📋 Plan du Cours
- Place centrale de l’État
- Courants des relations internationales
- Acteurs non étatiques
- Organisations internationales
- ONG et action humanitaire
- Multinationales et régulation
- Crime organisé et terrorisme
- Puissance et rapports de force
- Puissances régionales et États fragiles
- Diplomatie et politique étrangère
- Droit international et prise de décision
- Guerre, neutralité et dissuasion nucléaire
📖 1. Place centrale de l’État
🔑 Notions clés & Définitions
- Traité de Westphalie : Traité fondateur qui fait émerger l’idée d’un État moderne en mettant fin aux guerres religieuses et en consolidant l’indépendance des entités politiques.
- Souveraineté interne : Notion de souveraineté qui désigne la capacité du pouvoir politique à réguler les activités à l’intérieur de son territoire.
- Souveraineté externe : Notion de souveraineté qui signifie qu’un État n’est pas supérieur aux autres sur la scène internationale et reste lié par les règles qu’il a acceptées.
- État moderne : Forme politique définie par la souveraineté, l’autonomie vis-à-vis des autres pouvoirs et la possibilité pour chaque monarque de choisir sa religion sans interférer avec autrui.
📝 Points essentiels
- Le point de départ « officiel » de la naissance de l’État est rattaché au traité de Westphalie, daté de 1748 dans le cours.
- Dans l’Antiquité et pour les empires, les relations tournent surtout autour du commerce et la diplomatie passe par des contacts entre puissances plus que par des États modernes.
- Au Moyen Âge, la féodalité structure les relations par l’attribution de terres à un vassal et l’exigence de fidélité au seigneur.
- Après la Westphalie, le pape perd son droit de regard et l’Europe évolue vers des relations entre États indépendants qui peuvent coopérer.
💡 Astuce mémo
Souveraineté en 2 mots : interne = je règle chez moi, externe = je respecte ce que j’ai accepté entre États.
📖 2. Courants des relations internationales
🔑 Notions clés & Définitions
- Réalisme : Courant des relations internationales qui place l’État au centre et décrit un système international dominé par la méfiance et la préparation permanente à la guerre.
- Libéralisme : Courant des relations internationales qui met en avant la recherche de la paix par la coopération, notamment via les régimes démocratiques et les organisations internationales.
- Constructivisme : Courant des relations internationales qui explique les comportements par les valeurs et représentations partagées, en soulignant la construction sociale des intérêts.
- Marxisme : Courant des relations internationales centré sur la lutte des classes, où l’État servirait les intérêts de la bourgeoisie et viserait l’expansion du capital.
- Transnationalisme : Courant des relations internationales qui insiste sur le rôle d’acteurs privés et sur des États affaiblis, incapables d’assurer seuls certaines fonctions régaliennes.
📝 Points essentiels
- Le réalisme suppose une anarchie internationale où personne ne peut imposer sa volonté aux autres, ce qui nourrit une course aux armements et un paradoxe de la sécurité.
- Le libéralisme relie la paix à la démocratie et à la coopération, avec des organisations internationales qui créent de la confiance et rendent plus prévisibles les cycles de négociation.
- Le constructivisme explique l’intérêt national comme un produit de l’environnement et de l’image de soi des acteurs, avec une évolution possible des rapports vers davantage de pacification.
- Le marxisme affirme que l’État est dominé par la bourgeoisie, relie le capitalisme à l’impérialisme et considère la révolution mondiale comme l’objectif pour mettre fin au capitalisme.
- Le transnationalisme met l’accent sur la dépendance des relations internationales à des acteurs privés et sur l’émergence d’États défaillants, capables de ne plus maintenir l’ordre sur leur territoire.
💡 Astuce mémo
RLCMT : Réalisme = sécurité/armes, Libéralisme = démocratie/confiance, Constructivisme = valeurs, Marxisme = classes, Transnationalisme = acteurs privés/États faibles.
