QCM : Agrégats macroéconomiques et inflation — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux l’objet de la macroéconomie par rapport à la microéconomie ?

Elle analyse l’économie d’un pays dans son ensemble, plutôt que le fonctionnement isolé de marchés particuliers
Elle se limite à l’étude d’entreprises individuelles et de leurs profits
Elle décrit seulement les échanges entre deux agents sans tenir compte du niveau général
Elle étudie uniquement les variations des prix sur un marché unique

Elle analyse l’économie d’un pays dans son ensemble, plutôt que le fonctionnement isolé de marchés particuliers

Explication

La macroéconomie étudie l’économie d’un pays de manière globale, contrairement à la microéconomie qui analyse des marchés particuliers. Les autres options décrivent des champs plus microéconomiques ou trop restreints.

2. Dans une analyse macroéconomique, quels éléments relèvent le plus directement des agrégats étudiés ?

Les décisions d’une entreprise unique sur un marché donné
La stratégie d’une seule banque sur le marché interbancaire
La production totale, le niveau général des prix et l’emploi global
Le prix d’un seul bien sans lien avec le reste de l’économie

La production totale, le niveau général des prix et l’emploi global

Explication

La macroéconomie s’intéresse aux agrégats comme la production totale, les prix au niveau général et l’emploi global. Les distracteurs ciblent des marchés ou acteurs isolés, typiques d’une approche microéconomique.

3. Pourquoi une analyse macroéconomique ne peut-elle pas se réduire à une simple opinion ?

Parce qu’elle doit être confrontée aux faits, dans la rigueur de la démarche scientifique
Parce qu’elle consiste surtout à appliquer des jugements moraux
Parce qu’elle dépend uniquement de l’intuition individuelle de l’analyste
Parce qu’elle vise à remplacer les données empiriques par des hypothèses arbitraires

Parce qu’elle doit être confrontée aux faits, dans la rigueur de la démarche scientifique

Explication

La scientificité de la macroéconomie impose de confronter les analyses aux faits, selon les principes de la démarche scientifique. Les autres choix évoquent une approche non empirique ou subjective.

4. Pourquoi la macroéconomie est-elle généralement considérée comme née dans les années 1930 ?

Parce qu’elle se constitue comme discipline autonome après la révolution keynésienne et la publication de 1936 de Keynes
Parce qu’elle est introduite d’abord par l’analyse néoclassique au XIXe siècle
Parce qu’elle apparaît exclusivement après la Seconde Guerre mondiale
Parce qu’elle naît avec la publication du Tableau économique de 1758

Parce qu’elle se constitue comme discipline autonome après la révolution keynésienne et la publication de 1936 de Keynes

Explication

Elle est généralement rattachée à la révolution keynésienne des années 1930, notamment après la Théorie générale de Keynes (1936), qui marque la constitution de la discipline. Les autres dates ou auteurs ne correspondent pas à ce repère disciplinaire.

5. Avant la révolution keynésienne, quelle vision distinguer le plus l’approche néoclassique de l’approche keynésienne ?

Les agrégats ne seraient jamais utiles et seule l’analyse des prix individuels compterait
L’emploi dépendrait uniquement des choix d’offre sur un marché du travail unique
L’État aurait pour rôle principal d’assurer des prix stables avant toute intervention
Les marchés conduiraient spontanément à l’optimum avec le laisser-faire, tandis que Keynes étudie agrégats et niveau global d’activité

Les marchés conduiraient spontanément à l’optimum avec le laisser-faire, tandis que Keynes étudie agrégats et niveau global d’activité

Explication

L’analyse néoclassique mettait en avant l’idée d’optimum spontané et le laisser-faire, alors que Keynes s’intéresse aux agrégats, aux flux et à l’activité globale. Les autres propositions déforment ces principes en les rattachant à des éléments non associés à la comparaison donnée.

