeant

La liberté renvoie à l’égalité d’expression, tandis que l’égalité concerne les droits et la fabrication de la loi

Explication

À Athènes, la liberté correspond à l’iségorie, c’est-à-dire à l’égalité d’expression, tandis que l’égalité concerne les droits et la fabrication de la loi. Confondre l’iségorie avec les droits juridiques efface cette distinction entre expression et participation normative.

7. Quelle conception du pouvoir Saint Paul affirme-t-il en 57 ?

Tout pouvoir vient de Dieu et l’obéissance civique constitue une vertu chrétienne
Tout pouvoir vient de l’autonomie populaire et l’obéissance civique dépend du vote
Tout pouvoir vient du consentement des citoyens et l’autorité religieuse reste privée
Tout pouvoir vient de la loi humaine et l’obéissance civique dépend d’un accord social

Tout pouvoir vient de Dieu et l’obéissance civique constitue une vertu chrétienne

Explication

Saint Paul affirme en 57 que nul pouvoir n’existe sans Dieu et présente l’obéissance civique comme une vertu chrétienne. Cette conception fonde le pouvoir sur Dieu, contrairement à la démocratie qui le fonde sur l’autonomie du peuple.

8. Dans la théorie médiévale, quelle répartition oppose correctement l’auctoritas et la potestas ?

Le roi détient l’auctoritas spirituelle et le pape détient la potestas temporelle
Le pape détient l’auctoritas spirituelle et le roi détient la potestas temporelle
Le pape détient les deux pouvoirs et le roi exerce une fonction administrative
Le roi détient les deux pouvoirs et le pape exerce une fonction consultative

Le pape détient l’auctoritas spirituelle et le roi détient la potestas temporelle

Explication

Dans la théorie médiévale, l’auctoritas désigne le pouvoir spirituel détenu par le pape, tandis que la potestas désigne le pouvoir temporel détenu par le roi. Inverser ces deux notions revient à attribuer à chaque autorité le domaine de l’autre.

9. Comment Jean Bodin définit-il la souveraineté dans Les Six Livres de la République ?

Comme le pouvoir de commander et de contraindre sans être commandé ni contraint
Comme le pouvoir de conseiller et de convaincre sans exercer de contrainte politique
Comme le pouvoir de représenter le peuple tout en restant soumis aux autorités religieuses
Comme le pouvoir de gouverner temporairement selon les décisions d’une assemblée

Comme le pouvoir de commander et de contraindre sans être commandé ni contraint

Explication

Jean Bodin définit la souveraineté comme un pouvoir de commander et de contraindre qui n’est lui-même ni commandé ni contraint. Une fonction de conseil ou de représentation soumise à une autre autorité ne correspond donc pas à cette définition.

10. Quelle conception Grotius associe-t-il au droit naturel et à l’autorité politique ?

Les principes juridiques naissent des décisions souveraines, tandis qu’un contrat protège les individus contre toute autorité publique
La propriété et la parole sont des droits politiques accordés par l’État, tandis que le contrat supprime toute souveraineté commune
Les droits naturels dépendent des coutumes nationales, tandis que l’autorité publique résulte d’une domination exercée par les plus puissants
Des principes universels préexistent aux décisions particulières, tandis qu’un contrat attribue l’autorité publique à un pouvoir souverain

Des principes universels préexistent aux décisions particulières, tandis qu’un contrat attribue l’autorité publique à un pouvoir souverain

Explication

Grotius affirme que des principes universels, comme la propriété et le respect de la parole, existent avant les décisions particulières, alors que le contrat attribue l’autorité publique à un souverain. Confondre ces deux éléments revient à faire dépendre les principes universels d’une décision politique, ce que sa conception contredit.

