QCM : Droits des usagers et devoirs professionnels — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans la médecine traditionnelle, quelle relation caractérisait principalement la position du malade face au médecin ?

Le malade se trouvait dans une relation d’infériorité et d’obéissance
Le malade codécidait les traitements avec le médecin
Le malade contrôlait l’accès du médecin aux informations médicales
Le malade pouvait imposer une expertise indépendante au médecin

Le malade se trouvait dans une relation d’infériorité et d’obéissance

Explication

La médecine traditionnelle plaçait le malade dans une position subordonnée, fondée sur l’obéissance au médecin. La participation du patient aux décisions correspond davantage à la conception contemporaine des droits des patients.

2. Quelle évolution historique les philosophes des Lumières ont-ils favorisée dans le domaine de la santé ?

La suppression des libertés individuelles dans les soins
La priorité accordée aux progrès techniques sur les droits individuels
Le renforcement institutionnel de l’autorité médicale
La reconnaissance progressive de l’autonomie du patient

La reconnaissance progressive de l’autonomie du patient

Explication

Les philosophes des Lumières ont défendu les droits et libertés individuels, ce qui a contribué à ouvrir la voie à l’autonomie du patient. Les progrès médicaux ont, par contraste, surtout renforcé le pouvoir médical à cette période.

3. Quelle évolution jurisprudentielle s’est affirmée au XIXe siècle et au début du XXe siècle ?

La reconnaissance du droit à réparation et des principes d’information et de consentement
La disparition de la responsabilité médicale et de l’obligation d’informer
La reconnaissance d’un pouvoir médical excluant toute décision du patient
La priorité donnée au secret médical sur toute demande d’indemnisation

La reconnaissance du droit à réparation et des principes d’information et de consentement

Explication

Les jurisprudences de la Cour de cassation et du Conseil d’État ont progressivement affirmé le droit à réparation en cas d’accident médical, ainsi que l’information et le consentement du patient. Elles n’ont donc pas supprimé la responsabilité médicale ni écarté la participation du patient.

4. Quelle innovation la loi du 4 mars 2002 a-t-elle introduite dans le système de santé ?

La décision médicale confiée aux représentants des associations agréées
La limitation de la participation des usagers aux établissements hospitaliers
La suppression des associations d’usagers dans les instances de santé
La notion de démocratie sanitaire et la représentation d’associations agréées d’usagers

La notion de démocratie sanitaire et la représentation d’associations agréées d’usagers

Explication

La loi du 4 mars 2002 a consacré la démocratie sanitaire et prévu la représentation d’associations agréées d’usagers dans les instances du système de santé. Elle n’a pas remplacé la décision médicale par une décision associative.

5. Que désigne la démocratie sanitaire ?

La consultation des usagers sur le coût d’une hospitalisation après leur sortie
La participation collective des usagers à l’élaboration des politiques de santé et à l’amélioration des prises en charge
La décision individuelle d’un patient d’accepter ou de refuser un traitement proposé
La gestion administrative des établissements par les professionnels de santé

La participation collective des usagers à l’élaboration des politiques de santé et à l’amélioration des prises en charge

Explication

La démocratie sanitaire organise la participation des usagers aux politiques de santé et à la qualité des prises en charge. Le consentement concerne, lui, une décision individuelle du patient à propos de ses soins.

6. Dans quels espaces les associations agréées d’usagers peuvent-elles être représentées ?

Dans les seuls services de soins, sans participation aux instances de l’établissement
Dans les tribunaux judiciaires chargés de fixer les indemnisations médicales
Dans les conseils de surveillance, les commissions des usagers et certaines agences sanitaires
Dans les laboratoires pharmaceutiques responsables de l’autorisation des traitements

Dans les conseils de surveillance, les commissions des usagers et certaines agences sanitaires

Explication

Les associations agréées peuvent siéger dans les conseils de surveillance et les commissions des usagers, ainsi que participer aux agences sanitaires et aux débats sur la stratégie nationale de santé. Leur rôle ne se limite donc pas aux services de soins internes.

7. Quel équilibre le cadre juridique français de la santé cherche-t-il à établir ?

Un équilibre entre liberté individuelle, dignité de la personne humaine et solidarité
Une organisation fondée sur la solidarité, indépendamment des libertés individuelles
Une protection de la dignité sans prise en compte des choix personnels
Une priorité donnée à la liberté individuelle sur la dignité et la solidarité

Un équilibre entre liberté individuelle, dignité de la personne humaine et solidarité

Explication

Le cadre juridique français articule la liberté individuelle, la protection de la dignité contre l’asservissement ou la dégradation, et la solidarité. La dignité et la solidarité ne sont donc pas écartées au profit d’une seule valeur.

