QCM : Apports et constitution des sociétés — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments fondamentaux caractérisent un contrat de société ?

Un emprunt bancaire, une assurance et un bail professionnel
Des apports, un partage des bénéfices et des pertes, ainsi qu’une intention de collaborer
Un patrimoine personnel séparé, un dirigeant unique et un fonds de commerce
Un local commercial, un salarié et une autorisation administrative

Des apports, un partage des bénéfices et des pertes, ainsi qu’une intention de collaborer

Explication

Le contrat de société repose sur les apports des associés, le partage des bénéfices et la participation aux pertes, ainsi que sur l’affectio societatis, c’est-à-dire l’intention de collaborer.

2. À partir de quel événement une société acquiert-elle la personnalité morale ?

La signature des statuts entre les associés
La première réalisation de bénéfices
Le premier apport effectué par un associé
L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés

L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés

Explication

La société devient une personne morale à compter de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Elle possède alors notamment un nom, un siège social et un patrimoine distinct.

3. Quelle distinction caractérise principalement les sociétés de capitaux par rapport aux sociétés de personnes ?

Elles excluent les apports en numéraire et privilégient les compétences personnelles
Elles permettent une cession plus libre des titres et limitent la responsabilité aux apports
Elles interdisent toute cession de titres et imposent une responsabilité personnelle
Elles reposent sur l’intuitu personae et une responsabilité non limitée

Elles permettent une cession plus libre des titres et limitent la responsabilité aux apports

Explication

Les sociétés de capitaux se distinguent par la libre cession des titres et la responsabilité limitée des associés à leurs apports. Les sociétés de personnes reposent davantage sur la personne des associés et prévoient une responsabilité non limitée.

4. Quel est un objectif essentiel de la création d’une société ?

Supprimer toute obligation de financement et de gestion
Garantir automatiquement la rentabilité du projet
Organiser un partenariat et séparer, selon le statut choisi, les patrimoines professionnel et personnel
Remplacer les apports des associés par des subventions publiques

Organiser un partenariat et séparer, selon le statut choisi, les patrimoines professionnel et personnel

Explication

La création d’une société permet notamment de structurer le partenariat et le management, de faciliter le financement par l’ouverture du capital et de séparer les patrimoines selon le statut juridique choisi.

5. Lors de l’étude du financement d’un projet, comment faut-il distinguer les besoins d’investissement et ceux du cycle d’exploitation ?

Les investissements relèvent du court terme, tandis que le cycle d’exploitation relève du long terme
Les deux relèvent exclusivement du très court terme
Les investissements relèvent du long terme, tandis que le cycle d’exploitation relève du court terme
Les deux sont couverts uniquement par des apports en capital

Les investissements relèvent du long terme, tandis que le cycle d’exploitation relève du court terme

Explication

L’analyse financière distingue les investissements, qui correspondent à des besoins de long terme, et le cycle d’exploitation, qui concerne les besoins de court terme.

6. Pourquoi l’apport en capital est-il obligatoire lors de la création d’une société ?

Parce qu’il remplace systématiquement les garanties demandées par les financeurs
Parce qu’il assure automatiquement le versement de dividendes aux associés
Parce qu’il matérialise la prise de risque des fondateurs et contribue à la confiance des partenaires
Parce qu’il garantit que la société ne contractera jamais d’emprunt

Parce qu’il matérialise la prise de risque des fondateurs et contribue à la confiance des partenaires

Explication

L’apport en capital matérialise l’engagement et la prise de risque des fondateurs. Il contribue ainsi à la confiance des partenaires, avec les garanties et les perspectives de développement du projet.

7. Comment le capital social est-il défini au regard des associés ?

Comme un bénéfice définitivement acquis par les dirigeants
Comme une réserve disponible à tout moment sans formalité
Comme une dette envers les associés, sans échéance pendant la vie de la société
Comme une subvention publique remboursable à court terme

Comme une dette envers les associés, sans échéance pendant la vie de la société

Explication

Le capital social constitue une dette particulière de la société envers les associés. Son remboursement intervient en principe lors du départ d’un associé ou de la dissolution, sous réserve de fonds disponibles.

