★ À maîtriser
Dans la médecine traditionnelle, du temps d’Hippocrate au XVIIIe siècle, le malade était placé dans une situation d’infériorité et d’obéissance vis-à-vis du médecin.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les philosophes des Lumières ont défendu les droits et libertés individuels, ouvrant la voie à l’autonomie du patient, tandis que les progrès médicaux ont renforcé le pouvoir médical.
Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les jurisprudences de la Cour de cassation et du Conseil d’État ont progressivement affirmé le droit à réparation en cas d’accident médical ainsi que les principes de l’information et du consentement du patient.
Compléments
Hippocrate → autonomie → droits individuels → démocratie sanitaire
★ À maîtriser
Compléments
Scandales sanitaires → associations de patients → représentation des usagers
Le cadre juridique français de la santé équilibre la liberté individuelle, la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre l’asservissement ou la dégradation, et la solidarité.
L’article 16-3 du Code civil dispose que chacun a droit au respect de son corps, que le corps humain est inviolable et que ses éléments et produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial.
Selon l’article 16-3 du Code civil, le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement, sauf lorsque son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il ne peut consentir.
L’article L.1110-3 du Code de la santé publique interdit toute discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins, et la discrimination constitue un délit.
Liberté individuelle, dignité et solidarité : trois exigences à équilibrer
★ À maîtriser
📌 L’article L.1110-5 du Code de la santé publique garantit à toute personne les traitements et soins les plus appropriés, les thérapeutiques à l’efficacité reconnue, la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées.
Compléments
📌 L’infirmier doit actualiser et perfectionner ses compétences afin de garantir la qualité des soins et la sécurité du patient, conformément à l’article R.4312-46 du Code de la santé publique.
Données scientifiques et respect de la personne → soins sûrs et dignes
★ À maîtriser
📌 L’information préalable du patient est la condition nécessaire de son choix libre et éclairé, et tout acte médical ou soin réalisé sans consentement préalable est illicite, sauf exception légale.
📌 L’obligation d’information connaît des exceptions en cas d’urgence, d’impossibilité ou de volonté du patient d’ignorer un diagnostic ou un pronostic, sauf lorsque des tiers sont exposés à un risque de transmission.
📌 Toute personne prend avec le professionnel de santé les décisions concernant sa santé, et aucun acte médical ni traitement ne peut être pratiqué sans son consentement libre et éclairé, révocable à tout moment.
Compléments
📌 L’information est délivrée au cours d’un entretien individuel, et le professionnel ou l’établissement doit prouver sa délivrance en cas de litige, notamment par sa traçabilité dans le dossier du patient.
Information loyale avant le consentement ; refus possible après information
★ À maîtriser
Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement, mais le suivi du malade reste assuré par le médecin, notamment par son accompagnement palliatif.
Lorsque le patient refuse un traitement, l’infirmier respecte ce refus après l’avoir informé de ses conséquences, associe avec son accord le médecin prescripteur et trace la procédure dans le dossier médical.
Les directives anticipées s’imposent au médecin, sauf en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète ou lorsqu’elles sont manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale, après procédure collégiale.
Compléments
📌 Les directives anticipées sont écrites, datées et signées, révisables et révocables à tout moment, sans durée de validité arrêtée.
Informer → respecter → tracer → poursuivre l’accompagnement
★ À maîtriser
📌 Le secret couvre tout ce que le professionnel a appris, compris, connu ou deviné à l’occasion de son exercice, et pas seulement ce qui lui a été expressément confié.
📌 La révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende selon l’article 226-13 du Code pénal.
Compléments
Secret professionnel pénalement protégé ; confidentialité étendue aux autres intervenants
Des professionnels identifiés peuvent échanger des informations relatives à une même personne s’ils participent tous à sa prise en charge, si le patient en est averti et ne s’y oppose pas, et si les informations sont strictement nécessaires à la coordination ou à la continuité des soins ou au suivi médico-social et social.
Les membres d’une même équipe de soins peuvent partager les informations concernant une personne lorsqu’elles sont strictement nécessaires à la coordination, à la continuité des soins ou au suivi médico-social et social, ces informations étant réputées confiées à toute l’équipe.
La personne concernée peut s’opposer à tout moment à la transmission d’informations la concernant, après avoir été informée de l’échange ou du partage envisagé.
Échange entre professionnels identifiés ; partage au sein de l’équipe de soins
📌 L’article 226-14 du Code pénal autorise le signalement aux autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou sévices infligés à un mineur ou à une personne incapable de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique.
📌 L’infirmier qui discerne qu’une personne est victime de sévices, privations, mauvais traitements ou atteintes sexuelles doit mettre en œuvre avec prudence les moyens adéquats pour la protéger et doit généralement alerter les autorités lorsque la victime est mineure ou incapable de se protéger.
Danger ou maltraitance → signalement encadré → protection de la victime
★ À maîtriser
📌 Le signalement effectué dans les conditions de l’article 226-14 du Code pénal n’engage pas la responsabilité civile, pénale ou disciplinaire de son auteur, sauf s’il est établi qu’il n’a pas agi de bonne foi.
Compléments
📌 La non-assistance à personne en péril est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende lorsque la personne s’abstient volontairement d’apporter une assistance possible sans risque pour elle-même ou pour autrui.
📌 Les professionnels de santé peuvent signaler les faits de maltraitance envers une personne majeure vulnérable aux cellules départementales compétentes, notamment dans le cadre du numéro national d’alerte 3133.
| Notion | Principe | Limites ou effets |
|---|---|---|
| Information | Permet un choix libre et éclairé | Urgence, impossibilité ou souhait d’ignorer l’information |
| Consentement | Libre, éclairé et révocable | Exceptions en cas d’urgence ou d’impossibilité |
| Refus de soins | Doit être respecté après information | Suivi médical et soins palliatifs maintenus |
| Situation | Conditions | Droit du patient |
|---|---|---|
| Professionnels identifiés | Même prise en charge et informations strictement nécessaires | Information préalable et droit d’opposition |
| Même équipe de soins | Informations strictement nécessaires à la coordination ou continuité | Informations réputées confiées à l’équipe |
| Professionnel hors équipe | Régime d’échange plus encadré | Opposition possible après information |
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1. Dans la médecine traditionnelle, quelle relation caractérisait principalement la position du malade face au médecin ?
2. Quelle évolution historique les philosophes des Lumières ont-ils favorisée dans le domaine de la santé ?
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Quelle était la position du malade dans la médecine traditionnelle jusqu'au XVIIIe siècle ?
Le malade était en situation d'infériorité et d'obéissance vis-à-vis du médecin.
Quel courant philosophique a défendu les droits individuels aux XVIIIe et XIXe siècles ?
Les philosophes des Lumières ont défendu les droits et libertés individuels.
Quel effet ont eu les progrès médicaux aux XVIIIe et XIXe siècles ?
Ils ont renforcé le pouvoir médical.
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