6. Quel fait statistique illustre la gravité de la crise de 1929 dans le domaine de la production industrielle ?

La production industrielle se maintient hors URSS et seule la production américaine baisse légèrement
La production industrielle mondiale hors URSS diminue de plus d’un tiers en quatre ans, et la production américaine est presque divisée par deux entre 1929 et 1932
La crise touche seulement les secteurs agricoles et n’affecte pas l’industrie
La production industrielle mondiale augmente continûment pendant quatre ans et la production américaine double

La production industrielle mondiale hors URSS diminue de plus d’un tiers en quatre ans, et la production américaine est presque divisée par deux entre 1929 et 1932

Explication

Le texte indique une baisse de plus d’un tiers de la production industrielle mondiale hors URSS en quatre ans et une division par deux environ de la production américaine entre 1929 et 1932. Les autres options contredisent directement ces ordres de grandeur.

7. Quel élément correspond le plus directement à une politique budgétaire dans la perspective keynésienne ?

L’État fixe d’abord la quantité de monnaie pour agir sur l’activité
L’État n’agit que via des décisions individuelles des ménages et des entreprises
L’État cherche à ajuster uniquement les taux d’intérêt du marché
L’État soutient l’activité globale en augmentant ses dépenses budgétaires

L’État soutient l’activité globale en augmentant ses dépenses budgétaires

Explication

Dans une perspective keynésienne, l’État peut soutenir l’activité globale en augmentant ses dépenses budgétaires : c’est une politique budgétaire. Les autres choix décrivent plutôt des mécanismes associés à la politique monétaire.

8. Quel constat caractérise le rôle de la théorie keynésienne dans l’après-Seconde Guerre mondiale ?

Elle est remplacée immédiatement par les anticipations rationnelles sans synthèse
Elle disparaît au profit des seules théories monétaristes dès 1945
Elle ne laisse aucune trace théorique dans la macroéconomie suivante
Elle occupe une position presque hégémonique en macroéconomie et contribue à la synthèse néoclassique

Elle occupe une position presque hégémonique en macroéconomie et contribue à la synthèse néoclassique

Explication

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la théorie keynésienne est décrite comme presque hégémonique et à l’origine de la synthèse néoclassique. Les distracteurs contredisent l’idée d’influence et de synthèse indiquée.

9. Que combine la synthèse néoclassique issue de la période d’influence keynésienne ?

Des idées keynésiennes formalisées avec des relations néoclassiques et des travaux statistiques sur les mouvements de prix
Uniquement des idées keynésiennes sans formalisation supplémentaire
Uniquement des relations néoclassiques et aucune dimension liée aux prix
Des politiques monétaires à partir de la quantité de monnaie et rien d’autre

Des idées keynésiennes formalisées avec des relations néoclassiques et des travaux statistiques sur les mouvements de prix

Explication

La synthèse néoclassique combine les idées keynésiennes formalisées avec des relations néoclassiennes et des éléments statistiques intégrant les mouvements de prix. Les autres options ne reflètent qu’une partie du contenu mentionné.

10. Quelle distinction reflète le plus fidèlement l’opposition monétaristes versus keynésiens en matière de politique ?

Les monétaristes et les keynésiens privilégient tous deux la même politique budgétaire
Les monétaristes ne traitent pas des taux d’intérêt et les keynésiens ne traitent pas du niveau de monnaie
Les monétaristes privilégient la politique monétaire, tandis que les keynésiens privilégient la politique budgétaire
Les monétaristes privilégient exclusivement la politique budgétaire, tandis que les keynésiens privilégient la politique monétaire

Les monétaristes privilégient la politique monétaire, tandis que les keynésiens privilégient la politique budgétaire

Explication

Le texte précise que les monétaristes privilégient la politique monétaire (quantité de monnaie et taux), alors que les keynésiens privilégient la politique budgétaire. Les autres choix inversent ou déforment cette distinction.

