QCM : État démocratie et République — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie étymologiquement le terme « démocratie », formé à partir de démo-kratos ?

La loi des magistrats
Le pouvoir du peuple
Le gouvernement des sages
La défense des intérêts privés

Le pouvoir du peuple

Explication

Le terme démo-kratos signifie étymologiquement « pouvoir du peuple ». Dans l’Antiquité, cette notion pouvait toutefois avoir une connotation péjorative, contrairement à sa valorisation contemporaine généralement positive.

2. Dans son sens politique, que désigne le terme grec « demos » ?

Les personnes pauvres opposées aux riches
La communauté des citoyens masculins
Les dirigeants issus des familles puissantes
L’ensemble des habitants étrangers

La communauté des citoyens masculins

Explication

Dans son sens politique, « demos » désigne la communauté des citoyens masculins. L’interprétation sociologique du terme renvoie plutôt aux gens ordinaires, parfois pauvres, ce qui ne correspond pas exactement au corps civique.

3. Quels sont les deux critères utilisés par Aristote pour classer les régimes politiques ?

Le nombre de gouvernants et le but poursuivi
La durée du régime et son territoire d’exercice
La richesse des gouvernants et leur origine familiale
La religion officielle et le niveau de participation

Le nombre de gouvernants et le but poursuivi

Explication

Aristote distingue un critère quantitatif, qui porte sur le nombre de gouvernants, et un critère qualitatif, qui concerne la finalité de leur pouvoir. La richesse ou l’origine familiale ne constituent pas les deux critères généraux de sa classification.

4. Quel régime Aristote considère-t-il comme juste lorsque la majorité gouverne en vue du bien commun ?

L’oligarchie
La république ou régime constitutionnel
La tyrannie
La démocratie

La république ou régime constitutionnel

Explication

Pour Aristote, la république ou le régime constitutionnel est la forme juste du gouvernement de la majorité lorsqu’elle recherche le bien commun. La démocratie est au contraire classée parmi les formes corrompues lorsqu’elle sert les intérêts de la majorité gouvernante.

5. Dans quelle situation Aristote qualifie-t-il un régime de forme corrompue ?

Lorsque les gouvernants recherchent leurs intérêts propres
Lorsque la majorité participe aux décisions publiques
Lorsque plusieurs magistrats exercent le pouvoir
Lorsque les lois organisent la succession politique

Lorsque les gouvernants recherchent leurs intérêts propres

Explication

Selon Aristote, la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie sont corrompues lorsque le dirigeant unique, la minorité ou la majorité gouverne pour ses intérêts propres. Le nombre de gouvernants ne suffit donc pas à déterminer si un régime est juste.

6. Quelle proposition définit le mieux le bien commun politique ?

Ce qui avantage une personne ou un groupe restreint
Ce qui garantit la liberté d’un secteur particulier
Ce qui bénéficie à l’ensemble de la collectivité
Ce qui protège les intérêts économiques des dirigeants

Ce qui bénéficie à l’ensemble de la collectivité

Explication

Le bien commun désigne ce qui bénéficie à la collectivité, comme la santé publique, la justice, l’école ou les ressources du Trésor public. Un avantage réservé à une personne ou à un groupe restreint relève plutôt de l’intérêt particulier.

7. Que proclame l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 au sujet des distinctions sociales ?

Elles doivent récompenser la richesse détenue
Elles doivent être fondées sur l’utilité commune
Elles doivent dépendre de la naissance familiale
Elles doivent être fixées par l’autorité religieuse

Elles doivent être fondées sur l’utilité commune

Explication

L’article 1er affirme que les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. Cette règle écarte notamment la naissance et la richesse comme fondements légitimes des distinctions sociales.

8. Que signifie l’isonomie dans la démocratie athénienne ?

La désignation aléatoire des magistrats publics
L’égalité de tous devant les lois civiles et criminelles
L’accès égal de tous aux responsabilités politiques
Le vote direct de toutes les lois par les citoyens

L’égalité de tous devant les lois civiles et criminelles

Explication

L’isonomie désigne l’égalité des citoyens devant les lois, notamment dans les affaires civiles et criminelles. Elle ne doit pas être confondue avec l’égalité de participation aux affaires publiques, qui concerne l’accès politique.

