QCM : Analyse et pensée économiques — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les trois problèmes universels auxquels l’analyse économique cherche à répondre ?

Quels biens produire, comment les produire et pour qui les produire
Quels besoins supprimer, quelles ressources conserver et quelles règles imposer
Quels échanges organiser, quels marchés ouvrir et quelles monnaies adopter
Quels revenus distribuer, quels impôts lever et quelles entreprises financer

Quels biens produire, comment les produire et pour qui les produire

Explication

L’analyse économique étudie les biens à produire, les méthodes et ressources nécessaires à leur production, ainsi que leurs bénéficiaires. Les autres propositions remplacent ces questions par des thèmes de politique économique qui ne constituent pas les trois problèmes universels.

2. Quelle distinction caractérise une économie de commande par rapport à une économie décentralisée ?

La première dépend des choix des consommateurs, la seconde centralise les décisions productives
La première privilégie les traditions sociales, la seconde applique des règles religieuses
La première repose sur les échanges privés, la seconde sur une planification gouvernementale
La première repose sur une centralisation autoritaire, la seconde sur des décisions individuelles

La première repose sur une centralisation autoritaire, la seconde sur des décisions individuelles

Explication

Une économie de commande concentre les décisions de manière autoritaire, tandis qu’une économie décentralisée laisse les agents agir selon leurs intérêts personnels. L’idée d’une économie de commande fondée sur les échanges privés inverse précisément cette distinction.

3. Quelle transformation caractérise l’économique au XVIIIe siècle ?

Elle devient une science autonome du moral tout en restant encastrée dans le social
Elle s’intègre à la morale religieuse sans acquérir de statut scientifique autonome
Elle cesse d’étudier les sociétés pour se concentrer sur les phénomènes naturels
Elle devient une technique indépendante du social et entièrement séparée de la morale

Elle devient une science autonome du moral tout en restant encastrée dans le social

Explication

Au XVIIIe siècle, l’économique acquiert une autonomie par rapport au moral, mais demeure inscrite dans les relations sociales. Elle ne devient donc ni indépendante du social ni une simple branche de la morale religieuse.

4. Pourquoi l’évolution de la connaissance économique est-elle décrite comme non linéaire ?

Elle dépend de découvertes techniques qui remplacent progressivement toutes les analyses antérieures
Elle suit une succession de théories identiques dont les conclusions deviennent plus précises
Elle alterne avancées, erreurs, stagnations et théories remettant en cause les précédentes
Elle progresse par accumulation régulière sans période d’erreur ou de remise en question

Elle alterne avancées, erreurs, stagnations et théories remettant en cause les précédentes

Explication

La connaissance économique avance par des phases diverses, comprenant des progrès, des erreurs, des stagnations et l’apparition de théories nouvelles. Une progression régulière sans remise en cause ne correspond donc pas à cette évolution.

5. Dans quelle situation la théorie économique devient-elle particulièrement utile ?

Lorsqu’il faut remplacer l’observation empirique par des principes indépendants des situations concrètes
Lorsqu’il faut décrire des faits sans concepts afin de préserver leur complexité immédiate
Lorsqu’il faut appliquer une décision pratique sans analyser les mécanismes qui la sous-tendent
Lorsqu’il faut organiser une grille de lecture pour rendre le réel intelligible et guider la pratique

Lorsqu’il faut organiser une grille de lecture pour rendre le réel intelligible et guider la pratique

Explication

Une grille théorique rend le réel interprétable et fournit à la pratique les repères nécessaires pour agir. Se passer de concepts ou d’analyse ne répond donc pas au besoin de compréhension souligné par cette règle.

6. Que désigne la science économique lorsqu’elle est définie comme une science des richesses ?

L’étude de l’accumulation des biens et des services possédés par une nation
L’étude de la satisfaction des besoins selon les préférences des consommateurs
L’étude de la formation des prix dans les échanges entre producteurs et ménages
L’étude de la répartition des revenus entre les différents groupes sociaux

L’étude de l’accumulation des biens et des services possédés par une nation

Explication

La science des richesses s’intéresse à l’accumulation des biens et des services détenus par une nation. La satisfaction des besoins correspond plutôt à la science des choix, tandis que les deux autres réponses désignent des domaines particuliers de l’analyse économique.

7. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776 ?

Essai sur la nature et la signification de la science économique
Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Principes de l’économie politique et de l’impôt

Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith publie en 1776 Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, ouvrage fondateur de l’analyse de la richesse. Les autres titres sont associés à d’autres auteurs ou à des formulations différentes.

8. Quelle distinction oppose les besoins primaires aux besoins secondaires dans la science des choix ?

Les besoins primaires résultent d’un choix, tandis que les besoins secondaires sont indispensables à la survie
Les besoins primaires concernent les biens collectifs, tandis que les besoins secondaires concernent les services publics
Les besoins primaires sont liés au revenu, tandis que les besoins secondaires dépendent des échanges internationaux
Les besoins primaires sont indispensables, tandis que les besoins secondaires nécessitent un choix de consommation

Les besoins primaires sont indispensables, tandis que les besoins secondaires nécessitent un choix de consommation

Explication

Les besoins primaires sont indispensables, alors que les besoins secondaires supposent un arbitrage dans la consommation. Les catégories ne sont donc pas définies par le caractère collectif des biens, le revenu ou les échanges internationaux.

9. Pourquoi la science économique est-elle aussi définie comme une science de l’échange ?

Parce que les échanges sont centraux et que les agents agissent sous des contraintes comme le prix ou le revenu
Parce que l’analyse économique porte principalement sur les relations commerciales entre États souverains
Parce que les échanges remplacent les décisions individuelles par une coordination organisée par l’État
Parce que les échanges permettent aux agents de satisfaire leurs besoins sans subir de contrainte économique

Parce que les échanges sont centraux et que les agents agissent sous des contraintes comme le prix ou le revenu

Explication

L’échange est au cœur de l’analyse économique, alors que les agents prennent leurs décisions sous des contraintes telles que le prix du marché ou le revenu. Les échanges ne suppriment donc pas les contraintes et ne se limitent pas au commerce entre États.

10. Quelle caractéristique distingue le mercantilisme d’une économie décentralisée ?

Il laisse les décisions économiques aux initiatives individuelles
Il confie à l’État un rôle actif dans l’enrichissement du pays
Il établit les prix selon les échanges internationaux
Il réserve la production nationale aux activités agricoles

Il confie à l’État un rôle actif dans l’enrichissement du pays

Explication

Le mercantilisme repose sur l’intervention de l’État pour renforcer la puissance et la richesse du pays. L’économie décentralisée se fonde plutôt sur les décisions individuelles, ce qui en fait le modèle opposé dans cette distinction.

11. Quels sont les deux objectifs autour desquels la pensée mercantiliste se sécularise ?

La propriété foncière et l’autonomie des producteurs agricoles
La baisse des prix et la réduction des échanges extérieurs
L’enrichissement des marchands et la puissance accrue de l’État
La liberté commerciale et la limitation des pouvoirs publics

L’enrichissement des marchands et la puissance accrue de l’État

Explication

La pensée mercantiliste associe un objectif économique, l’enrichissement des marchands, à un objectif politique, l’accroissement de la puissance de l’État. La liberté commerciale et la limitation de l’intervention publique correspondent à une orientation différente.

12. Quelle orientation correspond aux recommandations des mercantilistes pour renforcer l’économie nationale ?

Développer la production nationale, le commerce et les exportations
Limiter la production nationale, les marchés et les activités commerciales
Réduire la production intérieure, les échanges et les ventes extérieures
Favoriser les importations, les monopoles privés et la baisse des salaires

Développer la production nationale, le commerce et les exportations

Explication

Les mercantilistes recommandent de soutenir la production nationale, le commerce et les exportations afin d’enrichir le pays. La réduction de ces activités contredit directement cette orientation économique.