📖 3. Acteurs non étatiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Acteur privé transnational : Un acteur privé transnational est une entité non étatique dont les activités traversent les frontières et influencent directement la vie internationale.
- État failli : Un état failli est un pays dont les institutions deviennent trop faibles pour assurer durablement l’ordre et le contrôle sur son territoire.
- Fonctions régaliennes : Les fonctions régaliennes sont les missions typiquement liées à l’État, comme faire appliquer l’ordre et organiser la sécurité, qui peuvent être partiellement assumées par d’autres acteurs en cas d’effondrement.
📝 Points essentiels
- Le transnationalisme affirme que les relations internationales dépendent d’une multitude d’acteurs privés au détriment d’une maîtrise totale par les États.
- La mondialisation favorise la multiplication de petits États trop faibles, ce qui contribue à l’émergence d’États faillit.
- Dans les situations d’effondrement, des acteurs privés peuvent se substituer à l’État sur certaines fonctions régaliennes, y compris des rôles de combat.
- Les non-étatiques n’empêchent pas automatiquement les conflits internationaux, même lorsqu’il existe par ailleurs des organisations et des cadres multilatéraux.
💡 Astuce mémo
Privé → régalien quand l’État faillit : la mondialisation fragilise le contrôle étatique.
📖 4. Organisations internationales
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation des Nations unies : Organisation internationale universelle dotée d’organes chargés de la sécurité collective, dont un conseil jouant un rôle central dans l’usage de la force.
- Conseil de sécurité de l’ONU : Organe de l’ONU qui concentre le pouvoir décisionnel en matière de guerre, selon la logique du cours.
- Organisation du traité de l’Atlantique Nord : Organisation internationale décrite comme remplissant des fonctions comparables à celles d’autres dispositifs de sécurité collective.
- Cour pénale internationale : Organe juridictionnel international chargé de poursuites pénales, présenté comme une organisation distincte dans le cours.
- Organisations internationales universelles et régionales : Catégorie d’organisations qui peuvent être ouvertes à tous les États ou limitées à une zone géographique précise, avec des pouvoirs variables.
📝 Points essentiels
- Le conseil de sécurité de l’ONU a le monopole de la guerre dans la présentation du cours.
- Les organisations internationales peuvent être universelles ou régionales selon le périmètre géographique des États concernés.
- Toutes les organisations internationales n’ont pas les mêmes pouvoirs, et la capacité d’imposer des lois obligatoires reste rare.
- Les réalistes pensent que les OI ne peuvent agir efficacement qu’en présence d’une grande puissance qui commande, dans une logique d’équilibre hégémonique.
- Les libéraux voient les OI comme un outil de coopération malgré l’anarchie internationale, en apportant confiance, transparence et prédictibilité des cycles de négociation.
- Le cours présente l’idée que les OI peuvent aussi servir à contenir la puissance et à maintenir une forme d’égalité entre acteurs.
💡 Astuce mémo
Réalistes = grande puissance aux commandes (hégémonie) ; Libéraux = OI = confiance et transparence pour coopérer (prédictibilité des agendas).
📖 5. ONG et action humanitaire
🔑 Notions clés & Définitions
- ONG : Les ONG sont des organisations privées, en dehors des États, qui peuvent mener des actions auprès de populations ou pour défendre des causes via des initiatives publiques.
- Greenpeace : Greenpeace est une organisation non gouvernementale citée comme acteur de mobilisation contre des essais nucléaires dans le Pacifique.
- Rainbow Warrior : Le Rainbow Warrior est le navire de Greenpeace évoqué lors d’un projet français d’essais nucléaires dans le Pacifique qui provoque un incident meurtrier.
📝 Points essentiels
- La France envisage des essais nucléaires dans le Pacifique, et Greenpeace annonce qu’en envoyant des navires sur place, l’intervention française serait bloquée.
