QCM : Courants économiques et grandeurs macroéconomiques (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet central la science économique étudie-t-elle lorsqu’elle examine la manière de satisfaire les besoins ?

L’échange de biens et services contre des métaux précieux
L’allocation de ressources rares et la production de biens et services
La production de ressources rares et l’allocation des besoins
La répartition des besoins entre les différents secteurs sociaux

L’allocation de ressources rares et la production de biens et services

Explication

La science économique étudie comment des ressources rares sont allouées et comment des biens et services sont produits pour satisfaire des besoins. Réduire son objet à la seule production, confondre ressources et besoins ou le limiter aux échanges monétaires écarte une partie de cette définition.

2. Comment caractériser la science économique parmi les disciplines qui étudient les sociétés ?

Une science politique récente, limitée à l’étude des institutions
Une science sociale ancienne, unifiée et stable dans ses principes
Une science sociale et politique relativement jeune, aux multiples facettes et en évolution
Une science naturelle relativement jeune, aux multiples facettes et en évolution

Une science sociale et politique relativement jeune, aux multiples facettes et en évolution

Explication

La science économique est une science sociale et politique relativement jeune, diverse et en constante évolution. La caractériser comme naturelle, figée ou limitée aux institutions confond ses domaines et son évolution.

3. Dans la conception mercantiliste, à quoi la richesse d’une nation est-elle principalement associée ?

Au montant des impôts prélevés par son gouvernement
À la quantité de biens agricoles qu’elle produit
À la quantité d’or et d’argent qu’elle possède
À la valeur réelle des biens et services consommés

À la quantité d’or et d’argent qu’elle possède

Explication

Les mercantilistes associent la richesse nationale à la quantité d’or et d’argent détenue. La production agricole, la richesse réelle et les recettes fiscales sont des notions différentes de cette richesse monétaire.

4. Un royaume sans mines de métaux précieux veut, selon le raisonnement mercantiliste, faire entrer de l’or et de l’argent grâce au commerce. Quelle politique commerciale doit-il adopter ?

Réduire ses exportations et financer les importations par l’emprunt
Exporter autant qu’il importe afin de maintenir un commerce équilibré
Importer davantage qu’il n’exporte afin de dégager un excédent commercial
Exporter davantage qu’il n’importe afin de dégager un excédent commercial

Exporter davantage qu’il n’importe afin de dégager un excédent commercial

Explication

Sans mines, le royaume doit, dans le raisonnement mercantiliste, exporter plus qu’il n’importe : l’excédent commercial entraîne une entrée de métaux précieux. Un déficit inverse ce mécanisme, tandis que l’équilibre ne crée pas l’excédent recherché.

5. Un pays accumule beaucoup d’or et d’argent, mais connaît une forte inflation et un appauvrissement structurel. Quelle conclusion distingue correctement richesse monétaire et richesse réelle ?

Les réserves de métaux précieux garantissent une hausse de la richesse réelle
La forte inflation garantit une hausse de la richesse réelle malgré l’appauvrissement
Les réserves de métaux précieux ne garantissent pas une hausse de la richesse réelle
L’appauvrissement structurel empêche toute accumulation de métaux précieux

Les réserves de métaux précieux ne garantissent pas une hausse de la richesse réelle

Explication

La richesse en or et en argent ne se confond pas avec la richesse réelle : l’accumulation de métaux peut coïncider avec une forte inflation et un appauvrissement structurel. L’accumulation ne garantit donc pas l’enrichissement réel, et inflation et appauvrissement peuvent accompagner cette accumulation.

6. Quel ouvrage publié en 1758 par François Quesnay constitue une première tentative de modélisation systémique de l’économie dans son ensemble ?

Le Tableau des échanges commerciaux
La Richesse des nations
Le Tableau économique
Les Principes de l’économie politique

Le Tableau économique

Explication

Le Tableau économique, publié par Quesnay en 1758, modélise l’économie dans son ensemble. La Richesse des nations renvoie à Adam Smith, tandis que les autres intitulés ne désignent pas l’ouvrage associé à Quesnay.

7. Dans une analyse physiocratique, une exploitation agricole dégage un surplus tandis qu’un atelier transforme les récoltes et qu’un marchand les vend : quelle activité est considérée comme créatrice du produit net ?

