QCM : Introduction aux relations internationales et organisations — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément permet de reconnaître qu’un rapport relève des relations internationales plutôt que du seul cadre interne d’un État ?

L’existence d’un élément d’extranéité
La présence d’une sanction automatique
La subordination à une autorité supérieure
L’application exclusive du droit interne

L’existence d’un élément d’extranéité

Explication

Les relations internationales impliquent un rapport qui dépasse les frontières d’un État et met en jeu des entités de nationalités différentes. L’idée d’autorité supérieure ou de sanction automatique caractérise plutôt ce qui est exclu en droit international public.

2. Quelle caractéristique distingue le droit international public dans son mode de fonctionnement ?

Il fonctionne comme un droit interne de subordination
Il repose sur une hiérarchie stricte des normes imposée par un centre
Il produit ses règles sans intervention des États
Il repose sur une logique de coordination entre États souverains

Il repose sur une logique de coordination entre États souverains

Explication

Le droit international public est présenté comme un droit de coordination entre États souverains, sans autorité supérieure. À l’inverse, le droit interne relève d’une logique de subordination.

3. Que signifie le principe de non-intervention dans les relations entre États ?

Un État peut intervenir dès qu’il estime un voisin en difficulté
Un État doit toujours obtenir l’autorisation préalable de l’ONU
Un État doit renoncer à toute souveraineté externe
Un État ne peut s’immiscer dans les affaires relevant de la compétence nationale d’un autre État

Un État ne peut s’immiscer dans les affaires relevant de la compétence nationale d’un autre État

Explication

La non-intervention interdit à un État de s’ingérer dans les affaires relevant de la compétence exclusive d’un autre État. Elle ne supprime pas la souveraineté externe, qui reste le droit de décider sur son territoire sans supérieur extérieur.

4. Dans quel cas une intervention dans les affaires d’un autre État peut-elle être admise selon le cours ?

Lorsqu’elle est sollicitée par l’État concerné ou liée à un risque grave pour la paix
Lorsqu’un État estime qu’un autre a adopté une politique différente
Lorsqu’une organisation privée le demande
Lorsqu’il existe seulement une divergence économique

Lorsqu’elle est sollicitée par l’État concerné ou liée à un risque grave pour la paix

Explication

Le cours admet une intervention lorsqu’elle est demandée par l’État concerné, notamment pour une assistance militaire, ou lorsqu’il existe un risque de rupture de la paix ou de crime de masse. Une simple divergence politique ou économique ne suffit pas.

5. Quelle définition correspond le mieux à une organisation internationale ?

Un ensemble de sociétés privées coordonnées par des accords informels
Une association d’États créée par traité, dotée d’organes permanents et d’une personnalité juridique propre
Une autorité supérieure imposée aux États membres
Une alliance sans base juridique ni organes stables

Une association d’États créée par traité, dotée d’organes permanents et d’une personnalité juridique propre

Explication

Une organisation internationale est créée par un traité, possède des organes permanents et dispose d’une personnalité juridique propre distincte de celle de ses membres. Cela la distingue d’une simple coopération informelle.

6. Quelle différence essentielle sépare une organisation de coopération d’une organisation d’intégration ?

La première supprime la souveraineté, tandis que la seconde la renforce
La première dispose d’un pouvoir judiciaire, tandis que la seconde n’en a pas
La première est toujours mondiale, tandis que la seconde est toujours régionale
La première ne transfère pas de compétences, tandis que la seconde en reçoit une partie

La première ne transfère pas de compétences, tandis que la seconde en reçoit une partie

Explication

Dans une organisation de coopération, les États gardent leurs compétences et les décisions restent en principe peu contraignantes sans leur consentement. Dans une organisation d’intégration, une partie des compétences est transférée à l’organisation, ce qui rend ses décisions plus directement applicables.

