Fiche de révision : Gestion de la Formation Professionnelle

Plan du Cours

  1. Obligations légales formation
  2. Consultation représentants du personnel
  3. Obligations envers salariés
  4. Contrats de professionnalisation
  5. Compte personnel de formation
  6. Suivi et entretien professionnel
  7. Financement formation continue
  8. Acteurs formation professionnelle
  9. Organismes de formation certifiés
  10. Centres de bilan et VAE
  11. Conseil en évolution professionnelle
  12. Dispositifs de formation spécifiques

1. Obligations légales formation

Notions clés & Définitions

  • Formation continue (depuis 1971) : obligation légale visant à assurer aux salariés une mise à jour ou un développement de leurs compétences pour renforcer leur employabilité.
  • Objectif de la formation : selon V. L’HÔTE (page 1), elle vise à agir sur l’employabilité et le développement des compétences des salariés, en réponse aux enjeux économiques et à l’évolution des métiers.
  • Obligation légale d’adaptation : conformément à V. L’HÔTE (page 2), elle impose à l’employeur d’adapter les salariés à leur poste de travail, notamment en cas d’évolution technologique ou organisationnelle.
  • Plan de développement des compétences : outil de politique de formation, il recense et planifie les actions de formation pour les salariés, en précisant les bénéficiaires, modalités et coûts, conformément à V. L’HÔTE (page 8).
  • Contribution unique à la formation professionnelle (CUFPA) : obligation de financement de la formation continue pour toute entreprise employant des salariés, calculée en fonction de l’effectif et de la masse salariale, selon V. L’HÔTE (page 4).

Points essentiels

  • La formation continue est une obligation légale depuis 1971, visant à renforcer l’employabilité et à développer les compétences des salariés (V. L’HÔTE, page 1).
  • L’obligation de consultation des représentants du personnel sur le bilan de formation annuel et les orientations de la politique de formation est impérative, sous peine de sanctions pénales pour délit d’entrave (V. L’HÔTE, page 2).
  • L’employeur doit assurer l’adaptation des salariés à leur poste via différentes modalités : plan de développement des compétences, contrats de professionnalisation, contrats d’apprentissage, et mobilisation du CPF, avec un délai de réponse de 30 jours pour la demande de CPF (V. L’HÔTE, pages 2-3).
  • La mise en place d’un entretien professionnel tous les 2 ans et un état des lieux tous les 6 ans permettent de suivre l’évolution professionnelle des salariés et de vérifier la réalisation des actions de formation ou certifications (V. L’HÔTE, page 3).
  • La contribution financière à la formation est assurée par la CUFPA, dont le montant dépend de l’effectif et de la masse salariale de l’entreprise, permettant de financer le plan de développement des compétences (V. L’HÔTE, pages 4-5).

À retenir

Depuis 1971, la formation continue constitue une obligation légale pour l’employeur, visant à maintenir et développer les compétences des salariés afin d’assurer leur employabilité et leur adaptation aux évolutions professionnelles.

2. Consultation représentants du personnel

Notions clés & Définitions

  • Obligation de consultation : devoir pour l'employeur de consulter les représentants du personnel, notamment le comité social et économique (CSE), sur le bilan de formation annuel, les orientations stratégiques, le plan de développement des compétences et l'apprentissage, conformément à la réglementation en vigueur (voir aussi "délit d’entrave").
  • Bilan de formation annuel : synthèse des actions de formation réalisées durant l’année écoulée, permettant d’évaluer les besoins et de planifier les actions futures, soumis à la consultation du CSE.
  • Plan de développement des compétences : document stratégique qui recense et organise les actions de formation prévues dans l’entreprise, élaboré en concertation avec le CSE, pour répondre aux enjeux de l’organisation et des salariés.
  • Délit d’entrave : infraction pénale en cas de non-respect de l’obligation de consultation du CSE, pouvant entraîner des sanctions pour l’employeur (voir aussi "obligation de consultation").
  • Consultation sur orientations et apprentissage : processus par lequel l’employeur doit informer et recueillir l’avis du CSE concernant les grandes orientations de la politique de formation, notamment celles relatives à l’apprentissage et au développement des compétences.

