QCM : Découverte de la science économique (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les deux sens du mot « économie » ?

Un marché national et une politique monétaire
Un système social et une pensée qui l’étudie
Une entreprise privée et une administration publique
Une théorie financière et une pratique comptable

Un système social et une pensée qui l’étudie

Explication

Le mot « économie » peut désigner l’organisation sociale de la production, des échanges et de la consommation, ainsi que la discipline qui l’étudie. Confondre ces deux sens avec des institutions ou des pratiques financières ne rend pas compte de cette distinction.

2. Quel est l’objectif général de l’organisation économique des sociétés ?

Satisfaire les besoins et améliorer durablement le bien-être
Fixer des règles indépendamment de la production et de la consommation
Organiser la consommation en évitant toute forme d’échange
Accroître les échanges sans tenir compte des ressources disponibles

Satisfaire les besoins et améliorer durablement le bien-être

Explication

Les sociétés s’organisent pour produire, échanger et consommer avec des ressources limitées afin de satisfaire les besoins et d’améliorer durablement le bien-être. Les règles encadrent ces activités, mais elles ne constituent pas à elles seules l’objectif de l’organisation économique.

3. Comment la science peut-elle être définie ?

Comme l’accumulation de croyances partagées par une communauté
Comme l’expression structurée de préférences individuelles sur le monde
Comme la production de connaissances sur le monde qui nous entoure
Comme la formulation de jugements personnels fondés sur l’intuition

Comme la production de connaissances sur le monde qui nous entoure

Explication

La science produit des connaissances, ou des vérités scientifiques, concernant le monde qui nous entoure. Une opinion peut être argumentée ou largement partagée sans constituer pour autant une vérité scientifique.

4. Quel mécanisme caractérise le raisonnement scientifique ?

Il relie logiquement des éléments par une nécessité modélisée
Il juxtapose des observations sans établir de relation entre elles
Il décrit des événements sans rechercher de régularité ou de causalité
Il remplace les faits observés par des convictions intuitives

Il relie logiquement des éléments par une nécessité modélisée

Explication

Le raisonnement scientifique établit des relations logiques de nécessité, notamment sous la forme de régularités ou de causalités, grâce à la modélisation. Une simple juxtaposition d’observations ne permet pas de construire ce type de relation explicative.

5. Quelle exigence s’applique à une vérité scientifique ?

Elle doit être considérée comme vraie lorsqu’elle fournit une explication intuitivement convaincante
Elle doit pouvoir être soumise à des épreuves susceptibles de la mettre en difficulté
Elle doit être acceptée dès lors qu’elle correspond à une opinion largement partagée
Elle doit rester protégée contre toute épreuve pouvant remettre en cause sa validité

Elle doit pouvoir être soumise à des épreuves susceptibles de la mettre en difficulté

Explication

Une vérité scientifique doit être exposée à des tests qui pourraient la mettre en difficulté, ce qui la rend ouverte à la réfutation. Une proposition n’acquiert donc pas son statut scientifique parce qu’elle est populaire ou simplement intuitive.

6. Pourquoi la science économique est-elle classée parmi les sciences humaines ?

Parce qu’elle établit des lois qui concernent des objets dépourvus de comportements
Parce qu’elle étudie les comportements et les choix des êtres humains
Parce qu’elle décrit les phénomènes naturels indépendamment des actions humaines
Parce qu’elle analyse principalement les propriétés physiques de la matière

Parce qu’elle étudie les comportements et les choix des êtres humains

Explication

La science économique est une science humaine puisqu’elle porte sur les comportements et les choix des êtres humains. L’étude d’objets physiques ou de phénomènes naturels indépendamment des conduites humaines relève d’autres domaines scientifiques.

7. Comment faut-il comprendre la dimension économique d’un phénomène social ?

Un phénomène économique concerne des échanges sans rapport avec les institutions
Un phénomène social devient économique lorsqu’il est mesuré par une quantité monétaire
Un phénomène peut avoir une dimension économique parmi plusieurs autres
Un phénomène économique forme une catégorie séparée de toute dimension sociale

Un phénomène peut avoir une dimension économique parmi plusieurs autres

Explication

Les phénomènes étudiés peuvent comporter plusieurs dimensions, si bien qu’il n’existe pas de phénomènes purement économiques ou purement non économiques. La présence d’une dimension monétaire ne suffit donc pas à définir à elle seule le caractère économique d’un phénomène.

