QCM : Guide de droit immobilier BTS CJN — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels attributs la pleine propriété réunit-elle sur un même bien ?

L’usus et l’abusus, sans le fructus
L’usus et le fructus, sans l’abusus
L’abusus et le fructus, sans l’usus
L’usus, le fructus et l’abusus

L’usus, le fructus et l’abusus

Explication

La pleine propriété correspond au droit complet et rassemble l’usage, les fruits et la disposition du bien. La réunion de deux attributs seulement décrit une situation de démembrement, et non la pleine propriété.

2. Dans un démembrement de propriété, quelle répartition des droits est correcte ?

L’usufruitier détient l’usus et l’abusus, tandis que le nu-propriétaire détient le fructus
L’usufruitier détient l’abusus et le fructus, tandis que le nu-propriétaire détient l’usus
L’usufruitier et le nu-propriétaire détiennent ensemble les trois attributs
L’usufruitier détient l’usus et le fructus, tandis que le nu-propriétaire détient l’abusus

L’usufruitier détient l’usus et le fructus, tandis que le nu-propriétaire détient l’abusus

Explication

Le démembrement répartit les attributs de la propriété entre deux titulaires : l’usufruitier dispose de l’usage et des fruits, tandis que le nu-propriétaire conserve le droit de disposer. Attribuer l’abusus à l’usufruitier inverse la répartition juridique.

3. Un nu-propriétaire souhaite vendre seul la pleine propriété d’un bien démembré : quelle règle s’applique ?

Il doit obtenir l’accord de l’usufruitier
Il doit obtenir l’accord du juge avant de consulter l’usufruitier
Il peut vendre la pleine propriété en informant l’usufruitier
Il peut vendre la pleine propriété dès lors qu’il conserve les revenus

Il doit obtenir l’accord de l’usufruitier

Explication

Le nu-propriétaire ne peut pas vendre seul la pleine propriété, car l’usufruitier détient les droits d’usage et de perception des fruits. Le maintien des revenus ne remplace donc pas l’accord de l’usufruitier.

4. Un bien vaut 200 000 € et le taux d’usufruit est de 40 % : quelle est la valeur de l’usufruit ?

120 000 €
40 000 €
160 000 €
80 000 €

80 000 €

Explication

La valeur de l’usufruit se calcule en multipliant la valeur du bien par le taux d’usufruit, soit 200 000×40%=80 000200\,000 \times 40\% = 80\,000 €. Le montant de 120 000 € correspondrait ici à la valeur calculée avec un taux de 60 %.

5. Quelle situation caractérise juridiquement l’indivision ?

Une personne détient tous les droits sur plusieurs biens distincts
Plusieurs personnes détiennent des droits de même nature sur un même bien
Plusieurs personnes utilisent un bien à des périodes différentes de l’année
Deux personnes détiennent des droits différents sur un même bien

Plusieurs personnes détiennent des droits de même nature sur un même bien

Explication

L’indivision suppose que plusieurs indivisaires disposent de droits de même nature sur un bien commun. La détention de droits différents par deux personnes relève plutôt du démembrement, tandis que l’usage successif correspond à la multipropriété.

6. En cas de désaccord entre indivisaires, quelle forme de sortie de l’indivision peut être ordonnée par le juge ?

Un partage judiciaire
Une attribution automatique au copropriétaire majoritaire
Un partage amiable
Une conservation obligatoire du bien indivis

Un partage judiciaire

Explication

Le partage judiciaire intervient lorsqu’un désaccord empêche les indivisaires de parvenir à une solution amiable. Le partage amiable repose au contraire sur leur accord, et aucun indivisaire ne reçoit automatiquement le bien en fonction de sa part.

7. Une vente indivise est conclue au prix de 300 000 €, avec 15 000 € de frais de mutation : quel est le coût total de l’opération ?

315 000 €
20 000 €
285 000 €
300 015 €

315 000 €

Explication

Le coût total correspond au prix de vente augmenté des frais de mutation, soit 300 000+15 000=315 000300\,000 + 15\,000 = 315\,000 €. Soustraire les frais du prix revient à calculer un montant net, qui n’est pas la règle demandée.

8. Un indivisaire contribue à hauteur de 90 000 € à une opération dont le coût total est de 300 000 € : quelle est sa quotité d’acquisition ?