Points essentiels

  • L’obligation de consultation impose à l’employeur de partager avec le CSE le bilan de formation annuel, les orientations stratégiques, le plan de développement des compétences et les actions d’apprentissage, afin de favoriser la transparence et la participation des représentants du personnel (voir aussi "obligation de consultation").
  • La consultation doit porter sur plusieurs aspects : bilan de formation, orientations stratégiques, plan de développement des compétences, apprentissage.
  • En cas de défaut de consultation du CSE, l’employeur commet un délit d’entrave, passible de sanctions pénales, ce qui souligne la dimension obligatoire et contraignante de cette démarche (voir aussi "délit d’entrave").
  • La consultation favorise la cohérence entre la stratégie de formation de l’entreprise et les attentes des salariés, tout en respectant le cadre réglementaire.
  • La réglementation impose un délai pour la consultation, généralement lors de réunions ou par transmission écrite, pour assurer une participation effective du CSE dans la gestion de la formation professionnelle.

À retenir

L’obligation de consultation des représentants du personnel sur le bilan de formation, les orientations, le plan de développement des compétences et l’apprentissage vise à garantir la participation du CSE dans la stratégie de formation, sous peine de sanctions en cas de délit d’entrave.

3. Obligations envers salariés

Notions clés & Définitions

  • Obligation d’adaptation des salariés au poste de travail : Engagement de l’employeur à assurer que chaque salarié dispose des compétences, équipements et conditions nécessaires pour exercer efficacement ses fonctions, notamment en cas d’évolution technologique ou organisationnelle, conformément à la réglementation (voir section 1).
  • Obligation de réponse de l’employeur à la demande de mobilisation du CPF sous 30 jours : L’employeur doit répondre dans un délai de 30 jours calendaires à toute demande du salarié concernant l’utilisation de son Compte Personnel de Formation (CPF) pendant le temps de travail (voir section 5).
  • Entretien professionnel tous les 2 ans : Rencontre périodique entre l’employeur et le salarié, permettant d’évaluer ses perspectives d’évolution professionnelle, de faire le point sur ses compétences, et de définir ses besoins en formation (voir section 6).
  • État des lieux récapitulatif tous les 6 ans : Bilan global du parcours professionnel du salarié réalisé lors de l’entretien professionnel, vérifiant notamment la réalisation d’actions de formation, l’acquisition de certifications ou diplômes, et la progression salariale ou professionnelle (voir section 6).
  • Obligation d’assurer formation dans le cadre des contrats de professionnalisation et d’apprentissage : Engagement de l’employeur à fournir une formation qualifiante et adaptée pour les salariés en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage, en garantissant notamment l’organisation, la pédagogie et les conditions de formation (voir section 4).

Points essentiels

  • La formation continue est une obligation légale depuis 1971, visant à renforcer l’employabilité et le développement des compétences des salariés (voir section 1).
  • La consultation des représentants du personnel sur le bilan de formation annuel et les orientations est obligatoire, sous peine de sanctions en cas de délit d’entrave (voir section 2).
  • La réponse à la demande de mobilisation du CPF doit intervenir dans un délai strict de 30 jours, garantissant la réactivité de l’employeur (voir section 5).
  • L’entretien professionnel bisannuel permet d’anticiper les évolutions de carrière et de vérifier la mise en œuvre des actions de formation, tandis que l’état des lieux tous les 6 ans offre une vision globale du parcours du salarié (voir section 6).
  • La contribution à la formation professionnelle (CUFPA) doit être versée par toute entreprise employant des salariés, pour financer notamment la formation continue (voir section 7).
  • La gouvernance du système de formation est assurée par France compétences, instance nationale régulant et finançant le dispositif (voir section 8).

