QCM : Institutions judiciaires françaises — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement le droit dans une société donnée ?

L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes privées ou publiques
La procédure permettant à chaque personne de régler elle-même un désaccord
L’ensemble des décisions rendues par les tribunaux lors des conflits sociaux
L’organisation des magistrats chargés de contrôler les administrations publiques

L’ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes privées ou publiques

Explication

Le droit rassemble les règles qui encadrent les relations entre personnes privées ou publiques. La justice intervient plutôt pour trancher les conflits liés à l’application de ces règles.

2. Lorsqu’un conflit apparaît sur l’application d’une règle de droit, quelle solution respecte le fonctionnement de la justice ?

Confier le litige à un tiers chargé de le trancher
Demander à la partie qui s’estime lésée de rendre elle-même la décision
Permettre à la partie la plus ancienne de décider de l’issue
Laisser chaque partie imposer sa propre interprétation de la règle

Confier le litige à un tiers chargé de le trancher

Explication

Le litige est confié à un tiers, car nul ne peut se rendre justice à soi-même. Une partie ne peut donc pas trancher elle-même le conflit qui l’oppose à une autre.

3. Laquelle de ces branches appartient aux juridictions judiciaires ?

Le contrôle administratif des ministères
La médiation diplomatique entre États
La justice commerciale
La juridiction constitutionnelle

La justice commerciale

Explication

La justice commerciale fait partie des juridictions judiciaires, avec notamment les justices civile et pénale ainsi que les juridictions du travail. Le contrôle administratif et la médiation diplomatique relèvent d’autres fonctions.

4. Sur quelles catégories de juridictions reposait l’organisation judiciaire sous l’Ancien Régime ?

Des juridictions royales, seigneuriales, ecclésiastiques et spécialisées
Des juridictions municipales, professionnelles, militaires et diplomatiques
Des juridictions civiles, commerciales, pénales et constitutionnelles
Des juridictions nationales, européennes, internationales et arbitrales

Des juridictions royales, seigneuriales, ecclésiastiques et spécialisées

Explication

L’Ancien Régime associait des juridictions royales, seigneuriales, ecclésiastiques et spécialisées. Les juridictions royales ne formaient donc pas un ordre juridictionnel unifié.

5. Pourquoi les procès étaient-ils difficiles à orienter et très longs sous l’Ancien Régime ?

La concentration des tribunaux dans une institution unique ralentissait les décisions
La multiplicité des juridictions et le grand nombre de recours compliquaient les procédures
L’absence de toute possibilité de recours empêchait les juges de statuer rapidement
La gratuité de toutes les démarches attirait un nombre réduit de justiciables

La multiplicité des juridictions et le grand nombre de recours compliquaient les procédures

Explication

La coexistence de nombreuses juridictions et l’abondance des recours rendaient l’orientation des procès complexe et prolongeaient leur durée. Une institution judiciaire unique aurait au contraire simplifié cette orientation.

6. Sous l’Ancien Régime, qui devait payer le juge lorsque le procès était gagné ?

La partie perdante en réparation du préjudice subi
La partie qui remportait le procès
Les auxiliaires de justice au moyen d’une contribution collective
Le trésor royal au titre d’un service public gratuit

La partie qui remportait le procès

Explication

La partie gagnante devait payer le juge, car les magistrats avaient acheté leur charge et recevaient cette rétribution. Ce mécanisme se distingue de la gratuité moderne de la justice.

7. Quelle mesure a été adoptée dans la nuit du 4 août 1789 ?

L’instauration du contrôle de cassation sur toutes les décisions rendues en première instance
La création des juridictions commerciales et des juridictions spécialisées du travail
L’abolition des juridictions seigneuriales, de certains privilèges de juridiction et de la vénalité des charges
L’affirmation de la séparation des pouvoirs, de l’égalité et du double degré de juridiction

L’abolition des juridictions seigneuriales, de certains privilèges de juridiction et de la vénalité des charges

Explication

La nuit du 4 août 1789 a supprimé plusieurs privilèges juridictionnels, les juridictions seigneuriales et la vénalité des charges. Les grands principes détaillés de la justice moderne ont été affirmés par la loi des 16 et 24 août 1790.

