Fiche de révision : Comptabilité des opérations courantes

Plan du Cours

  1. Rôle et états de la comptabilité
  2. Sources et normalisation comptables
  3. Partie double et organisation des comptes
  4. Principes directeurs comptables
  5. Organisation des travaux comptables
  6. Mécanisme et calcul de la TVA
  7. Champ d’application de la TVA
  8. Fait générateur et exigibilité
  9. Factures et réductions commerciales
  10. Calcul des factures de doit et d’avoir
  11. Frais accessoires et emballages
  12. Prestations et rémunération du personnel
  13. Impôts et investissements de l’entreprise
  14. Immobilisations financières et financement
  15. Règlements et rapprochement bancaire
  16. Objectifs et phases de l’inventaire
  17. Amortissements des immobilisations
  18. Principes et types de provisions

1. Rôle et états de la comptabilité

Notions clés & Définitions

  • Comptabilité financière : Système d’organisation de l’information qui saisit, classe et enregistre des données chiffrées, puis présente des états donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat d’une entité à la date d’arrêté.

Points essentiels

  • Les pièces justificatives sont classées par catégorie d’opérations, puis saisies et enregistrées au jour le jour afin de conserver la mémoire des opérations, de connaître la trésorerie et de produire des états de synthèse.

  • Les états financiers annuels comprennent :

    • Le bilan
    • Le compte de résultat
    • Le tableau financier des ressources et emplois (TAFIRE)
    • L’annexe

📌 Le bilan présente le patrimoine à un moment donné, tandis que le compte de résultat regroupe les charges et produits d’un exercice comptable.

  • Le résultat de l’exercice est un bénéfice lorsque la somme des produits dépasse celle des charges et une perte dans le cas contraire.

  • La comptabilité répond à six finalités :

    • Mesurer la richesse créée et contrôler son partage
    • Fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires
    • Fournir un outil d’aide à la décision
    • Fournir une base pour le diagnostic économique et financier
    • Fournir une base pour la synthèse et la prévision macro-économiques
    • Fournir un instrument de régulation sociale

2. Sources et normalisation comptables

Notions clés & Définitions

  • Normalisation comptable : Ensemble des règles communes applicables à l’établissement et à la présentation des comptes et des états de synthèse.

★ À maîtriser

  • Les sources du droit comptable sont :

    • Les traités internationaux
    • Les textes législatifs
    • La jurisprudence
    • La doctrine nationale et internationale
  • L’Acte uniforme OHADA organise et harmonise la comptabilité des entreprises des États parties et porte notamment sur l’organisation comptable, les états financiers annuels, l’évaluation, le contrôle des comptes et leur publicité.

📌 La comptabilité doit respecter la régularité, la sincérité et la transparence, et garantir la fiabilité, la compréhension et la comparabilité de l’information.

Compléments

  • L’IASC (International Accounting Standard Committee) est présenté comme l’organisme chargé d’améliorer et d’harmoniser au niveau international les règles de présentation des états financiers ainsi que les règles et pratiques comptables.

3. Partie double et organisation des comptes

Notions clés & Définitions

  • Compte : Présenté avec une colonne de gauche appelée débit et une colonne de droite appelée crédit ; le débit représente les emplois et le crédit les ressources.

★ À maîtriser

  • Selon le principe de la partie double, tout flux réel ou monétaire est inscrit dans au moins deux comptes : l’origine de l’opération en ressource et sa destination en emploi.

  • Les comptes de situation servent à établir le bilan et regroupent l’actif et le passif, tandis que les comptes de gestion servent à établir le compte de résultat et regroupent les charges et les produits.

  • Les comptes d’actif et de charges augmentent au débit et diminuent au crédit, tandis que les comptes de passif et de produits augmentent au crédit et diminuent au débit.

  • Le plan comptable OHADA comporte neuf classes, numérotées de 1 à 9 ; les classes 1 à 5 se rapportent au bilan, les classes 6 à 8 au compte de résultat et la classe 9 à la comptabilité des engagements et à la comptabilité analytique de gestion.