8. Comment la science économique conçoit-elle le comportement humain qu’elle étudie ?

Comme des réactions déterminées sans rapport avec des objectifs personnels
Comme des décisions prises avec des ressources et des possibilités illimitées
Comme des choix effectués sous contrainte et orientés vers des objectifs
Comme des préférences observées sans tenir compte des contraintes rencontrées

Comme des choix effectués sous contrainte et orientés vers des objectifs

Explication

Le comportement humain étudié par la science économique est défini par des choix réalisés sous contrainte et orientés vers des objectifs. L’analyse économique tient donc compte à la fois des finalités poursuivies et des limites qui pèsent sur les décisions.

9. Quelle situation illustre le mieux la notion économique de rareté ?

Des ressources limitées peuvent être affectées à plusieurs usages concurrents
Des ressources gratuites répondent à des besoins sans nécessiter de décision
Des ressources abondantes permettent de satisfaire chaque désir sans arbitrage
Des ressources disponibles en quantité fixe ont une utilité identique pour tous

Des ressources limitées peuvent être affectées à plusieurs usages concurrents

Explication

La rareté apparaît lorsque des ressources limitées ont des usages alternatifs face à des besoins concurrents. L’abondance illimitée supprimerait au contraire la contrainte et les arbitrages économiques.

10. Que pourraient faire les individus en l’absence totale de rareté ?

Obtenir tout ce qu’ils désirent sans choisir ni arbitrer
Échanger des ressources afin de satisfaire des besoins incompatibles
Choisir entre des productions concurrentes selon leurs préférences
Travailler davantage pour accroître la quantité de biens disponibles

Obtenir tout ce qu’ils désirent sans choisir ni arbitrer

Explication

Sans rareté, chacun pourrait obtenir tout ce qu’il désire, ce qui rendrait inutiles le choix, le travail, la production, l’échange et la fixation des prix. Les autres réponses décrivent des comportements rendus nécessaires par une contrainte de ressources.

11. Quelle formulation correspond à la définition de la science économique proposée par Lionel Robbins ?

Elle analyse la formation des prix indépendamment des besoins et des ressources
Elle décrit la production de richesses par les entreprises dans une économie donnée
Elle étudie la relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs
Elle mesure les revenus distribués entre les différents groupes sociaux

Elle étudie la relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs

Explication

Pour Lionel Robbins, l’économie étudie le comportement humain comme une relation entre des fins et des moyens rares susceptibles d’usages alternatifs. Les autres formulations réduisent l’analyse économique à un domaine particulier.

12. Quel objectif guide la recherche économique concernant l’utilisation des ressources rares ?

Accroître la consommation présente sans examiner l’utilisation des ressources
Rechercher une allocation optimale liée à l’efficience et à la productivité
Maintenir les mêmes productions même lorsque les usages possibles évoluent
Répartir les ressources selon les préférences sans comparer les résultats obtenus

Rechercher une allocation optimale liée à l’efficience et à la productivité

Explication

La science économique recherche une allocation optimale des ressources, en relation avec l’efficience et la productivité. Une allocation pertinente exige au contraire d’examiner les usages et les résultats associés aux ressources.

13. Que signifie qu’un individu est rationnel dans le raisonnement économique ?

Ses choix reposent sur une information complète concernant toutes les possibilités
Ses choix maximisent une satisfaction identique pour chaque personne
Ses choix sont cohérents avec ses objectifs et ses contraintes
Ses choix suivent les décisions observées chez la majorité des individus

Ses choix sont cohérents avec ses objectifs et ses contraintes

Explication

La rationalité signifie qu’un choix fait sens au regard des objectifs et des contraintes de l’individu. Elle n’implique pas que celui-ci dispose d’une information parfaite sur toutes les alternatives.

14. Comment une analyse coût-bénéfice aide-t-elle à choisir entre plusieurs possibilités ?

Elle compare les coûts et les bénéfices associés aux alternatives disponibles
Elle compare une décision présente avec les résultats moyens de l’économie
Elle retient l’option dont le coût monétaire immédiat est le plus faible
Elle évalue les bénéfices d’une décision sans considérer les sacrifices associés

Elle compare les coûts et les bénéfices associés aux alternatives disponibles

Explication

L’analyse coût-bénéfice confronte les coûts et les bénéfices de chaque alternative disponible. Se limiter au coût monétaire immédiat négligerait d’autres coûts ou avantages pertinents pour la décision.