210 %
3 %
30 %
33 %

30 %

Explication

La quotité se calcule par 90 000300 000×100=30%\frac{90\,000}{300\,000} \times 100 = 30\%. Le montant de 210 % provient d’une soustraction entre le coût total et la contribution, qui ne correspond pas au calcul d’une quotité.

9. Quelle distinction décrit correctement une partie privative et une partie commune en copropriété ?

La partie privative sert à tous les copropriétaires, tandis que la partie commune est réservée à un seul lot
La partie privative est réservée à un copropriétaire, tandis que la partie commune sert à l’usage ou à l’utilité de tous
La partie privative appartient aux occupants temporaires, tandis que la partie commune appartient au syndic
La partie privative concerne les équipements collectifs, tandis que la partie commune désigne les pièces d’un lot

La partie privative est réservée à un copropriétaire, tandis que la partie commune sert à l’usage ou à l’utilité de tous

Explication

Une partie privative est affectée à l’usage exclusif d’un copropriétaire, alors qu’une partie commune est destinée à l’usage ou à l’utilité collective. Le syndic administre les parties communes, mais il n’en devient pas le titulaire.

10. Lors d’une assemblée de copropriétaires, sur quelles voix repose la majorité simple de l’article 24 ?

L’accord unanime de tous les copropriétaires, présents ou absents
Les voix de tous les copropriétaires, y compris ceux qui ne participent pas au vote
Les voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance
Les voix correspondant aux tantièmes des seuls copropriétaires présents physiquement

Les voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance

Explication

La majorité simple de l’article 24 se détermine à partir des voix exprimées par les copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance. Elle ne nécessite donc pas l’accord de tous les copropriétaires, qui correspond à une exigence d’unanimité.

11. Qu’est-ce que la multipropriété ?

Un régime où l’usufruitier et le nu-propriétaire se partagent les attributs d’un bien
Un régime où plusieurs personnes utilisent successivement un même bien pendant des périodes déterminées de l’année
Un régime où un copropriétaire dispose d’une partie commune pour son usage exclusif
Un régime où plusieurs personnes détiennent simultanément des droits de même nature sur un même bien

Un régime où plusieurs personnes utilisent successivement un même bien pendant des périodes déterminées de l’année

Explication

La multipropriété organise l’utilisation successive d’un même bien par plusieurs personnes selon des périodes déterminées de l’année. La détention simultanée de droits de même nature décrit l’indivision, tandis que les deux autres situations relèvent de la copropriété ou du démembrement.

12. Quelle est la différence essentielle entre un acte sous seing privé et un acte authentique ?

Le premier est signé directement par les parties, tandis que le second est rédigé par un notaire
Le premier concerne les immeubles, tandis que le second concerne les biens meubles
Le premier est rédigé par un notaire, tandis que le second est signé directement par les parties
Le premier produit une date certaine, tandis que le second reste dépourvu de valeur probante

Le premier est signé directement par les parties, tandis que le second est rédigé par un notaire

Explication

L’acte sous seing privé est conclu directement entre les parties, alors que l’acte authentique est établi par un notaire. Confondre leurs modalités de rédaction inverse précisément leur distinction juridique.

13. Quel effet caractérise l’acte authentique définitif lors d’une vente immobilière ?

Il transforme automatiquement tout avant-contrat en acte de vente définitif
Il permet aux parties de se dispenser de toute inscription à la publicité foncière
Il remplace l’accord des époux lorsque le bien constitue leur résidence familiale
Il confère notamment une force probante, une force exécutoire et une date certaine

Il confère notamment une force probante, une force exécutoire et une date certaine

Explication

L’acte authentique possède une force probante et exécutoire ainsi qu’une date certaine, et il est requis pour la publicité foncière et l’opposabilité aux tiers. La publicité foncière n’est donc pas écartée par cet acte, mais précisément rendue possible par lui.