Compléments

📌 Un solde est débiteur lorsque le total des débits dépasse celui des crédits, créditeur lorsque le total des crédits dépasse celui des débits, et nul lorsque les deux totaux sont égaux.

Astuce mémo

Emploi = destination ; ressource = origine.

4. Principes directeurs comptables

★ À maîtriser

  • Les comptes doivent respecter les principes suivants :
    • Coût historique
    • Prudence
    • Permanence des méthodes
    • Séparation des exercices
    • Continuité d’exploitation
    • Prééminence de la réalité sur l’apparence
    • Importance relative
    • Non-compensation
    • Intangibilité du bilan d’ouverture

📌 Le coût historique évalue les biens acquis à titre onéreux au coût d’achat, les biens produits au coût de production et les biens acquis gratuitement à leur valeur vénale.

📌 Le principe de prudence consiste à ne pas comptabiliser les plus-values latentes et à constater les moins-values ou pertes probables.

Compléments

📌 La séparation des exercices exige que chaque exercice ne supporte que les charges qui lui incombent.

📌 Le principe de non-compensation interdit de compenser les comptes d’actif avec ceux de passif, ainsi que les charges avec les produits.

5. Organisation des travaux comptables

★ À maîtriser

  • L’organisation comptable doit permettre la saisie, l’enregistrement et la conservation des données, le contrôle de leur exactitude et la production des états financiers nécessaires.

📌 L’organisation comptable doit assurer un enregistrement exhaustif au jour le jour et sans retard, le traitement opportun des données et la mise à disposition des documents dans les délais légaux.

  • Les livres comptables obligatoires sont :
    • Le livre-journal
    • Le grand-livre
    • La balance générale
    • Le livre d’inventaire

Compléments

  • Depuis janvier 2001, le nouveau droit comptable adopté à Yaoundé le 20 novembre 2000 régit la comptabilité des entreprises concernées.

6. Mécanisme et calcul de la TVA

★ À maîtriser

  • La TVA collectée sur les ventes est une dette envers l’État, tandis que la TVA déductible sur les achats et immobilisations constitue une créance déductible de la TVA collectée.

  • Si la TVA collectée dépasse la TVA déductible, l’entreprise paie la différence à l’État ; si elle lui est inférieure, l’entreprise dispose d’un crédit de TVA ; si elles sont égales, il n’existe ni créance ni dette.

  • La TVA se calcule sur le prix de vente hors taxes, les frais accessoires de vente facturés et certaines taxes parafiscales, sans inclure les rabais, remises, ristournes ni débours.

Compléments

  • Les taux de TVA indiqués sont de 10 % pour certains produits, de 18 % pour les autres opérations taxables et de 0 % pour les exportations.

  • Pour un chiffre d’affaires HT de 90 000 F et des achats et charges externes HT de 50 000 F au taux de 18 %, la TVA collectée est de 16 200 F, la TVA déductible de 9 000 F et la TVA à payer de 7 200 F, soit 18 % de la valeur ajoutée de 40 000 F.

Astuce mémo

TVA collectée : dette envers l’État ; TVA déductible : créance de l’entreprise.

7. Champ d’application de la TVA

Notions clés & Définitions

  • Assujetti : Un assujetti est une personne qui réalise des opérations taxables entrant dans le champ de la TVA, facture et collecte la taxe auprès de ses clients et déduit celle qui a grevé ses opérations taxables.

★ À maîtriser

  • Les opérations taxables comprennent :

    • les livraisons de biens
    • les prestations de services
    • les importations de marchandises
  • Les seuils d’assujettissement de plein droit sont :

    • 60 millions pour les prestations de services
    • 40 millions pour les professions juridiques et comptables, les auto-écoles et les transporteurs terrestres
    • 80 millions pour la généralité des affaires
    • 500 millions pour les exploitants forestiers

Compléments

  • Sont notamment exonérés : les opérations sociales, éducatives, sportives, philanthropiques ou religieuses des organismes sans but lucratif, les produits du cru, les biens de première nécessité, les engrais et produits phytosanitaires, les biens usagés revendus par leurs utilisateurs, les prestations médicales, les équipements agricoles et d’élevage

📌 Les affaires réalisées au Gabon sont soumises à la TVA si elles ne figurent pas dans la liste des exonérations, même lorsque le domicile ou le siège de l’opérateur est situé hors du Gabon.