- Mitterrand met en place une action contre le Rainbow Warrior, ce qui entraîne une explosion et la mort involontaire d’un photographe.
💡 Astuce mémo
Greenpeace→Pacifique→Rainbow Warrior : l’opération contre le navire finit par tuer un photographe par accident.
📖 6. Multinationales et régulation
📖 7. Crime organisé et terrorisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Hyperspécialisation pétrolière : L’état dépendante d’une seule ressource économique rend ses finances vulnérables aux chocs, ce qui peut favoriser des crises et radicalisations.
- Groupe État islamique (EI) : Mouvement armé qui mène des conquêtes territoriales et déclenche des interventions occidentales en s’emparant de provinces et de villes.
- Al-Qaïda : Réseau terroriste dont le territoire d’accueil des talibans sert de zone d’entraînement avant les attaques du 11 septembre.
- ISAF : Mission internationale encadrant l’instauration et l’extension d’une administration provisoire en Afghanistan avec un commandement OTAN.
📝 Points essentiels
- En Irak, la résolution 627 (1991) ordonne le démantèlement des stocks d’armes, puis les inspections reprennent avec la résolution 1284 (1999) sans efficacité.
- Le 19 mars 2003 marque le début de la guerre en Irak, suivie d’une coalition jusqu’en 2011 et d’une guerre civile irakienne de 2006 à 2009.
- En décembre 2013, des tribus se soulèvent en Fallouja avec l’appui de l’EI, puis en juin 2014 l’EI s’empare de provinces dont Mossoul.
- En Afghanistan, les talibans prennent le pouvoir en 1995 et permettent à Al-Qaïda d’utiliser le territoire pour s’entraîner avant les attentats du 11 septembre.
- En Afghanistan, l’ISAF est créée via l’accord de Bonn et les résolutions 1383 et 1386, puis l’accord de Doha est signé le 29 février 2019 et l’offensive débute le 1er mai 2021.
💡 Astuce mémo
Repère la chronologie : Irak 19/03/2003 puis EI 12/2013-06/2014 ; Afghanistan trame 07/10/2001 puis Doha 29/02/2019 et chute 15/08/2021 (retrait 30/08).
📖 8. Puissance et rapports de force
🔑 Notions clés & Définitions
- Soft power : Le soft power désigne l’influence obtenue par l’attraction, sans recours direct à la force militaire.
- Hard power : Le hard power correspond à la capacité d’imposer sa volonté par des moyens de contrainte, notamment militaires ou coercitifs.
- Smart power : Le smart power combine soft power et hard power pour utiliser l’influence et la coercition de façon coordonnée.
- Puissance civil et normative : La puissance civil et normative désigne l’idée de peser surtout via des institutions et des normes de droit, de démocratie et de droits humains.
- Grande puissance (Claudius) : La grande puissance, au sens de Claudius, est celle qui peut imposer son autorité à une autre puissance.
📝 Points essentiels
- Le smart power est présenté comme la combinaison du soft power et du hard power, qui ne peuvent pas se remplacer.
- François Duchêne défend l’idée que la puissance civile peut fonder et créer des institutions, alors qu’Hedley Bull affirme qu’une puissance ne peut pas se passer de forces militaires.
- L’UE est décrite comme difficilement efficace pour gérer les conflits et empêcher l’origine de guerres, avec l’exemple des Balkans et de la Yougoslavie.
- Dans l’approche normative, des normes de l’UE peuvent inspirer d’autres pays, comme pour la protection des données personnelles.
- La grande puissance est définie par Claudius comme la capacité à assouvir son autorité face à une autre puissance.
💡 Astuce mémo
Soft + hard = smart : l’influence seule ne suffit pas, la contrainte sans attraction n’est pas complète.
📖 9. Puissances régionales et États fragiles
🔑 Notions clés & Définitions
- Routes de la soie : Un programme de développement d’infrastructures financé par des prêts, visant à sécuriser l’accès aux ressources et aux débouchés économiques via des réseaux de circulation.