À retenir

L’employeur a des obligations légales précises pour assurer l’adaptation, la formation et le suivi professionnel des salariés, afin de garantir leur employabilité et leur évolution dans le cadre de la législation en vigueur.

4. Contrats de professionnalisation

Notions clés & Définitions

  • Contrat de professionnalisation : Contrat de travail visant à favoriser l'insertion ou la réinsertion professionnelle, combinant formation qualifiante et emploi en relation avec l’objectif, notamment pour les jeunes ou les demandeurs d’emploi (voir section 1).
  • Formation qualifiante : Formation permettant d’acquérir une qualification professionnelle reconnue, inscrite au RNCP ou au RS, et visant à renforcer l’employabilité du salarié (voir section 1).
  • Obligations spécifiques de l’employeur : Engagements légaux de l’employeur dans le cadre du contrat de professionnalisation, notamment assurer la formation du salarié en lien avec l’objectif professionnel, garantir un emploi correspondant à cette formation, et respecter les modalités de suivi et de financement (voir section 1).
  • Distinction entre contrat de professionnalisation et contrat d’apprentissage : Le contrat de professionnalisation vise une formation qualifiante en emploi, sans obligation d’apprentissage, tandis que le contrat d’apprentissage est spécifiquement destiné à l’obtention d’un diplôme ou d’une certification professionnelle par alternance (voir section 1).
  • Obligation de formation : Engagement de l’employeur à fournir une formation permettant au salarié d’acquérir une qualification professionnelle en lien avec l’emploi occupé ou visé (voir section 1).
  • Obligation de suivi : Mise en place d’un entretien professionnel tous les 2 ans et d’un état des lieux récapitulatif tous les 6 ans pour faire le point sur le parcours professionnel du salarié (voir section 1).

5. Compte personnel de formation

Notions clés & Définitions

  • Compte personnel de formation (CPF) : Droit individuel à la formation permettant à chaque salarié ou demandeur d’emploi de cumuler des heures de formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle, pour suivre des formations éligibles inscrites au RNCP ou au répertoire spécifique.
  • Certification des formations éligibles au CPF : Processus par lequel une formation doit être inscrite au RNCP ou au RS, deux répertoires nationaux sous la responsabilité de France compétences, pour garantir leur qualité et leur compatibilité avec le CPF.
  • Obligation de réponse de l’employeur à la demande CPF pendant le temps de travail : L’employeur doit répondre dans un délai de 30 jours calendaires à toute demande de mobilisation du CPF formulée par un salarié, lorsque cette demande intervient durant le temps de travail.

Points essentiels

  • Le CPF constitue un droit individuel, permettant à chaque salarié ou demandeur d’emploi de financer des actions de formation inscrites au RNCP ou au RS, qui sont certifiantes ou qualificatives.
  • La certification des formations inscrites au RNCP ou au RS est une condition sine qua non pour leur éligibilité au CPF, assurant leur qualité et leur reconnaissance officielle.
  • Lorsqu’un salarié sollicite la mobilisation de son CPF pendant ses heures de travail, l’employeur est tenu d’y répondre dans un délai de 30 jours calendaires, conformément à la réglementation.

À retenir

Le CPF est un droit individuel qui facilite la formation continue, sous réserve de certifications inscrites au RNCP ou au RS, avec une obligation pour l’employeur de répondre rapidement à toute demande formulée durant le temps de travail.