7. Quel est le trait central de la responsabilité pénale internationale des individus ?

La responsabilité internationale suppose toujours une autorité supérieure
Seuls les États peuvent agir juridiquement au niveau international
Les individus ne sont concernés que par le droit interne
Les individus peuvent être titulaires de droits et d’obligations sur la scène internationale

Les individus peuvent être titulaires de droits et d’obligations sur la scène internationale

Explication

Le cours définit la personnalité juridique internationale comme l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations et à agir juridiquement sur la scène internationale. Cette capacité explique que des individus puissent être concernés par le droit pénal international.

8. Quel est l’effet principal de la personnalité juridique internationale d’un individu ou d’une entité ?

Pouvoir détenir des droits et des obligations et agir juridiquement à l’international
Pouvoir imposer seul des normes à tous les États
Écarter toute nécessité de consentement étatique
Remplacer automatiquement les juridictions nationales

Pouvoir détenir des droits et des obligations et agir juridiquement à l’international

Explication

La personnalité juridique internationale permet d’être sujet de droits et d’obligations et d’agir sur la scène internationale. Elle ne donne pas un pouvoir général de créer des normes contraignantes pour tous les États.

9. Dans le cours, quel rôle est attribué aux opinions religieuses au sein de la société internationale ?

Elles disposent d’une compétence juridictionnelle propre
Elles remplacent les États dans l’élaboration du droit international
Elles sont rangées parmi les entités revendicatives plutôt que parmi les acteurs normatifs
Elles créent directement des règles internationales obligatoires

Elles sont rangées parmi les entités revendicatives plutôt que parmi les acteurs normatifs

Explication

Le cours distingue les acteurs normatifs, comme les États et les organisations internationales, des entités revendicatives, parmi lesquelles figurent notamment les opinions religieuses. Elles influencent ou exercent une pression, sans produire elles-mêmes des normes obligatoires.

10. Pourquoi les opinions publiques et les croyances religieuses sont-elles importantes dans les relations internationales ?

Parce qu’elles rendent les frontières juridiquement inexistantes
Parce qu’elles remplacent les accords entre États
Parce qu’elles peuvent influencer les choix et les comportements des acteurs internationaux
Parce qu’elles ont une personnalité juridique internationale propre

Parce qu’elles peuvent influencer les choix et les comportements des acteurs internationaux

Explication

Le cours les présente comme des entités revendicatives capables d’exercer une influence, mais non comme des producteurs de règles juridiques. Elles comptent donc surtout par leur capacité à orienter les décisions et les pressions internationales.

11. Quelle caractéristique distingue le mieux les entités subversives et les groupes criminels dans leur rapport au droit international ?

Ils disposent d’une personnalité juridique internationale comparable à celle des États
Ils peuvent influencer les États sans être des sujets créateurs de normes
Ils concluent toujours des traités internationaux obligatoires
Ils exercent un pouvoir de contrainte reconnu par la Charte de l’ONU

Ils peuvent influencer les États sans être des sujets créateurs de normes

Explication

Les entités subversives et les groupes criminels sont surtout des acteurs de pression ou de contestation, pas des sujets normatifs comme les États ou les organisations internationales. Ils peuvent peser sur les relations internationales sans avoir une personnalité juridique internationale comparable à celle des États.

12. Dans la classification du cours, à quel ensemble appartiennent les ONG, les sociétés transnationales et les individus ?

Aux organes subsidiaires des organisations internationales
Aux acteurs normatifs
Aux sujets dotés d’un pouvoir législatif international
Aux entités revendicatives

Aux entités revendicatives

Explication

Le cours les range parmi les entités revendicatives, c’est-à-dire des acteurs qui influencent ou contestent sans créer directement des normes obligatoires. Les acteurs normatifs sont principalement les États et les organisations internationales.

13. Quel énoncé décrit le mieux la Charte des Nations Unies ?

Elle remplace les décisions du Conseil de sécurité par des règles nationales
Elle institue une organisation régionale limitée à l’Europe
Elle est un simple protocole annexé à la Cour internationale de justice
Elle constitue l’acte fondateur qui fixe le texte fondamental de l’ONU

Elle constitue l’acte fondateur qui fixe le texte fondamental de l’ONU

Explication

La Charte des Nations Unies est bien l’acte fondateur de l’ONU et son texte constitutif fondamental. Elle ne se confond ni avec la CIJ ni avec une organisation régionale.