La vente effectuée par le marchand
La production agricole issue de la terre
La transformation réalisée dans l’atelier
La circulation des biens entre les activités

La production agricole issue de la terre

Explication

La doctrine physiocratique attribue à la terre la création du produit net; l’industrie et le commerce déplacent ou transforment des richesses déjà produites. Attribuer le surplus à l’atelier confond transformation et création, l’attribuer au marchand confond vente et création, et la circulation décrit des échanges plutôt que la source du produit net.

8. Que met en évidence le Tableau économique lorsqu’il représente les échanges entre les classes productive, des propriétaires et stérile ?

L’accumulation de métaux précieux par le commerce extérieur
Les flux de biens et de monnaie circulant en boucle entre les classes
La quantité de récoltes produite par la seule classe agricole
La séparation des classes sans circulation entre elles

Les flux de biens et de monnaie circulant en boucle entre les classes

Explication

Le Tableau économique représente en boucle les flux de biens et de monnaie entre les trois classes. Réduire son contenu à la production agricole néglige les échanges, tandis que l’absence de circulation et l’accumulation de métaux précieux ne décrivent pas cette représentation.

9. Dans une économie où les prix et les décisions individuelles peuvent s’ajuster, quelle évolution les économistes classiques anticipent-ils lorsqu’ils laissent l’économie fonctionner sans intervention extérieure ?

Un plein emploi obtenu par la direction centralisée des activités
Une baisse durable de l’emploi causée par les décisions individuelles
Une tendance spontanée vers le plein emploi par coordination des intérêts individuels
Une absence de coordination entre les choix des différents acteurs

Une tendance spontanée vers le plein emploi par coordination des intérêts individuels

Explication

Pour les économistes classiques, la coordination des intérêts individuels permet à l’économie laissée à elle-même de tendre spontanément vers le plein emploi. Une contraction durable de l’emploi inverse cette idée, la planification centralisée n’en est pas le mécanisme, et l’absence de coordination contredit le principe d’autorégulation.

10. Une entreprise accroît sa production et verse ainsi des revenus supplémentaires aux ménages. Selon la loi de Say, quel effet ces revenus rendent-ils possible ?

L’apparition de produits sans revenus permettant de les acheter
L’achat des produits grâce aux revenus issus de leur production
La baisse de la demande parce que la production augmente
La transformation automatique de tous les revenus en investissement

L’achat des produits grâce aux revenus issus de leur production

Explication

Selon la loi de Say, la production crée les revenus qui permettent d’acheter les produits; l’offre crée ainsi sa propre demande. Faire diminuer la demande inverse cette relation, assimiler tous les revenus à de l’investissement confond la loi avec le mécanisme de l’épargne, et dissocier les produits des revenus contredit son principe. »

11. Dans une approche marginaliste, quel élément détermine principalement la valeur d’un bien ?

Le coût total de sa fabrication
L’utilité de la dernière unité consommée
L’utilité moyenne de toutes les unités
Le travail nécessaire à sa production

L’utilité de la dernière unité consommée

Explication

Pour les marginalistes, la valeur dépend de l’utilité de la dernière unité consommée. Le travail de production correspond à une autre conception de la valeur, le coût total ne constitue pas le critère marginaliste et l’utilité moyenne ne remplace pas celle de la dernière unité.

12. Une entreprise envisage de produire une unité supplémentaire d’un bien. Selon le raisonnement marginaliste, sur quoi doit-elle fonder sa décision ?

Sur la comparaison du prix de vente et du coût fixe de l’entreprise
Sur la comparaison des utilités et des coûts moyens de toute la production
Sur la comparaison de la valeur totale des ventes et du travail déjà investi
Sur la comparaison de l’utilité et du coût de cette unité supplémentaire

Sur la comparaison de l’utilité et du coût de cette unité supplémentaire

Explication

La décision à la marge consiste à comparer l’utilité et le coût de la dernière unité considérée. Les moyennes, le travail historique et les seuls coûts fixes ne correspondent pas à cette comparaison marginale.

13. Des entrepreneurs anticipent une hausse de la demande pour un produit. Dans l’analyse de Keynes, quelle conséquence cette anticipation a-t-elle directement sur l’activité ?