11. Pourquoi, selon les monétaristes, la courbe de Phillips ne permet-elle pas un arbitrage durable entre chômage et inflation ?

Parce qu’elle prouve que le chômage ne dépend jamais de l’activité globale
Parce qu’elle garantit un compromis stable pendant toute la durée du cycle
Parce qu’elle ne concerne pas du tout l’inflation et ne parle que du niveau de chômage
Parce que son exploitation conduit finalement à plus d’inflation sans effet durable sur le chômage

Parce que son exploitation conduit finalement à plus d’inflation sans effet durable sur le chômage

Explication

Le texte indique que les monétaristes estiment que la courbe de Phillips ne permet pas d’arbitrage permanent : l’exploitation conduit à davantage d’inflation sans effet durable sur le chômage. Les autres propositions attribuent des résultats contraires à cette critique.

12. Quelle différence caractérise la démarche positive par rapport à la démarche normative ?

La démarche positive donne des recommandations fondées sur des jugements de valeur, tandis que la démarche normative explique des phénomènes.
La démarche positive explique des phénomènes et établit des relations entre des faits, tandis que la démarche normative formule des recommandations fondées sur des jugements de valeur.
La démarche positive repose sur des recommandations, tandis que la démarche normative teste des relations entre des faits.
La démarche positive et la démarche normative formulent toutes deux des recommandations sans relation avec des faits mesurables.

La démarche positive explique des phénomènes et établit des relations entre des faits, tandis que la démarche normative formule des recommandations fondées sur des jugements de valeur.

Explication

La démarche positive vise l’explication et l’établissement de relations entre faits, alors que la démarche normative émet des recommandations appuyées sur des jugements de valeur. Une recommandation peut s’appuyer sur une théorie sans pour autant devenir positive.

13. Un modèle macroéconomique correspond principalement à :

Une mesure empirique directe de toutes les grandeurs de l’économie sans hypothèses.
Une expression d’une théorie sous forme d’hypothèses reliant des variables pertinentes.
Un classement des politiques publiques sans lien avec des variables économiques.
Une simple description chronologique des événements économiques observés.

Une expression d’une théorie sous forme d’hypothèses reliant des variables pertinentes.

Explication

Un modèle macroéconomique est la traduction d’une théorie en un ensemble d’hypothèses reliant des variables jugées pertinentes. Les autres propositions décrivent plutôt des données, une chronologie ou une typologie de politiques.

14. Dans un modèle macroéconomique, une variable exogène est traitée comme :

Une donnée non expliquée par le modèle, les autres exogènes jouant le rôle de paramètres.
Une variable expliquée par les équations internes du modèle, comme les variables endogènes.
Une variable toujours mesurée avant d’être introduite dans le modèle, sans rôle de paramètre.
Une variable dont la valeur dépend exclusivement de l’équilibre des marchés étudiés.

Une donnée non expliquée par le modèle, les autres exogènes jouant le rôle de paramètres.

Explication

Les variables endogènes sont expliquées par le modèle, tandis que les variables exogènes sont considérées comme données (le reste jouant le rôle de paramètres). Une variable exogène n’est donc pas expliquée par le modèle.

15. À quoi sert la contrainte de bouclage dans un modèle macroéconomique ?

À définir la démarche normative en reliant directement une valeur à une équation comptable.
À imposer au modèle de tenir compte du fonctionnement et des interactions de tous les marchés qu’il comprend (biens, financiers et travail).
À garantir que seules les variables endogènes sont testées empiriquement dans le modèle.
À choisir le type de variable endogène à inclure en fonction du problème étudié.

À imposer au modèle de tenir compte du fonctionnement et des interactions de tous les marchés qu’il comprend (biens, financiers et travail).

Explication

La contrainte de bouclage impose de modéliser le fonctionnement et les interactions de l’ensemble des marchés inclus, notamment biens, financiers et travail. Elle ne sert pas à sélectionner des variables ni à imposer la démarche normative.