9. Dans une démocratie directe, qui élabore et vote les lois ?

Des représentants élus au nom de la souveraineté populaire
Les citoyens eux-mêmes au nom de la souveraineté populaire
Des jurés tirés au sort parmi les contribuables
Des magistrats désignés par les autorités exécutives

Les citoyens eux-mêmes au nom de la souveraineté populaire

Explication

La démocratie directe repose sur l’intervention des citoyens eux-mêmes dans l’élaboration et le vote des lois. Dans un régime représentatif, ce sont les représentants élus qui exercent cette fonction.

10. Quel est l’objectif principal de la séparation des pouvoirs ?

Remplacer les élections par la désignation des gouvernants
Empêcher les abus grâce au contrôle mutuel des institutions
Confier les affaires publiques à des citoyens tirés au sort
Accélérer les décisions en concentrant l’autorité politique

Empêcher les abus grâce au contrôle mutuel des institutions

Explication

La séparation des pouvoirs cherche à empêcher les abus en faisant en sorte que les institutions se limitent et se contrôlent mutuellement. Elle ne vise donc pas à concentrer l’autorité entre les mains d’un seul organe.

11. Qu’est-ce qui caractérise un régime représentatif ?

Les magistrats rédigent les lois sans mandat électif
Les citoyens élisent des représentants qui votent les lois
Les citoyens votent directement chaque loi lors d’assemblées
Les juges choisissent les représentants chargés de gouverner

Les citoyens élisent des représentants qui votent les lois

Explication

Dans un régime représentatif, les citoyens élisent des représentants chargés d’élaborer et de voter les lois. Le vote direct de chaque loi correspond plutôt au fonctionnement d’une démocratie directe.

12. Quelle condition définit le suffrage censitaire ?

Le droit de vote est accordé à tous les citoyens adultes
Le droit de vote dépend du paiement d’un seuil d’impôt
Le droit de vote est réservé aux membres d’une assemblée locale
Le droit de vote dépend d’une désignation par les magistrats

Le droit de vote dépend du paiement d’un seuil d’impôt

Explication

Le suffrage censitaire réserve le droit de vote aux contribuables qui atteignent un seuil d’impôt déterminé. Il se distingue du suffrage universel, qui ne conditionne pas le vote au paiement de l’impôt.

13. Comment les pouvoirs sont-ils attribués aux États-Unis lors des élections nationales ?

Les parlementaires sont élus indirectement et le président directement
Les parlementaires sont élus directement et le président indirectement
Les parlementaires et le président sont élus directement par le même vote
Les parlementaires et le président sont désignés par le Congrès fédéral

Les parlementaires sont élus directement et le président indirectement

Explication

Aux États-Unis, les parlementaires sont élus au suffrage direct, tandis que le président est élu indirectement par un collège électoral. Le collège électoral est composé d’électeurs présidentiels désignés dans ce processus.

14. Quelle distinction oppose les contre-pouvoirs à la séparation institutionnelle des pouvoirs ?

Les contre-pouvoirs limitent l’État depuis la société civile
Les contre-pouvoirs organisent les tribunaux au sein de l’État
Les contre-pouvoirs concentrent l’autorité dans le pouvoir exécutif
Les contre-pouvoirs remplacent les élections par des consultations populaires

Les contre-pouvoirs limitent l’État depuis la société civile

Explication

Les contre-pouvoirs sont des forces de la société civile, comme la presse, les médias et les associations, qui limitent l’action des gouvernants. Ils se distinguent ainsi des mécanismes institutionnels internes de séparation des pouvoirs.

15. Pourquoi la presse et les médias sont-ils qualifiés de « quatrième pouvoir » ?

Parce qu’ils adoptent les lois à la place du pouvoir législatif
Parce qu’ils dirigent l’administration au nom du pouvoir exécutif
Parce qu’ils exercent officiellement le pouvoir judiciaire de l’État
Parce qu’ils contrôlent et informent au sein de la société civile

Parce qu’ils contrôlent et informent au sein de la société civile

Explication

La presse et les médias sont appelés « quatrième pouvoir » en raison de leur rôle de contrôle et d’information dans la société civile. Ils ne constituent pas un quatrième pouvoir institutionnel équivalent aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

16. Quelle idée Montesquieu associe-t-il à la limitation du pouvoir politique ?

Tout pouvoir doit être concentré pour éviter les conflits institutionnels
Tout gouvernant renonce à ses intérêts lorsqu’il reçoit un mandat
Tout pouvoir politique devient légitime lorsqu’il est confié à un juge
Tout homme qui détient du pouvoir peut être porté à en abuser

Tout homme qui détient du pouvoir peut être porté à en abuser

Explication

Dans De l’esprit des lois, Montesquieu estime que celui qui détient du pouvoir peut être conduit à en abuser, d’où la nécessité de faire arrêter le pouvoir par le pouvoir. L’idée d’une concentration de l’autorité contredit précisément cette volonté d’éviter le despotisme.