8. Quel ensemble de principes la loi des 16 et 24 août 1790 affirme-t-elle ?

La délégation du jugement aux autorités religieuses, commerciales et seigneuriales
La séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice, sa gratuité et le double degré de juridiction
La priorité des privilèges juridictionnels, la justice seigneuriale et la vénalité des charges
La confusion des pouvoirs, la rémunération des juges par les parties et l’absence de recours

La séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice, sa gratuité et le double degré de juridiction

Explication

Cette loi affirme plusieurs principes fondateurs, dont la séparation des pouvoirs, l’égalité devant la justice, la gratuité et le double degré de juridiction. Les autres réponses reprennent des caractéristiques de l’Ancien Régime ou inversent ces principes.

9. Que permet le double degré de juridiction à une personne qui conteste une première décision ?

Faire appel pour que l’affaire soit rejugée par de nouveaux juges
Obtenir un contrôle limité à la conformité formelle de la décision au droit
Saisir une autorité administrative chargée de remplacer les magistrats
Demander à la même juridiction de modifier automatiquement son jugement

Faire appel pour que l’affaire soit rejugée par de nouveaux juges

Explication

Le double degré de juridiction permet un appel, qui conduit à un nouveau jugement de l’affaire par de nouveaux juges. Le contrôle limité à la conformité au droit correspond principalement à la cassation.

10. Quel est l’objectif de la séparation des pouvoirs dans l’organisation de la justice ?

Confier aux assemblées législatives le règlement direct des conflits entre les particuliers
Réunir les fonctions de juger, d’administrer et de légiférer sous l’autorité d’une même institution
Distinguer la fonction de juger des fonctions exécutive et législative afin de préserver l’indépendance de la justice
Permettre au pouvoir exécutif de modifier les décisions judiciaires selon les priorités politiques

Distinguer la fonction de juger des fonctions exécutive et législative afin de préserver l’indépendance de la justice

Explication

La séparation des pouvoirs distingue la fonction de juger des fonctions exécutive et législative pour protéger l’indépendance de la justice. La concentration des fonctions ou l’intervention directe de l’exécutif compromettrait cette indépendance.

11. Quelle loi a créé le Tribunal de cassation, ancêtre de la Cour de cassation ?

La loi des 16 et 24 août 1790
Le Code civil du 21 mars 1804
La loi des 27 novembre et 1er décembre 1790
La Constitution du 22 août 1795

La loi des 27 novembre et 1er décembre 1790

Explication

La loi des 27 novembre et 1er décembre 1790 a institué le Tribunal de cassation, qui deviendra l’ancêtre de la Cour de cassation. La Constitution de 1795 organise d’autres aspects du régime sans créer cette juridiction.

12. Lorsqu’une juridiction inférieure applique incorrectement une règle de droit, quelle intervention correspond à la mission du Tribunal de cassation ?

Sanctionner la violation de la règle de droit
Remplacer la juridiction par un tribunal administratif
Organiser une nouvelle audience de conciliation
Rejuger intégralement les faits de l’affaire

Sanctionner la violation de la règle de droit

Explication

Le Tribunal de cassation contrôle la conformité de la décision aux règles de droit et peut sanctionner leur violation, ce qui favorise une application harmonisée du droit. Rejuger les faits et le fond de l’affaire relève de la logique de l’appel, non de la cassation.

13. Que prévoit l’article 64 de la Constitution de 1958 concernant le Président de la République ?

Il garantit l’indépendance de l’autorité judiciaire
Il contrôle la conformité des jugements aux lois
Il dirige quotidiennement les tribunaux judiciaires
Il nomme directement tous les magistrats du siège

Il garantit l’indépendance de l’autorité judiciaire

Explication

L’article 64 fait du Président de la République le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. Cette disposition ne lui confie pas la direction quotidienne des tribunaux.

14. Quelle caractéristique appartient aux évolutions judiciaires de la période comprise entre 1810 et 1958 ?

La fusion progressive des juridictions administratives et des juridictions judiciaires
Le remplacement des tribunaux judiciaires par des organes de médiation
L’apparition d’une juridiction administrative et la multiplication de juridictions d’exception
La disparition des juridictions spécialisées et l’unification de tous les contentieux

L’apparition d’une juridiction administrative et la multiplication de juridictions d’exception

Explication

Entre 1810 et 1958, les institutions judiciaires connaissent une stabilité relative accompagnée de l’apparition d’une juridiction administrative et de la multiplication de juridictions d’exception. Cette évolution ne correspond ni à une fusion des ordres ni à la disparition des juridictions spécialisées.