6. Suivi et entretien professionnel

Notions clés & Définitions

  • Entretien professionnel bisannuel : entretien réalisé tous les 2 ans entre l’employeur et le salarié pour faire le point sur ses perspectives d’évolution, ses compétences, ses formations, et ses projets professionnels, conformément à la réglementation (voir section 3).
  • État des lieux récapitulatif du parcours professionnel : bilan effectué tous les 6 ans lors de l’entretien professionnel, permettant de vérifier si le salarié a bénéficié d’au moins une action de formation, acquis une certification ou VAE, et bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle (voir section 3).
  • Vérification des actions de formation, certifications et progression : étape de l’entretien professionnel où l’employeur s’assure que le salarié a effectivement suivi des formations, obtenu des certifications ou VAE, et a connu une évolution dans sa carrière (voir section 3).
  • Obligation de suivi : mise en place par l’employeur d’un entretien professionnel tous les 2 ans, et d’un bilan récapitulatif tous les 6 ans, pour suivre et accompagner le parcours professionnel du salarié (voir section 3).
  • Vérification de la progression salariale/professionnelle : contrôle lors de l’état des lieux que le salarié a bénéficié d’une évolution dans ses responsabilités ou sa rémunération, attestant de sa progression dans l’entreprise (voir section 3).

Points essentiels

  • L’entretien professionnel bisannuel est une obligation légale depuis 2014, visant à faire le point sur les perspectives d’évolution du salarié (voir section 3).
  • Tous les 6 ans, lors de l’état des lieux récapitulatif, l’employeur doit vérifier que le salarié a bénéficié d’au moins une action de formation, obtenu une certification ou une VAE, et a bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle (voir section 3).
  • La vérification des actions de formation, certifications et progression permet d’assurer le développement professionnel du salarié, conformément aux obligations légales et à la politique de gestion des compétences de l’entreprise (voir section 3).
  • Ces dispositifs visent à garantir l’adaptabilité du salarié et à favoriser sa progression, tout en respectant la réglementation en matière de formation continue (voir section 3).
  • La mise en œuvre de ces entretiens contribue à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et à l’amélioration de la qualité de vie au travail (voir section 3).

À retenir

L’entretien professionnel bisannuel, associé à l’état des lieux tous les 6 ans, constitue un dispositif clé pour suivre, évaluer et accompagner le parcours professionnel des salariés, en vérifiant notamment leurs actions de formation, certifications et progression salariale ou professionnelle.

7. Financement formation continue

Notions clés & Définitions

  • Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) : dispositif institué pour financer la formation continue, dont le montant dépend de l’effectif de l’entreprise et de la masse salariale, visant à simplifier et centraliser le financement de la formation (V. L'HÔTE, page 4).
  • Calcul de la contribution basée sur effectif et masse salariale : méthode de détermination du montant de la CUFPA, où la masse salariale correspond au total des rémunérations brutes des salariés, permettant d’ajuster la contribution selon la taille et la rémunération de l’entreprise (V. L'HÔTE, page 4).
  • Financement du plan de développement des compétences par l’employeur : l’employeur doit financer en plus de la contribution légale, l’ensemble des coûts liés aux actions de formation prévues dans le plan, incluant le coût pédagogique, les frais annexes, et les rémunérations pendant la formation (V. L'HÔTE, pages 8-9).

Points essentiels

  • La CUFPA est une contribution obligatoire pour toute entreprise employant des salariés, visant à financer la formation professionnelle continue, dont le montant est déterminé selon l’effectif et la masse salariale (V. L'HÔTE, page 4).
  • La masse salariale désigne le total des rémunérations brutes versées aux salariés, servant de base au calcul de la contribution (V. L'HÔTE, page 4).
  • Le financement du plan de développement des compétences par l’employeur couvre tous les coûts liés aux actions de formation, y compris le coût pédagogique, les frais annexes, et les rémunérations des salariés en formation, permettant de prioriser et budgétiser les actions (V. L'HÔTE, pages 8-9).
  • La régulation et l’amélioration du système de formation sont assurées par France compétences, instance nationale de gouvernance, qui supervise notamment la certification des organismes et la certification des formations éligibles au CPF (V. L'HÔTE, pages 5-6).
  • La recensement des organismes de formation par le ministère du Travail garantit la qualité et la certification des formations, inscrites au RNCP ou au RS, sous la responsabilité de France compétences (V. L'HÔTE, page 6).