16. Pourquoi la macroéconomie s’est-elle séparée initialement de la microéconomie ?

Parce que la microéconomie étudiait mieux que la macroéconomie le sous-emploi et les excès de capacité.
Parce que la microéconomie n’utilisait aucunement l’allocation des ressources.
Parce que la microéconomie traitait mal l’incertitude, les problèmes de coordination et l’agrégation des comportements individuels.
Parce que la macroéconomie refusait toute forme d’agrégation des comportements individuels.

Parce que la microéconomie traitait mal l’incertitude, les problèmes de coordination et l’agrégation des comportements individuels.

Explication

La séparation initiale vient du fait que la microéconomie traitait mal l’incertitude, la coordination et l’agrégation des comportements. Les autres choix contredisent cette justification ou attribuent à la microéconomie des qualités que le texte nie.

17. Que signifie l’expression « no bridge » en macroéconomie ?

Il existe un pont entre tous les comportements individuels et la totalité des comportements macroéconomiques sans hypothèses.
Il n’existerait pas de pont permettant de déduire des fonctions de comportement globales utilisables à partir des comportements individuels.
Il faut toujours remplacer chaque individu par un agent représentatif pour obtenir un « pont ».
Les fonctions de comportement globales sont déductibles uniquement à partir des données statistiques agrégées.

Il n’existerait pas de pont permettant de déduire des fonctions de comportement globales utilisables à partir des comportements individuels.

Explication

Le « no bridge » renvoie à l’idée qu’on ne peut pas déduire des comportements globaux utilisables à partir des comportements individuels. Les autres options affirment au contraire l’existence d’un pont ou confondent avec des hypothèses spécifiques.

18. Quel contraste décrit le mieux la différence entre la macroéconomie traditionnelle et la microéconomie ?

La microéconomie étudie uniquement le sous-emploi, tandis que la macroéconomie n’analyse que l’allocation optimale des ressources.
La macroéconomie traditionnelle se fonde sur l’individualisme méthodologique et l’allocation optimale, tandis que la microéconomie utilise des raisonnements holistes.
La macroéconomie traditionnelle utilise des raisonnements holistes et étudie notamment le sous-emploi et les excès de capacité, tandis que la microéconomie repose sur l’individualisme méthodologique et l’allocation optimale des ressources.
La macroéconomie traditionnelle refuse toute idée d’agrégation, tandis que la microéconomie l’utilise pour expliquer les excès de capacité.

La macroéconomie traditionnelle utilise des raisonnements holistes et étudie notamment le sous-emploi et les excès de capacité, tandis que la microéconomie repose sur l’individualisme méthodologique et l’allocation optimale des ressources.

Explication

Le texte oppose holisme et thèmes macro (sous-emploi, excès de capacité) à l’individualisme méthodologique et à l’allocation optimale en microéconomie. Les distracteurs inversent ou tronquent ces rôles.

19. Dans le modèle de l’agent représentatif, on suppose que :

Les entreprises sont supprimées du modèle au profit des seuls ménages.
Une infinité de consommateurs ou de producteurs est remplacée par un seul agent représentant leurs choix agrégés.
Un unique individu réel remplace tous les autres sans que l’agrégation soit supposée.
Chaque consommateur est étudié séparément, puis combiné sans hypothèse simplificatrice.

Une infinité de consommateurs ou de producteurs est remplacée par un seul agent représentant leurs choix agrégés.

Explication

L’agent représentatif est une hypothèse simplificatrice remplaçant une infinité d’agents par un seul agent dont les choix agrègent ceux du groupe. Les autres propositions refusent ou déforment cette simplification.

20. Quelle affirmation distingue correctement un flux d’un stock ?

Un flux se mesure sur un intervalle de temps, tandis qu’un stock se mesure à un instant donné.
Un flux correspond toujours à une dette et un stock correspond toujours à un déficit.
Un flux se mesure à un instant donné, tandis qu’un stock se mesure sur un intervalle de temps.
Un flux et un stock se mesurent de la même manière puisqu’ils relèvent tous deux du même moment comptable.