Elle attribue la détermination de la production aux décisions des ménages seuls
Elle oriente la production et l’emploi prévus par les entreprises
Elle fait dépendre la production de l’offre passée plutôt que de la demande anticipée
Elle confond la demande anticipée avec les prévisions d’investissement

Elle oriente la production et l’emploi prévus par les entreprises

Explication

Chez Keynes, la demande effective anticipée par les entrepreneurs détermine la production et l’emploi. L’offre passée relève d’un autre point de départ, les anticipations d’investissement sont une notion distincte et la détermination n’est pas attribuée aux seuls ménages.

14. Une entreprise ajuste sa production en fonction des ventes qu’elle prévoit, et une demande accrue l’incite à produire davantage. Quel principe keynésien cette situation illustre-t-elle ?

L’épargne détermine directement le volume de production
Les prix garantissent l’équilibre entre offre et demande
La demande crée sa propre offre
L’offre crée sa propre demande

La demande crée sa propre offre

Explication

Dans l’analyse keynésienne, la demande anticipée pousse les entreprises à produire : la demande crée sa propre offre. La loi de Say part de l’offre, l’ajustement par les prix est un autre mécanisme et l’épargne n’est pas présentée comme le déterminant direct de la production.

15. Dans le modèle keynésien présenté, quelle paire associe correctement chaque variable à son déterminant ?

Épargne liée au revenu, investissement lié aux anticipations
Épargne liée aux anticipations, investissement lié au revenu
Épargne et investissement liés aux anticipations
Épargne et investissement liés au revenu

Épargne liée au revenu, investissement lié aux anticipations

Explication

Dans le modèle présenté, l’épargne dépend du revenu tandis que l’investissement dépend des anticipations. Inverser ces déterminants ou attribuer le même déterminant aux deux variables confond leurs rôles respectifs.

16. Une baisse durable de la demande conduit les entreprises d’un pays à réduire leur production. Quelle évolution peut s’ensuivre dans le mécanisme keynésien décrit ?

Le revenu et l’emploi diminuent, et un équilibre de sous-emploi peut persister
Le plein emploi revient automatiquement malgré la faiblesse de la demande
Le revenu et l’emploi augmentent, et le sous-emploi disparaît
Le revenu augmente tandis que l’emploi diminue, sans sous-emploi durable

Le revenu et l’emploi diminuent, et un équilibre de sous-emploi peut persister

Explication

Une demande insuffisante pousse les entreprises à réduire la production, ce qui diminue le revenu et l’emploi et peut maintenir un équilibre de sous-emploi. La baisse de production ne fait pas augmenter revenu et emploi, et le retour automatique au plein emploi n’est pas garanti dans ce modèle.

17. Une entreprise réalise une production de 240 000 euros et utilise 90 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

240 000 euros
330 000 euros
150 000 euros
−150 000 euros

150 000 euros

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant la consommation intermédiaire de la production : 240 000 − 90 000 = 150 000 euros. Retenir la production confond production et valeur ajoutée, tandis que −150 000 inverse la soustraction et 330 000 additionne les montants.

18. Dans une économie, la consommation finale vaut 500 milliards d’euros, l’investissement 120 milliards, la variation des stocks 10 milliards, les exportations 80 milliards et les importations 95 milliards. Quel PIB obtient-on par l’optique des dépenses ?

645 milliards d’euros
615 milliards d’euros
605 milliards d’euros
805 milliards d’euros

615 milliards d’euros

Explication

L’optique des dépenses donne PIB=C+I+ΔS+(X−M)PIB = C + I + \Delta S + (X - M) : 500 + 120 + 10 + (80 − 95) = 615 milliards d’euros. Ajouter les importations donne 805, omettre les stocks donne 605 et inverser le solde extérieur donne 645 milliards.

19. Pour calculer le PIB selon l’optique des revenus, quels éléments faut-il additionner ?

Les rémunérations salariales, les profits et les impôts sur la production nets des subventions
La consommation finale, l’investissement et le solde extérieur
Les rémunérations salariales, les profits et les impôts sur la production bruts
La production totale, les importations et les rémunérations salariales

Les rémunérations salariales, les profits et les impôts sur la production nets des subventions

Explication

L’optique des revenus additionne les rémunérations salariales, les profits et les impôts sur la production nets des subventions. La consommation et l’investissement relèvent de l’optique des dépenses, la production totale ne remplace pas les revenus, et les impôts doivent être considérés nets des subventions.