- Cachemire : Un territoire contesté au cœur de rivalités entre l’Inde et le Pakistan, où l’enjeu porte notamment sur le contrôle d’une ressource, l’eau.
- Kaliningrad : Une enclave russe située au nord de la Pologne, séparée du reste de la Russie par des territoires polonais et lituaniens, ce qui crée un point de fragilité géographique.
📝 Points essentiels
- En 2022, la Chine annonce un budget de la défense de 250 milliards de dollars.
- La Chine obtient une concession de 99 ans sur un port au Sri Lanka, créée par une entreprise chinoise.
- Le conflit du Cachemire est encadré par un cessez-le-feu de 1949 imposé par l’ONU, qui partage le territoire entre 2/3 pour l’Inde et 1/3 pour le Pakistan.
- En Russie, l’enclave de Kaliningrad n’est séparée que de 85 km des entités liées à la Biélorussie, avec une conséquence directe sur la vulnérabilité frontalière.
- Un État failli ne peut plus garantir le maintien de l’ordre et la sécurité car sa structure interne se désagrège.
💡 Astuce mémo
Dette → infrastructures → “concession longue” : penser Routes de la soie comme la chaîne qui transforme des prêts en accès durable.
📖 10. Diplomatie et politique étrangère
🔑 Notions clés & Définitions
- Ambassade : Représentation diplomatique d’un État à l’étranger qui défend ses intérêts et informe sur ce qui se passe dans l’État d’accueil.
- Conventions de Vienne : Ensemble de textes qui encadrent les relations diplomatiques et consulaires, avec notamment un régime d’immunité.
- Multilatéralisme : Cadre où les États coopèrent dans des organisations pour coordonner leurs actions et stabiliser des droits et obligations communs.
- Critères d’Allison : Grille d’analyse de la prise de décision internationale fondée sur la rationalité, le processus organisationnel, le jeu politique et un contrôle type avocat du diable.
- Exigences de politique étrangère : Ensemble de contraintes qui évaluent si une stratégie diplomatique est cohérente, continue et crédible par rapport à ses intentions et ses moyens.
📝 Points essentiels
- Une ambassade assure la défense des intérêts de l’État et le recueil d’informations sur l’État d’accueil, ce qui la distingue des consulats.
- La première ambassade française à Washington date de 1896.
- Depuis 1945, le nombre d’ambassades augmente notamment avec la multiplication des États (15 en 1939 pour la France contre 165 aujourd’hui).
- Les traités restent majoritairement bilatéraux pour la France, à hauteur de 80%.
- Pour Allison, la rationalité, le processus organisationnel, le jeu politique et l’« avocat du diable » participent tous à expliquer une décision en crise.
- Les exigences de cohérence, continuité et crédibilité jugent respectivement l’adéquation moyens/ambitions, la stabilité des tendances diplomatiques et la prise au sérieux des intentions annoncées.
💡 Astuce mémo
Allison = R P J A : Rationalité, Processus organisationnel, Jeu politique, Avocat du diable.
📖 11. Droit international et prise de décision
🔑 Notions clés & Définitions
- Droit international : Le droit international est un ensemble de règles créées par les États pour organiser leurs relations entre eux et encadrer certaines relations impliquant des acteurs privés.
- Traité (droit international) : Le traité est un accord exprès entre États qui sert de base juridique écrite pour réguler leurs relations.
- Coutume (droit international) : La coutume est une règle tacite née de pratiques répétées des États et qui devient obligatoire.
📝 Points essentiels
- La prise de décision en politique étrangère ne dépend pas seulement du gouvernement : le parlement vote les crédits et ratifie les traités, et son approbation est souvent requise pour engager la guerre.
- Le droit international a deux sources principales : les traités sont des accords explicites et la coutume naît d’une pratique tacite devenue obligatoire.