Un flux se mesure sur un intervalle de temps, tandis qu’un stock se mesure à un instant donné.

Explication

Un flux est mesuré sur un intervalle de temps, alors qu’un stock est mesuré à un instant donné. Le piège courant consiste à confondre flux et stock, comme entre déficit et dette.

21. Si ST0 et ST1 désignent deux valeurs d’un stock séparées par une période, laquelle des relations suivantes exprime correctement la variation du stock ?

La variation du stock est nulle lorsque le flux est positif.
Le stock varie uniquement en fonction des importations nettes.
Le flux correspond à la valeur du stock : FLUX = ΔSTOCK.
La variation du stock correspond au flux : ΔSTOCK = FLUX.

La variation du stock correspond au flux : ΔSTOCK = FLUX.

Explication

La variation d’un stock est égale au flux correspondant, noté ΔSTOCK = FLUX. Les autres propositions inversent ou contredisent cette relation.

22. Le produit intérieur brut (PIB) mesure la valeur monétaire de :

L’ensemble des biens et services finaux produits par les seuls citoyens, où qu’ils se trouvent, pendant une période donnée.
Tous les revenus versés aux ménages d’un pays pendant une période donnée, quel que soit le lieu de production.
L’ensemble des biens et services intermédiaires produits sur le territoire d’un pays pendant une période donnée.
L’ensemble des biens et services finaux produits sur le territoire d’un pays pendant une période donnée.

L’ensemble des biens et services finaux produits sur le territoire d’un pays pendant une période donnée.

Explication

Le PIB est la valeur monétaire des biens et services finaux produits sur le territoire d’un pays sur une période donnée. Il ne correspond pas au revenu des seuls citoyens, ni aux biens intermédiaires.

23. Dans une optique de la dépense pour le calcul du PIB, à quoi correspond le PIB ?

À la différence entre le stock initial et le stock final.
À la somme des revenus des facteurs et seulement à cette somme.
À la somme des valeurs ajoutées sans tenir compte des importations.
À la consommation finale, à l’investissement, à la variation des stocks et aux exportations nettes (exportations moins importations).

À la consommation finale, à l’investissement, à la variation des stocks et aux exportations nettes (exportations moins importations).

Explication

Selon l’optique de la dépense, le PIB égale consommation finale + investissement + variation des stocks + exportations nettes (exportations − importations). Les autres options décrivent d’autres optiques ou des grandeurs incorrectes pour cette approche.

24. Dans une économie fermée et sans État, quel est la relation comptable reliant la production agrégée à la consommation et à l’investissement ?

Y = C − I
C = Y + I
I = Y − C
Y = C + I

Y = C + I

Explication

L’identité comptable fondamentale donne Y ≡ C + I dans une économie fermée sans État. Les autres égalités inversent le rôle de C ou de I et ne correspondent pas à cette identité.

25. Dans une économie fermée et sans État, comment définit-on l’épargne à partir du revenu et de la consommation ?

S ≡ C + Y
S ≡ C − Y
S ≡ Y + C
S ≡ Y − C

S ≡ Y − C

Explication

L’épargne est définie par S ≡ Y − C, où Y est le revenu et C la consommation. Les propositions avec des signes inversés contredisent cette définition.

26. En combinant les identités Y ≡ C + I et S ≡ Y − C dans une économie fermée et sans État, quelle relation comptable obtient-on ?

I = C
S = I
S = C
Y = S + I

S = I

Explication

La combinaison mène à l’identité S = I. Cela ne constitue pas une théorie expliquant les décisions d’épargne ou d’investissement, mais une égalité comptable ex post.

27. Dans une économie ouverte avec un État, quelle expression relie le solde extérieur net aux capacités de financement privées et publiques ?