À retenir

La contribution unique à la formation (CUFPA), calculée selon l’effectif et la masse salariale, constitue la principale ressource pour financer le plan de développement des compétences, dont l’employeur doit assurer le financement en complément de la contribution légale.

8. Acteurs formation professionnelle

Notions clés & Définitions

  • Acteurs de la demande : Ensemble des acteurs qui sollicitent ou bénéficient directement des actions de formation, notamment les entreprises, salariés, demandeurs d’emploi, et jeunes, qui ont besoin de formation pour leur évolution professionnelle ou leur insertion (voir section 1).

  • Acteurs de l’offre : Prestataires contribuant au développement des compétences, tels que les organismes de formation, centres de bilan de compétences ou de VAE, opérateurs du CEP, et organismes certificateurs, qui proposent et délivrent des formations ou accompagnements (voir section 2).

  • Acteurs du financement : Entités responsables de la mobilisation des ressources financières pour la formation professionnelle, incluant l’État, les Régions, OPCO, associations Transitions Pro, et autres contributeurs, qui financent tout ou partie des actions de formation (voir section 2).

  • Rôle de France compétences (voir section 2) : Instance nationale de gouvernance qui assure le financement, la régulation et l’amélioration du système de formation professionnelle en France, en recensant notamment les organismes de formation et en certifiant les formations éligibles au CPF.

Points essentiels

  • La formation professionnelle repose sur une structuration tripartite : la demande (entreprises, salariés, demandeurs d’emploi, jeunes), l’offre (organismes de formation, centres de bilan, opérateurs CEP, certificateurs) et le financement (État, Régions, OPCO, Transitions Pro, associations). Ces catégories d’acteurs sont interdépendantes pour assurer un système cohérent et efficace (voir section 1 et 2).

  • France compétences joue un rôle central en tant qu’unique instance de gouvernance nationale, en recensant tous les organismes de formation, en certifiant les formations éligibles au CPF, et en régulant le système pour garantir la qualité et la pertinence des actions (voir section 2).

  • Les acteurs de la demande sont principalement les entreprises, salariés, demandeurs d’emploi, et jeunes, qui initient ou bénéficient des formations pour répondre à leurs besoins en compétences et en évolution professionnelle.

  • Les acteurs de l’offre, tels que les organismes de formation, centres de bilan, et opérateurs du CEP, assurent la conception, la mise en œuvre, et l’accompagnement des parcours de formation, en lien avec les besoins exprimés par la demande.

  • Les acteurs du financement mobilisent les ressources nécessaires pour couvrir tout ou partie des coûts, en fonction des dispositifs et des priorités nationales ou régionales, permettant ainsi la pérennisation et l’accessibilité des formations.

À retenir

Les acteurs de la formation professionnelle forment un système interdépendant où la demande, l’offre et le financement se coordonnent sous la gouvernance de France compétences pour garantir la qualité, la pertinence et l’accessibilité des formations.

9. Organismes de formation certifiés

Notions clés & Définitions

  • Recensement des organismes de formation par le ministère du Travail : Opération administrative visant à identifier et à enregistrer tous les organismes de formation en France, permettant une régulation et un contrôle de leur activité (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • Certification des formations inscrites au RNCP ou répertoire spécifique : Processus par lequel une formation obtient une reconnaissance officielle, inscrite dans le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) ou le répertoire spécifique, sous la responsabilité de France compétences, garantissant leur qualité et leur conformité (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • Organismes publics : Structures de formation financées ou gérées par l'État ou des collectivités publiques, assurant environ 20 % des actions de formation en France, avec une mission de service public (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • Organismes privés : Structures de formation appartenant à des entités privées, principalement destinées à des clients issus du secteur privé ou des demandeurs d’emploi, représentant la majorité des acteurs de la formation (source : V. L'HÔTE, page 6).