- La rationalité d’Allison suppose que l’État choisit l’option la plus avantageuse selon ses objectifs.
- Le processus organisationnel d’Allison insiste sur le rôle des agences et de la fragmentation des responsabilités dans la cohérence (ou incohérence) des décisions.
- Le jeu politique d’Allison rappelle que le dirigeant doit aussi composer avec des contraintes internes comme les échéances électorales et la nécessité de ne pas paraître faible.
💡 Astuce mémo
R-O-J : Rationalité, Organisation, Jeu politique (Allison).
📖 12. Guerre, neutralité et dissuasion nucléaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Neutralité permanente : La neutralité permanente est une position d’un État qui annonce qu’il ne participera à aucun conflit futur.
- Neutralité occasionnelle : La neutralité occasionnelle correspond à un choix de non-intervention limité à un conflit précis.
- Dissuasion nucléaire : La dissuasion nucléaire est une stratégie qui vise à décourager un adversaire d’attaquer en rendant l’action trop risquée.
- Formes de dissuasion : Les formes de dissuasion sont des façons différentes de décourager l’adversaire en jouant sur les conséquences, la capacité de riposte, les effets politiques ou l’interdépendance.
- Traité de non-prolifération : Le TNP est un accord destiné à limiter la diffusion des armes nucléaires tout en reconnaissant le droit des États déjà dotés à les conserver.
📝 Points essentiels
- La neutralité permanente concerne notamment la Suisse, l’Autriche, l’Irlande et le Costa Rica.
- La neutralité occasionnelle signifie qu’un État ne s’engage pas dans un conflit donné, mais pas forcément dans tous les conflits futurs.
- La dissuasion peut prendre quatre formes : punition, déni, norme et interdépendance.
- La dissuasion par punition cherche à convaincre que les conséquences d’une attaque nucléaire seront trop lourdes.
- Le TNP affirme que les États disposant déjà de l’arme nucléaire ont le droit de la conserver.
💡 Astuce mémo
4D de la dissuasion : Punition, Déni, Norme, Interdépendance.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1748 | Traité de Westphalie (date de naissance officielle de l’État, selon le cours) |
| 1067 | Pénitence de Canossa (désaccord entre Henry et le pape) |
| 1494 | Traités de Tordesillas |
| 1648 | Phase interétatique : consécration de la souveraineté (dans le cours) |
| 28 juin 1945 | Naissance des Nations unies (ONU) |
| 1949 | Cessez-le-feu encadrant le conflit du Cachemire (dans le cours) |
| 19 mars 2003 | Début de la guerre en Irak |
| 29 février 2019 | Signature de l’accord de Doha |
| 1er mai 2021 | Début de l’offensive en Afghanistan |
| 15/08/2021 | Chute de Kaboul (fin du gouvernement afghan selon la chronologie du cours) |
📊 Tableaux de synthèse
Comparaison des courants (RLCMT)
| Courant | Vision dominante | Moteur de l’action |
|---|
| Réalisme | anarchie, méfiance, guerre semi-permanente | sécurité et préparation à la guerre (course aux armements), équilibre de la puissance |
| Libéralisme | paix par coopération | démocratie, organisations internationales, prévisibilité des agendas, interdépendance |
| Constructivisme | intérêts construits | valeurs et images partagées, construction sociale de l’intérêt national |
| Marxisme | État dominé par la bourgeoisie | lutte des classes, capitalisme lié à l’impérialisme, révolution mondiale |
| Transnationalisme | États affaiblis | rôle d’acteurs privés transnationaux et effondrement possible d’États |
Neutralité : formes
| Type | Idée centrale | Exemple (dans le cours) |
|---|
| Neutralité permanente | ne participe à aucun conflit futur | Suisse, Autriche, Irlande, Costa Rica |
| Neutralité occasionnelle | ne s’engage pas dans un conflit précis | choix de non-intervention limité à un conflit donné |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre souveraineté interne et externe : l’interne renvoie à la régulation sur le territoire, l’externe au fait de respecter les règles acceptées entre États.