15. Une étudiante consacre une soirée à préparer un examen plutôt qu’à travailler dans un restaurant. Quel est son coût d’opportunité ?

Le bénéfice obtenu par la réussite future de l’examen préparé
Le temps total consacré à toutes les activités possibles ce soir-là
La somme dépensée pour acheter les fournitures nécessaires à l’examen
Le meilleur avantage abandonné en choisissant la préparation de l’examen

Le meilleur avantage abandonné en choisissant la préparation de l’examen

Explication

Le coût d’opportunité correspond à la meilleure alternative abandonnée, ici l’avantage lié au travail au restaurant. La dépense directement observée relève du coût monétaire et ne constitue pas nécessairement le coût d’opportunité.

16. Que compare le raisonnement à la marge avant de modifier une décision ?

Les coûts passés d’une activité avec les dépenses prévues pour plusieurs projets
Les variations marginales du bénéfice et du coût liées à la modification
Les bénéfices totaux d’une décision avec les coûts totaux d’une autre décision
Les revenus d’un individu avec la production totale de son économie

Les variations marginales du bénéfice et du coût liées à la modification

Explication

Le raisonnement à la marge compare les changements supplémentaires de bénéfice et de coût provoqués par une modification du choix. Une comparaison de grandeurs totales ne renseigne pas directement sur l’intérêt de cette modification.

17. Dans quels contextes les choix individuels peuvent-ils se coordonner par l’échange ?

Le marché, l’État, la famille et la communauté
L’État, la technologie, la concurrence et la croissance
Le marché, la banque, l’entreprise et la monnaie
La famille, la production, la consommation et l’investissement

Le marché, l’État, la famille et la communauté

Explication

Les quatre contextes de coordination par l’échange sont le marché, l’État, la famille et la communauté. Le marché constitue donc un mode de coordination parmi plusieurs, et non le cadre de tous les échanges.

18. Quel objet relève principalement de la macroéconomie ?

Les phénomènes qui affectent l’économie dans son ensemble à différentes échelles
La comparaison des coûts de production de deux ateliers concurrents
La fixation du prix d’un produit par une entreprise particulière
Les décisions d’achat d’un consommateur confronté à un budget limité

Les phénomènes qui affectent l’économie dans son ensemble à différentes échelles

Explication

La macroéconomie étudie les phénomènes touchant l’économie dans sa globalité, à l’échelle régionale, nationale ou supranationale. Les autres réponses portent sur des décisions ou des unités particulières, relevant davantage de l’analyse individuelle.

19. Comment peut-on définir les institutions dans l’analyse économique ?

Comme les mécanismes monétaires qui déterminent les prix des marchandises
Comme les règles du jeu qui structurent les incitations des individus
Comme les organisations publiques qui produisent l’ensemble des biens collectifs
Comme les préférences culturelles qui orientent les choix de consommation

Comme les règles du jeu qui structurent les incitations des individus

Explication

Les institutions sont les règles du jeu qui structurent les incitations à l’origine des choix individuels. Elles ne se limitent donc ni aux organisations publiques ni aux mécanismes monétaires.

20. Lorsqu’il construit un modèle économique, que doit préciser l’économiste pour analyser le comportement d’un décideur ?

Ses revenus, ses préférences et la moyenne observée dans la population
Ses résultats passés, ses erreurs et les opinions des autres décideurs
Ses prix, ses bénéfices et les tendances générales de l’économie
Ses objectifs, ses contraintes et les effets d’une variation de ces éléments

Ses objectifs, ses contraintes et les effets d’une variation de ces éléments

Explication

Un modèle économique identifie les décideurs, leurs objectifs, leurs contraintes et les conséquences d’une modification de ces paramètres. Les objectifs désignent les fins poursuivies, tandis que les contraintes correspondent aux moyens disponibles et aux règles en vigueur.

21. Une entreprise compare l’effet d’une hausse du salaire sur le bénéfice marginal et le coût marginal d’une embauche : quelle méthode applique-t-elle ?

L’inférence causale
La statique comparative
La comptabilité nationale
La théorie de la croissance

La statique comparative

Explication

La statique comparative examine les effets d’une variation d’un paramètre sur les choix, notamment en comparant le bénéfice marginal et le coût marginal. L’inférence causale intervient plutôt lors de la confrontation empirique d’une prédiction aux données.