20. Deux équipes calculent le PIB d’un même pays pour une même période : l’une utilise l’optique de production, l’autre l’optique de dépenses. Quelle relation doit-on attendre entre leurs résultats ?

Le calcul par la production doit donner un PIB plus élevé
Le calcul par les dépenses doit donner un PIB plus élevé
Les deux calculs doivent aboutir au même PIB
Les deux calculs doivent donner des PIB différents

Les deux calculs doivent aboutir au même PIB

Explication

Les optiques de production, de dépenses et de revenus sont trois façons de compter une même richesse : elles doivent donc aboutir au même PIB. Des résultats différents ne sont pas attendus du fait de la méthode, et la variation des stocks figure bien dans l’optique des dépenses.

21. Le revenu d’un ménage augmente de 10 %, et sa consommation augmente aussi, mais de 6 %. Quelle proposition correspond à l’analyse de Keynes ?

La consommation augmente exactement dans la même proportion que le revenu
La consommation augmente davantage que le revenu
La consommation diminue alors que le revenu augmente
La consommation augmente, mais moins que proportionnellement au revenu

La consommation augmente, mais moins que proportionnellement au revenu

Explication

Selon Keynes, la consommation augmente généralement avec le revenu, mais moins que proportionnellement à son augmentation. Une hausse identique ou supérieure ne respecte pas cette relation, et une baisse de consommation inverse le sens de l’évolution décrite.

22. Après une hausse de revenu de 200 euros, un ménage augmente sa consommation de 150 euros. Quelle est sa propension marginale à consommer, et respecte-t-elle la règle ?

0,75 ; elle est comprise entre 0 et 1
150 ; elle est exprimée en euros
0,25 ; elle correspond à la part consommée
1,33 ; elle est supérieure à 1

0,75 ; elle est comprise entre 0 et 1

Explication

La propension marginale à consommer est ΔCΔY=150200=0,75\frac{\Delta C}{\Delta Y} = \frac{150}{200} = 0,75, valeur comprise entre 0 et 1. Le rapport inversé vaut 1,33, 150 euros n’est pas une proportion, et 0,25 correspond ici à la part de la hausse du revenu qui n’est pas consommée.

23. Pour comparer deux années, un statisticien conserve les quantités de l’année de base et remplace leurs prix par ceux de l’année courante. Quelle formule donne l’indice de Laspeyres ?

PL=∑iPi1qi0∑iPi0qi0×100P^L=\frac{\sum_i P_i^1q_i^0}{\sum_i P_i^0q_i^0}\times100
PL=∑iPi1qi1∑iPi0qi0×100P^L=\frac{\sum_i P_i^1q_i^1}{\sum_i P_i^0q_i^0}\times100
PL=∑iPi1qi1∑iPi0qi1×100P^L=\frac{\sum_i P_i^1q_i^1}{\sum_i P_i^0q_i^1}\times100
PL=∑iPi1qi0∑iPi1qi1×100P^L=\frac{\sum_i P_i^1q_i^0}{\sum_i P_i^1q_i^1}\times100

$$P^L=\frac{\sum_i P_i^1q_i^0}{\sum_i P_i^0q_i^0}\times100$$

Explication

L’indice de Laspeyres valorise le panier de quantités de l’année de base aux prix de chaque période. Employer les quantités courantes au numérateur correspond à une confusion avec une pondération courante, et les autres formules modifient les quantités ou les prix du panier de base.

24. Que mesure le taux d’inflation entre deux périodes ?

Le taux de croissance de l’indice des prix
La variation du niveau général des salaires
Le taux de croissance du revenu des ménages
Le taux de croissance de la production réelle

Le taux de croissance de l’indice des prix

Explication

Le taux d’inflation est défini comme le taux de croissance de l’indice des prix entre deux périodes. La production réelle et les revenus peuvent évoluer différemment de cet indice.