8. Que signifie la non-patrimonialité du corps humain prévue par l’article 16-3 du Code civil ?

Le corps humain peut être protégé contre une intervention sans que ses éléments soient concernés
Toute intervention sur le corps humain est interdite, y compris à visée thérapeutique
La personne peut attribuer une valeur de propriété à ses organes sous certaines conditions
Les éléments et produits du corps humain ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial

Les éléments et produits du corps humain ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial

Explication

La non-patrimonialité signifie que le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent être traités comme des biens appropriables. Cette règle se distingue de l’inviolabilité, qui protège le corps contre les atteintes physiques.

9. Dans quelle situation une intervention thérapeutique peut-elle être réalisée sans consentement préalable selon l’article 16-3 du Code civil ?

Lorsque le professionnel estime que le traitement serait simplement préférable
Lorsque la famille demande l’intervention malgré le refus exprimé par la personne
Lorsque l’établissement souhaite accélérer l’organisation des soins
Lorsque l’état de la personne rend nécessaire l’intervention et l’empêche de consentir

Lorsque l’état de la personne rend nécessaire l’intervention et l’empêche de consentir

Explication

Le consentement doit être recueilli avant l’intervention, sauf si l’état de la personne rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle elle ne peut consentir. Une simple préférence du professionnel ou une contrainte organisationnelle ne suffit pas à écarter cette exigence.

10. Que prohibe l’article L.1110-3 du Code de la santé publique ?

Toute prise en compte de la situation personnelle d’un patient lors de son orientation
Toute restriction d’accès aux soins décidée par un professionnel, quelle qu’en soit la justification
Toute discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins, laquelle constitue un délit
Toute différence de traitement entre établissements publics et établissements privés de santé

Toute discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins, laquelle constitue un délit

Explication

L’article L.1110-3 interdit les discriminations dans l’accès à la prévention et aux soins et qualifie la discrimination de délit. Il ne transforme pas pour autant toute différence de traitement ou toute restriction justifiée en discrimination pénale.

11. Quelle exigence l’article L.1110-5 du Code de la santé publique garantit-il à toute personne ?

Le choix de toute thérapeutique souhaitée, même sans efficacité reconnue
La prise en charge gratuite de toutes les thérapeutiques disponibles
L’accès prioritaire aux traitements présentant le moins de risques financiers
Les soins les plus appropriés et le meilleur apaisement possible de la souffrance

Les soins les plus appropriés et le meilleur apaisement possible de la souffrance

Explication

Cet article garantit les traitements et soins les plus appropriés, les thérapeutiques à l’efficacité reconnue, la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance. Il ne consacre pas un droit à toute thérapeutique choisie indépendamment de son efficacité médicale.

12. Une personne atteinte d’une maladie grave présente une souffrance physique et psychique dès le début de son parcours de soins. Quand les soins palliatifs peuvent-ils être délivrés ?

Lors des derniers jours de vie, lorsque les autres soins deviennent inutiles
Après l’arrêt de tous les traitements visant la maladie causale
Après une aggravation majeure, lorsque la souffrance devient exclusivement physique
Précocement, activement et continûment pendant le parcours de soins

Précocement, activement et continûment pendant le parcours de soins

Explication

Les soins palliatifs peuvent être délivrés précocement, activement et continûment à toute personne confrontée à une maladie grave et à une souffrance physique, psychique ou sociale. Ils ne sont donc pas réservés aux tout derniers jours ni à la seule souffrance physique.

13. Pourquoi l’information préalable du patient est-elle indispensable avant un acte médical ou un soin ?

Elle remplace la décision du patient lorsque plusieurs traitements sont envisageables
Elle permet au patient de former un choix libre et éclairé avant de consentir
Elle dispense le professionnel de recueillir un consentement lorsque le risque est faible
Elle autorise le professionnel à réaliser l’acte dès que l’information est donnée

Elle permet au patient de former un choix libre et éclairé avant de consentir

Explication

L’information préalable permet au patient de comprendre sa situation et de décider librement et en connaissance de cause. Elle prépare le consentement, mais ne l’autorise pas et ne s’y substitue pas.

14. Laquelle de ces informations doit être présentée au patient avant un soin ?

Les complications entièrement imprévisibles découvertes après la réalisation du soin
Les résultats détaillés de toutes les recherches médicales encore en cours
Les préférences personnelles du professionnel concernant les traitements concurrents
Les risques fréquents ou graves normalement prévisibles liés au soin

Les risques fréquents ou graves normalement prévisibles liés au soin

Explication

L’information porte notamment sur les risques fréquents ou graves normalement prévisibles, ainsi que sur les soins, les alternatives et les conséquences d’un refus. Un risque imprévisible non mentionné par le texte ne relève pas de cette exigence précise.