Points essentiels

  • Tous les organismes de formation sont recensés par le ministère du Travail, ce qui facilite leur contrôle et leur régulation (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • La certification des formations, inscrites au RNCP ou au répertoire spécifique, est une condition sine qua non pour leur éligibilité au CPF, garantissant la qualité et la reconnaissance officielle des formations (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • Les organismes publics, qui assurent environ 20 % des actions de formation, jouent un rôle essentiel dans l’offre de formation à destination des publics en difficulté ou en recherche de qualification (source : V. L'HÔTE, page 6).

  • Les organismes privés dominent le marché en proposant des formations pour les entreprises, salariés et demandeurs d’emploi, avec une forte orientation commerciale (source : V. L'HÔTE, page 6).

À retenir

Les organismes de formation en France sont tous recensés par le ministère du Travail et doivent obtenir une certification pour leurs formations afin d’être éligibles au CPF, avec une majorité d’acteurs privés qui complètent le rôle des organismes publics, représentant environ 20 % des actions de formation.

10. Centres de bilan et VAE

Notions clés & Définitions

  • Bilan de compétences : démarche permettant d'analyser ses compétences, aptitudes et motivations en vue d’un projet professionnel ou de formation, réalisée par un prestataire extérieur à l’entreprise (V. L'HÔTE, page 2).
  • Validation des acquis de l’expérience (VAE) : processus permettant à toute personne engagée dans la vie active d’obtenir une certification professionnelle en faisant valider son expérience acquise (V. L'HÔTE, page 2).
  • Rôle des centres de conseil VAE (Point Relais Conseil) : structures accompagnant les candidats dans leur démarche VAE, en analysant la pertinence du projet, en expliquant la démarche, en aidant au choix des certifications, et en informant sur le financement (V. L'HÔTE, page 6).
  • Opérateurs du conseil en évolution professionnelle (CEP) : organismes publics ou privés offrant un service gratuit et personnalisé pour faire le point sur la situation professionnelle des individus, notamment France Travail, missions locales, Cap emploi, Apec, réseau Avenir Actifs (V. L'HÔTE, page 6).
  • Centres de bilan : prestataires extérieurs à l'entreprise qui réalisent le bilan de compétences pour analyser les compétences, aptitudes et motivations des salariés ou demandeurs d’emploi (V. L'HÔTE, page 2).

Points essentiels

  • Le bilan de compétences est une démarche d’analyse personnelle et professionnelle, réalisée par un prestataire extérieur, pour aider à définir un projet d’évolution ou de formation (V. L'HÔTE, page 2).
  • La VAE permet d’obtenir une certification en valorisant l’expérience professionnelle, avec l’aide de centres de conseil spécialisés (V. L'HÔTE, page 2).
  • Les centres de conseil VAE (Point Relais Conseil) accompagnent les candidats dans la validation de leur expérience, en leur fournissant une analyse, un accompagnement pour le choix de la certification, et en leur proposant des informations sur le financement (V. L'HÔTE, page 6).
  • Les opérateurs du CEP interviennent pour faire le point sur la situation professionnelle des individus, en proposant des conseils personnalisés et gratuits, notamment pour les salariés et les demandeurs d’emploi (V. L'HÔTE, page 6).
  • Ces dispositifs sont essentiels pour favoriser la reconnaissance des compétences et soutenir la mobilité professionnelle, en lien avec la validation des acquis et l’évolution des parcours (V. L'HÔTE, pages 2 et 6).

À retenir

Les centres de bilan et VAE, en tant que prestataires extérieurs, jouent un rôle clé dans l’analyse des compétences et la validation des acquis, facilitant la reconnaissance professionnelle et la progression de carrière.