14. Dans une vente immobilière, quelle forme peut prendre un compromis ou une promesse avant la signature définitive ?

Il peut remplacer l’acte authentique lorsque les parties ont exécuté leurs obligations
Il doit prendre la forme authentique dès lors qu’il contient un prix de vente
Il doit être établi par un notaire avant que la vente définitive soit sous seing privé
Il peut être établi sous seing privé avant que la vente définitive soit authentique

Il peut être établi sous seing privé avant que la vente définitive soit authentique

Explication

Les avant-contrats, comme le compromis ou la promesse, peuvent être sous seing privé, tandis que l’acte définitif doit être authentique. Un avant-contrat ne remplace donc pas l’acte authentique exigé pour conclure définitivement la vente.

15. Un logement appartenant en propre à un seul époux constitue la résidence principale de la famille : quelle règle s’applique à sa vente ?

La vente est possible après une simple information écrite adressée au conjoint
L’accord des deux époux est nécessaire pour vendre le logement familial
L’accord du conjoint est requis uniquement si le logement appartient aux deux époux
L’époux propriétaire peut vendre le logement sans consulter son conjoint

L’accord des deux époux est nécessaire pour vendre le logement familial

Explication

La résidence principale de la famille ne peut être vendue sans l’accord des deux époux, même lorsqu’elle appartient en propre à un seul d’entre eux. La propriété exclusive ne permet donc pas à l’époux propriétaire d’écarter cette protection familiale.

16. Quelle distinction décrit correctement une sûreté réelle et une sûreté personnelle ?

La sûreté réelle affecte un bien déterminé, tandis que la sûreté personnelle engage un tiers
La sûreté réelle transfère la dette, tandis que la sûreté personnelle transfère la propriété du bien
La sûreté réelle engage un tiers, tandis que la sûreté personnelle affecte un bien déterminé
La sûreté réelle concerne une personne morale, tandis que la sûreté personnelle concerne un immeuble

La sûreté réelle affecte un bien déterminé, tandis que la sûreté personnelle engage un tiers

Explication

Une sûreté réelle donne au créancier un droit sur un bien déterminé, alors qu’une sûreté personnelle repose sur l’engagement d’un tiers à payer. La différence tient donc à l’objet de la garantie : un bien dans un cas, une personne dans l’autre.

17. Quelle caractéristique distingue l’hypothèque d’une garantie nécessitant la remise du bien ?

Elle porte sur un immeuble sans déposséder son propriétaire, avec possibilité de saisie en cas d’impayé
Elle exige la remise de l’immeuble au créancier, qui en conserve la détention jusqu’au remboursement
Elle empêche le créancier de faire vendre l’immeuble lorsque la dette reste impayée
Elle porte sur les compétences d’un tiers qui s’engage à régler la dette du débiteur

Elle porte sur un immeuble sans déposséder son propriétaire, avec possibilité de saisie en cas d’impayé

Explication

L’hypothèque est une sûreté réelle immobilière sans dépossession : le propriétaire conserve son bien, mais le créancier peut le faire saisir et vendre si la dette n’est pas payée. Elle se distingue ainsi d’une garantie fondée sur la remise matérielle du bien.

18. Pendant quelle durée un état hypothécaire reste-t-il valable à compter de sa délivrance ?

Un an à compter de sa délivrance
Deux mois à compter de sa délivrance
Un mois à compter de sa délivrance
Six mois à compter de sa délivrance

Deux mois à compter de sa délivrance

Explication

L’état hypothécaire est valable pendant deux mois à compter de sa délivrance. Une durée d’un mois ou de six mois ne correspond pas à la période indiquée pour ce document.

19. Comment détermine-t-on le rang des créanciers titulaires d’inscriptions hypothécaires ?

Selon l’importance financière de leurs créances respectives
Selon l’ordre d’arrivée de leurs inscriptions à la publicité foncière
Selon l’ordre dans lequel les créanciers demandent le paiement de la dette
Selon la date de signature des contrats conclus avec le débiteur

Selon l’ordre d’arrivée de leurs inscriptions à la publicité foncière

Explication

Le rang dépend de l’ordre dans lequel les inscriptions sont arrivées à la publicité foncière. La seule ancienneté du contrat ou le montant de la créance ne détermine donc pas ce classement.

