QCM : L’État et sa souveraineté — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’État dans la société internationale ?

Une institution juridique qui règle les relations entre organisations internationales
Une organisation politique qui commande à une population sur un territoire donné
Une association privée qui défend des intérêts collectifs auprès des gouvernements
Une organisation internationale qui coordonne plusieurs gouvernements sur un territoire commun

Une organisation politique qui commande à une population sur un territoire donné

Explication

L’État est une organisation politique exerçant un pouvoir de commandement sur un groupe d’individus installé sur un territoire donné. Il se distingue ainsi d’une organisation internationale, qui constitue un autre acteur de la société internationale.

2. Comment la société internationale est-elle principalement structurée ?

Autour des ONG, auxquelles s’ajoutent les États et les entreprises privées
Autour des organisations internationales, qui regroupent les États et les associations
Autour des États, avec aussi des organisations internationales et des ONG
Autour des entreprises transnationales, accompagnées par les gouvernements et les ONG

Autour des États, avec aussi des organisations internationales et des ONG

Explication

La société internationale est principalement constituée d’États, auxquels s’ajoutent des organisations internationales et des ONG comme la Croix-Rouge. Les ONG y jouent donc un rôle d’acteurs additionnels plutôt que de composantes principales.

3. Que désigne le pouvoir politique dans une collectivité humaine ?

Le pouvoir de conseiller une population sans disposer d’un moyen de contrainte
La faculté de représenter une association auprès des autorités publiques d’un territoire
La capacité de gérer les relations entre plusieurs organisations internationales
La capacité de prendre et d’imposer des décisions pour le bien collectif sur un territoire

La capacité de prendre et d’imposer des décisions pour le bien collectif sur un territoire

Explication

Le pouvoir politique consiste à prendre et à imposer des décisions destinées au bien d’une collectivité humaine sur un territoire donné. Une simple fonction de conseil ne comporte pas cette capacité de décision et d’imposition.

4. Que produit l’institutionnalisation du pouvoir politique ?

Elle le détache des personnes, le confie à des institutions durables et l’exprime par le droit
Elle transforme les normes juridiques en conseils dépourvus de portée obligatoire
Elle le rattache à un dirigeant, qui exprime sa volonté par des décisions personnelles
Elle remplace les institutions publiques par des associations chargées de gouverner

Elle le détache des personnes, le confie à des institutions durables et l’exprime par le droit

Explication

L’institutionnalisation désincarne le pouvoir politique, le confie à des institutions permanentes et fait exprimer la volonté de l’État par des normes juridiques. Le rattachement du pouvoir à la volonté personnelle d’un dirigeant correspond à la logique inverse.

5. Dans quelle situation une norme juridique adoptée au nom de l’État cesse-t-elle de rester en vigueur ?

Lorsqu’une partie de la population conteste son contenu
Lorsqu’une autre règle de droit l’abroge
Lorsqu’un responsable politique change de fonction
Lorsqu’une institution publique cesse temporairement de siéger

Lorsqu’une autre règle de droit l’abroge

Explication

Une norme juridique adoptée au nom de l’État reste en vigueur jusqu’à son abrogation par une autre règle de droit. Un changement de responsable ou une contestation politique ne suffit donc pas, à lui seul, à la faire disparaître.

6. Quelle distinction oppose correctement les théories théologiques et les théories laïques du pouvoir ?

Les premières le font découler de la volonté humaine, tandis que les secondes le rattachent à Dieu
Les premières fondent le pouvoir sur un contrat, tandis que les secondes le fondent sur la tradition religieuse
Les premières considèrent le pouvoir comme juridique, tandis que les secondes le considèrent comme dépourvu de règles
Les premières le rattachent à Dieu, tandis que les secondes le font découler de la volonté humaine

Les premières le rattachent à Dieu, tandis que les secondes le font découler de la volonté humaine

Explication

Les théories théologiques présentent le pouvoir comme transcendant et voulu par Dieu, alors que les théories laïques le présentent comme immanent et créé par les hommes. La proposition inverse la source respective des deux conceptions.

