QCM : Droit commun des sociétés — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le droit commun et le droit spécial des sociétés ?

Le droit commun s’applique aux contrats, tandis que le droit spécial s’applique aux personnes morales.
Le droit commun régit les dirigeants, tandis que le droit spécial régit les associés.
Le droit commun concerne les sociétés commerciales, tandis que le droit spécial concerne les sociétés civiles.
Le droit commun concerne toutes les sociétés, tandis que le droit spécial dépend de leur forme sociale.

Le droit commun concerne toutes les sociétés, tandis que le droit spécial dépend de leur forme sociale.

Explication

Le droit commun rassemble les règles applicables à toutes les sociétés, alors que le droit spécial contient les règles propres à chaque forme sociale. La distinction ne repose donc pas sur le caractère civil ou commercial de la société.

2. Dans quelles conditions une société est-elle à la fois un contrat et une personne morale ?

Elle est un contrat lorsqu’elle exerce une activité et une personne morale lorsqu’elle réalise un bénéfice.
Elle est un contrat dès sa constitution et devient une personne morale lors de son immatriculation.
Elle est une personne morale dès l’accord des associés et devient un contrat après son immatriculation.
Elle devient un contrat et une personne morale dès la signature des statuts.

Elle est un contrat dès sa constitution et devient une personne morale lors de son immatriculation.

Explication

L’article 1832 du Code civil présente la société comme un contrat, tandis que l’immatriculation lui confère la personnalité morale. La simple signature des statuts ne suffit donc pas à créer cette personnalité.

3. Quelle règle s’applique au nombre d’associés lors de la constitution d’une société ?

La constitution suppose en principe plusieurs personnes, avec des exceptions comme l’EURL et la SASU.
La constitution repose en principe sur une seule personne, sauf pour les sociétés commerciales classiques.
La constitution dépend du montant du capital, sans distinction entre sociétés pluripersonnelles et unipersonnelles.
La constitution exige toujours plusieurs personnes, y compris pour l’EURL et la SASU.

La constitution suppose en principe plusieurs personnes, avec des exceptions comme l’EURL et la SASU.

Explication

La pluralité d’associés constitue le principe posé par l’article 1832, mais l’EURL et la SASU permettent une constitution unipersonnelle. L’affirmation selon laquelle toutes les sociétés exigent plusieurs personnes méconnaît ces exceptions.

4. Quels droits composent le droit de participer aux décisions collectives reconnu à tout associé ?

Un droit aux dividendes et un droit de céder ses titres.
Un droit à l’information et un droit de vote.
Un droit de modifier les statuts et un droit de dissoudre la société.
Un droit de gérer la société et un droit de nommer les salariés.

Un droit à l’information et un droit de vote.

Explication

Tout associé dispose d’un droit de participation aux décisions collectives, qui comprend notamment l’information et le vote. La perception de dividendes dépend, quant à elle, de la distribution de bénéfices et ne constitue pas l’ensemble de ce droit.

5. Quelle situation correspond à un abus de minorité ?

Des minoritaires contestent une décision parce qu’ils souhaitent obtenir davantage de dividendes.
Des minoritaires bloquent une décision nécessaire à la survie de la société contre l’intérêt social.
Des majoritaires refusent de participer à une assemblée afin de retarder la réunion.
Des majoritaires imposent une décision contraire à l’intérêt social au détriment des minoritaires.

Des minoritaires bloquent une décision nécessaire à la survie de la société contre l’intérêt social.

Explication

L’abus de minorité consiste en un blocage contraire à l’intérêt social concernant une décision nécessaire à la survie de la société. Le vote imposé par les majoritaires contre l’intérêt social relève, lui, de l’abus de majorité.

6. Quel type de titre reçoit en principe un associé selon la forme de la société ?

Des actions dans une SARL et des parts sociales dans une société par actions.
Des obligations dans une SARL et des actions dans une société civile.
Des parts sociales dans toutes les sociétés, quelle que soit leur forme.
Des parts sociales dans une SARL et des actions dans une société par actions.

Des parts sociales dans une SARL et des actions dans une société par actions.

Explication

Les associés de SARL détiennent des parts sociales, tandis que les membres des sociétés par actions détiennent des actions. Ces titres peuvent notamment ouvrir des droits au vote et aux dividendes.