20. Quelle définition correspond à la société au sens du droit civil ?

Une structure dotée de la personnalité morale où des personnes mettent des biens en commun pour partager bénéfices ou économies
Un accord entre personnes qui organise une activité sans créer de personnalité juridique distincte
Un contrat par lequel une personne transfère un bien sans rechercher de bénéfices ni d’économies
Une réunion de créanciers destinée à garantir le remboursement d’une dette commune

Une structure dotée de la personnalité morale où des personnes mettent des biens en commun pour partager bénéfices ou économies

Explication

La société est une structure juridique dotée de la personnalité morale, créée par contrat ou acte unilatéral, et destinée notamment au partage de bénéfices ou d’économies. Un simple accord dépourvu de personnalité juridique ne possède donc pas cette qualification.

21. Quelle combinaison associe correctement chaque type d’apport à son objet ?

Numéraire : immeuble ; nature : activité professionnelle ; industrie : somme d’argent
Numéraire : argent ; nature : bien ; industrie : compétences, travail ou savoir-faire
Numéraire : bien ; nature : argent ; industrie : parts sociales déjà détenues
Numéraire : travail ; nature : savoir-faire ; industrie : immeuble ou bien meuble

Numéraire : argent ; nature : bien ; industrie : compétences, travail ou savoir-faire

Explication

L’apport en numéraire consiste en une somme d’argent, l’apport en nature en un bien, et l’apport en industrie en des compétences, un travail ou un savoir-faire. L’argent et le bien sont donc inversés dans certaines propositions concurrentes.

22. Lorsqu’un bien commun est apporté à une société par un époux, quelles possibilités sont ouvertes à son conjoint ?

S’opposer à l’apport en nature, mais renoncer à toute qualité d’associé dans tous les cas
Revendiquer immédiatement la moitié des parts, y renoncer définitivement ou réserver sa décision
Obtenir automatiquement toutes les parts, puis les céder sans l’accord de l’époux apporteur
Revendiquer une part uniquement après la dissolution de la société, sans autre choix possible

Revendiquer immédiatement la moitié des parts, y renoncer définitivement ou réserver sa décision

Explication

Le conjoint peut revendiquer immédiatement la qualité d’associé pour la moitié des parts, renoncer définitivement ou réserver sa décision pour la revendiquer plus tard. Il ne reçoit donc pas automatiquement toutes les parts et dispose de plusieurs choix juridiques.

23. Quelle situation correspond à la mitoyenneté ?

Deux voisins détiennent en copropriété indivise un mur séparatif commun
Un locataire partage avec son bailleur la propriété d’une clôture privée
Un propriétaire bénéficie d’un passage établi sur le terrain d’un voisin
Deux propriétaires exploitent séparément une parcelle située entre leurs terrains

Deux voisins détiennent en copropriété indivise un mur séparatif commun

Explication

La mitoyenneté désigne la copropriété indivise d’un mur ou d’une clôture séparative appartenant à deux voisins. Le passage sur le terrain d’autrui relève plutôt d’une servitude, qui constitue une charge foncière distincte.

24. Dans une servitude de passage, quel fonds supporte la charge et quel fonds en tire l’utilité ?

Les deux fonds supportent la charge et bénéficient de l’utilité à parts égales
Le fonds servant supporte la charge et le fonds dominant en bénéficie
Le fonds dominant supporte la charge et le fonds servant en bénéficie
Le propriétaire du fonds dominant supporte la charge au profit du fonds servant

Le fonds servant supporte la charge et le fonds dominant en bénéficie

Explication

La servitude impose une charge au fonds servant au profit de l’usage et de l’utilité du fonds dominant. La confusion fréquente consiste à inverser ces rôles en attribuant la charge au fonds dominant.

25. Qu’est-ce qu’un lotissement au sens de l’urbanisme ?

La division d’une unité foncière en plusieurs lots destinés à être construits
La réunion de plusieurs parcelles agricoles en une propriété destinée à rester indivise
La délimitation d’un terrain constructible sans création de parcelles distinctes
La transformation d’un logement existant en plusieurs locaux destinés à la location

La division d’une unité foncière en plusieurs lots destinés à être construits

Explication

Un lotissement résulte de la division d’une unité foncière en plusieurs lots destinés à recevoir des constructions. Une simple délimitation sans création de lots constructibles ne correspond pas à cette définition.