8. Pourquoi une société ne peut-elle pas réduire son capital puis distribuer cette somme comme des dividendes ?

Parce qu’une telle opération constituerait une distribution de dividendes fictifs
Parce que toute distribution aux associés est interdite
Parce que le capital social doit obligatoirement augmenter chaque année
Parce que seuls les créanciers peuvent recevoir des dividendes

Parce qu’une telle opération constituerait une distribution de dividendes fictifs

Explication

Le capital social ne correspond pas à un bénéfice distribuable. Le réduire puis le distribuer comme des dividendes constituerait des dividendes fictifs, contrairement à une distribution de bénéfices réels.

9. Quelle affirmation décrit correctement le rôle du capital social à l’égard des créanciers ?

Il augmente automatiquement lorsque la valeur des actifs diminue
Il oblige les créanciers à renoncer à toute poursuite contre la société
Il constitue une garantie, mais la valeur des actifs peut diminuer malgré un capital nominal inchangé
Il garantit le maintien de la valeur de tous les actifs de la société

Il constitue une garantie, mais la valeur des actifs peut diminuer malgré un capital nominal inchangé

Explication

Le capital social constitue une garantie pour les créanciers, mais il ne protège pas contre la baisse de valeur des actifs. Le montant nominal du capital peut rester inchangé alors que ces actifs diminuent.

10. Que doit faire une société lorsque ses capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié de son capital social ?

Transformer automatiquement tous les emprunts en dividendes
Distribuer immédiatement le capital restant aux associés
Attendre la clôture de cinq exercices avant toute décision
Dissoudre la société ou régulariser sa situation dans les deux exercices suivant l’approbation des comptes

Dissoudre la société ou régulariser sa situation dans les deux exercices suivant l’approbation des comptes

Explication

Lorsque les capitaux propres passent sous la moitié du capital social, la société doit soit être dissoute, soit régulariser sa situation dans les deux exercices suivant l’approbation des comptes. Une réduction du capital peut ensuite être envisagée dans les deux années suivantes.

11. Dans une société de personnes, quelle est la conséquence de la responsabilité solidaire des associés ?

Les créanciers doivent répartir leur demande entre tous les associés
Seul le gérant répond des dettes dépassant le capital social
Chaque associé ne peut être poursuivi qu’à hauteur de son apport
Chaque associé peut être contraint de payer la totalité d’une dette sociale

Chaque associé peut être contraint de payer la totalité d’une dette sociale

Explication

La solidarité permet à un créancier de réclamer la totalité de la dette à un seul associé, dont le patrimoine personnel est engagé en raison de la responsabilité indéfinie.

12. Laquelle de ces caractéristiques s’applique aux sociétés de personnes lors de leur constitution ?

Elles doivent faire évaluer légalement tous les apports
Elles peuvent recevoir des apports en industrie sans capital minimum imposé
Elles doivent réunir un capital minimum fixé par la loi
Elles doivent libérer immédiatement une fraction minimale du capital

Elles peuvent recevoir des apports en industrie sans capital minimum imposé

Explication

Les sociétés de personnes n’imposent ni capital minimum ni pourcentage minimal de libération et autorisent les apports en industrie, sans procédure légale obligatoire d’évaluation des apports.

13. Pourquoi la modification de la répartition du capital d’une SNC exige-t-elle l’accord de tous les associés ?

Parce que les apports en nature sont toujours majoritaires
Parce que la société repose fortement sur la personne des associés
Parce que le capital doit rester égal à un montant légal
Parce que les actions de la SNC sont cotées en bourse

Parce que la société repose fortement sur la personne des associés

Explication

L’accord unanime s’explique par l’importance de l’intuitu personae : l’identité de chaque associé est déterminante dans une SNC.

14. Quelle est la règle applicable au capital et au nombre d’associés d’une SARL ?

Un capital minimum de 37 000 euros et de deux à cent associés
Un capital minimum de 1 euro et de un à cent associés
Un capital minimum de 37 000 euros et au moins deux associés
Un capital minimum de 1 euro et au moins sept associés

Un capital minimum de 1 euro et de un à cent associés

Explication

Une SARL peut être créée avec un capital minimum de 1 euro et compter de 1 à 100 associés ; avec un seul associé, elle relève du régime de l’EURL.

15. Une SARL reçoit un apport en numéraire lors de sa constitution. Quelle fraction minimale doit être libérée immédiatement ?

La totalité de l’apport
La moitié de l’apport
Un cinquième de l’apport
Un dixième de l’apport

Un cinquième de l’apport

Explication

Les apports en numéraire d’une SARL doivent être libérés à hauteur d’au moins un cinquième à la création ; le solde peut être versé dans les cinq ans.