7. Comment les copropriétaires indivis de mêmes titres exercent-ils leurs droits auprès de la société ?

Ils exercent chacun séparément les droits attachés aux titres selon leur quote-part.
Ils transfèrent automatiquement leurs droits au dirigeant de la société.
Ils désignent un mandataire commun chargé d’exercer les droits attachés aux titres.
Ils doivent vendre les titres à l’un des copropriétaires avant toute décision collective.

Ils désignent un mandataire commun chargé d’exercer les droits attachés aux titres.

Explication

Lorsque des titres sont détenus en indivision, les copropriétaires doivent désigner un mandataire commun pour exercer les droits auprès de la société. Cette règle organise la représentation de l’indivision sans imposer la vente des titres.

8. Quelle répartition des droits caractérise une location de titres ?

Le bailleur et le locataire deviennent copropriétaires des titres pendant toute la durée du contrat.
Le bailleur conserve la propriété, tandis que le locataire exerce temporairement certains droits attachés aux titres.
Le locataire reçoit les titres à titre définitif, tandis que le bailleur conserve un droit de vote résiduel.
Le locataire devient propriétaire des titres, tandis que le bailleur conserve uniquement un droit aux dividendes.

Le bailleur conserve la propriété, tandis que le locataire exerce temporairement certains droits attachés aux titres.

Explication

Dans une location de titres, la propriété reste au bailleur, alors que le locataire reçoit temporairement l’exercice de certains droits. Le locataire ne devient donc pas propriétaire du titre loué.

9. Pendant une location de titres, qui exerce en principe les droits de vote selon la nature de la décision ?

Le bailleur vote pour toutes les décisions, tandis que le locataire reçoit uniquement les informations sociales.
Le locataire vote pour les décisions ordinaires, tandis que le bailleur vote pour les modifications statutaires.
Le locataire vote pour toutes les décisions, tandis que le bailleur perçoit les dividendes.
Le bailleur vote pour les décisions ordinaires, tandis que le locataire vote pour les modifications statutaires.

Le locataire vote pour les décisions ordinaires, tandis que le bailleur vote pour les modifications statutaires.

Explication

Le locataire perçoit en principe les dividendes et vote pour les décisions ordinaires, alors que le bailleur vote sur les décisions modifiant les statuts. La répartition des droits dépend donc de la catégorie de décision.

10. Sous le régime de la communauté réduite aux acquêts, comment sont qualifiés les biens selon leur date d’acquisition ?

Tous les biens acquis pendant le mariage restent propres lorsqu’ils sont enregistrés au nom d’un seul époux.
Les biens antérieurs au mariage deviennent en principe communs, tandis que les biens acquis pendant le mariage restent en principe propres.
Tous les biens détenus par un époux sont communs, quelle que soit leur date d’acquisition.
Les biens antérieurs au mariage restent en principe propres, tandis que ceux acquis avec des fonds communs pendant le mariage sont en principe communs.

Les biens antérieurs au mariage restent en principe propres, tandis que ceux acquis avec des fonds communs pendant le mariage sont en principe communs.

Explication

Les biens possédés avant le mariage sont en principe propres, tandis que les biens acquis pendant le mariage avec des fonds communs sont en principe communs. Le nom figurant sur le titre ne suffit donc pas à écarter la qualification de bien commun.

11. Que désigne l’affectio societatis dans une société ?

La simple détention de titres dans l’espoir d’un rendement financier
La volonté des associés de collaborer à l’œuvre commune sur un pied d’égalité
L’obligation de participer personnellement à toutes les activités commerciales
La décision de confier la gestion sociale à un associé majoritaire

La volonté des associés de collaborer à l’œuvre commune sur un pied d’égalité

Explication

L’affectio societatis correspond à la volonté de collaborer ensemble à l’œuvre commune dans une relation d’égalité. La simple détention de titres traduit principalement un investissement et ne suffit pas à caractériser cette volonté de collaboration.

12. Pourquoi l’affectio societatis est-il difficile à caractériser dans une société unipersonnelle ?

Parce que l’affectio societatis suppose une répartition des bénéfices entre associés
Parce que l’associé unique ne peut pas détenir de parts sociales
Parce qu’il n’existe pas de collaboration entre plusieurs associés
Parce que la société unipersonnelle ne peut pas exercer d’activité économique

Parce qu’il n’existe pas de collaboration entre plusieurs associés

Explication

Dans une société unipersonnelle, une collaboration entre plusieurs associés ne peut pas être observée puisqu’il n’y a qu’un seul associé. La détention de parts et l’exercice d’une activité restent toutefois possibles dans ce type de société.

