QCM : Les Ententes Anticoncurrentielles et leurs Exceptions — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quand a été adoptée la réglementation européenne qui a posé pour la première fois le cadre juridique pour la prohibition des ententes anticoncurrentielles ?

En 1992, avec l’entrée en vigueur du traité de Maastricht
En 2009, avec l’adoption du traité de Lisbonne
En 1957, avec la signature du traité de Rome
En 2004, lors de l’élargissement de l’Union européenne

En 1957, avec la signature du traité de Rome

Explication

La réglementation européenne encadrant la prohibition des ententes anticoncurrentielles a été établie avec la signature du traité de Rome en 1957, qui a créé la Communauté économique européenne et intégré l’article 101 TFUE, premier cadre juridique sur la matière.

2. Quel est le seuil de part de marché cumulée en dessous duquel un accord horizontal n’est généralement pas considéré comme ayant un effet sensible sur la concurrence ?

5 %
20 %
15 %
10 %

10 %

Explication

La part de marché cumulée des parties à un accord horizontal inférieure à 10 % est considérée comme un seuil en dessous duquel il n’y a pas de restriction sensible, selon la jurisprudence mentionnée dans le contenu source.

3. Quelle est la fonction principale de la concertation entre entreprises ?

Organiser une influence ou une coordination sur le marché
Favoriser la libre concurrence entre acteurs
Promouvoir la transparence des prix
Encourager la compétition sportive entre entreprises

Organiser une influence ou une coordination sur le marché

Explication

La concertation entre entreprises vise à harmoniser ou synchroniser leurs comportements pour restreindre la concurrence, c’est-à-dire organiser une influence ou une coordination sur le marché.

4. En quoi les accords de volonté et les décisions d'association se ressemblent-ils ou diffèrent-ils dans leur influence sur la concurrence ?

Ils ne concernent que les accords écrits entre entreprises, sans impact sur la concurrence.
Ils sont tous deux formels et contraignants, directement imposés par une loi.
Ils peuvent tous deux influencer le comportement des entreprises, même s'ils diffèrent par leur forme juridique ou leur degré de formalisation.
Ils sont tous deux obligatoires pour tous les membres d'une association, et leur non-respect entraîne des sanctions.

Ils peuvent tous deux influencer le comportement des entreprises, même s'ils diffèrent par leur forme juridique ou leur degré de formalisation.

Explication

Les accords de volonté et les décisions d'association, même s'ils diffèrent par leur forme (écrite, verbale, recommandation, règlement), ont en commun leur capacité à influencer le comportement des entreprises et, par conséquent, à avoir un impact sur la concurrence. La différence principale réside dans leur formalisme ou leur caractère contraignant, mais tous deux peuvent jouer un rôle dans la régulation ou la restriction de la concurrence.

5. Qui est crédité d’avoir formulé ou défini le concept de pratiques concertées dans le contexte du droit de la concurrence européen ?

La Commission européenne
La Cour européenne de justice
Le Parlement européen
Le Conseil de l'Union européenne

La Commission européenne

Explication

La Commission européenne est la principale entité qui a élaboré, précisé et formalisé le concept de pratiques concertées dans le cadre du droit de la concurrence européen, à travers ses décisions, règlements et communications.

6. Comment une entreprise peut-elle utiliser une prise de participation pour influencer la stratégie ou le comportement d’une autre société sur le marché ?

En vendant ses propres parts pour réduire son influence
En acquérant une majorité de parts pour exercer un contrôle déterminant
En achetant des produits à un prix plus élevé pour limiter la concurrence
En évitant toute relation financière avec l'entreprise concernée

En acquérant une majorité de parts pour exercer un contrôle déterminant

Explication

Une prise de participation permet à une entreprise d'acquérir une partie du capital d'une autre, ce qui peut lui donner la capacité d'exercer une influence déterminante sur cette dernière, notamment en contrôlant ses décisions stratégiques.

7. Que signifient les notions d'objet et d'effet restrictif dans le cadre de la qualification d'une pratique anticoncurrentielle ?