16. Dans quel cas un commissaire aux apports n’est-il pas obligatoirement requis pour les apports en nature d’une SARL ?

Lorsque les apports sont libérés progressivement sur cinq ans
Lorsque chaque apport est inférieur à 30 000 euros et que leur total ne dépasse pas la moitié du capital
Lorsque le capital social est inférieur à 37 000 euros
Lorsque tous les associés acceptent l’évaluation proposée par le gérant

Lorsque chaque apport est inférieur à 30 000 euros et que leur total ne dépasse pas la moitié du capital

Explication

L’évaluation par un commissaire aux apports peut être écartée si chaque apport est inférieur à 30 000 euros et si l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social.

17. Quelle combinaison caractérise la cession des parts sociales d’une SARL ?

Responsabilité illimitée et accord obligatoire de tous les créanciers
Responsabilité limitée et interdiction de toute cession de parts
Responsabilité limitée et accord des autres associés pour l’entrée de nouveaux associés
Responsabilité limitée et cession libre à tout tiers

Responsabilité limitée et accord des autres associés pour l’entrée de nouveaux associés

Explication

La SARL limite la responsabilité des associés à leurs apports tout en contrôlant l’entrée de nouveaux associés, car la cession des parts est soumise à l’accord des autres associés.

18. Quelle exigence distingue le capital d’une SA de celui d’une SARL ?

La SA ne peut compter qu’un seul associé
La SA exige un capital minimum de 37 000 euros
La SA peut être constituée avec un capital minimum de 1 euro
La SA ne divise pas son capital en titres

La SA exige un capital minimum de 37 000 euros

Explication

Le capital minimum d’une SA est de 37 000 euros, tandis qu’une SARL peut être constituée avec 1 euro. Le capital de la SA est divisé en actions.

19. Une SA est constituée avec des apports en numéraire. Quelle règle s’applique à ces apports ?

Les apports en numéraire peuvent être libérés dans un délai sans limite légale
Le capital doit être souscrit à hauteur de 50 % seulement
Le capital doit être intégralement souscrit et les apports en numéraire libérés à au moins 50 %
Les apports en numéraire doivent être libérés intégralement dès la constitution

Le capital doit être intégralement souscrit et les apports en numéraire libérés à au moins 50 %

Explication

Le capital de la SA doit être intégralement souscrit à la constitution, mais les apports en numéraire ne doivent être libérés immédiatement qu’à hauteur d’au moins 50 %, le solde étant versé dans les cinq ans.

20. Pour quel type de projet la forme de la SA est-elle généralement particulièrement adaptée ?

Un projet reposant principalement sur le travail personnel des associés
Un projet nécessitant des investissements et des financements importants
Un projet réservé à un nombre très limité d’associés familiaux
Un projet sans capital social ni obligations juridiques particulières

Un projet nécessitant des investissements et des financements importants

Explication

La SA convient généralement aux projets nécessitant des financements importants, car son capital minimum et ses contraintes juridiques peuvent renforcer sa crédibilité auprès des créanciers.

21. Quelle distinction décrit correctement la souscription et la libération du capital lors de la constitution d’une société ?

La souscription est le versement effectif, tandis que la libération est la promesse d’apporter
La souscription concerne uniquement les apports en nature, tandis que la libération concerne les apports en numéraire
La souscription est l’engagement d’apporter, tandis que la libération est l’exécution de cet engagement
La souscription intervient après la libération pour constater le capital définitivement versé

La souscription est l’engagement d’apporter, tandis que la libération est l’exécution de cet engagement

Explication

La souscription correspond à la promesse des associés d’effectuer leurs apports, tandis que la libération désigne leur réalisation effective.

22. Dans la comptabilisation classique d’une constitution, quel enchaînement est correct ?

Enregistrer d’abord les frais de constitution, puis constater la souscription du capital
Enregistrer d’abord la libération, puis transférer le capital vers le capital appelé non versé
Enregistrer directement les apports sans distinguer la souscription de leur réalisation
Enregistrer d’abord la souscription, puis la réalisation des apports avec transfert vers le capital appelé versé

Enregistrer d’abord la souscription, puis la réalisation des apports avec transfert vers le capital appelé versé

Explication

La méthode classique distingue l’enregistrement de la souscription, puis celui de la réalisation des apports. Le capital appelé non versé est ensuite transféré vers le capital appelé versé.