7. Que signifie l’expression « état de nature » dans les théories de l’origine contractuelle de l’État ?

Une situation supposée où les hommes possèdent des droits naturels avant la société politique
Une période historique documentée durant laquelle aucun groupe humain ne possédait de règles
Une société organisée où les institutions protègent déjà les droits civils des citoyens
Un régime politique dans lequel le pouvoir religieux gouverne une population soumise

Une situation supposée où les hommes possèdent des droits naturels avant la société politique

Explication

L’état de nature est une situation intellectuellement supposée dans laquelle les hommes disposent de droits naturels avant la fondation de la société politique. Il ne désigne donc pas nécessairement une période historique attestée ni une société déjà institutionnalisée.

8. Pourquoi les hommes quittent-ils l’état de nature selon les théories contractuelles ?

Pour préserver une autorité divine qui impose les règles de la communauté politique
Pour renoncer à leurs droits naturels afin de rendre toute contestation du pouvoir impossible
Pour conclure un pacte destiné à protéger leur conservation, leur liberté et leurs droits
Pour établir une hiérarchie sociale fondée sur la naissance et la transmission des privilèges

Pour conclure un pacte destiné à protéger leur conservation, leur liberté et leurs droits

Explication

Les théories contractuelles expliquent la sortie de l’état de nature par un contrat ou un pacte visant notamment la conservation, la liberté et l’égalité, ainsi que les biens chez Locke. Elles ne fondent donc pas cette transition sur une autorité divine ou sur la naissance.

9. Selon Hobbes, quelle est la finalité principale du pacte qui donne naissance à l’État ?

Permettre aux citoyens de contrôler directement les décisions publiques
Protéger la vie des individus grâce à une puissance commune
Corriger les insuffisances de l’état de nature par des juges impartiaux
Garantir l’égalité économique entre les membres du groupe

Protéger la vie des individus grâce à une puissance commune

Explication

Pour Hobbes, le pacte institue une puissance commune destinée avant tout à protéger la vie humaine. La correction des insuffisances de l’état de nature renvoie plutôt à la justification développée par Locke.

10. Comment s’articulent l’accord sur le pacte et le choix du souverain chez Hobbes ?

Le pacte est conclu unanimement, puis le souverain est choisi à la majorité
Le pacte est conclu à la majorité, puis le souverain est choisi unanimement
Le pacte et le choix du souverain exigent tous deux l’unanimité
Le pacte et le choix du souverain reposent tous deux sur la majorité

Le pacte est conclu unanimement, puis le souverain est choisi à la majorité

Explication

Hobbes distingue l’unanimité nécessaire à la conclusion du pacte et la majorité qui choisit ensuite le souverain. Confondre ces deux étapes inverse la règle politique formulée dans le Léviathan.

11. Pourquoi les individus ne peuvent-ils pas se soulever contre un souverain tyrannique selon Hobbes ?

Parce que le souverain n’est pas partie au contrat conclu entre les individus
Parce que le pacte prévoit une protection juridique accordée au souverain
Parce que la majorité conserve le pouvoir de révoquer le souverain élu
Parce que la loi naturelle interdit toute opposition à une autorité publique

Parce que le souverain n’est pas partie au contrat conclu entre les individus

Explication

Chez Hobbes, les individus contractent entre eux et le souverain n’est pas partie au contrat, ce qui exclut un droit d’insurrection contre lui. L’idée d’une révocation par la majorité ne correspond donc pas à sa conception de l’autorité souveraine.

12. Quelle proposition décrit correctement la différence entre les libertés naturelle et politique chez Rousseau ?

La liberté naturelle résulte d’une décision collective, tandis que la liberté politique échappe aux règles communes
La liberté naturelle dépend de la puissance d’autrui, tandis que la liberté politique est protégée par la puissance collective
La liberté naturelle et la liberté politique reposent toutes deux sur l’absence de contraintes légales
La liberté naturelle est protégée par la loi, tandis que la liberté politique dépend de la force individuelle

La liberté naturelle dépend de la puissance d’autrui, tandis que la liberté politique est protégée par la puissance collective

Explication

Rousseau oppose une liberté naturelle vulnérable à la puissance d’autrui à une liberté politique encadrée par la loi et garantie collectivement. La liberté politique n’est donc pas une absence de règles, mais une liberté protégée par l’ordre commun.

13. À quelles insuffisances de l’état de nature le contrat social remédie-t-il selon Locke ?