8. Fait générateur et exigibilité

Notions clés & Définitions

  • Fait générateur : Le fait générateur est l’événement qui donne naissance à la créance de l’État.
  • Exigibilité : L’exigibilité est le droit du service de recouvrement de réclamer le paiement de la TVA au redevable à partir du moment prévu par les règles applicables.

★ À maîtriser

  • Pour les livraisons de biens, les importations et les travaux à façon, l’exigibilité coïncide avec la réalisation du fait générateur ; pour les prestations de services et les travaux immobiliers, elle intervient à l’encaissement d’un acompte ou du prix.

Compléments

  • Le fait générateur correspond à : la délivrance du bien pour une livraison, l’exécution de la prestation pour un service, l’exécution des travaux pour des travaux immobiliers, la mise à la consommation pour une importation, la livraison du bien pour des travaux à façon

  • Les comptes de TVA indiqués sont 4431 à 4434 pour la TVA sur les ventes, 4451 pour la TVA sur les acquisitions d’immobilisations et 4452 à 4454 pour la TVA sur les achats de biens et services.

Astuce mémo

Pour une livraison, fait générateur et exigibilité coïncident ; pour une prestation, ils sont dissociés.

9. Factures et réductions commerciales

Notions clés & Définitions

  • Facture : Une facture est un écrit par lequel le vendeur indique à l’acheteur le détail et le prix des marchandises vendues ainsi que les conditions de livraison et de paiement.

★ À maîtriser

  • Les réductions se distinguent ainsi : le rabais compense notamment un défaut de qualité, un retard ou une erreur, la remise dépend de la quantité achetée ou de la qualité du client, la ristourne dépend du chiffre d’affaires réalisé, l’escompte récompense un paiement comptant ou anticipé

📌 La facture de doit constate la livraison de biens ou l’exécution d’une prestation, tandis que la facture d’avoir constate notamment un retour ou une réduction accordée après facturation.

Compléments

  • Une facture mentionne notamment :

    • son numéro et sa date
    • l’identification du fournisseur et du client
    • la date de vente ou de prestation
    • le détail des produits
    • les réductions
    • les taux de TVA
    • les acomptes
    • le mode de paiement
    • les conditions d’escompte
  • Les éléments de facture comprennent le flux économique de base, les éléments soustractifs que sont les retours et les réductions commerciales ou financières, ainsi que les éléments additifs que sont les débours, frais récupérés, emballages consignés et TVA.

📌 Le relevé de factures, la facture pro forma et le devis ne sont pas enregistrés en comptabilité.

10. Calcul des factures de doit et d’avoir

★ À maîtriser

📌 Sur une facture de doit, les réductions commerciales se calculent en cascade et avant la réduction financière, et les réductions commerciales sur facture ne sont pas comptabilisées séparément.

📌 Lorsqu’un escompte conditionnel est obtenu après facturation, il réduit aussi la TVA correspondante et le client règle le net initial diminué de l’escompte et de cette réduction de TVA.

Compléments

  • Pour une marchandise de 250 000 F avec des remises successives de 10 % et 5 %, l’escompte est de 1 %, le taux de TVA de 18 % et le net à payer de 249 702 F.

  • Pour un net commercial de 90 000 F, un escompte conditionnel de 2 % vaut 1 800 F et réduit la TVA de 9 000 F de 180 F, portant le règlement à 97 020 F.

📌 Un retour de marchandises entraîne l’annulation de la vente chez le fournisseur et de l’achat chez le client, tandis qu’une réduction commerciale accordée après facturation est enregistrée en diminution du compte de vente ou d’achat concerné.