14. Quel principe est affirmé à l’article 2 de la Charte de l’ONU ?

Le transfert obligatoire de compétences à l’Assemblée générale
La compétence universelle de la Cour internationale de justice
La primauté automatique du droit de l’Union européenne
L’égalité souveraine des États

L’égalité souveraine des États

Explication

Le cours précise que l’égalité souveraine des États est inscrite à l’article 2 de la Charte. Les autres propositions concernent d’autres systèmes juridiques ou vont au-delà de ce que prévoit la Charte.

15. Quel organe est l’organe délibérant principal de l’ONU ?

La Cour internationale de justice
L’Assemblée générale
Le Conseil de sécurité
Le Secrétariat

L’Assemblée générale

Explication

L’Assemblée générale est présentée comme l’organe délibérant principal de l’ONU, fondé sur l’égalité souveraine des États. Le Conseil de sécurité a au contraire une mission prioritaire de maintien de la paix.

16. Quel pouvoir particulier appartient aux membres permanents du Conseil de sécurité ?

Le droit de veto
Le pouvoir d’élire directement les juges de la CIJ
Le pouvoir d’imposer automatiquement des sanctions militaires
Le pouvoir d’adopter seuls les traités internationaux

Le droit de veto

Explication

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité disposent du droit de veto, qui peut bloquer certaines décisions. Ils ne peuvent pas, à eux seuls, adopter des traités ni imposer automatiquement la force armée.

17. Quelle idée correspond le mieux à l’ordre juridique autonome de l’Union européenne ?

Un ensemble de règles purement consultatives sans portée interne
Un système juridique propre, distinct du droit international général
Un mécanisme fondé uniquement sur l’accord ponctuel des États
Un droit national commun aux États membres

Un système juridique propre, distinct du droit international général

Explication

L’ordre juridique autonome de l’Union désigne un système propre, distinct du droit international général, avec des normes obligatoires applicables en interne. Il ne s’agit pas d’un simple droit consultatif ni d’un droit national commun.

18. Quel trait caractérise l’effet direct du droit de l’Union européenne ?

Certaines règles créent immédiatement des droits et obligations pour les particuliers
Les règles de l’Union doivent toujours être transformées par une loi nationale
Les effets du droit de l’Union sont limités aux relations entre États
Les particuliers ne peuvent jamais invoquer une règle de l’Union

Certaines règles créent immédiatement des droits et obligations pour les particuliers

Explication

L’effet direct signifie que certaines règles de l’Union produisent immédiatement des droits et obligations pour les particuliers, sans attendre de mesure nationale. C’est l’inverse d’une simple dépendance à une loi de transposition.

19. Quelle est la mission centrale du Conseil de l’Europe ?

Créer un marché intérieur doté d’un pouvoir législatif supranational
Exercer le maintien de la paix par la force armée
Défendre la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme en Europe
Remplacer la Cour internationale de justice dans le règlement des litiges

Défendre la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme en Europe

Explication

Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération dont la mission centrale est la défense de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme. Il ne fonctionne pas comme l’Union européenne ni comme une organisation de sécurité collective.

20. Quel mécanisme de contrôle est principalement associé à la Charte sociale européenne ?

Un recours individuel direct devant la Cour européenne des droits de l’homme
Une sanction automatique décidée par la Commission de Venise
Une compétence obligatoire du Conseil de sécurité de l’ONU
Un contrôle non juridictionnel fondé sur des rapports et des comités d’experts

Un contrôle non juridictionnel fondé sur des rapports et des comités d’experts

Explication

La Charte sociale européenne repose principalement sur un contrôle non juridictionnel, avec examen de rapports par des comités d’experts. Le recours individuel direct est, lui, associé à la Convention européenne des droits de l’homme.

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Relations internationales — définition ?

Rapports juridiques ou non entre acteurs de la société internationale.

Extranéité — critère ?

Signale que le rapport dépasse le cadre interne d’un État.

Droit international public — ensemble ?

Règles régissant relations entre États et organisations internationales.

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