26. Quel est le rôle principal du certificat d’urbanisme ?

Autoriser directement la réalisation de travaux déterminés sur un terrain
Fixer la durée d’instruction d’une demande de permis d’aménager
Informer sur les règles, taxes et contraintes applicables à un terrain
Transmettre à la mairie une offre de vente soumise au droit de préemption

Informer sur les règles, taxes et contraintes applicables à un terrain

Explication

Le certificat d’urbanisme renseigne sur les règles d’urbanisme, les taxes et les contraintes concernant un terrain. Il informe le propriétaire ou l’acquéreur, tandis qu’un permis peut autoriser certains travaux.

27. Une déclaration d’intention d’aliéner est adressée à la mairie afin de permettre l’exercice du droit de préemption urbain ; que se passe-t-il si la mairie ne répond pas dans le délai prévu ?

Après quatre mois de silence, le certificat d’urbanisme devient caduc
Après trois mois de silence, le propriétaire doit déposer une nouvelle déclaration
Après un mois de silence, la vente devient automatiquement interdite
Après deux mois de silence, la mairie est réputée avoir renoncé à préempter

Après deux mois de silence, la mairie est réputée avoir renoncé à préempter

Explication

La DIA permet à la mairie de se prononcer sur le droit de préemption urbain, avec un délai de réponse de deux mois. Le silence à l’issue de ce délai vaut renonciation tacite, et non interdiction de vendre.

28. Quelle durée d’instruction et quelle validité caractérisent le permis d’aménager ?

Un mois d’instruction, deux mois en zone protégée, et un an de validité
Quatre mois d’instruction, six mois en zone protégée, et deux ans de validité
Trois mois d’instruction, quatre mois en zone protégée, et trois ans de validité
Deux mois d’instruction, trois mois en zone protégée, et cinq ans de validité

Trois mois d’instruction, quatre mois en zone protégée, et trois ans de validité

Explication

Le permis d’aménager est instruit en trois mois, ou en quatre mois dans une zone protégée, puis reste valable trois ans. Sa validité peut être prorogée deux fois pour une durée d’un an.

29. Quelle comparaison entre le bail d’habitation et le bail professionnel est exacte ?

Le bail d’habitation dure au moins neuf ans, tandis que le bail professionnel varie selon la qualité du bailleur
Le bail d’habitation dure six ans dans tous les cas, tandis que le bail professionnel dure au moins trois ans
Le bail d’habitation dure trois ans dans tous les cas, tandis que le bail professionnel dure au moins neuf ans
Le bail d’habitation dure trois ou six ans selon le bailleur, tandis que le bail professionnel dure au moins six ans

Le bail d’habitation dure trois ou six ans selon le bailleur, tandis que le bail professionnel dure au moins six ans

Explication

La durée du bail d’habitation est de trois ans lorsque le bailleur est une personne physique et de six ans lorsqu’il est une personne morale. Le bail professionnel a, quant à lui, une durée minimale de six ans, indépendamment de cette distinction.

30. Quelle activité relève du bail professionnel ?

Une activité commerciale exercée dans un local pour une durée minimale de neuf ans
Une profession libérale exercée dans un local pour une durée minimale de six ans
Une exploitation agricole exercée sur un immeuble rural pour une durée minimale de neuf ans
Une activité artisanale exercée dans un local pour une durée minimale de trois ans

Une profession libérale exercée dans un local pour une durée minimale de six ans

Explication

Le bail professionnel concerne les activités non commerciales, non artisanales et non agricoles, notamment les professions libérales, pour au moins six ans avec reconduction tacite de six ans. Une activité commerciale relève plutôt du bail commercial.

31. Quelles conditions doivent être réunies pour qualifier un contrat de bail rural ?

Une location professionnelle d’un bureau pour exercer une activité libérale
Une mise à disposition commerciale d’un local pour exploiter un fonds de commerce
Une mise à disposition onéreuse d’un immeuble agricole pour une activité agricole
Une occupation gratuite d’un logement destinée à l’habitation d’un particulier

Une mise à disposition onéreuse d’un immeuble agricole pour une activité agricole

Explication

Le bail rural suppose cumulativement une mise à disposition, un titre onéreux, un immeuble agricole et l’exercice d’une activité agricole, pour au moins neuf ans. Les autres situations relèvent de baux d’habitation, commerciaux ou professionnels.