Astuce mémo

Facture de doit : réductions commerciales en cascade, puis escompte, TVA et net à payer.

11. Frais accessoires et emballages

Notions clés & Définitions

  • Frais accessoires : Les frais accessoires sont des frais portés sur la facture de doit qui s’ajoutent au prix du bien ou du service vendu, notamment le transport, l’assurance et les commissions.

★ À maîtriser

  • En vente franco, le transport est à la charge du fournisseur et ne figure pas sur la facture ; en port dû, le tiers transporteur est payé par le client, tandis qu’en port payé il est payé par le fournisseur.

  • Les emballages perdus ne font pas l’objet d’une facturation particulière, tandis que les emballages récupérables peuvent être identifiables ou non identifiables.

  • La consignation d’un emballage est un prêt à usage assorti d’un dépôt de garantie, n’est pas un élément du prix de vente et n’est pas soumise à la TVA.

Compléments

📌 Selon le système comptable OHADA, les frais accessoires sont comptabilisés selon leur nature, et les frais engagés jusqu’à l’arrivée à la frontière sont inclus directement dans le coût d’achat.

  • Les achats d’emballages sont enregistrés notamment au compte 243 pour le matériel récupérable identifiable et aux comptes 6081, 6082 et 6083 pour les emballages perdus, récupérables non identifiables et à usage mixte.

📌 Si l’emballage est repris à un prix inférieur à sa consignation, le fournisseur constate un boni soumis à la TVA au compte 7074 et le client un mali au compte 6224.

Astuce mémo

Emballage perdu : intégré au bien ; emballage consigné : dépôt de garantie à restituer.

12. Prestations et rémunération du personnel

★ À maîtriser

📌 Pour les prestataires de services soumis à la TVA sur les encaissements, la TVA devient exigible et déductible au paiement ; sur option mentionnée sur la facture, la TVA sur les débits devient exigible et déductible dès la facturation.

  • Les cotisations sociales patronales totalisent 20,1 % et comprennent :
    • retraite 5 %
    • prestations familiales 8 %
    • distribution de médicaments 2 %
    • accidents du travail 3 %
    • hospitalisation 1,5 %
    • évacuation sanitaire 0,6 %

📌 La retenue salariale CNSS pour la retraite est de 2,5 % du salaire brut taxable, plafonné à 1 500 000 francs par salarié et par mois au Gabon.

  • La comptabilisation des salaires consiste à constater le salaire brut, enregistrer les retenues salariales, puis enregistrer les cotisations patronales dans les comptes de charges correspondants.

Compléments

  • Les prestations de services sont regroupées dans les services extérieurs A et B, aux sous-comptes 62 et 63.

  • La cotisation patronale au Fonds national de l’habitat est de 2 % du salaire brut.

13. Impôts et investissements de l’entreprise

★ À maîtriser

  • L’impôt sur les sociétés est de 35 % du bénéfice fiscal ; en cas de déficit, l’impôt minimum forfaitaire est de 1,1 % du chiffre d’affaires, avec un minimum de perception de 600 000 francs.

  • Le régime forfaitaire de l’IRPP s’applique lorsque le chiffre d’affaires ne dépasse pas 80 millions pour les activités de négoce et 30 millions pour les autres contribuables ; au-delà, le régime réel s’applique.

  • La déclaration CA3 est déposée le 20 du mois suivant les opérations après édition d’une balance partielle, calcul de la TVA nette, établissement et enregistrement de la déclaration, puis envoi à l’administration avec un chèque éventuel.

📌 Les immobilisations sont des biens ou services destinés à servir durablement à l’activité de l’entreprise, tandis que les charges sont destinées à être consommées, transformées ou revendues dans le cadre de l’exploitation.

📌 Une immobilisation est évaluée à son coût d’acquisition si elle est acquise à titre onéreux, à son coût de production si l’entreprise la fabrique, à sa valeur vénale si elle est acquise gratuitement et à la valeur vénale du lot le plus sûrement estimé en cas d’échange.