23. Comment les frais de constitution sont-ils généralement comptabilisés, tout en restant possible de les immobiliser ?

Ils sont toujours inscrits au compte 109 et amortis sur une durée de dix ans
Ils sont enregistrés au compte 1013 et ne peuvent pas être amortis
Ils sont nécessairement comptabilisés en immobilisations corporelles au compte 2011
Ils sont de préférence enregistrés en charges au compte 622, mais peuvent être inscrits au compte 2011 puis amortis

Ils sont de préférence enregistrés en charges au compte 622, mais peuvent être inscrits au compte 2011 puis amortis

Explication

Les frais de constitution sont de préférence enregistrés en charges, notamment au compte 622. Ils peuvent toutefois être immobilisés au compte 2011 et amortis sur cinq ans au maximum.

24. Lors de la libération ultérieure du capital restant dans une SA, quel effet comptable se produit ?

Le compte 109 augmente et le capital social diminue
Le compte bancaire est soldé tandis que le capital appelé non versé augmente
Le capital et le total du bilan augmentent simultanément
Le compte 109 est soldé et le compte bancaire est principalement modifié, sans changement du capital ni du total du bilan

Le compte 109 est soldé et le compte bancaire est principalement modifié, sans changement du capital ni du total du bilan

Explication

La libération ultérieure solde le compte 109 et modifie principalement la trésorerie. Elle ne change ni le montant du capital ni le total du bilan.

25. Quelle formalité intervient après la signature des statuts dans le processus de constitution d’une société ?

La rédaction du protocole d’accord par les fondateurs
Le dépôt initial des fonds avant toute autre démarche
La naissance de la personnalité morale avant toute demande d’immatriculation
L’enregistrement, la publication légale, le dépôt au greffe et la demande d’immatriculation

L’enregistrement, la publication légale, le dépôt au greffe et la demande d’immatriculation

Explication

Après la signature des statuts, la société doit notamment être enregistrée, faire l’objet d’une publication légale, déposer ses documents au greffe et demander son immatriculation. La personnalité morale naît lors de l’immatriculation.

26. À quel moment les fondateurs peuvent-ils retirer les fonds déposés pour la constitution de la société ?

Avant la signature des statuts
Avant la rédaction du protocole d’accord
Après l’immatriculation de la société
Dès la désignation du commissaire aux apports

Après l’immatriculation de la société

Explication

Les fonds sont déposés avant l’immatriculation, mais leur retrait n’est possible qu’après celle-ci. Le dépôt et le retrait interviennent donc à des étapes différentes.

27. Quelle caractéristique distingue principalement la SAS de la SA dans l’organisation de la société ?

La SAS peut être unipersonnelle et laisse aux statuts une grande liberté d’organisation, sans appel public à l’épargne
La SAS peut faire appel public à l’épargne, contrairement à la SA
La SAS impose des règles institutionnelles plus détaillées que celles applicables à la SA
La SAS est nécessairement composée de plusieurs associés et ses organes sont légalement très encadrés

La SAS peut être unipersonnelle et laisse aux statuts une grande liberté d’organisation, sans appel public à l’épargne

Explication

La SAS peut être unipersonnelle et privilégie la liberté statutaire pour organiser la direction, les décisions collectives et les droits de vote. Elle ne peut toutefois pas faire appel public à l’épargne.

28. Quelles limites temporelles l’ordonnance de 2004 a-t-elle fixées pour les délégations relatives aux augmentations de capital dans les SA ?

Les deux délégations sont limitées à cinq ans
Les deux délégations sont limitées à vingt-six mois
La délégation de décision est limitée à vingt-six mois et celle des modalités d’émission à cinq ans
La délégation de décision est limitée à cinq ans et celle des modalités d’émission à vingt-six mois

La délégation de décision est limitée à vingt-six mois et celle des modalités d’émission à cinq ans

Explication

Dans les SA, l’assemblée peut déléguer certaines augmentations de capital dans un plafond fixé. La délégation de décision est limitée à 26 mois, tandis que celle des modalités d’émission peut durer jusqu’à cinq ans.

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Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Apports et constitution des sociétés.

Quels sont les trois éléments fondamentaux du contrat de société ?

La mise en commun d’apports, le partage des bénéfices et pertes, et l’affectio societatis.

Quand la société acquiert-elle la personnalité morale ?

À compter de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés.

Quels éléments la société possède-t-elle après immatriculation ?

Un nom, un siège social, une nationalité, un objet, et des responsabilités civiles et pénales.

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