11. Conseil en évolution professionnelle

Notions clés & Définitions

  • Conseil en évolution professionnelle (CEP) : Service public gratuit, universel et personnalisé permettant à toute personne de faire le point sur sa situation professionnelle, ses compétences, ses projets et ses besoins en formation ou en accompagnement.
  • Opérateurs du CEP : Structures chargées de la mise en œuvre du CEP, telles que France Travail, missions locales, Cap emploi, Apec, et réseau Avenir Actifs. Ces acteurs assurent l’accompagnement des publics concernés pour favoriser leur évolution professionnelle.
  • France Travail : Organisme public chargé de coordonner et de financer le CEP, en lien avec d’autres acteurs, pour offrir un service d’accompagnement personnalisé.
  • Missions locales : Structures d’accueil et d’accompagnement des jeunes de 16 à 25 ans, qui participent à la mise en œuvre du CEP pour ce public.
  • Réseau Avenir Actifs : Mandaté par France compétences, il réalise le CEP pour les salariés et travailleurs indépendants (hors agents publics), en proposant un accompagnement personnalisé.
  • CEP pour faire le point : Action permettant à l’individu d’évaluer sa situation professionnelle, ses compétences, ses aspirations, et d’envisager des démarches de formation ou de reconversion adaptées.

Points essentiels

  • Le CEP est un service public gratuit, accessible à toute personne souhaitant faire le point sur sa carrière, ses compétences ou ses projets professionnels, avec un accompagnement personnalisé.
  • Les opérateurs du CEP jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de ce service : France Travail, missions locales, Cap emploi, Apec, et réseau Avenir Actifs. Ces acteurs interviennent selon le public concerné, notamment les jeunes, les salariés, ou les indépendants.
  • France Travail assure la gouvernance nationale du CEP, en régulant et finançant le dispositif.
  • Le CEP permet d’identifier des besoins en formation, en reconversion ou en développement de compétences, en proposant des solutions adaptées.
  • La démarche s’inscrit dans une logique d’accompagnement gratuit, neutre, et personnalisé, visant à favoriser l’employabilité et la mobilité professionnelle.
  • La participation du réseau Avenir Actifs concerne spécifiquement les salariés et travailleurs indépendants, avec une offre adaptée à leur statut.

À retenir

Le Conseil en évolution professionnelle est un service public gratuit et personnalisé, orchestré par divers opérateurs, dont France Travail et le réseau Avenir Actifs, permettant à chacun de faire le point sur sa situation professionnelle et d’envisager des démarches d’évolution adaptées.

12. Dispositifs de formation spécifiques

Notions clés & Définitions

  • Congé d'enseignement ou de recherche : Permet à un salarié de s’absenter pour dispenser un enseignement technologique, professionnel ou pour se consacrer à une activité de recherche et d’innovation.
  • Congé pour examen : Autorisation d’absence accordée à un salarié pour passer un ou plusieurs examens en vue d’obtenir un titre ou diplôme.
  • Congé de formation des représentants du personnel : Permet aux représentants du personnel de suivre une formation économique ou en matière de santé et sécurité.
  • Congé de formation économique, sociale et syndicale : Destiné aux salariés souhaitant se former ou se perfectionner dans les fonctions syndicales.
  • Objectifs des congés spécifiques : Favoriser la formation, le perfectionnement ou l’exercice de fonctions syndicales et représentatives (voir aussi "Objectifs des congés spécifiques" dans le contenu source).

Points essentiels

  • Ces congés sont destinés à permettre aux salariés de se former ou de se perfectionner dans des domaines précis liés à leur activité ou à leurs fonctions syndicales.
  • Le congé d'enseignement ou de recherche facilite la participation à des activités académiques ou de recherche, contribuant à l’évolution professionnelle.
  • Le congé pour examen offre la possibilité d’accéder à des diplômes ou certifications nécessaires à leur parcours professionnel.
  • Le congé de formation des représentants du personnel et le congé de formation économique, sociale et syndicale sont essentiels pour renforcer la représentation et la participation des salariés dans la vie de l’entreprise ou de la branche.
  • Ces dispositifs sont encadrés par des règles spécifiques pour assurer leur mise en œuvre effective, notamment en termes de durée, de rémunération et de procédure (voir aussi "Objectifs des congés spécifiques" pour leur finalité).