Compléments

  • L’impôt sur les sociétés est payé par deux acomptes les 30/11/N et 30/01/N+1, puis par liquidation du solde lors du dépôt de la liasse le 30/04/N+1.

  • Pour les contribuables à l’IRPP au forfait, trois acomptes égaux chacun au tiers de l’impôt précédent sont versés les 15/04, 15/07 et 15/10 ; au réel, deux acomptes égaux chacun au quart sont versés les 15/04 et 15/07.

  • Les immobilisations se répartissent en éléments incorporels et corporels : charges immobilisées, frais de recherche et développement, brevets, licences et concessions, logiciels, marques, fonds de commerce, droit au bail, investissements de création, terrains, bâtiments, installations techniques et matériel

📌 Le coût d’acquisition comprend le prix d’achat hors taxes, les frais accessoires hors taxes et, éventuellement, la TVA non déductible ; le cours précise que certaines normes internationales recommandent aussi d’y intégrer les frais d’essai, droits de mutation, honoraires, commissions et frais d’acte.

📌 Les titres acquis dans un but spéculatif de revente à brève échéance sont comptabilisés comme valeurs mobilières de placement et non comme immobilisations financières.

14. Immobilisations financières et financement

Notions clés & Définitions

  • Crédit-bail : Une technique de financement consistant à louer un bien d’investissement au lieu de l’acheter directement, avec une option d’achat à la fin du bail.

★ À maîtriser

📌 Les immobilisations financières comprennent les titres de participation, qui regroupent les actions ou parts représentant un droit de propriété et les obligations représentant un droit de créance à long terme, ainsi que les autres immobilisations financières.

📌 Les titres acquis à des fins spéculatives, dans l’intention de réaliser une plus-value par une revente à brève échéance, sont comptabilisés comme valeurs mobilières de placement (compte 50) et non comme immobilisations.

  • Les titres immobilisés sont évalués à leur prix d’achat et les autres immobilisations financières à leur valeur nominale.

  • Les ressources stables de financement comprennent :

    • les fonds propres
    • les dettes financières
    • les subventions d’investissement

Compléments

  • Les autres immobilisations financières comprennent :
    • les prêts et créances non commerciales (271)
    • les prêts au personnel (272)
    • les créances sur l’État (273)
    • les titres immobilisés (274)
    • les dépôts et cautionnements (275)
    • les intérêts courus (276)

Astuce mémo

Participation = propriété ; obligation = créance

15. Règlements et rapprochement bancaire

Notions clés & Définitions

  • Trésorerie : L’ensemble des liquidités détenues sur ses comptes en banque et au CCP ainsi qu’en caisse.
  • Chèque : Un document par lequel le tireur donne à son banquier, le tiré, l’ordre de payer à vue une somme à un bénéficiaire, qui peut être le tireur ou un tiers.
  • Effet de commerce : Des instruments de paiement et de crédit, comprenant la lettre de change et le billet à ordre.
  • État de rapprochement : Un document extracomptable qui permet de vérifier la concordance des comptes banque ou chèques postaux de l’entreprise et de l’organisme financier.

★ À maîtriser

📌 Les chèques émis sont portés au crédit du compte 521 banque ou 531 chèques postaux dès leur émission, car le chèque n’est pas un instrument de crédit et la provision n’est plus disponible.

📌 La lettre de change est un ordre donné par le tireur au tiré de payer une somme à une date déterminée à un bénéficiaire, tandis que le billet à ordre est un engagement du souscripteur de payer une somme à une date déterminée au bénéficiaire.

  • Le rapprochement bancaire consiste à comparer les comptes de l’entreprise et le relevé bancaire, pointer les soldes de départ et les opérations identiques, établir l’état avec les opérations non pointées ou pointées sous réserve, puis enregistrer les régularisations nécessaires.