25. Un indice des prix passe de 120 à 126 entre deux périodes consécutives. Quel est le taux d’inflation sur cette période ?

4,8 %
5 %
126 %
6 %

5 %

Explication

Le taux se calcule en rapportant la hausse de 6 points à l’indice initial de 120 : 126−120120×100=5%\frac{126-120}{120}\times100=5\%. Le résultat de 4,8 % utilise à tort l’indice final comme dénominateur, tandis que 6 correspond à la variation en points.

26. Une économiste veut isoler l’évolution des quantités produites entre deux années, sans confondre cette évolution avec celle des prix. Quelle mesure du PIB doit-elle utiliser ?

Le PIB nominal, évalué aux prix d’une année de référence
Le PIB nominal, évalué aux prix de l’année étudiée
Le PIB réel, évalué aux prix de l’année étudiée
Le PIB réel, évalué aux prix d’une année de référence

Le PIB réel, évalué aux prix d’une année de référence

Explication

Le PIB réel mesure la production en volume en évaluant les quantités de la période aux prix d’une année de référence, ce qui neutralise l’évolution des prix. Le PIB nominal repose sur les prix courants, tandis que les deux autres formulations inversent les caractéristiques des mesures.

27. Une économie produit deux biens durant l’année t. Pour calculer son PIB nominal, comment faut-il valoriser les quantités produites ?

Aux prix de l’année t, avec les quantités de référence
Aux prix de référence, avec les quantités de référence
Aux prix de référence, avec les quantités de l’année t
Aux prix de l’année t, avec les quantités de l’année t

Aux prix de l’année t, avec les quantités de l’année t

Explication

Le PIB nominal de l’année t est la somme des prix courants multipliés par les quantités produites pendant cette même année : Ytnom=∑iPitqitY_t^{nom}=\sum_i P_i^tq_i^t. L’utilisation de prix de référence relève du PIB réel, et les quantités de référence ne décrivent pas la production de l’année t.

28. Pour mesurer le PIB réel de l’année t, une analyste dispose des quantités produites durant t et des prix d’une année de référence. Quelle opération doit-elle effectuer ?

Multiplier les quantités de t par les prix de référence, puis sommer
Multiplier les quantités de référence par les prix de référence, puis sommer
Multiplier les quantités de t par les prix de t, puis sommer
Multiplier les quantités de référence par les prix de t, puis sommer

Multiplier les quantités de t par les prix de référence, puis sommer

Explication

Le PIB réel valorise les quantités effectivement produites en t aux prix de référence : Ytreˊel=∑iPirefqitY_t^{réel}=\sum_i P_i^{ref}q_i^t. L’emploi des prix courants donne le PIB nominal, tandis que l’emploi des quantités de référence ne mesure pas la production de t.

29. Une personne souhaite échanger des pommes contre du pain, mais le boulanger ne veut pas de pommes. Quel obstacle empêche l’échange direct ?

L’absence d’un prix commun pour les échanges
L’absence d’un paiement à une date ultérieure
L’absence de double coïncidence des besoins
L’absence d’une quantité suffisante de biens

L’absence de double coïncidence des besoins

Explication

Sans monnaie, l’échange direct exige que chacun veuille précisément le bien proposé par l’autre : c’est la double coïncidence des besoins. Le manque de biens, l’absence de prix commun et le paiement différé ne désignent pas cet obstacle.

30. Qu’est-ce qui explique qu’une monnaie soit acceptée comme moyen de paiement par les agents ?

L’obligation légale qui impose son usage dans chaque échange
La valeur matérielle du support utilisé pour la fabriquer
La confiance dans le fait que les autres l’accepteront
Le rendement financier qu’elle procure à son détenteur

La confiance dans le fait que les autres l’accepteront

Explication

La monnaie est acceptée parce que chacun a confiance dans son acceptation par les autres. Sa valeur matérielle, une obligation légale ou un rendement financier ne sont pas le fondement indiqué de cette acceptation.

31. Un moyen de paiement permet de régler un achat, de comparer les prix et de transférer du pouvoir d’achat vers l’avenir. Quelles fonctions monétaires ces usages illustrent-ils ?