13. Quelle condition est indispensable pour acquérir la qualité d’associé ?

Détenir un bien inscrit au patrimoine social
Participer à toutes les décisions de gestion
Manifester une volonté de collaboration avec les dirigeants
Effectuer un apport à la société

Effectuer un apport à la société

Explication

La qualité d’associé suppose la réalisation d’un apport, lequel contribue au patrimoine et au capital social selon sa nature. L’affectio societatis ne suffit pas à lui seul pour devenir associé.

14. Quelle caractéristique distingue l’apport en industrie de l’apport en numéraire ?

L’apport en industrie consiste à prêter de l’argent, tandis que l’apport en numéraire fournit une activité professionnelle
L’apport en industrie transfère un immeuble, tandis que l’apport en numéraire transfère son usage
L’apport en industrie consiste à fournir son travail, tandis que l’apport en numéraire consiste en une somme d’argent
L’apport en industrie remet un bien à la société, tandis que l’apport en numéraire conserve ce bien chez l’associé

L’apport en industrie consiste à fournir son travail, tandis que l’apport en numéraire consiste en une somme d’argent

Explication

L’apport en industrie repose sur la fourniture d’un travail ou d’une activité au profit de la société, alors que l’apport en numéraire consiste en une somme d’argent. Les transferts de biens relèvent plutôt des apports en nature.

15. Quelle conséquence produit un apport en propriété par rapport à un apport en jouissance ?

L’apport en propriété conserve le bien chez l’associé, tandis que l’apport en jouissance en transfère la propriété à la société
L’apport en propriété transfère le bien à la société, tandis que l’apport en jouissance lui en transfère seulement l’usage
L’apport en propriété rend le bien insaisissable, tandis que l’apport en jouissance le soumet aux créanciers sociaux
L’apport en propriété fournit un travail, tandis que l’apport en jouissance apporte une somme d’argent

L’apport en propriété transfère le bien à la société, tandis que l’apport en jouissance lui en transfère seulement l’usage

Explication

L’apport en propriété transfère la propriété du bien à la société lors de son immatriculation, tandis que l’apport en jouissance laisse cette propriété à l’associé et transmet seulement l’usage. La distinction porte donc sur l’étendue du transfert effectué.

16. Quel est le régime des apports en industrie à l’égard du capital social et des créanciers ?

Ils sont inclus dans le capital social mais restent insaisissables
Ils ne sont pas inclus dans le capital social mais peuvent être saisis par les créanciers
Ils sont inclus dans le capital social et peuvent être saisis par les créanciers
Ils ne sont pas inclus dans le capital social et sont insaisissables

Ils ne sont pas inclus dans le capital social et sont insaisissables

Explication

Les apports en industrie ne concourent pas à la formation du capital social et sont insaisissables. Ils correspondent à une activité ou à un travail fourni à la société plutôt qu’à un bien saisissable.

17. Comment définir le bénéfice au sens retenu par l’arrêt Caisse rurale de Manigod de 1914 ?

Une somme conservée dans la société afin d’accroître ses réserves
Une perte comptable pouvant être imputée sur les apports des associés
Un gain pécuniaire qui augmente la fortune des associés et peut être réparti entre eux
Un avantage accordé aux dirigeants sans incidence sur le patrimoine des associés

Un gain pécuniaire qui augmente la fortune des associés et peut être réparti entre eux

Explication

L’arrêt Caisse rurale de Manigod de 1914 caractérise le bénéfice comme un gain pécuniaire augmentant la fortune des associés et susceptible d’être réparti entre eux. Une mise en réserve conserve au contraire le résultat dans la société.

18. Quelles décisions l’assemblée générale peut-elle prendre concernant le bénéfice social ?

Le verser aux associés sans pouvoir en conserver une partie
Le mettre en réserve sans possibilité de distribution ultérieure
Le distribuer, le mettre en réserve ou combiner ces deux affectations
Le convertir en apports en industrie pour modifier le capital social

Le distribuer, le mettre en réserve ou combiner ces deux affectations

Explication

L’assemblée générale peut choisir une distribution intégrale, une mise en réserve intégrale ou une combinaison des deux. Elle dispose donc de plusieurs modalités d’affectation du bénéfice social.