(S − I) − (T − G) = NX
(S − C) + (T − G) = NX
(S + I) + (T + G) = NX
(S − I) + (T − G) = NX

(S − I) + (T − G) = NX

Explication

L’identité comptable fondamentale s’écrit (S − I) + (T − G) = NX. Les autres choix modifient les signes ou utilisent des grandeurs qui ne figurent pas dans l’identité.

28. Le PIB réel, parfois appelé PIB en volume à prix constants, se distingue du PIB nominal par quoi ?

Il neutralise uniquement les variations de devises plutôt que des prix
Il valorise les quantités produites avec les prix d’une année de base
Il mesure uniquement la production de biens sans services
Il valorise les quantités produites avec des prix courants

Il valorise les quantités produites avec les prix d’une année de base

Explication

Le PIB réel valorise les quantités aux prix d’une année de base. Le PIB nominal, lui, utilise les prix courants, ce que neutralise précisément le PIB réel.

29. Comment calcule-t-on le taux de croissance du PIB (en pratique, le taux de croissance du PIB réel) entre deux périodes ?

(PIB réel initial − PIB réel fin) / PIB réel initial
100 × (PIB nominal fin − PIB nominal initial) / PIB nominal initial
(PIB réel fin − PIB réel initial) / PIB réel fin
100 × (PIB réel fin − PIB réel initial) / PIB réel initial

100 × (PIB réel fin − PIB réel initial) / PIB réel initial

Explication

La formule indiquée utilise le PIB réel : 100 × (PIB réel fin − PIB réel initial) / PIB réel initial. Les autres réponses emploient le PIB nominal ou inversent le numérateur/la période de référence.

30. Quelle relation caractérise le déflateur du PIB à partir des grandeurs nominale et réelle ?

Déflateur = PIB réel / PIB nominal
Déflateur = PIB nominal / PIB réel
Déflateur = PIB nominal − PIB réel
Déflateur = PIB réel − PIB nominal

Déflateur = PIB nominal / PIB réel

Explication

Le déflateur du PIB est le rapport PIB nominal / PIB réel. Les autres propositions utilisent l’inverse ou une différence au lieu d’un rapport.

31. Quelle différence essentielle existe entre le PIB et le PNB (ou RNB) ?

Le PIB et le PNB/RNB mesurent exactement la même chose avec des bases de prix différentes
Le PIB inclut les revenus du reste du monde, le PNB/RNB les exclut
Le PIB ne concerne que les services marchands, le PNB/RNB que les biens
Le PIB mesure les biens et services finaux sur le territoire, le PNB/RNB tient compte de la nationalité des facteurs

Le PIB mesure les biens et services finaux sur le territoire, le PNB/RNB tient compte de la nationalité des facteurs

Explication

Le PIB mesure les productions finales sur le territoire, tandis que le PNB/RNB tient compte de la nationalité des détenteurs des facteurs. Les autres choix attribuent des inclusions/exclusions ou des définitions incorrectes.

32. Pour construire un indice des prix, quelles sont les étapes générales à suivre ?

Choisir un taux d’inflation cible, puis ajuster automatiquement les prix
Définir le panier, relever le prix à intervalles réguliers, puis comparer au prix de l’année de base
Calculer le salaire moyen puis rapporter aux prix des importations
Mesurer uniquement les variations de loyers et extrapoler le reste du panier

Définir le panier, relever le prix à intervalles réguliers, puis comparer au prix de l’année de base

Explication

La méthode consiste à définir le panier, calculer son coût à intervalles réguliers, puis rapporter ce coût au prix de l’année de base. Les autres options ne décrivent pas la construction d’un indice de prix.

