QCM : Les Bases du Contrat de Travail — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe explique que le contrat de travail naît de l’accord des volontés de l’employeur et du candidat à l’embauche ?

Le contrat solennel
Le contrat réel
Le contrat aléatoire
Le contrat consensuel

Le contrat consensuel

Explication

Le contrat de travail est conclu dès l’accord des volontés des deux parties : c’est donc un contrat consensuel. Les autres propositions renvoient à des catégories juridiques qui ne correspondent pas à ce mécanisme.

2. Quel effet juridique est attaché au décès du salarié dans le contrat de travail ?

Le contrat continue automatiquement avec les héritiers
Le contrat est transformé en CDI à temps partiel
Le contrat est nul rétroactivement
Le contrat prend fin, tandis que les sommes dues peuvent entrer dans la succession

Le contrat prend fin, tandis que les sommes dues peuvent entrer dans la succession

Explication

Le cours indique que le contrat de travail s’éteint au décès du salarié, mais que les salaires encore dus peuvent être transmis dans la succession. Le contrat ne se poursuit pas avec les héritiers.

3. Quelle combinaison correspond aux conditions de fond requises pour que le contrat de travail soit valable ?

Lien de subordination, ancienneté et classification
Durée déterminée, rémunération fixe et préavis
Consentement valable, objet certain et capacité des contractants
Écrit obligatoire, signature manuscrite et enregistrement administratif

Consentement valable, objet certain et capacité des contractants

Explication

Les conditions de fond sont le consentement valable, l’objet certain et la capacité des contractants. L’écrit et la signature relèvent des conditions de forme, pas de fond.

4. Quel vice du consentement suppose des manœuvres, mensonges ou une dissimulation volontaire pour obtenir l’accord de l’autre partie ?

L’erreur
Le dol
La force majeure
La nullité absolue

Le dol

Explication

Le dol se caractérise par des manœuvres ou des mensonges destinés à obtenir le consentement. L’erreur correspond à une fausse représentation, sans nécessaire intention frauduleuse.

5. Pour un contrat de travail à durée indéterminée, quelle règle de forme s’applique en principe ?

Le contrat doit être enregistré auprès de l’administration
L’écrit n’est pas exigé, la conclusion peut être verbale ou tacite
L’écrit est obligatoire à peine de nullité
La signature d’un notaire est indispensable

L’écrit n’est pas exigé, la conclusion peut être verbale ou tacite

Explication

Le CDI relève de la liberté de forme : il peut être verbal ou tacite. L’écrit est surtout requis pour certains contrats d’exception comme le CDD ou le temps partiel.

6. Avant l’embauche, que doit faire l’employeur au titre de la déclaration préalable à l’embauche ?

La joindre obligatoirement au contrat de mission
La transmettre à l’URSSAF ou à la MSA et en remettre une copie au salarié
La faire signer par l’inspecteur du travail
La déposer au greffe du tribunal

La transmettre à l’URSSAF ou à la MSA et en remettre une copie au salarié

Explication

La DPAE doit être effectuée avant l’embauche auprès de l’URSSAF ou de la MSA selon le cas, puis une copie ou l’accusé de réception doit être remise au salarié. Ce n’est pas une formalité judiciaire.

7. Comment se définit un CDI à temps plein ?

Un contrat dont la durée de travail est inférieure de moitié à la durée légale
Un contrat dont la durée de travail atteint la durée légale ou conventionnelle
Un contrat réservé aux emplois saisonniers
Un contrat limité à six mois renouvelables

Un contrat dont la durée de travail atteint la durée légale ou conventionnelle

Explication

Le CDI à temps plein correspond à une durée de travail égale à la durée légale ou conventionnelle de référence. Au-delà, il y a des heures supplémentaires.

8. Que se passe-t-il lorsque le salarié à temps plein travaille au-delà de la durée légale ou conventionnelle de référence ?

Son contrat devient un CDD
Son contrat est annulé
Il bascule automatiquement en temps partiel
Il perçoit des heures supplémentaires

Il perçoit des heures supplémentaires

Explication

Le dépassement de la durée de référence ouvre droit à des heures supplémentaires. Il ne transforme pas le contrat en autre catégorie de contrat.

9. Quelle règle caractérise la durée minimale du travail à temps partiel mentionnée dans le cours ?

Elle est fixée librement sans minimum
Elle est en principe de 24 heures
Elle est en principe de 16 heures
Elle est forcément de 35 heures

Elle est en principe de 16 heures

Explication

Le cours retient une durée minimale de 16 heures pour le temps partiel. Les 35 heures correspondent à la durée légale de référence du temps plein.

10. Comment sont majorées les heures complémentaires effectuées par un salarié à temps partiel ?

25 % dès la première heure, puis 50 % au-delà
10 % dès la première heure, puis 25 % au-delà de 10 %
Elles sont remplacées par un repos compensateur obligatoire
Aucune majoration n’est prévue

10 % dès la première heure, puis 25 % au-delà de 10 %

Explication

Les heures complémentaires sont majorées de 10 % dès la première heure, puis de 25 % au-delà de 10 % de la durée contractuelle. Elles ne doivent pas être confondues avec un repos compensateur.