19. Quelle situation constitue une distribution de dividendes fictifs ?

Distribuer une somme supérieure au bénéfice disponible
Distribuer une partie du bénéfice après son approbation par l’assemblée générale
Mettre le bénéfice en réserve afin de renforcer les ressources de la société
Répartir entre les associés un bénéfice réellement réalisé par la société

Distribuer une somme supérieure au bénéfice disponible

Explication

Une distribution dépassant le bénéfice disponible constitue une distribution de dividendes fictifs et fait l’objet d’une sanction pénale. Une distribution appuyée sur un bénéfice réel peut en revanche être régulière.

20. Quelle différence distingue l’objet lucratif d’une société de celui d’une association ?

Une société poursuit une activité désintéressée, tandis qu’une association est créée pour enrichir ses membres
Une société peut réaliser des bénéfices sans pouvoir les partager, tandis qu’une association doit les distribuer à ses membres
Une société peut viser un bénéfice ou une économie, tandis qu’une association ne peut pas répartir ses bénéfices entre ses membres
Une société doit rechercher une économie, tandis qu’une association ne peut exercer aucune activité génératrice de bénéfices

Une société peut viser un bénéfice ou une économie, tandis qu’une association ne peut pas répartir ses bénéfices entre ses membres

Explication

Une société peut être constituée pour partager un bénéfice ou réaliser une économie, tandis qu’une association peut réaliser des bénéfices sans les répartir entre ses membres. La différence porte donc notamment sur la possibilité de distribuer le résultat.

21. Quelle caractéristique définit la société en participation ?

Une société créée par décision judiciaire après la cessation d’une activité commerciale
Une société contractuelle volontairement non immatriculée et dépourvue de personnalité morale
Une société immatriculée dont la personnalité morale reste limitée entre les associés
Une société résultant d’une activité commune exercée sans volonté de créer une structure

Une société contractuelle volontairement non immatriculée et dépourvue de personnalité morale

Explication

La société en participation est constituée volontairement par contrat, mais elle n’est pas immatriculée et ne possède donc pas la personnalité morale. La société créée de fait correspond plutôt à une situation non voulue dont les intéressés n’ont pas nécessairement conscience.

22. Dans une société en participation, contre qui un tiers peut-il en principe agir lorsque le gérant conclut un contrat ?

Contre les seuls associés ayant participé à la négociation, selon la valeur de leur apport
Contre la société, qui dispose d’une personnalité morale dès la signature des statuts
Contre le gérant, qui contracte en son nom personnel, sauf hypothèses prévues par la loi
Contre chaque associé, car toute décision du gérant engage automatiquement le groupement

Contre le gérant, qui contracte en son nom personnel, sauf hypothèses prévues par la loi

Explication

Le gérant contracte en principe en son nom personnel et n’engage donc que lui-même. L’article 1872-1 du Code civil permet toutefois au tiers d’agir contre certains associés dans trois hypothèses déterminées.

23. Comment l’existence d’une société créée de fait doit-elle être établie ?

En constatant la décision collective de mettre fin à une société régulièrement constituée
En établissant que les associés ont expressément voulu créer une personne morale
En prouvant l’immatriculation volontaire d’un groupement auprès du registre compétent
En démontrant la réunion des quatre éléments constitutifs du contrat de société

En démontrant la réunion des quatre éléments constitutifs du contrat de société

Explication

La société créée de fait est une société contractuelle non voulue, dont l’existence doit être démontrée par les quatre éléments du contrat de société. Elle ne repose donc pas sur une immatriculation ni sur une intention explicite de créer une personne morale.

24. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale ?

Au moment où les premiers apports sont promis par les futurs associés
Après le dépôt des statuts, les formalités administratives et l’immatriculation
Dès l’accord des associés sur le principe de leur collaboration économique
Après l’ouverture du premier compte bancaire au nom de la société

Après le dépôt des statuts, les formalités administratives et l’immatriculation

Explication

La personnalité morale apparaît lorsque les statuts sont déposés, que les formalités administratives sont accomplies et que la société est immatriculée. Avant cette immatriculation, la société n’est pas encore un sujet de droit distinct.

25. Quand la société devient-elle propriétaire des apports qui lui sont destinés ?

À compter de son immatriculation, lorsqu’elle devient un sujet de droit
Au moment où chaque associé annonce la nature et la valeur de son apport
Dès la signature des statuts, avant toute formalité administrative
Après la liquidation, lorsque les biens apportés sont évalués définitivement

À compter de son immatriculation, lorsqu’elle devient un sujet de droit

Explication

La société devient propriétaire des apports à compter de son immatriculation, car cette formalité lui confère la personnalité morale et la qualité de sujet de droit. La signature des statuts prépare la constitution, mais ne transfère pas encore la propriété à une personne morale inexistante.