17. Quelle caractéristique limitait profondément la démocratie athénienne ?

La plénitude des droits était réservée aux citoyens mâles et libres.
La citoyenneté dépendait principalement de la richesse personnelle des habitants.
Les droits politiques étaient accordés aux étrangers installés dans la cité.
La participation politique était ouverte aux femmes et aux esclaves affranchis.

La plénitude des droits était réservée aux citoyens mâles et libres.

Explication

La démocratie athénienne reposait sur une citoyenneté réservée aux hommes libres, tandis que l’esclavage excluait une grande partie de la population. L’idée d’une participation ouverte aux femmes et aux esclaves affranchis confond ce régime avec l’égalité politique revendiquée par les démocraties contemporaines.

18. Quelle contradiction caractérisait certains États occidentaux démocratiques à la fin du XIXe siècle ?

Ils remplaçaient progressivement leurs colonies par des fédérations pleinement égalitaires.
Ils réservaient les régimes d’exception aux seuls citoyens métropolitains pauvres.
Ils accordaient aux populations colonisées les mêmes droits politiques qu’aux métropolitains.
Ils maintenaient des régimes juridiques d’exception pour les populations colonisées.

Ils maintenaient des régimes juridiques d’exception pour les populations colonisées.

Explication

Certains États occidentaux se réclamaient de la démocratie tout en appliquant des régimes juridiques particuliers aux populations colonisées. L’égalité complète entre populations colonisées et métropolitaines ne correspond donc pas à cette situation historique.

19. Comment le sens moderne de la république se distingue-t-il principalement de son sens ancien ?

Il correspond à une démocratie directe fondée sur la participation permanente.
Il désigne surtout un régime non monarchique, puis une démocratie représentative.
Il définit principalement un pouvoir héréditaire exercé par une famille souveraine.
Il renvoie surtout aux affaires publiques et au bien commun de la cité.

Il désigne surtout un régime non monarchique, puis une démocratie représentative.

Explication

Dans son sens moderne, la république désigne d’abord un régime non monarchique et, à partir du XIXe siècle, une démocratie représentative. Le renvoi aux affaires publiques et au bien commun appartient surtout à son sens ancien.

20. Pourquoi la tradition républicaine cherche-t-elle à corriger les dangers de la démocratie directe à partir du XIXe siècle ?

Pour restaurer le pouvoir héréditaire afin de stabiliser les institutions.
Pour limiter le désordre, l’instabilité et les effets de la démagogie.
Pour réserver les décisions publiques aux magistrats issus de l’aristocratie.
Pour supprimer la représentation politique et renforcer les décisions populaires.

Pour limiter le désordre, l’instabilité et les effets de la démagogie.

Explication

La tradition républicaine veut répondre aux risques associés à la démocratie directe, notamment le désordre, l’instabilité et la démagogie. Elle ne cherche pas à abolir la représentation, mais à l’utiliser pour organiser durablement le gouvernement.

21. Que prévoit l’article 27 de la Constitution française de 1958 concernant le mandat impératif ?

Il autorise les électeurs à révoquer un représentant qui s’écarte de leurs consignes.
Il oblige les représentants à consulter leurs électeurs avant chaque décision parlementaire.
Il permet aux partis politiques de fixer juridiquement le vote de chaque élu.
Il déclare nul tout mandat impératif imposant des instructions aux représentants.

Il déclare nul tout mandat impératif imposant des instructions aux représentants.

Explication

L’article 27 dispose que tout mandat impératif est nul, ce qui signifie que les représentants ne peuvent être juridiquement contraints par des instructions précises de leurs électeurs. La possibilité de leur imposer ou de contrôler directement chaque vote relève donc d’une conception différente du mandat.

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Que signifie étymologiquement le mot démocratie ?

Pouvoir du peuple.

Quel était le sens péjoratif possible du terme démocratie dans l’Antiquité ?

Le terme pouvait être péjoratif.

Que désigne « demos » dans son sens politique ?

La communauté des citoyens masculins.

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