13. Un pays exporte pour 180 unités et importe pour 150 unités : quelle relation traduit une balance commerciale excédentaire ?

EXP>IMPEXP > IMP
EXP<IMPEXP < IMP
EXP+IMP=0EXP + IMP = 0
EXP=IMPEXP = IMP

$$EXP > IMP$$

Explication

Une balance commerciale est excédentaire lorsque la valeur des exportations dépasse celle des importations, soit EXP>IMPEXP > IMP. Ici, 180 est supérieur à 150, tandis que l’égalité correspondrait à une balance équilibrée.

14. Quelle position économique caractérise Boisguillebert ?

Il subordonne la production intérieure aux exportations protégées
Il privilégie les monopoles publics et le contrôle des échanges
Il recommande une fixation administrative durable des prix
Il défend la demande intérieure et la liberté des prix

Il défend la demande intérieure et la liberté des prix

Explication

Boisguillebert accorde une place centrale à la demande intérieure et à la liberté des prix. La fixation administrative des prix et la priorité donnée aux protections publiques renvoient davantage à une logique interventionniste.

15. Selon Boisguillebert, quel objectif faut-il poursuivre pour la production du royaume ?

Maintenir la production intérieure à un niveau modéré
Réduire la production intérieure pour stimuler les importations
Porter la production intérieure à son niveau maximum
Réserver la production intérieure aux biens destinés à l’exportation

Porter la production intérieure à son niveau maximum

Explication

Boisguillebert considère qu’il faut porter la production intérieure du royaume à son niveau maximum. Réduire cette production ou la réserver à l’exportation s’écarte de l’importance qu’il accorde à l’économie intérieure.

16. Quelle forme François Quesnay donne-t-il à sa représentation du fonctionnement économique ?

Un modèle statistique consacré aux variations des prix agricoles
Une description linéaire centrée sur les échanges entre États
Une représentation circulaire fondée sur l’observation de l’économie réelle
Un tableau hiérarchique fondé sur la seule circulation monétaire

Une représentation circulaire fondée sur l’observation de l’économie réelle

Explication

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Quesnay représente l’économie réelle sous la forme d’un circuit circulaire. Une description linéaire ne rendrait pas compte des relations réciproques entre dépenses, production et revenus.

17. Quel enchaînement décrit correctement les relations du circuit économique de Quesnay ?

Les dépenses résultent de la production, sans effet ultérieur sur les activités économiques
Les dépenses stimulent la production, qui crée le revenu permettant de nouvelles dépenses
La production supprime les revenus, qui interrompent alors les échanges économiques
Les revenus diminuent la production, qui finance ensuite les dépenses des producteurs

Les dépenses stimulent la production, qui crée le revenu permettant de nouvelles dépenses

Explication

Le circuit repose sur une relation circulaire : les dépenses donnent vie à la production, la production crée le revenu, puis les revenus permettent de nouvelles dépenses. Le processus n’est donc pas une chaîne à sens unique allant de la production vers les dépenses.

18. Quelle activité définit la classe productive dans l’analyse de Quesnay ?

La détention des droits de propriété par les propriétaires
La circulation commerciale des biens entre les différentes classes
Les activités non agricoles exercées par la classe stérile
La production agricole réalisée par la classe fermière

La production agricole réalisée par la classe fermière

Explication

La classe productive correspond à la classe fermière, définie par son rôle dans la production agricole. Les autres activités relèvent de la classe stérile, tandis que la propriété constitue la fonction distinctive des propriétaires.

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Quels sont les trois problèmes universels de l’analyse économique ?

Quels biens produire, comment les produire, et pour qui les produire.

Comment les sociétés peuvent-elles répondre aux problèmes économiques ?

Par la tradition, une économie de commande, ou une économie décentralisée.

Qu'est-ce qu'une économie de commande ?

Une économie fondée sur une centralisation autoritaire.

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