15. Dans quelle situation l’obligation d’information peut-elle connaître une exception ?

Lorsque le traitement est courant et présente un risque jugé modéré
Lorsque la famille demande que le patient ne reçoive pas d’explications
En cas d’urgence, d’impossibilité ou de volonté d’ignorer le diagnostic
Lorsque le professionnel estime que le patient accepterait probablement le soin

En cas d’urgence, d’impossibilité ou de volonté d’ignorer le diagnostic

Explication

Des exceptions sont prévues en cas d’urgence, d’impossibilité ou de volonté du patient d’ignorer un diagnostic ou un pronostic. La famille ou l’appréciation personnelle du professionnel ne suffit pas à créer une exception légale.

16. Un patient capable demande à interrompre un traitement après avoir reçu les explications nécessaires. Quelle règle s’applique ?

La décision revient au médecin dès lors que l’arrêt risque d’aggraver l’état du patient
Le traitement doit être poursuivi jusqu’à l’accord écrit d’un membre de sa famille
Le professionnel peut maintenir le traitement si son efficacité médicale est reconnue
Sa décision doit être respectée, car son consentement est libre et révocable

Sa décision doit être respectée, car son consentement est libre et révocable

Explication

Toute personne prend les décisions concernant sa santé avec le professionnel et peut révoquer son consentement à tout moment. La reconnaissance de l’efficacité d’un traitement ne permet pas de pratiquer celui-ci contre la volonté libre et éclairée du patient.

17. Une personne refuse un traitement après avoir été informée de ses conséquences. Quelle conduite l’infirmier doit-il adopter ?

Demander à la famille de confirmer le refus avant de l’inscrire au dossier
Respecter le refus, associer le médecin avec l’accord du patient et tracer la procédure
Interrompre toute prise en charge afin de laisser le patient assumer sa décision
Passer outre le refus si le médecin estime que le traitement reste médicalement nécessaire

Respecter le refus, associer le médecin avec l’accord du patient et tracer la procédure

Explication

L’infirmier respecte le refus après l’information sur ses conséquences, associe avec l’accord du patient le médecin prescripteur et trace la procédure dans le dossier. Le refus d’un traitement n’autorise pas l’abandon du patient ni le remplacement de sa volonté par celle de la famille.

18. Quel énoncé définit correctement les directives anticipées ?

Des instructions écrites d’une personne majeure et consciente pour le cas où elle ne pourrait plus s’exprimer
Un avis médical rédigé pour choisir les traitements adaptés à une personne devenue inconsciente
Une décision actuelle du patient capable concernant un acte médical immédiatement proposé
Une autorisation orale donnée par un proche pour décider des soins pendant une hospitalisation

Des instructions écrites d’une personne majeure et consciente pour le cas où elle ne pourrait plus s’exprimer

Explication

Les directives anticipées sont des instructions écrites données à l’avance par une personne majeure et consciente pour le cas où elle deviendrait incapable d’exprimer sa volonté. Elles se distinguent ainsi du consentement, qui correspond à une décision actuelle du patient capable.

19. Dans quelle situation les directives anticipées peuvent-elles ne pas s’imposer au médecin ?

Lorsque la famille considère que le patient aurait changé d’avis
Lorsque le médecin préfère une stratégie thérapeutique différente de celle écrite
Lorsque le traitement envisagé présente un coût élevé pour l’établissement
En cas d’urgence vitale, pendant le temps nécessaire à une évaluation complète

En cas d’urgence vitale, pendant le temps nécessaire à une évaluation complète

Explication

Les directives anticipées peuvent être écartées pendant le temps nécessaire à une évaluation complète en cas d’urgence vitale, ou lorsqu’elles sont manifestement inappropriées ou non conformes après une procédure collégiale. Une simple préférence du médecin ou de la famille ne suffit pas.

20. Quelle caractéristique s’applique aux directives anticipées ?

Elles deviennent définitives dès leur signature et ne peuvent plus être modifiées
Elles sont écrites, datées et signées, puis peuvent être révisées ou révoquées à tout moment
Elles sont valables après une déclaration orale faite par un proche du patient
Elles doivent être renouvelées à chaque hospitalisation pour rester applicables

Elles sont écrites, datées et signées, puis peuvent être révisées ou révoquées à tout moment

Explication

Les directives anticipées sont écrites, datées et signées, et leur auteur peut les réviser ou les révoquer à tout moment, sans durée de validité arrêtée. Elles ne deviennent donc pas irrévocables et ne reposent pas sur la seule déclaration d’un proche.