À retenir

Les dispositifs spécifiques de congés de formation visent à soutenir le développement professionnel des salariés dans des fonctions particulières ou pour des activités précises, favorisant ainsi leur évolution et leur engagement syndical ou académique.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1971Mise en place de la formation continue légale
Depuis 2014Obligation de répondre sous 30 jours à la demande CPF
Tous les 2 ansEntretien professionnel obligatoire
Tous les 6 ansÉtat des lieux professionnel obligatoire

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clés / DéfinitionAuteur / Référence
Formation continueObligation légale depuis 1971 visant à maintenir et développer compétencesV. L’HÔTE
Consultation représentants du personnelObligation de partager bilan, orientations, plan avec le CSECode du travail
Obligations envers salariésAdaptation au poste, entretien professionnel, réponse CPFV. L’HÔTE
Contrats de professionnalisation et d’apprentissageFormation qualifiante, organisation adaptéeCode du travail
Compte personnel de formation (CPF)Droit individuel, réponse sous 30 joursLoi n°2018-771
Suivi et entretien professionnelBilan tous les 2 ans, état des lieux tous les 6 ansCode du travail
Financement formation continueContribution CUFPA, calculée selon effectif et masse salarialeV. L’HÔTE
Acteurs formation professionnelleOPCA, organismes certifiés, CNEFOPRéférences réglementaires

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre obligation de consultation avec simple information du CSE.
  2. Négliger le délai de 30 jours pour répondre à la demande CPF.
  3. Confondre l’entretien professionnel (tous les 2 ans) et l’état des lieux (tous les 6 ans).
  4. Sous-estimer l’obligation d’adaptation du salarié à son poste lors des évolutions technologiques.
  5. Omettre la distinction entre plan de développement des compétences et bilan de formation annuel.
  6. Confondre contribution CUFPA et autres financements spécifiques.
  7. Ignorer la sanction pénale en cas de délit d’entrave à la consultation.
  8. Confondre les acteurs de la formation (OPCA, organismes certifiés, CNEFOP).

Checklist Examen

  • Connaître la définition de la formation continue selon V. L’HÔTE.
  • Identifier la date de mise en place de l’obligation légale de formation (1971).
  • Expliquer l’obligation de consultation du CSE sur le bilan de formation annuel.
  • Décrire le contenu du plan de développement des compétences.
  • Connaître le montant et le mode de calcul de la CUFPA.
  • Maîtriser la procédure et le délai pour répondre à une demande de CPF.
  • Distinguer l’entretien professionnel bisannuel et l’état des lieux tous les 6 ans.
  • Identifier les acteurs clés de la formation professionnelle (OPCA, CNEFOP, organismes certifiés).
  • Savoir ce qu’est un organisme de formation certifié.
  • Connaître les dispositifs spécifiques de formation (contrats de professionnalisation, apprentissage, VAE, bilan de compétences).
  • Comprendre la notion de délit d’entrave et ses sanctions.
  • Savoir que la formation continue est une obligation légale depuis 1971, visant à renforcer l’employabilité et le développement des compétences des salariés.

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1. Qu'est-ce qu'une obligation légale formation en entreprise ?

2. Depuis quelle année l'employeur doit répondre dans un délai de 30 jours à la demande de mobilisation du CPF formulée par un salarié ?

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Formation continue — définition ?

Obligation légale depuis 1971 pour maintenir et développer les compétences.

Objectif de la formation — but ?

Renforcer l’employabilité et développer les compétences des salariés.

Obligation légale d’adaptation — rôle ?

Adapter les salariés à leur poste face aux évolutions.

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