À l’inégalité des richesses, à la concurrence économique et à l’absence de propriété collective
À l’absence de lois communes, de juges impartiaux et d’un pouvoir exécutif efficace
À l’absence de souverain, de religion officielle et de hiérarchie sociale stable
À la faiblesse militaire, au manque de commerce extérieur et à la diversité des coutumes

À l’absence de lois communes, de juges impartiaux et d’un pouvoir exécutif efficace

Explication

Locke identifie trois insuffisances institutionnelles : il manque des lois communes, des juges impartiaux et un pouvoir exécutif capable d’appliquer les décisions. Les inégalités économiques et le commerce extérieur ne constituent pas les trois éléments de cette justification du contrat social.

14. Quelle position Locke défend-il concernant les droits naturels et la résistance au pouvoir ?

Les droits naturels ne peuvent être limités que dans la mesure nécessaire, et un souverain tyrannique peut être combattu
Les droits naturels restent intacts en toutes circonstances, et le pouvoir ne peut jamais les restreindre
Les droits naturels sont abandonnés après le pacte, et toute résistance au souverain devient illégitime
Les droits naturels sont fixés par le souverain, qui peut écarter toute opposition politique

Les droits naturels ne peuvent être limités que dans la mesure nécessaire, et un souverain tyrannique peut être combattu

Explication

Locke admet des limitations des droits naturels lorsqu’elles sont strictement nécessaires et reconnaît un droit d’insurrection contre un souverain tyrannique. La thèse d’un abandon définitif des droits correspond davantage à la confusion signalée avec Hobbes et Rousseau.

15. Sur quelle période et dans quelles régions l’État moderne se forme-t-il principalement ?

Progressivement, entre la fin du XIIIe et la fin du XVIe siècle, surtout en France et en Angleterre
Immédiatement, à la fin du XVIe siècle, principalement dans les territoires scandinaves
Rapidement, au début du XIIIe siècle, principalement dans les cités italiennes et germaniques
Progressivement, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, surtout en Espagne et au Portugal

Progressivement, entre la fin du XIIIe et la fin du XVIe siècle, surtout en France et en Angleterre

Explication

La formation de l’État moderne s’étend progressivement de la fin du XIIIe siècle à la fin du XVIe siècle, notamment en France et en Angleterre. Elle ne correspond donc ni à une naissance instantanée ni à une date unique.

16. Quelle distinction caractérise les deux dimensions principales de l’État moderne ?

La centralisation protège le royaume contre l’étranger, tandis que l’indépendance répartit l’autorité entre les provinces
La centralisation limite le pouvoir royal, tandis que l’indépendance soumet le royaume aux autorités religieuses
La centralisation concerne les relations diplomatiques, tandis que l’indépendance renforce les administrations locales
La centralisation organise l’autorité à l’intérieur du territoire, tandis que l’indépendance concerne les puissances extérieures

La centralisation organise l’autorité à l’intérieur du territoire, tandis que l’indépendance concerne les puissances extérieures

Explication

L’État moderne centralise le pouvoir sur son territoire et affirme son indépendance face aux puissances extérieures comme l’empereur germanique ou le pape. La distinction porte donc sur l’organisation interne d’une part et l’autonomie externe d’autre part.

17. Que signifie la souveraineté du roi chez Jean Bodin ?

Le roi applique les lois produites par les assemblées et ne peut modifier leur contenu
Le roi reçoit la loi d’une volonté divine qui fixe directement toutes ses décisions politiques
Le roi possède le pouvoir de donner ou de casser la loi, dont il est la source dans l’État
Le roi partage la production de la loi avec l’empereur et le pape selon une autorité commune

Le roi possède le pouvoir de donner ou de casser la loi, dont il est la source dans l’État

Explication

Pour Bodin, la souveraineté désigne la puissance de donner ou de casser la loi, ce qui fait du roi la source de la loi dans l’État. Cette définition ne réduit donc pas le roi à un simple exécutant de normes élaborées ailleurs.

18. Quel élément délimite l’espace géographique dans lequel un État exerce son autorité ?

Les institutions chargées de sa représentation
Les liens de nationalité de sa population
Les ressources de sa zone économique exclusive
Les frontières de son territoire

Les frontières de son territoire

Explication

Les frontières délimitent le territoire étatique et fixent l’espace géographique de l’exercice de l’autorité publique. La nationalité concerne le peuple de l’État, tandis que les ressources maritimes et la représentation institutionnelle renvoient à d’autres éléments.

19. Quels espaces sont compris dans le territoire d’un État ?

Les espaces terrestre et maritime, sans l’espace aérien qui les surplombe
Les espaces terrestre, maritime et aérien correspondants
Les espaces maritime et aérien, sans l’espace terrestre continental
Les espaces terrestre et aérien, à l’exclusion de l’espace maritime

Les espaces terrestre, maritime et aérien correspondants

Explication

Le territoire étatique comprend l’espace terrestre, l’espace maritime et l’espace aérien qui les surplombe. Exclure l’un de ces espaces contredit la définition complète du territoire de l’État.

20. Un navire situé à 10 milles marins des côtes se trouve dans une zone où l’État côtier exerce quelle compétence ?

Une souveraineté limitée à l’exploitation des ressources
Une autorité fondée principalement sur la nationalité du navire
Une pleine souveraineté au titre de la mer territoriale
Une compétence comparable à celle d’un espace maritime international

Une pleine souveraineté au titre de la mer territoriale

Explication

À 10 milles marins, le navire se trouve dans la mer territoriale, qui s’étend jusqu’à 12 milles marins et relève de la pleine souveraineté de l’État côtier. La souveraineté d’exploitation caractérise principalement la ZEE, située au-delà de cette limite.

21. Quelle relation juridique définit le peuple d’un État ?

La participation directe de chaque personne aux décisions publiques
Le lien de nationalité entre l’État et les individus
La résidence temporaire des étrangers sur le territoire
L’appartenance culturelle à une nation historique commune

Le lien de nationalité entre l’État et les individus

Explication

Le peuple de l’État regroupe les personnes qui possèdent sa nationalité, laquelle établit des droits et des obligations réciproques avec l’État. La résidence, la culture commune et la participation politique ne suffisent pas à définir juridiquement le peuple étatique.

22. Que désigne la souveraineté interne de l’État ?

Le pouvoir des personnes privées de fixer les règles communes
L’indépendance de l’État dans ses relations avec les autres États
La capacité des collectivités à agir sans habilitation de l’État
L’autorité politique suprême exercée sur le territoire et ses habitants

L’autorité politique suprême exercée sur le territoire et ses habitants

Explication

La souveraineté interne est l’autorité politique suprême exercée par l’État à l’intérieur de son territoire et sur les personnes qui y vivent. L’indépendance extérieure relève de la souveraineté externe, tandis que les autres pouvoirs s’exercent dans un cadre autorisé.

23. Quelle conséquence découle du monopole étatique de la création du droit ?

Les personnes privées fixent les obligations générales applicables à la population
L’État peut imposer son droit à toutes les personnes vivant sur son territoire
Les juridictions disposent d’une compétence normative indépendante du pouvoir étatique
Les autres producteurs de normes peuvent agir sans fondement juridique étatique

L’État peut imposer son droit à toutes les personnes vivant sur son territoire

Explication

La souveraineté interne implique que l’État dispose du monopole de la création du droit et puisse l’imposer à toutes les personnes présentes sur son territoire. D’autres acteurs peuvent produire des normes ou obligations, mais leur action repose sur une autorisation de l’État.

24. Dans une démocratie, qui détient concrètement la souveraineté ?

Les collectivités territoriales
Les juridictions
Le peuple
Le roi

Le peuple

Explication

Dans une démocratie, le peuple est le détenteur concret de la souveraineté. Le roi constitue la figure de détention de la souveraineté dans une monarchie, tandis que les juridictions et les collectivités exercent des compétences encadrées.

25. Comment l’article 3, alinéa 1, de la Constitution prévoit-il l’exercice de la souveraineté nationale ?

Par les collectivités territoriales et les personnes privées
Par les juridictions et les établissements publics
Par les autorités étrangères et les organisations internationales
Par les représentants du peuple et par le référendum

Par les représentants du peuple et par le référendum

Explication

L’article 3, alinéa 1, dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par le référendum. Les autres acteurs peuvent participer à l’action publique dans leurs compétences, mais ils ne sont pas les voies constitutionnelles mentionnées pour cet exercice.

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Qu'est-ce que l'État selon la définition politique ?

Une organisation politique exerçant un pouvoir de commandement sur un groupe d'individus sur un territoire donné.

Combien d'États ont fondé l'ONU en 1945 ?

51 États ont fondé l'ONU en 1945.

Combien d'États compte la société internationale aujourd'hui ?

La société internationale compte aujourd'hui 195 États.

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