33. Quelle formule correspond au calcul de l’indice des prix à la consommation (IPC) ?

IPC = 100 × (prix courant du panier) / (prix du panier en année de base)
IPC = 100 × (prix du panier en année de base) / (prix courant du panier)
IPC = prix courant du panier / prix des biens nouveaux
IPC = prix courant du panier − prix de base

IPC = 100 × (prix courant du panier) / (prix du panier en année de base)

Explication

L’IPC se calcule par IPC = 100 × prix courant du panier / prix du panier de l’année de base. Les distracteurs inversent le ratio ou proposent une différence plutôt qu’un rapport.

34. Le taux d’inflation correspond à quoi exactement ?

Le taux de variation de l’indice des prix à la consommation sur une période donnée
La valeur absolue du panier à l’année de base
La différence de prix entre deux produits seulement
Le niveau de l’indice des prix à la consommation par rapport à 100

Le taux de variation de l’indice des prix à la consommation sur une période donnée

Explication

Le taux d’inflation est défini comme le taux de variation de l’IPC sur une période donnée. Le niveau de l’IPC lui-même ne mesure pas directement l’inflation.

35. Pourquoi l’IPC peut-il avoir tendance à surestimer l’inflation ?

À cause des problèmes de substitution et d’actualisation de la qualité ou des biens nouveaux (effet Boskin)
Parce que le déflateur du PIB surestime toujours davantage l’inflation
Parce qu’il ignore les biens importés
Parce qu’il ne couvre que les biens et jamais les services

À cause des problèmes de substitution et d’actualisation de la qualité ou des biens nouveaux (effet Boskin)

Explication

L’IPC tend à surestimer l’inflation à cause de biais liés à la substitution, aux biens nouveaux et à l’évolution de la qualité, appelé effet Boskin. Les autres choix renversent la logique ou citent des éléments d’un autre indicateur.

36. Les personnes ayant un emploi exercent une activité rémunérée, tandis que les chômeurs n’ont pas d’activité rémunérée : comment distinguer ces deux catégories, avec l’exemple des études ou du travail au foyer ?

Les chômeurs ont une activité non rémunérée comme les études, ce qui les distingue des inactifs
Les chômeurs n’ont pas d’activité rémunérée, alors que les inactifs ont une activité non rémunérée comme les études ou le travail au foyer
Les inactifs ont une activité rémunérée, contrairement aux chômeurs
Les chômeurs ont une activité rémunérée, contrairement aux personnes inactives

Les chômeurs n’ont pas d’activité rémunérée, alors que les inactifs ont une activité non rémunérée comme les études ou le travail au foyer

Explication

D’après la distinction, les chômeurs n’exercent pas d’activité rémunérée, tandis que les inactifs ont une activité non rémunérée (études, travail au foyer). Un emploi rémunéré ne caractérise pas le chômage.

37. Quelle population regroupe à la fois les personnes qui occupent un emploi et les chômeurs ?

La population active
La population inactive
La population adulte en âge de travailler
La population totale en âge de travailler

La population active

Explication

La population active regroupe les personnes qui occupent un emploi et les chômeurs, et n’inclut pas les inactifs. La population inactive exclut donc les actifs.

38. Si un pays compte 3 millions de chômeurs et 15 millions de population active, quel est son taux de chômage ?

20 %
25 %
10 %
5 %

20 %

Explication

Le taux de chômage vaut 100 × nombre de chômeurs / population active, soit 100 × 3/15 = 20 %. Les autres valeurs correspondraient à des rapports chômeurs/population active différents.

39. Que mesure le taux d’activité en reliant la population active à quelle catégorie ?

La population adulte en âge de travailler
La population inactive
La population totale
Les seuls chômeurs

La population adulte en âge de travailler

Explication

Le taux d’activité est égal à 100 × population active / population adulte en âge de travailler. Il ne se calcule pas avec les chômeurs seuls ni avec la population totale.

40. Selon le BIT, à partir de quel âge une personne est dite en âge de travailler ?

15 ans
16 ans
14 ans
18 ans

15 ans

Explication

Le BIT définit comme « en âge de travailler » les personnes âgées de 15 ans ou plus. Les autres seuils ne correspondent pas à cette définition.