Intermédiaire des échanges, unité de compte et réserve de valeur
Intermédiaire des échanges, création de crédit et liquidité
Création de crédit, réserve de valeur et paiement différé
Réserve de valeur, dépôt bancaire et unité de compte

Intermédiaire des échanges, unité de compte et réserve de valeur

Explication

La monnaie sert d’intermédiaire des échanges, d’unité de compte pour exprimer les prix et de réserve de valeur pour transférer du pouvoir d’achat dans le temps. La création de crédit et le dépôt bancaire ne font pas partie de ces trois fonctions.

32. Lina paie un achat avec des pièces, tandis que Marc règle le sien par carte à partir de son compte courant. Comment classer ces deux formes de monnaie ?

Les pièces et le solde bancaire sont tous deux scripturaux
Les pièces sont fiduciaires et le solde bancaire est scriptural
Les pièces sont scripturales et le solde bancaire est fiduciaire
Les pièces et le solde bancaire sont tous deux fiduciaires

Les pièces sont fiduciaires et le solde bancaire est scriptural

Explication

La monnaie fiduciaire comprend les billets et les pièces, tandis que la monnaie scripturale correspond aux dépôts détenus sur les comptes bancaires. La réponse qui inverse ces catégories confond leurs supports, et les deux autres classent à tort les pièces ou les dépôts.

33. À un instant donné, quels éléments constituent les encaisses monétaires détenues par un ménage ?

Ses dépenses mensuelles et la valeur de ses placements
Ses billets détenus et les soldes de ses comptes courants
Ses revenus futurs et les soldes de ses comptes courants
Ses billets détenus et la valeur de ses obligations

Ses billets détenus et les soldes de ses comptes courants

Explication

Les encaisses monétaires désignent les billets et les soldes de comptes courants détenus à un instant donné. Les obligations, les revenus futurs et les dépenses prévues ne sont pas des encaisses monétaires détenues.

34. Un agent conserve de la monnaie pour régler ses dépenses courantes, faire face à une dépense imprévue et saisir une occasion de placement. Quels motifs de détention de monnaie cela illustre-t-il chez Keynes ?

Précaution, épargne contractuelle et placement
Transaction, précaution et spéculation
Spéculation, consommation durable et financement
Transaction, rendement et investissement productif

Transaction, précaution et spéculation

Explication

Keynes distingue les motifs de transaction, de précaution et de spéculation pour expliquer la détention de monnaie. Le rendement, l’investissement productif, l’épargne contractuelle et la consommation durable ne remplacent pas ces trois motifs.

35. Une entreprise détient une quantité de monnaie M=900M = 900 et le niveau général des prix est P=3P = 3. Quelle est la valeur de ses encaisses réelles ?

300300
897897
1300\frac{1}{300}
2 7002\,700

$$300$$

Explication

Les encaisses réelles se calculent par M/PM/P : 900/3=300900/3 = 300. Multiplier donne 2 7002\,700, inverser le rapport donne 1/3001/300, et soustraire les valeurs ne correspond pas à la formule.

36. Le taux d’intérêt augmente et les autres conditions restent inchangées. Quelle évolution de la détention de monnaie les agents sont-ils incités à choisir ?

Conserver la même quantité de monnaie, car son rendement augmente
Détenir moins de monnaie, car son coût d’opportunité augmente
Détenir plus de monnaie, car les titres deviennent moins rémunérateurs
Détenir plus de monnaie, car son coût d’opportunité augmente

Détenir moins de monnaie, car son coût d’opportunité augmente

Explication

Quand le taux d’intérêt augmente, renoncer au rendement des titres pour garder de la monnaie devient plus coûteux : les agents souhaitent donc en détenir moins. Augmenter les encaisses inverse cet effet, tandis que la monnaie rapporte presque rien et que le taux ne rend pas les titres moins rémunérateurs.

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Qu’étudie la science économique concernant les ressources et la production ?

L’allocation de ressources rares et la production de biens et services destinés à satisfaire des besoins.

À quelle quantité les mercantilistes associent-ils la richesse d’une nation ?

À la quantité d’or et d’argent qu’elle possède.

Que doit faire un pays sans mines de métaux précieux pour attirer l’or et l’argent ?

Exporter plus qu’il n’importe afin de dégager un excédent commercial.

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