15. Quel mécanisme correspond à la déjudiciarisation ?

Confier l’examen de chaque litige à une juridiction spécialisée
Transformer toute médiation en procès contradictoire devant le tribunal
Favoriser un accord, une conciliation ou une médiation avant la saisine du juge
Porter systématiquement le conflit devant une juridiction pour obtenir un jugement

Favoriser un accord, une conciliation ou une médiation avant la saisine du juge

Explication

La déjudiciarisation vise à éviter le recours au juge en développant les accords, la conciliation et la médiation. Porter le conflit devant une juridiction relève au contraire de la judiciarisation.

16. Quels facteurs ont contribué à l’allongement des délais de justice ?

La réduction des contentieux, l’augmentation des effectifs et la stabilité sanitaire
La multiplication des accords, la médiation accrue et la baisse des audiences
L’augmentation des affaires, le manque de moyens et la crise de Covid
La dématérialisation des dossiers, la spécialisation des tribunaux et la conciliation

L’augmentation des affaires, le manque de moyens et la crise de Covid

Explication

L’augmentation du nombre d’affaires, l’insuffisance des moyens et la crise de Covid ont contribué à allonger les délais de justice. Les autres propositions regroupent des évolutions qui ne constituent pas, ensemble, les facteurs identifiés.

17. Quelle situation illustre la dématérialisation de la justice ?

Transmettre les actes par voie électronique et remplacer le dossier papier par un dossier numérisé
Éviter le juge en concluant un accord grâce à une médiation
Confier un litige commercial à une juridiction spécialisée
Faire trancher un divorce par une juridiction après une audience

Transmettre les actes par voie électronique et remplacer le dossier papier par un dossier numérisé

Explication

La dématérialisation consiste à transmettre électroniquement les actes et pièces de procédure et à remplacer le dossier papier par un dossier numérisé. Éviter la saisine du juge décrit la déjudiciarisation, tandis que les autres situations concernent la compétence juridictionnelle ou le traitement judiciaire d’un litige.

18. Quelles sont les trois grandes parties qui structurent le cours sur la justice ?

La justice, les organes de la justice et le fonctionnement de la justice
Les lois, les droits fondamentaux et les modes de règlement des conflits
Les tribunaux, les avocats et les règles de procédure
La justice, les sanctions judiciaires et l’histoire des tribunaux

La justice, les organes de la justice et le fonctionnement de la justice

Explication

Le cours est structuré autour de la justice, des organes de la justice et du fonctionnement de la justice. Les sanctions, les professions judiciaires ou les règles de procédure peuvent relever de ces thèmes, mais elles ne constituent pas les trois parties annoncées.

19. Quelle distinction décrit correctement les organes de la justice et le fonctionnement de la justice ?

Les organes désignent les sanctions prononcées, tandis que le fonctionnement désigne les principes généraux de la justice
Les organes désignent les décisions rendues, tandis que le fonctionnement désigne l’organisation matérielle des tribunaux
Les organes désignent ceux qui rendent la justice, tandis que le fonctionnement décrit le déroulement concret de l’action et de l’instance
Les organes désignent les règles de procédure, tandis que le fonctionnement désigne les personnes chargées de juger

Les organes désignent ceux qui rendent la justice, tandis que le fonctionnement décrit le déroulement concret de l’action et de l’instance

Explication

Les organes de la justice correspondent aux institutions ou personnes qui rendent la justice, alors que le fonctionnement concerne la manière concrète dont l’action et l’instance se déroulent. Assimiler le fonctionnement aux personnes chargées de juger inverse ces deux notions.

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Qu'est-ce que le droit ?

Le droit est l'ensemble des règles régissant les rapports entre personnes dans une société.

Que fait un tiers en cas de conflit sur une règle de droit ?

Il tranche le conflit car nul ne peut se rendre justice soi-même.

Quelles juridictions comprennent la justice civile et commerciale ?

Les juridictions judiciaires.

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