L’objet concerne la conformité légale de l’accord, alors que l’effet concerne son influence sur la réglementation.
L'objet est la finalité intrinsèque ou la caractéristique d’un accord, alors que l’effet concerne son impact concret ou potentiel sur le marché.
L'objet désigne l’impact concret sur le marché, tandis que l’effet se réfère à la finalité ou à la formulation de l’accord.
L'objet est la description d’une pratique spécifique, et l’effet la réaction des autorités de la concurrence.

L'objet est la finalité intrinsèque ou la caractéristique d’un accord, alors que l’effet concerne son impact concret ou potentiel sur le marché.

Explication

L’objet désigne la finalité ou la caractéristique intrinsèque d’un accord ou d’une pratique qui, par sa nature même, est susceptible de limiter la concurrence. L’effet concerne le résultat ou l’impact concret de cette pratique sur le marché, analysé de façon concrète ou potentielle.

8. Quel est l'effet principal de la qualification d'une pratique comme restriction par objet dans le droit de la concurrence ?

Elle permet une exemption automatique si la pratique est mineure
Elle présume que la pratique est anticoncurrentielle et nocive, sans nécessité de prouver ses effets
Elle oblige à démontrer que la pratique n’a pas d’effet sur la concurrence
Elle exige une preuve concrète de l'effet restrictif sur le marché

Elle présume que la pratique est anticoncurrentielle et nocive, sans nécessité de prouver ses effets

Explication

La qualification d'une pratique comme restriction par objet entraîne une présomption que cette pratique est anticoncurrentielle et nocive, et donc automatiquement illicite, sans nécessiter de prouver ses effets précis sur le marché.

9. Quelle est la caractéristique de l’effet restrictif qui permet de le considérer comme anticoncurrentiel même s’il n’est pas encore réalisé ?

Il doit avoir été intentionnellement causé par les entreprises
Il doit être suffisamment sensible, même s’il est potentiel
Il doit être immédiat et mesurable
Il doit être effectivement constaté sur le marché

Il doit être suffisamment sensible, même s’il est potentiel

Explication

L'effet restrictif peut être considéré comme anticoncurrentiel si celui-ci est 'suffisamment sensible', même s'il ne s'est pas encore matérialisé, mais qu'il est probable ou potentiel. Cela signifie qu’un impact potentiel ou prévisible peut suffire si son importance est jugée significative.

10. En quelle année la jurisprudence a-t-elle précisé pour la première fois que le seuil de sensibilité se détermine notamment en évaluant la part de marché, la gravité de la pratique, et le nombre d’entreprises concernées ?

2012
2015
2004
2018

2012

Explication

La jurisprudence mentionnée dans la source précise que l’évaluation du seuil de sensibilité, notamment en ce qui concerne la part de marché et d’autres critères, a été précisée par l’affaire Expedia en 2012.

11. Selon le contenu, quelles activités professionnelles sont exclues du champ d'application des règles de concurrence ?

Les activités soumises à des tarifs imposés par l'État
Les activités dont les prix sont fixés librement par le marché
Les activités sans réglementation spécifique
Les activités exercées dans le secteur public uniquement

Les activités soumises à des tarifs imposés par l'État

Explication

Les activités professionnelles soumises à des tarifs imposés par l'État sont explicitement mentionnées comme exclues des règles de concurrence pour la raison que la fixation des prix par l'État empêche la libre fixation concurrentielle.

12. Quelle est la fonction principale des conditions d'exemption dans le cadre des restrictions par objet?

Permettre l'annulation automatique de toute restriction anticoncurrentielle
Interdire toute exemption sauf dans des cas exceptionnels
Restreindre l'application des règles de concurrence uniquement aux grandes entreprises
Faciliter la dérogation à l'interdiction en cas de respect de certains critères

Faciliter la dérogation à l'interdiction en cas de respect de certains critères

Explication

Les conditions d'exemption ont pour fonction principale de permettre une dérogation à l'interdiction générale d'une restriction par objet, si la pratique poursuit des objectifs légitimes et est justifiée par le contexte économique, après une appréciation concrète.

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Entente anticoncurrentielle — définition ?

Accord ou pratique susceptible de fausser la concurrence dans le marché intérieur européen.

Marché intérieur — rôle ?

Espace économique européen où circulent biens, services, capitaux, personnes.

Commerce entre États membres — définition ?

Flux de biens, services ou capitaux susceptible d’être affecté par l’entente.

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