32. Quelle est la durée minimale du bail commercial selon la règle dite « 3-6-9 » ?

Six ans
Douze ans
Neuf ans
Trois ans

Neuf ans

Explication

Le bail commercial a une durée minimale de neuf ans, ce qui correspond à la règle dite « 3-6-9 ». Les périodes de trois et six ans renvoient à des étapes de la relation locative, mais ne constituent pas la durée minimale du bail.

33. Quelle répartition des parts sociales correspond au capital social indiqué ?

770 parts pour Madame LUNDI, 284 pour Madame MARDI et 1 850 pour Madame MERCREDI
284 parts pour Madame LUNDI, 1 850 pour Madame MARDI et 770 pour Madame MERCREDI
100 parts pour Madame LUNDI, 2 904 pour Madame MARDI et aucune pour Madame MERCREDI
290 400 parts pour Madame LUNDI, MARDI et MERCREDI selon leurs apports respectifs

284 parts pour Madame LUNDI, 1 850 pour Madame MARDI et 770 pour Madame MERCREDI

Explication

Le capital de 290 400 euros est divisé en 2 904 parts de 100 euros, réparties entre les trois associées selon les nombres indiqués. La confusion fréquente consiste à prendre le montant total du capital pour le nombre de parts ou pour la valeur d’une part.

34. Un bien acheté 200 000 euros comporte 10 000 euros de frais réels et 40 000 euros de travaux réels ; quelle méthode permet de déterminer son prix d’acquisition corrigé ?

Ajouter au prix d’achat 7,5 % du prix pour les frais et les travaux réels
Ajouter au prix d’achat 7,5 % pour les frais et 15 % pour les travaux
Ajouter au prix d’achat les frais réels et les travaux réels
Ajouter au prix d’achat les frais réels et 15 % du prix pour les travaux

Ajouter au prix d’achat les frais réels et les travaux réels

Explication

Lorsque les frais et les travaux réels sont retenus, le prix d’acquisition corrigé correspond au prix d’achat augmenté de ces deux montants. Les taux de 7,5 % et de 15 % constituent des évaluations forfaitaires alternatives, et non des compléments à cumuler avec les dépenses réelles.

35. Un bien est cédé 350 000 euros et son prix d’acquisition corrigé est de 240 000 euros ; comment calcule-t-on la plus-value brute ?

350 000−240 000=110 000350\,000 - 240\,000 = 110\,000 euros
350 000×240 000=84 000 000 000350\,000 \times 240\,000 = 84\,000\,000\,000 euros
350 000+240 000=590 000350\,000 + 240\,000 = 590\,000 euros
240 000−350 000=−110 000240\,000 - 350\,000 = -110\,000 euros

$$350\,000 - 240\,000 = 110\,000$$ euros

Explication

La plus-value brute se calcule en retranchant le prix d’acquisition corrigé du prix de cession, soit 110 000 euros dans cet exemple. Additionner ou multiplier les deux prix ne correspond pas à la formule de la plus-value.

36. Après quelle durée de détention les deux exonérations, au titre de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, sont-elles acquises ?

Après 15 ans, selon un seuil commun aux deux impositions
Après 30 ans, car cette durée couvre les deux seuils d’exonération
Après 22 ans, car les prélèvements sociaux suivent le même seuil
Après 25 ans, correspondant à la moyenne des deux durées

Après 30 ans, car cette durée couvre les deux seuils d’exonération

Explication

L’exonération d’impôt sur le revenu est acquise après 22 ans, tandis que celle des prélèvements sociaux l’est après 30 ans ; il faut donc atteindre 30 ans pour bénéficier des deux. Le seuil de 22 ans concerne l’impôt sur le revenu, mais pas les prélèvements sociaux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 65 flashcards sur Guide de droit immobilier BTS CJN.

Qu'est-ce que la pleine propriété d'un bien ?

Le droit complet réunissant l’usus, le fructus et l’abusus.

Comment se répartissent les attributs dans le démembrement de propriété ?

L’usufruitier détient l’usus et le fructus, le nu-propriétaire l’abusus.

Que peut faire le nu-propriétaire seul concernant la vente de la pleine propriété ?

Il ne peut pas vendre seul sans l’accord de l’usufruitier.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Guide de droit immobilier BTS CJN.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM