Fiche de révision : Procédures d'enquête et d'instruction judiciaire

Plan du Cours

  1. Procédures d'enquête initiales
  2. Examens médicaux et prélèvements
  3. Avis et réquisitions du parquet
  4. FNAEG et analyses génétiques
  5. Constatation de scène de crime
  6. Audition et enregistrement victime
  7. Saisine et compétence du JI

1. Procédures d'enquête initiales

Notions clés & Définitions

Diffusion du signalement via CIC : Transmission rapide d’un signalement à travers le Centre d’Information et de Commandement (CIC), permettant une alerte immédiate aux unités sur le terrain pour localiser ou repérer un suspect ou un fait suspect.

Instruction à la Police sur place : Directive donnée aux forces de police présentes sur le terrain pour préserver les traces et indices, prendre en compte la victime, et assurer la sécurité des lieux, dans le but de garantir la recevabilité et la fiabilité des éléments recueillis.

Enquête de voisinage : Démarche consistant à interroger les personnes vivant à proximité du lieu des faits afin de recueillir des témoignages, repérer des témoins ou des éléments pouvant faire avancer l’enquête.

Portrait robot : Reconstitution graphique ou description synthétique du suspect basée sur les témoignages ou autres éléments recueillis, utilisée pour diffuser l’image du suspect dans l’espoir d’identifier ou de localiser le suspect.

Recherche de faits similaires : Opération visant à identifier d’autres faits ou délits comparables, permettant de relier ou d’élargir l’enquête en repérant des modus operandi ou des profils récurrents.

Réquisition vidéos : Demande officielle aux établissements ou lieux publics (ex : discothèques) pour obtenir et exploiter les images enregistrées, dans le but de recueillir des preuves ou d’identifier le suspect.

Points essentiels

L’enquête initiale commence par une mesure urgente comprenant la diffusion du signalement via CIC et l’avis au parquet hiérarchique. Sur place, l’instruction doit être immédiate et ciblée : préserver les traces et indices, prendre en compte la victime, et assurer la sécurité. Ces premières diligences incluent la réception de la plainte de la victime, la réalisation d’un portrait robot, la diffusion du signalement, et l’exploitation des images. La recherche de faits similaires permet d’identifier d’autres délits ou profils comparables. La réquisition et l’exploitation des vidéos, notamment dans des lieux spécifiques comme une discothèque, sont essentielles pour recueillir des preuves concrètes. L’audition des témoins constitue également une étape clé pour compléter le tableau des faits.

À retenir

Les premières actions sur le terrain visent à sécuriser l’enquête en diffusant rapidement le signalement, en préservant les éléments matériels, et en recueillant les premiers témoignages et images pour orienter la suite des investigations.

2. Examens médicaux et prélèvements

Notions clés & Définitions

Examen médical complet : Intervention médicale visant à évaluer l’état de santé de la victime, à décrire précisément ses blessures, à vérifier leur cohérence avec les déclarations, et à réaliser des prélèvements biologiques pour l’enquête (sans définition spécifique dans le contenu source).

Prélèvements buccaux, génitaux, anaux : Prélèvements biologiques effectués dans ces zones pour rechercher des traces de violence, d’ADN ou de toxiques, dans le but d’établir des preuves ou d’identifier l’auteur.

Recherche MST : Recherches spécifiques pour détecter la présence de maladies sexuellement transmissibles, notamment par prélèvements ou examens complémentaires.

Description des blessures : Détail précis des lésions constatées lors de l’examen médical, permettant d’établir leur nature, leur étendue et leur cohérence avec la déclaration de la victime.

Sérologie post-contamination : Analyse sanguine visant à détecter la présence d’agents infectieux ou toxiques suite à une agression, pour évaluer une contamination ultérieure par l’auteur.

Expertise médicale : Acte médical ou technique ordonné par le juge d’instruction ou le médecin légiste, visant à établir l’état de santé ou à recueillir des preuves médicales dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Points essentiels

L’examen médical doit être réalisé en urgence si l’agression date de moins de 3 jours, sinon après la plainte. La première démarche consiste à s’entretenir avec la victime pour qualifier et dater l’agression, soit par téléphone, soit sur place. En cas de moins de 3 jours depuis les faits, l’examen médical complet avec prélèvements buccaux, génitaux et anaux doit être effectué sans délai. Au-delà de 3 jours, la victime doit déposer plainte, puis un examen médical est réalisé.

L’objectif principal de l’examen est d’obtenir une description précise des blessures, en vérifiant leur cohérence avec les déclarations de la victime. Des prélèvements biologiques sont réalisés pour identifier l’auteur, rechercher la présence de toxiques, et établir une sérologie en cas de contamination ultérieure. Il est également essentiel d’évaluer l’état psychologique de la victime et de recueillir ses déclarations.

Les réquisitions médicales sont obligatoires en cas de décès (médecin légiste) ou de victime vivante (médecin UTIS). La réquisition doit respecter la forme prévue par l’article 60 du Code de procédure pénale (CPP), avec éventuellement un accord du procureur selon l’article 77-1 CPP. Elle doit préciser la nécessité d’un examen bucco-génital-anal, de prélèvements, de l’établissement d’un certificat médical descriptif, et de tout acte médical complémentaire nécessaire à l’état de santé de la victime.

En cas d’interpellation suspecte, une signalisation, une demande FNAEG avec comparaison, et une réquisition pour dépistage MST sont également possibles. L’expertise médicale est obligatoire, ordonnée par le juge d’instruction (art 706-47). La demande peut inclure un examen ou acte médical complémentaire, la réalisation de prélèvements, ou une expertise pour établir l’état de santé ou recueillir des preuves.

À retenir

Les examens médicaux et prélèvements jouent un rôle crucial pour établir des preuves biologiques et médicales fiables, en permettant une description précise des blessures, une cohérence avec les déclarations, et la recherche de toxiques ou MST, essentiels à l’enquête et à la procédure judiciaire.

3. Avis et réquisitions du parquet

Notions clés & Définitions

Avis parquet immédiat art 54 CPP : Obligation pour le parquet d’être informé sans délai en cas de crime flagrant, afin de pouvoir saisir le service d’enquête ou se transporter sur les lieux.

Réquisition flagrant délit art 60 CPP : Acte par lequel le parquet, en présence d’un flagrant délit, ordonne ou autorise des mesures d’enquête ou d’investigation immédiates.

Réquisitoire introductif art 80 CPP : Acte par lequel le parquet initie officiellement la procédure d’instruction en demandant l’ouverture d’une information judiciaire.

Ordonnance de refus d'informer : Décision du juge d’instruction ou du parquet refusant l’ouverture d’une information, notamment si l’infraction n’est pas pénale ou si le décès de l’auteur empêche toute poursuite.

Ordonnance d'ouverture d'information : Décision ordonnant le début de l’instruction judiciaire, généralement suite à un réquisitoire introductif ou une demande du parquet.

Points essentiels

En cas de crime flagrant, le parquet doit donner un avis immédiat conformément à l’article 54 du CPP. Cet avis est obligatoire pour permettre au magistrat de saisir le service chargé de l’enquête ou de se transporter sur les lieux du crime. La procédure d’enquête peut ainsi être rapidement engagée, notamment par la saisine du service d’enquête ou par une intervention sur place.

Le parquet peut également faire des réquisitions médicales, encadrées par le CPP, afin d’obtenir des expertises ou des examens nécessaires à l’enquête. Ces réquisitions doivent respecter les modalités fixées par la loi et sont sous le contrôle du parquet.

L’initiation de la procédure d’instruction se fait par le biais du réquisitoire introductif, prévu à l’article 80 du CPP. C’est le parquet qui, par cet acte, demande l’ouverture officielle de l’information judiciaire, marquant le début de l’instruction.

Différentes ordonnances régissent la procédure : l’ordonnance de refus d’informer, si l’infraction n’est pas pénale ou si le décès de l’auteur empêche toute poursuite ; l’ordonnance d’ouverture d’information, qui marque le début de l’instruction ; ainsi que d’autres ordonnances comme celles de dessaisissement, de consignation (art 88 CPP) ou de soit-communiqué (art 96 al 1 CPP), qui concernent la communication des actes et la compétence du juge.

Le juge d’instruction dispose de pouvoirs importants, notamment celui d’ordonner ou de refuser des actes d’enquête ou d’instruction, en motivant ses décisions. Il peut également placer des objets sous scellés ou ordonner leur refus d’accès.

Tout juge du tribunal, juge d’instruction ou OPJ (Officier de Police Judiciaire) peut saisir ou exécuter une ordonnance de réquisition, conformément à l’article 151 alinéa du CPP.

À retenir

Le parquet joue un rôle central dans la décision et la coordination des actes d’enquête et d’instruction, notamment en émettant des avis immédiats en cas de crime flagrant et en initiant la procédure par le réquisitoire introductif.

4. FNAEG et analyses génétiques

Notions clés & Définitions

Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) : Registre contenant les traces biologiques de scènes de crime, victimes, suspects et condamnés, destiné à faciliter l’identification et la comparaison d’empreintes génétiques.
Analyse et comparaison d'empreintes génétiques : Processus consistant à examiner les traces biologiques pour déterminer leur origine ou établir un lien entre différentes scènes ou personnes.
Enregistrement dans le fichier : Opération d’inscription des empreintes génétiques recueillies dans le FNAEG, permettant leur stockage et leur consultation ultérieure.
Mise à jour des données génétiques : Actualisation régulière des empreintes dans le FNAEG, notamment lors de nouveaux prélèvements ou modifications.
Prélèvements sur majeurs et mineurs : Collecte de matériel biologique pour analyse, effectuée sur des personnes majeures de leur propre accord ou sur des mineurs en concertation avec un magistrat.

Points essentiels

Le FNAEG, prévu par l’art 706-54 à 706-56 du Code de procédure pénale, sert à rechercher, analyser, comparer et enregistrer des empreintes génétiques. Il contient des traces biologiques issues de scènes de crime, de victimes, de suspects ou de personnes déjà condamnées, ainsi que des empreintes de personnes disparues ou non identifiées.
L’initiative de demander une analyse ou un enregistrement dans le FNAEG est prise par un OPJ en flagrant délit ou dans le cadre d’une enquête préliminaire. Pour les personnes inconnues, cela implique une demande d’analyse et d’enregistrement des prélèvements. Si la personne est connue, ses empreintes sont simplement mises à jour dans le fichier.
Concernant les mineurs, le prélèvement nécessite une concertation avec un magistrat, conformément à la procédure. La demande d’analyse ou d’enregistrement est encadrée par un CR (compte rendu), qui peut être général, spécial ou international, selon le contexte. Le CR est une délégation de pouvoirs, permettant à l’OPJ d’agir dans le cadre précis qui lui est confié, sous l’autorité d’un magistrat ou d’un juge d’instruction.

À retenir

La génétique judiciaire via le FNAEG constitue un outil clé pour l’identification et le rapprochement des preuves, en permettant la comparaison précise des empreintes génétiques recueillies sur les scènes de crime, victimes ou suspects.

5. Constatation de scène de crime

Notions clés & Définitions

Fixation de la scène de crime
AUTEUR (date) : opération permettant de délimiter précisément l’endroit où s’est produit le crime et de recueillir les éléments utiles à l’enquête.

Recherche d'éléments matériels
AUTEUR (date) : démarche systématique visant à identifier, collecter et préserver tous les objets ou traces pouvant contribuer à l’enquête.

Obligation en cas de crime
AUTEUR (date) : obligation légale pour les OPJ de réaliser une constatation afin de garantir la préservation de la scène et la validité des preuves.

Scellés
AUTEUR (date) : dispositifs de fermeture utilisés pour protéger les éléments de preuve ou la scène, confiés à l’Inspecteur de Justice pour leur transport et leur conservation.

Transport des constatations
AUTEUR (date) : opération confiée à l’Inspecteur de Justice, visant à assurer la sécurité et l’intégrité des preuves lors de leur déplacement.

Points essentiels

La constatation permet de fixer la scène de crime et de recueillir tous les éléments pouvant intéresser l’enquête. Elle doit être réalisée avec rigueur afin de préserver l’intégrité des preuves. En cas de crime, cette étape est obligatoire, garantissant la légitimité des éléments recueillis. La procédure inclut la mise en place de scellés, dont le transport et la conservation sont confiés à l’Inspecteur de Justice. La constatation doit respecter un formalisme précis : elle doit mentionner la nature de l’infraction, l’objet des poursuites, être datée et signée par le Juge d’Instruction avec son sceau. La rigueur méthodologique est essentielle pour assurer la validité des preuves et leur admissibilité en justice.

À retenir

La constatation de scène de crime, réalisée avec rigueur et méthode, est indispensable pour garantir la préservation de l’intégrité des preuves et assurer la validité de l’enquête.

6. Audition et enregistrement victime

Notions clés & Définitions

Audition filmée des mineurs art 706-52 CPP : procédure prévue par l'article 706-52 du Code de procédure pénale, qui impose que l'audition des mineurs victimes d'infractions graves soit enregistrée sous forme vidéo ou audio, afin de garantir la fiabilité du témoignage et leur protection.

Enregistrement sonore exclusif : possibilité, selon la loi, que l'enregistrement de l'audition d’un mineur victime soit uniquement sonore, réalisé sur support CD, en deux exemplaires, dont l’un placé sous scellé.

Rôle du représentant légal (RL) : personne habilitée à représenter le mineur, qui peut déposer plainte au nom de ce dernier après avoir pris connaissance des déclarations enregistrées.

Administrateur ad hoc : personne désignée par le président ou le juge d'instruction en cas d'absence ou de défaut du représentant légal, exerçant les droits de la partie civile conformément à l'article 706-50 CPP.

Audition vidéo en garde à vue : procédure spécifique pour les victimes mineures en garde à vue, visant à préserver leur intégrité et à garantir la fiabilité de leur témoignage.

Points essentiels

L'audition des mineurs victimes d'infractions graves doit obligatoirement être filmée, conformément à l'article 706-52 CPP, pour des infractions telles que le viol, l'agression sexuelle, l'atteinte sexuelle sur mineur, le tentatif de meurtre, l'assassinat avec torture ou barbarie, le proxénétisme ou recours à la prostitution de mineurs, la corruption ou la pornographie infantile. La loi prévoit également que l'enregistrement puisse se limiter à une simple piste sonore, réalisé sur support CD en deux exemplaires, dont l'original est placé sous scellé et la copie jointe à la procédure.

Le représentant légal du mineur doit prendre connaissance des déclarations enregistrées et peut déposer plainte en son nom. En cas d'absence ou de défaut du RL, un administrateur ad hoc est désigné pour exercer les droits de la partie civile, conformément à l'article 706-50 CPP.

Pour les victimes majeures, l'audition vidéo reste utile mais n'est pas obligatoire, notamment si la victime est choquée ou si cela facilite la procédure.

L'acte d'audition du mineur est une démarche exclusivement du juge d'instruction (J.I), qui peut réaliser un interrogatoire, une expertise ou un mandat. La copie de la commission rogatoire (CR) peut être délivrée par toute juridiction d'instruction ou de jugement, doit être écrite, et exhibée par un officier de police judiciaire (OPJ) avec mention sur le procès-verbal. La transmission de la CR doit suivre un formalisme précis, avec un incipit spécifique répété en tête de chaque procès-verbal, et ne doit pas être annexée à la procédure.

À retenir

Les protections légales spécifiques pour les mineurs victimes, notamment l'obligation de filmer leur audition, visent à garantir leur sécurité, leur dignité, et la fiabilité de leur témoignage lors de la procédure. En l'absence du représentant légal, la désignation d'un administrateur ad hoc assure la continuité de la protection et des droits du mineur.

7. Saisine et compétence du JI

Notions clés & Définitions

Juge d'instruction (JI) : Magistrat du siège, juge du tribunal judiciaire, nommé par décret du Président de la République après avis conforme du conseil supérieur de la magistrature. Il est inamovible, indépendant à l’égard du gouvernement et du ministère public, et surveillé par les magistrats de la chambre de l'instruction. La durée de sa fonction est limitée à 10 ans maximum même s'il appartient au tribunal judiciaire.

Saisine « IN REM » : Mode de saisine du JI portant sur les faits, sans viser une personne précise, permettant au juge d’instruction d’enquêter sur l’ensemble des personnes impliquées ou susceptibles d’être concernées par ces faits.

  • Réquisitoire introductif art 80 CPP : voir section 3

Commission rogatoire (CR) : Acte par lequel un juge ordonne à un autre magistrat ou à un OPJ d’accomplir certains actes d’enquête. Elle permet la délégation d’actes d’enquête à des OPJ ou à d’autres magistrats.

Ordonnance de non-lieu : Décision du JI mettant fin à l’instruction lorsqu’il estime que les charges ne sont pas suffisantes pour poursuivre.

Points essentiels

Juge d'instruction (JI) : Magistrat du siège, nommé sans limite de durée, inamovible et indépendant, surveillé par la chambre de l'instruction. La nomination intervient par décret du Président de la République après avis du conseil supérieur de la magistrature. Il est juge du tribunal judiciaire, présent au tableau de permanence, et accompagné d’un greffier lors de ses missions.

Saisine du JI : La saisine ne peut pas être automatique ou auto-saisie. Elle se fait par le biais d’un réquisitoire introductif du ministère public, conformément à l’article 80 CPP, ou par une plainte avec constitution de partie civile (art 85 CPP). La saisine « IN REM » concerne les faits précis, sans viser une personne en particulier.

Compétence territoriale : Définie par l’article 52 CPP, elle est déterminée par le lieu de commission de l’infraction, la résidence ou l’arrestation de l’auteur, ou encore le lieu de détention.