11. Que désigne le contrat social dans la pensée politique moderne ?

Une convention économique par laquelle les groupes privés organisent leurs échanges sans établir de pouvoir politique
Une situation dans laquelle les individus renoncent à toute autorité commune et vivent selon leurs rapports de force
Une décision par laquelle le souverain crée les droits naturels et les distribue selon les intérêts de l’État
Un accord par lequel les individus instituent une autorité politique et organisent la garantie de leurs droits naturels

Un accord par lequel les individus instituent une autorité politique et organisent la garantie de leurs droits naturels

Explication

Le contrat social est l’accord par lequel les individus fondent une autorité commune et prévoient la garantie de leurs droits naturels. L’anarchie constitue au contraire une situation dépourvue d’autorité politique organisée.

12. Quelle conséquence Hobbes attribue-t-il à l’absence de règles de droit ?

La société devient une communauté pacifiée, puisque l’absence de règles empêche toute concentration durable du pouvoir
La société devient une anarchie où les plus puissants dominent les plus faibles, poussant les individus à remettre leur liberté et leur égalité au Léviathan
La société conserve une égalité naturelle, car les individus protègent leurs droits grâce à des institutions politiques spontanées
La société confie la justice à plusieurs autorités indépendantes, qui préservent la liberté individuelle sans contrat social

La société devient une anarchie où les plus puissants dominent les plus faibles, poussant les individus à remettre leur liberté et leur égalité au Léviathan

Explication

Pour Hobbes, l’absence de règles de droit conduit à l’anarchie et à la domination des plus faibles par les plus puissants, ce qui explique le transfert de liberté et d’égalité au Léviathan. L’idée d’une égalité préservée sans institutions ne correspond donc pas à son analyse.

13. Quelles sont les trois fonctions du pouvoir public distinguées par Locke ?

Créer les droits naturels, abolir les tribunaux, puis déléguer la sécurité à des associations privées
Définir les croyances communes, administrer les familles, puis répartir les richesses entre les groupes sociaux
Établir la Constitution et la loi, juger les différends, puis gouverner pour garantir la sécurité intérieure et extérieure
Écrire les coutumes, élire les magistrats, puis contrôler les échanges commerciaux afin de préserver la prospérité publique

Établir la Constitution et la loi, juger les différends, puis gouverner pour garantir la sécurité intérieure et extérieure

Explication

Locke distingue la fonction législative, la fonction judiciaire et la fonction exécutive chargée de gouverner et d’assurer la sécurité intérieure et extérieure. La création des droits naturels ne fait pas partie de cette classification des fonctions publiques.

14. Quels droits la Déclaration d’indépendance des États-Unis du 4 juillet 1776 présente-t-elle comme inaliénables ?

La vie, la liberté et la recherche du bonheur, dont tous les hommes disposent en naissant égaux
La propriété, l’instruction et la sécurité sociale, garantis par une égalité matérielle entre les habitants
Le vote, l’éligibilité et l’accès aux fonctions publiques, réservés à toute personne vivant sur le territoire
La liberté économique, la représentation parlementaire et la protection diplomatique, accordées par l’autorité fédérale

La vie, la liberté et la recherche du bonheur, dont tous les hommes disposent en naissant égaux

Explication

La Déclaration de 1776 affirme que tous les hommes naissent égaux et possèdent notamment les droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Le droit de vote relève plutôt de droits politiques susceptibles d’être liés à la citoyenneté.

15. Quelle affirmation caractérise la formule de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ?

Les hommes deviennent libres et égaux en droits après leur reconnaissance par l’État, qui détermine la portée de ces droits
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans que cette formule établisse une égalité matérielle générale
Les citoyens naissent et demeurent matériellement égaux, ce qui impose une répartition identique des ressources entre les personnes
Les citoyens sont égaux devant les institutions, tandis que les autres personnes ne bénéficient pas de droits garantis par la Déclaration

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sans que cette formule établisse une égalité matérielle générale

Explication

La DDHC proclame la liberté et l’égalité en droits des hommes dès la naissance et durant leur existence. Cette formule concerne le statut juridique et ne pose pas, sous la même forme, une égalité matérielle entre toutes les personnes.