- Croire que l’État moderne naît d’une continuité naturelle : le cours fixe la date de naissance officielle via le traité de Westphalie, avec l’idée d’indépendance entre États et la perte du droit de regard du pape.
- Mélanger réalisme et libéralisme sur les OI : pour les réalistes, les OI sont peu efficaces sans grande puissance, pour les libéraux elles créent confiance et transparence.
- Inverser l’analyse transnationalisme : ce n’est pas que les acteurs non étatiques éliminent forcément les conflits, ils comptent parce que les États peuvent perdre une maîtrise totale.
- Distinguer ONU et autres dispositifs : le cours présente le conseil de sécurité de l’ONU comme concentrant le pouvoir décisionnel en matière de guerre, et non comme un simple forum.
- Se tromper sur les neutralités : neutralité permanente n’est pas neutralité occasionnelle, et les exemples du cours appartiennent bien aux deux catégories séparées.
- Prendre “dissuasion” comme synonyme d’attaque : c’est une stratégie pour décourager l’adversaire, et le cours distingue plusieurs formes (punition, déni, norme, interdépendance).
✅ Checklist Examen
- Définir l’État moderne (Westphalie) et expliquer la souveraineté interne vs externe en reprenant les formulations du cours.
- Expliquer l’évolution des relations internationales : Antiquité (commerce/diplomatie entre puissances), féodalité (terre + fidélité), puis phase interétatique après Westphalie (pape sans droit de regard).
- Citer et caractériser les 5 courants (réalisme, libéralisme, constructivisme, marxisme, transnationalisme) en reliant chacun à une idée directrice du cours (RLCMT).
- Expliquer “acteur privé transnational”, “État failli” et “fonctions régaliennes”, et décrire comment des acteurs peuvent se substituer à l’État lors d’effondrements.
- Maîtriser les organisations internationales : ONU (conseil de sécurité comme central/monopole de la guerre dans le cours), notion universelle vs régionale, et limite de la capacité à imposer des lois obligatoires.
- Rappeler le cas humanitaire : Greenpeace au Pacifique, le Rainbow Warrior, et l’enchaînement jusqu’à la mort involontaire du photographe.
- Savoir traiter le cas crime organisé/terrorisme : distinguer convention de Palerme (définition des groupes criminels) et évolution des formes du terrorisme présentées dans le cours.
- Connaître la chronologie Irak/Afghanistan : 19/03/2003 (Irak), tribus Fallouja décembre 2013 et EI Mossoul juin 2014 ; ISAF (accord de Bonn + résolutions 1383/1386), puis Doha 29/02/2019, offensive 1er mai 2021, chute 15/08/2021 et retrait 30/08 (tel que rappelé).
- Définir soft power, hard power et smart power, puis citer au moins une controverse Duchêne/Bull et l’idée que l’influence et la coercition ne se remplacent pas.
- Expliquer puissance et rapports de force : grande puissance (Claudius), distinction puissance civil et normative, et donner l’idée de “capacité à imposer son autorité” vs “influencer/attraction”.
- Comprendre les États fragiles et puissances régionales : Routes de la soie (prêts→infrastructures→concessions longues), Cachemire (cessez-le-feu 1949 + partage), Kaliningrad (fragilité frontalière).
- Maîtriser la diplomatie et la décision : ambassade vs consulat, conventions de Vienne, multilatéralisme, critères d’Allison (R/P/J/A) et exigences (cohérence, continuité, crédibilité).
- Définir droit international (traités vs coutume) et articuler le rôle du parlement dans la prise de décision (crédits, ratification, guerre).
- Rappeler neutralité permanente vs occasionnelle, les 4 formes de dissuasion (4D), et le TNP (limiter la prolifération tout en reconnaissant le droit de conserver l’arme nucléaire).
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