26. Quelle distinction oppose correctement la société en formation et la société créée de fait ?

La société en formation possède déjà la personnalité morale, tandis que la société créée de fait l’acquiert par radiation
La société en formation naît d’une situation inconsciente, tandis que la société créée de fait prépare une immatriculation volontaire
La société en formation prépare volontairement une personne morale, tandis que la société créée de fait résulte d’une situation non voulue
La société en formation concerne une société dissoute, tandis que la société créée de fait concerne une société entrée en liquidation

La société en formation prépare volontairement une personne morale, tandis que la société créée de fait résulte d’une situation non voulue

Explication

La société en formation constitue une phase préparatoire volontaire destinée à créer une personne morale. La société créée de fait est une qualification pathologique résultant d’une situation non voulue, sans intention initiale de créer une personne morale.

27. Quelles peuvent être les origines d’une dissolution de société ?

Une décision du gérant, une radiation fiscale, une perte comptable ou un changement d’adresse
Une cause de plein droit, une décision des associés, un jugement ou une disposition statutaire
Une cessation d’activité, une baisse des ventes, un remplacement d’associé ou une nouvelle immatriculation
Une déclaration d’un créancier, une modification du capital, un défaut de bénéfice ou une fusion

Une cause de plein droit, une décision des associés, un jugement ou une disposition statutaire

Explication

La dissolution peut intervenir de plein droit, par décision des associés, par jugement, en application des statuts ou selon des règles propres à certaines formes sociales. Une simple baisse d’activité ou une modification administrative ne constitue pas, à elle seule, chacune de ces causes juridiques.

28. Que se passe-t-il pendant la liquidation qui suit la dissolution d’une société ?

Les associés reprennent immédiatement les apports sans régler les dettes encore exigibles
Les créanciers reçoivent le capital social tandis que les biens restants sont transmis au gérant
La société poursuit son activité habituelle jusqu’à l’immatriculation d’un nouveau groupement
L’actif est réalisé et les dettes sont réglées avant une éventuelle répartition du solde entre les associés

L’actif est réalisé et les dettes sont réglées avant une éventuelle répartition du solde entre les associés

Explication

Après la dissolution, la liquidation consiste à réaliser l’actif et à régler les dettes, puis à répartir éventuellement le solde entre les associés. Les apports ne peuvent donc pas être repris avant l’apurement du passif.

29. Quelle association entre l’action engagée et l’intérêt protégé est correcte lorsqu’un dirigeant a commis une faute ?

L’action sociale protège un associé, l’action individuelle la société et l’action des tiers un salarié
L’action sociale protège un salarié, l’action individuelle un tiers et l’action des tiers un associé
L’action sociale protège un tiers, l’action individuelle un créancier et l’action des tiers la société
L’action sociale protège la société, l’action individuelle un associé et l’action des tiers une personne extérieure

L’action sociale protège la société, l’action individuelle un associé et l’action des tiers une personne extérieure

Explication

L’action sociale vise à défendre l’intérêt de la société, tandis que l’action individuelle répare le préjudice propre d’un associé et l’action des tiers protège les personnes extérieures. Confondre l’action sociale avec l’action individuelle inverserait la personne principalement protégée.

30. Lorsqu’une irrégularité est invoquée pour obtenir la nullité d’une décision sociale, quel examen est notamment pertinent ?

Rechercher la perte financière des associés, sans apprécier le lien entre l’irrégularité et le sens du vote
Contrôler la conformité des statuts, en écartant le préjudice invoqué et les conséquences de l’annulation
Vérifier l’existence d’un grief, l’influence de l’irrégularité et les effets de la nullité sur l’intérêt social
Constater l’irrégularité formelle, sans examiner son incidence sur la décision ni ses effets pour la société

Vérifier l’existence d’un grief, l’influence de l’irrégularité et les effets de la nullité sur l’intérêt social

Explication

La nullité d’une décision sociale dépend notamment d’un grief, de l’influence de l’irrégularité sur le sens de la décision et des conséquences de la nullité pour l’intérêt social. Se borner à relever une irrégularité formelle néglige les conditions d’appréciation de sa portée.

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Quelles règles regroupe le droit commun des sociétés ?

Les règles applicables à toutes les sociétés, civiles ou commerciales.

Quelles règles regroupe le droit spécial des sociétés ?

Les règles propres à chaque forme sociale.

Selon l’article 1832, qu’est-ce qu’une société ?

Un contrat.

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