16. Quel est le but de toute association politique selon l’article 2 de la DDHC ?

Organiser une égalité matérielle complète entre tous les membres de la société
Subordonner les libertés individuelles aux décisions prises par l’administration
Conserver les droits naturels et imprescriptibles de l’homme
Réserver la protection juridique aux citoyens participant aux élections nationales

Conserver les droits naturels et imprescriptibles de l’homme

Explication

L’article 2 de la DDHC présente la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme comme le but de toute association politique. Il ne définit donc pas ce but comme une égalité matérielle complète.

17. Quelles normes sont intégrées au bloc de constitutionnalité par le préambule de la Constitution de 1958 ?

La Déclaration d’indépendance américaine, le Code civil et la Convention européenne des droits de l’homme
La Constitution de 1791, le préambule de 1875 et les lois ordinaires adoptées depuis 1958
La Charte des Nations unies, les règlements européens et les décisions administratives nationales
La DDHC de 1789, le préambule de la Constitution de 1946 et la Charte de l’environnement

La DDHC de 1789, le préambule de la Constitution de 1946 et la Charte de l’environnement

Explication

Le préambule de 1958 réaffirme la DDHC de 1789, le préambule de 1946 et la Charte de l’environnement, qui participent ainsi à la Constitution. Les lois ordinaires et les décisions administratives ne sont pas intégrées au bloc de constitutionnalité par cette disposition.

18. Quelle définition correspond aux droits de l’Homme ?

Des libertés définies par chaque gouvernement, dont la protection dépend des choix politiques et des traditions nationales
Des droits économiques attribués aux groupes sociaux afin d’organiser la production et la répartition des richesses
Des prérogatives inhérentes à toute personne, essentielles à la démocratie et à la paix, protégées par des normes même contre l’État
Des avantages accordés par l’État à ses citoyens pour participer aux élections et exercer des fonctions publiques

Des prérogatives inhérentes à toute personne, essentielles à la démocratie et à la paix, protégées par des normes même contre l’État

Explication

Les droits de l’Homme sont attachés à toute personne humaine et bénéficient d’une protection constitutionnelle ou internationale pouvant s’imposer à l’État. Le droit de vote, en revanche, constitue un droit du citoyen qui peut être réservé aux citoyens.

19. Comment l’article 4 de la DDHC définit-il la liberté ?

Comme la capacité de défendre ses intérêts en écartant les contraintes imposées par l’autorité publique
Comme la faculté d’agir sans aucune limite fixée par la loi ou les droits des autres
Comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
Comme le pouvoir de participer aux décisions publiques au moyen du droit de vote

Comme la possibilité de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui

Explication

L’article 4 conçoit la liberté comme la possibilité d’accomplir ce qui ne porte pas atteinte à autrui. Elle n’est donc pas une absence de toute limite, puisque les droits des autres et la loi en fixent la frontière.

20. Quelle présentation rend compte à la fois de la théorie des trois générations et de la position du Conseil constitutionnel ?

La théorie oppose les droits nationaux aux droits internationaux, tandis que le Conseil constitutionnel reconnaît trois catégories constitutionnelles séparées
La théorie distingue les droits-libertés, les droits-créances et les droits à la paix ou à l’environnement, tandis que le Conseil constitutionnel refuse cette division en générations
La théorie distingue les droits civils, les droits politiques et les droits économiques, tandis que le Conseil constitutionnel impose leur classement en générations successives
La théorie regroupe les droits selon leur titulaire, tandis que le Conseil constitutionnel limite les droits de l’Homme aux libertés individuelles classiques

La théorie distingue les droits-libertés, les droits-créances et les droits à la paix ou à l’environnement, tandis que le Conseil constitutionnel refuse cette division en générations

Explication

La théorie des trois générations classe les droits-libertés, les droits-créances et les droits liés à la paix ou à l’environnement. Le Conseil constitutionnel ne retient toutefois pas cette distinction en générations des droits de l’Homme.

21. Quelle distinction caractérise le mieux les visions française et britannique des droits de l’Homme ?

La vision française privilégie des garanties nationales, tandis que la vision britannique affirme des droits universels et abstraits.
La vision française repose sur des procédures judiciaires concrètes, tandis que la vision britannique défend des principes universels.
La vision française limite les droits aux citoyens, tandis que la vision britannique les fonde sur une déclaration générale.
La vision française affirme des droits universels, tandis que la vision britannique privilégie des garanties nationales et procédurales.