Compléments

  • Les règlements en espèces concernent en principe les dépenses de faible montant et peuvent être contrôlés au moyen de pièces de caisse et de contrôles réguliers du solde disponible.

📌 En cas d’écart entre le solde disponible en caisse et le solde théorique comptable, la régularisation passe par le compte 83 charges HAO ou le compte 84 produits HAO.

  • Un effet est un effet à recevoir (412) pour le bénéficiaire et un effet à payer (402) pour le tiré ou le souscripteur.

Astuce mémo

Comptabilités réciproques : mêmes opérations, sens inverse

16. Objectifs et phases de l’inventaire

★ À maîtriser

  • Les travaux d’inventaire servent à vérifier les soldes des comptes par rapport à la réalité, évaluer les résultats, établir les états financiers pour apprécier la gestion et le patrimoine, et répondre aux obligations fiscales.

  • Les quatre phases de l’inventaire sont l’inventaire physique, les ajustements comptables, le regroupement des charges et produits, puis l’établissement des comptes annuels et la clôture de l’exercice.

📌 À l’inventaire physique, la valeur d’inventaire des éléments du patrimoine est comparée à leur valeur d’entrée ; par prudence, seule une moins-value est comptabilisée.

Compléments

  • Les écritures d’inventaire s’enchaînent par l’établissement de la balance avant inventaire, l’enregistrement des écritures d’inventaire et le calcul de l’impôt, l’établissement de la balance après inventaire, puis la préparation des documents de synthèse.

Astuce mémo

Physique, ajustements, regroupement, comptes annuels

17. Amortissements des immobilisations

Notions clés & Définitions

  • Amortissement : système comptable OHADA - L’amoindrissement certain et irréversible de la valeur d’un actif immobilisé dû à l’usage, au temps, au changement de techniques, à l’évolution des marchés ou à toute autre cause.

★ À maîtriser

📌 Une dépréciation momentanée due à des événements exceptionnels se constate par provision et non par amortissement.

  • L’amortissement est une charge d’exploitation sans sortie de fonds et les amortissements annuels contribuent, avec le résultat de l’exercice, à la capacité d’autofinancement de l’entreprise.

📐 Formule - Pour un amortissement linéaire de durée d’utilisation nn, le taux est t=100nt = \frac{100}{n} et l’annuité est A=VonA = \frac{Vo}{n}.

Compléments

  • Les immobilisations financières, les terrains et le droit au bail ne font habituellement pas l’objet d’amortissement, car ils ne se déprécient pas normalement avec l’usage et le temps.

  • La valeur d’origine est le prix d’acquisition et constitue la base amortissable, l’annuité est le montant amorti chaque année, le taux appliqué à la valeur d’origine donne l’annuité, et la valeur comptable nette est la valeur d’origine diminuée des amortissements cumulés.

  • L’amortissement linéaire est calculé au prorata temporis à partir du premier jour du mois de mise en service, selon le cours.

  • Le régime accéléré, institué par la loi 15/89, double la première annuité calculée selon la durée normale et réduit d’un an la période d’amortissement ; il concerne les biens neufs acquis à partir de janvier 1990, d’une valeur d’au moins 10 000 000 FCFA, utilisés dans les activités industrielles, de fabrication, de manipulation, de transport ou d’exploitation agricole et forestière, pour au moins trois ans.

  • Le régime dégressif, institué par la loi des finances N° 008/1998, est réservé aux entreprises admises à la charte des investissements et aux biens nécessaires à la production ou à la transformation ; les coefficients utilisés dans le cours sont 1,25 pour 3 à 4 ans, 1,75 pour 5 à 6 ans et 2,25 au-delà de 6 ans.

  • L’amortissement économique est comptabilisé en débitant le compte 68 par le crédit du compte 28, tandis que l’amortissement dérogatoire est comptabilisé en débitant le compte 85 par le crédit du compte 151.