Compétence matérielle : Certains JI spécialisés (ex : terrorisme) n’instruisent que sur leur domaine de compétence.

Pouvoirs du JI : Il peut réaliser des constats matériels (art 92 CPP), procéder à des dépositions de témoins ou de témoins assistés, interroger le mis en examen, ou entendre la partie civile. La délégation d’actes est possible via une commission rogatoire (art 81, 151 et suivants CPP), permettant à d’autres magistrats ou OPJ d’accomplir certains actes.

Clôture de l’information : Lorsqu’il estime que tout a été fait, le JI établit une ordonnance de clôture ou de règlement, après en avoir informé les parties. La clôture peut aussi intervenir à la demande des parties si aucun acte n’a été réalisé durant 4 mois, ou à l’expiration du délai (12 mois pour une infraction simple, 18 mois pour un crime). La clôture peut prendre la forme d’une ordonnance de non-lieu, de renvoi ou de mise en accusation.

À retenir

Le cadre juridique et procédural de l’instruction judiciaire repose sur la saisine par le ministère public via un réquisitoire « IN REM », la compétence territoriale et matérielle du JI, ainsi que sur ses pouvoirs d’enquête et de clôture, permettant un déroulement contrôlé de l’instruction jusqu’à sa fin.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésObjectifsActeurs principauxRéférences légales
Procédures d'enquête initialesDiffusion CIC, instruction sur place, portrait robot, recherche faits similaires, réquisition vidéosSécuriser et orienter l’enquête rapidementPolice, parquet, témoinsAucun auteur spécifique mentionné
Examens médicaux et prélèvementsExamen complet, prélèvements buccaux/génitaux/anaux, MST, sérologie, expertise médicaleObtenir preuves biologiques et médicales fiablesMédecin légiste, médecin UTISArt 60 CPP, art 706-47 CPP
Avis et réquisitions du parquetAvis immédiat (art 54 CPP), réquisition flagrant délit (art 60 CPP), réquisitoire introductif (art 80 CPP)Engager rapidement l’enquête et les expertisesParquet, juge d’instructionArticles 54, 60, 80 CPP

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la diffusion du signalement via CIC avec une simple transmission d’informations non officielle.
  2. Négliger l’urgence de l’examen médical si la victime a été agressée il y a moins de 3 jours.
  3. Oublier que la cohérence entre blessures et déclaration doit être systématiquement vérifiée lors de l’examen.
  4. Confondre les prélèvements buccaux, génitaux et anaux avec des prélèvements pour MST ou toxiques.
  5. Mal distinguer entre l’avis immédiat du parquet (art 54 CPP) et la réquisition pour expertises (art 60 CPP).
  6. Confondre le réquisitoire introductif (art 80 CPP) avec une décision d’ouverture d’instruction.
  7. Négliger la nécessité d’une expertise médicale en cas de décès ou de victime vivante selon la forme prévue par le CPP.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la diffusion du signalement via CIC.
  2. Maîtriser les étapes de l’instruction sur place : préserver les traces, prendre en compte la victime.
  3. Savoir réaliser un portrait robot à partir des témoignages.
  4. Identifier les lieux où faire une réquisition vidéo (ex : discothèque).
  5. Connaître la procédure pour un examen médical complet en moins de 3 jours.
  6. Savoir différencier prélèvements buccaux, génitaux et anaux et leur objectif.
  7. Comprendre le rôle de la recherche MST dans l’enquête.
  8. Connaître les éléments à recueillir lors de la description des blessures.
  9. Maîtriser les articles du CPP relatifs à l’avis immédiat (art 54), réquisition flagrant délit (art 60), et réquisitoire introductif (art 80).
  10. Savoir quand une expertise médicale est obligatoire selon le contexte.
  11. Connaître le rôle du médecin légiste dans le cadre d’un décès.
  12. Vérifier la cohérence entre blessures, déclarations et preuves recueillies lors de l’examen médical.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Procédures d'enquête et d'instruction judiciaire avec 7 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la cause principale qui justifie le lancement d'une procédure d'enquête initiale ?

2. Selon la réglementation en matière d’examens médicaux en cas d’agression, dans quel délai doit être réalisé l’examen médical complet si l’agression a eu lieu il y a moins de 3 jours ?

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Révisez avec les flashcards

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Diffusion CIC — définition ?

Transmission rapide d’un signalement aux unités terrain.

Instruction sur place — rôle ?

Préserver traces, assurer sécurité et recueillir témoignages.

Enquête de voisinage — objectif ?

Interroger voisins pour recueillir témoignages et éléments.

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