La vision française affirme des droits universels, tandis que la vision britannique privilégie des garanties nationales et procédurales.

Explication

La conception française est abstraite et universaliste, alors que la conception britannique est nationale et centrée sur les procédures de garantie. L’idée selon laquelle la vision française serait principalement procédurale et nationale inverse précisément cette distinction.

22. Comment les normes constitutionnelles contribuent-elles à garantir les droits fondamentaux ?

Elles confient la protection des droits aux assemblées sans contrôle exercé par une juridiction.
Elles réservent la protection des droits aux autorités administratives chargées d’appliquer les lois.
Elles remplacent les garanties juridictionnelles par des engagements politiques dépourvus de contrôle.
Elles permettent l’intervention d’un juge et la vérification exercée par le Conseil constitutionnel.

Elles permettent l’intervention d’un juge et la vérification exercée par le Conseil constitutionnel.

Explication

Les normes constitutionnelles rendent possible le contrôle juridictionnel des atteintes aux droits, notamment par l’intervention d’un juge et la vérification du Conseil constitutionnel. Confier cette protection aux assemblées sans contrôle juridictionnel ne correspond pas au mécanisme décrit.

23. Selon Hans Kelsen, quels éléments forment la synthèse caractéristique de la démocratie ?

La souveraineté et la propriété
La tradition et la représentation
L’autorité et la stabilité
La liberté et l’égalité

La liberté et l’égalité

Explication

Pour Hans Kelsen, la démocratie repose sur la synthèse de la liberté et de l’égalité. La souveraineté et la propriété peuvent concerner l’organisation politique, mais elles ne constituent pas la synthèse définissant la démocratie dans cette conception.

24. Pourquoi l’expression « démocratie illibérale » est-elle considérée comme contradictoire ?

Parce qu’une démocratie ne peut écarter la liberté, qui forme avec l’égalité son principe caractéristique.
Parce qu’une démocratie doit supprimer l’égalité afin de protéger les libertés individuelles.
Parce qu’une démocratie repose sur l’autorité des gouvernants plutôt que sur la participation des citoyens.
Parce qu’une démocratie devient contradictoire dès qu’elle organise des élections concurrentielles.

Parce qu’une démocratie ne peut écarter la liberté, qui forme avec l’égalité son principe caractéristique.

Explication

La contradiction vient du fait que la liberté, associée à l’égalité, constitue un principe caractéristique de la démocratie. L’idée qu’il faudrait supprimer l’égalité pour préserver la liberté méconnaît cette articulation entre les deux principes.

25. Pourquoi la tenue d’élections ne suffit-elle pas à établir le caractère démocratique d’un régime ?

Parce qu’un régime doit concentrer les médias et la justice sous l’autorité du pouvoir élu.
Parce qu’un régime doit privilégier la stabilité institutionnelle au détriment du contrôle des gouvernants.
Parce qu’un régime doit aussi préserver la liberté des médias et l’indépendance des juges, qui limitent le pouvoir.
Parce qu’un régime doit remplacer les élections par une désignation directe des gouvernants par les juges.

Parce qu’un régime doit aussi préserver la liberté des médias et l’indépendance des juges, qui limitent le pouvoir.

Explication

Les élections désignent les gouvernants, mais la liberté des médias et l’indépendance des juges sont également nécessaires pour contrôler et limiter leur pouvoir. Concentrer les médias et la justice sous l’autorité du pouvoir élu supprimerait précisément ces garanties démocratiques.

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Qu'est-ce que la démocratie selon la définition donnée ?

Un régime qui rend heureux le plus grand nombre en permettant l'autogouvernance.

Qu'est-ce que l'autonomie selon la définition donnée ?

N'obéir qu'aux normes que l'on a soi-même édictées.

Quels sont les deux piliers de l'autonomie démocratique ?

La limitation des pouvoirs et le respect des droits de l'Homme.

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