21. Quel est l’objectif principal du secret professionnel dans la relation de soins ?

Faciliter la diffusion des informations médicales
Protéger la relation de confiance avec le patient
Garantir un avantage personnel au professionnel
Accroître l’autonomie juridique du professionnel

Protéger la relation de confiance avec le patient

Explication

Le secret professionnel interdit la divulgation des informations apprises dans l’exercice et vise notamment à préserver la confiance du patient. Il constitue un devoir professionnel, et non un droit exercé dans l’intérêt personnel du professionnel.

22. Quelles informations sont couvertes par le secret professionnel ?

Celles qui ont été transmises par écrit par un autre professionnel
Celles qui figurent dans le dossier médical après validation du patient
Celles que le patient a confiées oralement pendant un entretien
Celles qui ont été apprises, comprises, connues ou devinées dans l’exercice professionnel

Celles qui ont été apprises, comprises, connues ou devinées dans l’exercice professionnel

Explication

Le secret couvre toute information connue à l’occasion de l’exercice, y compris ce qui a été compris ou deviné. Il ne se limite donc pas aux éléments expressément confiés par le patient.

23. Quelle sanction prévoit l’article 226-13 du Code pénal pour la révélation d’une information secrète par son dépositaire ?

Six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende

Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende

Explication

L’article 226-13 prévoit une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende pour la révélation d’une information à caractère secret par son dépositaire. La violation du secret peut ainsi engager une responsabilité pénale, au-delà de la protection générale de la confidentialité.

24. Que signifie le devoir de confidentialité pour un professionnel qui n’est pas nécessairement soumis au secret professionnel ?

Réserver la protection des informations aux seuls dossiers médicaux
Conserver les données sans appliquer de règles de protection
Respecter la vie privée et sécuriser les informations sensibles
Transmettre les informations utiles à tout professionnel intéressé

Respecter la vie privée et sécuriser les informations sensibles

Explication

La confidentialité impose le respect de la vie privée et la sécurité des informations sensibles, y compris pour certains professionnels qui ne relèvent pas des règles du secret professionnel. Elle ne se réduit donc pas à la conservation matérielle des dossiers médicaux.

25. Dans quelles conditions des professionnels participant à la prise en charge d’une même personne peuvent-ils échanger des informations ?

Si le professionnel destinataire demande les informations et que le dossier est accessible
Si les professionnels appartiennent au même établissement et que les données sont utiles
Si le patient est absent et que l’échange facilite la communication entre services
Si le patient est informé, ne s’y oppose pas et que les données sont nécessaires aux soins

Si le patient est informé, ne s’y oppose pas et que les données sont nécessaires aux soins

Explication

L’échange est possible lorsque les professionnels participent à la prise en charge, que le patient est informé et ne s’y oppose pas, et que les informations sont strictement nécessaires. L’appartenance au même établissement ne suffit pas à elle seule.

26. Qui fait partie de l’équipe de soins au sens du Code de la santé publique ?

Tous les professionnels de santé exerçant dans le même secteur géographique
Les professionnels participant directement aux actes ou à leur coordination pour un même patient
Les intervenants administratifs chargés de gérer les rendez-vous du patient
Les professionnels pouvant accéder au dossier sans participer aux soins

Les professionnels participant directement aux actes ou à leur coordination pour un même patient

Explication

L’équipe de soins rassemble les professionnels qui participent directement aux actes diagnostiques ou thérapeutiques d’un même patient, ou à leur coordination. Un professionnel extérieur à cette prise en charge n’en fait pas partie du seul fait de sa qualification.

27. Quel principe encadre le partage d’informations entre membres d’une même équipe de soins ?

Les informations peuvent être transmises dès qu’un professionnel les juge intéressantes
Le partage concerne les données administratives avant les données relatives aux soins
Les informations partagées doivent être strictement nécessaires à la prise en charge
Toutes les informations du dossier peuvent être communiquées à l’équipe

Les informations partagées doivent être strictement nécessaires à la prise en charge

Explication

Au sein d’une même équipe de soins, le partage est admis lorsque les informations sont strictement nécessaires à la coordination, à la continuité des soins ou au suivi médico-social et social. Cela ne permet pas de communiquer indistinctement l’intégralité du dossier.

28. À quel moment la personne concernée peut-elle s’opposer à la transmission d’informations la concernant ?