Astuce mémo

Usage et temps → dépréciation certaine et irréversible

18. Principes et types de provisions

Notions clés & Définitions

  • Provision : Une charge probable comportant une incertitude sur son montant et parfois sur son existence, et couvre un risque ou une perte probable et éventuelle.
  • Provision pour dépréciation : Un amoindrissement de la valeur d’un actif dû à des causes dont les effets sont jugés réversibles.

★ À maîtriser

📌 Une provision pour dépréciation est constituée par prudence dès qu’une moins-value est constatée ou probable sur un actif, même en l’absence de résultat suffisant ou si elle n’est pas fiscalement déductible.

  • Les provisions se répartissent en :

    • provisions pour dépréciation
    • provisions pour risques et charges
    • provisions réglementées
  • La cession d’une immobilisation entraîne la constatation de la vente, la sortie du bien et de ses amortissements éventuels, ainsi que la régularisation éventuelle de la TVA.

  • Pour une immobilisation amortie, le résultat de cession est égal au prix de cession diminué de la valeur nette comptable.

  • Les charges à payer et les produits à recevoir sont certains à l’inventaire mais leur pièce de base sera enregistrée à l’exercice suivant, tandis que les charges et produits constatés d’avance ont déjà été enregistrés avant la livraison du bien ou l’exécution du service.

  • Les charges à payer de l’exercice N sont constatées en débitant un compte de charges et en créditant le compte 408 fournisseurs, factures non parvenues ; l’écriture est contre-passée à l’ouverture de N+1.

  • Les produits à recevoir de l’exercice N sont constatés en débitant le compte 418 clients, produits à recevoir, et en créditant un compte de produits ; l’écriture est contre-passée à l’ouverture de N+1.

Compléments

  • La déductibilité fiscale d’une provision suppose : qu’elle couvre une charge ou une perte déductible, que son objet soit nettement précisé, que la perte ou la charge soit probable et ait son origine dans l’exercice, qu’elle soit constatée dans les écritures de l’exercice, qu’elle figure au relevé des provisions de la liasse fiscale

  • Les provisions contribuent à l’autofinancement en réduisant le bénéfice distribuable et en maintenant dans l’entreprise des capitaux destinés à compenser les dépréciations ou à couvrir des charges futures.

  • Les immobilisations non amortissables, les valeurs mobilières de placement, les stocks et les créances peuvent faire l’objet de provisions pour dépréciation.

  • Les provisions pour risques couvrent notamment les garanties données aux clients, les amendes et pénalités, les litiges avec des tiers et les pertes de change, tandis que les provisions pour charges concernent des dépenses importantes qui ne peuvent être supportées par le seul exercice de leur engagement.

  • La cession d’un bien non amortissable est comptabilisée par le débit du compte 81, valeurs comptables des cessions d’immobilisations, et le crédit du compte 82, produits des cessions d’immobilisations.

📌 Lorsqu’un bien ayant ouvert droit à déduction de TVA est cédé avant la fin de la troisième année suivant celle de son acquisition, une régularisation de TVA augmente sa valeur nette comptable et le compte 44 TVA à régulariser est crédité par le débit du compte d’immobilisation concerné.

📌 Une charge comptabilisée d’avance concernant N+1 est ajustée en créditant le compte de charges concerné par le débit du compte 476 charges constatées d’avance.

Astuce mémo

Amortissement : dépréciation irréversible ; provision : effets réversibles

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Comptabilité des opérations courantes avec 63 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle central de la comptabilité financière dans une entité ?

2. Pour conserver la mémoire des opérations et produire des états de synthèse, comment les pièces justificatives sont-elles traitées ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Comptabilité des opérations courantes avec 96 flashcards interactives.

Qu’est-ce que la comptabilité financière ?

Un système qui organise l’information chiffrée et présente des états donnant une image fidèle de l’entité.

Comment les pièces justificatives sont-elles traitées au quotidien ?

Elles sont classées par catégorie d’opérations, puis saisies et enregistrées chaque jour.

À quoi servent les enregistrements comptables pour la mémoire des opérations ?

À conserver la mémoire des opérations.

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