11. Quelle est la durée maximale d’un CDD à terme précis, hors exceptions prévues par la loi ?

24 mois
18 mois
12 mois
9 mois

18 mois

Explication

Un CDD à terme précis a en principe une durée maximale de 18 mois. Les durées de 24 mois ou 9 mois correspondent à des cas particuliers prévus par les exceptions.

12. Que se passe-t-il en cas de dépassement de la durée maximale applicable à un CDD ?

Le contrat est simplement prolongé sans formalité
Le salarié perd son droit à indemnité de fin de contrat
Le contrat est requalifié en CDI
Le contrat devient automatiquement un contrat de mission

Le contrat est requalifié en CDI

Explication

Le dépassement de la durée maximale entraîne la requalification du CDD en CDI. Ce n’est pas une simple prolongation régulière du contrat.

13. Dans un contrat de travail temporaire, combien d’acteurs sont en relation juridique directe ?

Un seul acteur
Deux acteurs
Quatre acteurs
Trois acteurs

Trois acteurs

Explication

Le travail temporaire repose sur une relation tripartite entre le salarié intérimaire, l’entreprise utilisatrice et l’entreprise de travail temporaire. C’est ce qui le distingue d’un contrat de travail classique.

14. Quel document doit être remis au salarié intérimaire dans les deux jours suivant la mise à disposition ?

L’avenant au CDI
Le certificat de travail
Le contrat de mission écrit
Le bulletin de paie définitif

Le contrat de mission écrit

Explication

Le contrat de mission doit être écrit et remis au salarié dans les 2 jours suivant la mise à disposition. Le bulletin de paie ou le certificat de travail n’ont pas cette fonction.

15. Comment peut-on prouver l’existence d’un contrat verbal de travail en l’absence d’écrit ?

Uniquement par une décision prud’homale préalable
Uniquement par un acte notarié
Par une inscription au registre du commerce
Par des bulletins de paie contenant presque toutes les mentions obligatoires

Par des bulletins de paie contenant presque toutes les mentions obligatoires

Explication

En l’absence d’écrit, les bulletins de paie peuvent servir de preuve car ils comportent presque toutes les mentions obligatoires. Le contrat peut donc exister malgré l’absence de document signé.

16. Quelle obligation la jurisprudence retient-elle pour le salarié même sans contrat écrit ?

Une obligation de résultat absolu
Une obligation de financer la formation de l’employeur
Une obligation de diligence, de loyauté et de bonne foi
Une obligation de conclure un avenant annuel

Une obligation de diligence, de loyauté et de bonne foi

Explication

Même sans écrit, le salarié demeure tenu à la diligence, à la loyauté, à la bonne foi et au respect du lien de subordination. La simple absence d’écrit ne supprime donc pas les obligations essentielles.

17. Quelle clause est nulle dans un contrat de professionnalisation lorsqu’elle impose le remboursement des dépenses de formation en cas de rupture ?

La clause de non-concurrence
La clause de période d’essai
La clause de remboursement de la formation
La clause de mobilité géographique

La clause de remboursement de la formation

Explication

L’article L. 6325-15 du Code du travail rend nulle la clause imposant au salarié le remboursement des dépenses de formation en cas de rupture. Une telle clause porte atteinte à la liberté de résiliation unilatérale.

18. À quelles conditions la formation visée par une clause peut-elle être valable dans ce type de contrat ?

Elle doit être réelle, coûteuse et financée hors participation obligatoire
Elle doit être imposée par le salarié et payée par l’intérim
Elle doit être facultative, courte et sans coût pour l’employeur
Elle doit être théorique, gratuite et décidée après la rupture

Elle doit être réelle, coûteuse et financée hors participation obligatoire

Explication

La formation doit être effectivement dispensée, avoir un coût cohérent et ne pas être financée sur la participation obligatoire à la formation continue. C’est l’ensemble de ces conditions qui permet d’écarter la nullité de la clause.

19. Lorsqu’un élément essentiel du contrat de travail est modifié, quelle formalité est requise pour que la modification soit valable ?

Une simple information orale au salarié
Une annonce affichée dans l’entreprise
Une décision unilatérale de l’employeur
Un accord des deux parties formalisé par un avenant écrit

Un accord des deux parties formalisé par un avenant écrit

Explication

La modification d’un élément du contrat suppose l’accord concordant du salarié et de l’employeur, formalisé par un avenant écrit. Elle ne peut pas être imposée unilatéralement.

20. Que se passe-t-il si le salarié refuse la modification proposée du contrat de travail ?

Son refus ne peut pas être requalifié en démission
Il est automatiquement considéré comme démissionnaire
Le contrat est immédiatement résilié sans procédure
L’employeur doit obligatoirement saisir l’inspecteur du travail

Son refus ne peut pas être requalifié en démission

Explication

Le refus de la modification ne vaut pas démission, car la démission ne se présume pas. L’employeur doit alors renoncer à la modification ou, si les conditions sont réunies, engager une procédure de licenciement.

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Contrat de travail — naissance ?

Naît de l’accord des volontés des parties.

Contrat onéreux — définition ?

Chacune tire un avantage du contrat.

Contrat synallagmatique — rôle ?

Obligations réciproques interdépendantes.

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