Après la transmission, si elle estime que les données étaient trop détaillées
À tout moment après avoir été informée de l’échange ou du partage envisagé
Avant la prise en charge, puis lorsque le partage est effectivement réalisé
Lors d’un rendez-vous annuel consacré à la mise à jour de son dossier

À tout moment après avoir été informée de l’échange ou du partage envisagé

Explication

La personne peut s’opposer à tout moment, à condition d’avoir été informée de l’échange ou du partage envisagé. Son opposition ne se limite donc ni au début de la prise en charge ni à une procédure annuelle.

29. Dans quelle situation l’article 226-14 du Code pénal autorise-t-il un signalement aux autorités ?

En cas de désaccord familial concernant les soins d’un adulte autonome
En cas de privations ou sévices infligés à un mineur ou à une personne incapable de se protéger
En cas de difficulté administrative affectant l’accès aux rendez-vous
En cas de refus d’un traitement par une personne majeure et informée

En cas de privations ou sévices infligés à un mineur ou à une personne incapable de se protéger

Explication

L’article 226-14 autorise le signalement de privations ou de sévices concernant un mineur ou une personne incapable de se protéger en raison de son âge ou d’une incapacité physique ou psychique. Un simple désaccord familial ou administratif ne correspond pas à cette situation légale.

30. Comment définir la maltraitance d’une personne vulnérable ?

Un acte ou une omission qui porte atteinte à ses droits, besoins, développement ou santé dans une relation de confiance ou de dépendance
Une intervention professionnelle réalisée sans modifier l’état de santé de la personne
Une erreur de communication sans conséquence sur la personne accompagnée
Une décision de soins contestée par la famille malgré le consentement du patient

Un acte ou une omission qui porte atteinte à ses droits, besoins, développement ou santé dans une relation de confiance ou de dépendance

Explication

La maltraitance peut être un geste, une parole, une action ou un défaut d’action compromettant les droits, les besoins fondamentaux, le développement ou la santé d’une personne vulnérable. Elle s’inscrit notamment dans une relation de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement.

31. Que doit faire un infirmier qui discerne qu’une personne est victime de sévices ou de mauvais traitements ?

Mettre en œuvre prudemment les moyens de protection adaptés et alerter généralement les autorités dans les cas prévus
Transmettre les faits à la famille afin qu’elle décide de la conduite à tenir
Protéger la personne en interne sans envisager d’alerter les autorités compétentes
Attendre une preuve judiciaire complète avant de protéger la personne ou d’informer un tiers

Mettre en œuvre prudemment les moyens de protection adaptés et alerter généralement les autorités dans les cas prévus

Explication

L’infirmier doit agir avec prudence pour protéger la victime et doit généralement alerter les autorités lorsque celle-ci est mineure ou incapable de se protéger. La protection immédiate relève de l’action professionnelle, tandis que l’alerte dépend des circonstances prévues par la loi.

32. Dans quelle condition un signalement effectué conformément à l’article 226-14 du Code pénal peut-il engager la responsabilité de son auteur ?

Lorsqu’il concerne une personne particulièrement vulnérable
Lorsqu’il a été transmis à une autorité compétente
Lorsqu’il a été réalisé dans le cadre professionnel
Lorsqu’il est établi que l’auteur n’a pas agi de bonne foi

Lorsqu’il est établi que l’auteur n’a pas agi de bonne foi

Explication

Le signalement conforme à l’article 226-14 protège son auteur contre les responsabilités civile, pénale et disciplinaire, sauf en cas d’absence de bonne foi établie. La transmission à une autorité compétente constitue au contraire une condition compatible avec cette protection.

33. Quelle situation relève de la non-assistance à personne en péril ?

Révéler une information couverte par le secret professionnel sans fondement légal
Transmettre aux autorités des informations concernant une maltraitance présumée
S’abstenir volontairement d’aider une personne en danger alors qu’une assistance est possible sans risque
Signaler à une cellule compétente les faits concernant une personne vulnérable

S’abstenir volontairement d’aider une personne en danger alors qu’une assistance est possible sans risque

Explication

La non-assistance est constituée lorsqu’une personne s’abstient volontairement d’apporter une aide possible sans danger pour elle-même ou pour autrui, et elle est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Le signalement correspond à la transmission d’informations aux autorités et constitue une démarche distincte.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Droits des usagers et devoirs professionnels.

Quelle était la position du malade dans la médecine traditionnelle jusqu'au XVIIIe siècle ?

Le malade était en situation d'infériorité et d'obéissance vis-à-vis du médecin.

Quel courant philosophique a défendu les droits individuels aux XVIIIe et XIXe siècles ?

Les philosophes des Lumières ont défendu les droits et libertés individuels.

Quel effet ont eu les progrès médicaux aux XVIIIe et XIXe siècles ?

Ils ont renforcé le pouvoir médical.

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