41. Pourquoi le chômage au sens du BIT peut-il conduire à un effectif plus faible que le nombre de chômeurs indemnisés ?

Parce que le BIT inclut les personnes ayant travaillé une heure durant la semaine de référence
Parce que le BIT comptabilise uniquement les personnes ayant trouvé un emploi commençant immédiatement
Parce que le BIT exige à la fois l’absence de travail durant la semaine de référence et une disponibilité dans les 15 jours
Parce que le BIT ne retient que les personnes inactives disponibles

Parce que le BIT exige à la fois l’absence de travail durant la semaine de référence et une disponibilité dans les 15 jours

Explication

La définition BIT du chômage est plus restrictive car elle combine l’absence de travail (même une heure) et la disponibilité pour prendre un emploi dans les 15 jours. Les options contraires ignorent l’une de ces conditions.

42. En Belgique en 2009, combien de personnes étaient des chômeurs au sens du BIT ?

4 389 369
7 125 504
379 378
4 768 748

379 378

Explication

En 2009, la Belgique compte 379 378 chômeurs au sens du BIT. Les autres nombres correspondent respectivement à la population totale 15-64 ans, aux actifs occupés ou aux actifs.

43. Que signifie la croissance, au sens macroéconomique décrit ici, sur la durée ?

Une augmentation du produit d’un pays pendant une période longue
Une diminution temporaire du produit d’un pays
Une variation annuelle du produit uniquement liée aux fluctuations
Une hausse de la production sur quelques semaines

Une augmentation du produit d’un pays pendant une période longue

Explication

La croissance correspond à l’augmentation du produit d’un pays pendant une période longue. Elle se distingue donc des mouvements courts de la production.

44. Une hausse de la production observée sur un trimestre correspond-elle nécessairement à la croissance au sens macroéconomique ?

Non, car les fluctuations à court terme (année ou trimestre) relèvent plutôt des variations que des tendances longues
Oui, car toute hausse de production est de la croissance
Non, car la croissance exige une baisse préalable pour être mesurée
Oui, car la croissance s’évalue uniquement sur une année

Non, car les fluctuations à court terme (année ou trimestre) relèvent plutôt des variations que des tendances longues

Explication

Les fluctuations à court terme (moins d’une décennie, par exemple sur un trimestre) ne constituent pas nécessairement la croissance au sens macroéconomique. La croissance vise des tendances longues.

45. Quel pays illustre ici une baisse du PIB par tête entre 1960 et 2007 ?

Madagascar
Aucun des trois
Corée du Sud
Portugal

Madagascar

Explication

Entre 1960 et 2007, le PIB par tête a diminué de 13 % à Madagascar. Il a au contraire augmenté de 394 % au Portugal et de 1 251 % en Corée du Sud.

46. Quel objectif l’analyse de la croissance sur longue période cherche-t-elle à atteindre ?

Expliquer uniquement les variations trimestrielles de la production
Comprendre pourquoi le niveau de vie augmente au fil des générations et pourquoi les pays diffèrent par leur richesse ou leur vitesse de croissance
Prévoir à court terme les crises économiques dans les mois à venir
Mesurer chaque jour l’évolution de l’emploi

Comprendre pourquoi le niveau de vie augmente au fil des générations et pourquoi les pays diffèrent par leur richesse ou leur vitesse de croissance

Explication

Sur longue période, l’analyse cherche à expliquer pourquoi le niveau de vie augmente au fil des générations et pourquoi les pays diffèrent par leur richesse ou leur vitesse de croissance. Elle n’est pas centrée sur les variations trimestrielles.

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Qu'est-ce que la macroéconomie analyse ?

L'économie d'un pays d'un point de vue global.

Quels agrégats intéresse la macroéconomie ?

La production totale, le niveau général des prix et l'emploi global.

Qu'étudie la macroéconomie internationale ?

Les relations entre plusieurs États.

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