22. Après avoir formulé une conclusion théorique sur une politique publique, quelle étape permet à l’économiste d’évaluer sa validité empirique ?

La transformer en hypothèse normative sans examiner les observations
La remplacer par une description historique des décisions étudiées
En tirer une prédiction testable et la confronter aux données
La déduire à nouveau à partir des préférences des décideurs

En tirer une prédiction testable et la confronter aux données

Explication

Le raisonnement économique conduit d’une conclusion théorique à une prédiction testable, puis à une confrontation avec les données à l’aide de l’économétrie ou de l’inférence causale. Une affirmation théorique non testée ne constitue pas encore une validation empirique.

23. Dans l’exemple du SMIC, quelle prédiction découle d’une hausse du coût du travail lorsque celui-ci dépasse le bénéfice marginal d’un salarié ?

L’employeur réduit ses embauches, ce qui fait baisser l’emploi peu qualifié toutes choses égales par ailleurs
L’employeur augmente ses embauches, car chaque salarié devient plus rentable pour l’entreprise
L’emploi peu qualifié reste inchangé, car une prédiction théorique décrit déjà le résultat empirique
Les salariés peu qualifiés travaillent davantage, car leur productivité marginale augmente avec le salaire

L’employeur réduit ses embauches, ce qui fait baisser l’emploi peu qualifié toutes choses égales par ailleurs

Explication

Si le coût du travail dépasse le bénéfice marginal d’un salarié, l’employeur est incité à réduire ses embauches, ce qui conduit à prévoir une baisse de l’emploi peu qualifié. Cette prédiction théorique doit encore être confrontée aux données, qui peuvent en nuancer la portée.

24. Quelle conception du domaine de la science économique est la plus large parmi les quatre conceptions présentées ?

L’étude des biens matériels produits et consommés
L’étude des relations mesurables entre phénomènes économiques
L’étude des choix réalisés sous contrainte de rareté
L’étude des prix des biens et services marchands

L’étude des choix réalisés sous contrainte de rareté

Explication

La conception fondée sur les choix sous rareté couvre tout choix effectué avec des ressources rares, ce qui lui donne une portée très large. La conception centrée sur la richesse matérielle est au contraire plus étroite, car elle se limite aux biens matériels.

25. Quel risque présente une conception de l’économie centrée sur tous les choix réalisés avec des ressources rares ?

Elle peut empêcher l’étude des comportements lorsque les ressources sont abondantes
Elle peut limiter l’analyse aux biens matériels échangés sur les marchés
Elle peut conduire à une théorie spéculative si elle est peu confrontée à la réalité
Elle peut exclure les décisions individuelles parce qu’elles sont difficiles à mesurer

Elle peut conduire à une théorie spéculative si elle est peu confrontée à la réalité

Explication

Une définition très large fondée sur les choix sous rareté peut produire une théorie spéculative lorsqu’elle n’est pas suffisamment confrontée aux faits. Elle n’exclut pas les décisions individuelles et ne se limite pas aux biens matériels.

26. Quel objet relève principalement de la microéconomie ?

L’évolution générale du niveau des prix dans l’ensemble d’une économie
Les décisions d’un consommateur et leurs interactions avec celles des producteurs
Les fluctuations globales de la production et de l’emploi
Les effets nationaux d’une variation de la demande globale

Les décisions d’un consommateur et leurs interactions avec celles des producteurs

Explication

La microéconomie étudie les décisions des individus et leurs interactions, notamment celles des consommateurs et des producteurs. Les évolutions générales des prix, de la production ou de l’emploi relèvent plutôt de la macroéconomie.

27. Pourquoi affirme-t-on que la macroéconomie possède des fondements microéconomiques tout en restant une discipline distincte ?

Les phénomènes macroéconomiques remplacent les décisions individuelles par des relations indépendantes des comportements
La macroéconomie décrit les choix de chaque consommateur avec les mêmes outils que la microéconomie
Les décisions individuelles expliquent les agrégats, qui peuvent alors être étudiés sans méthode spécifique
Les phénomènes macroéconomiques résultent de décisions individuelles, mais leur étude mobilise des questions et méthodes propres

Les phénomènes macroéconomiques résultent de décisions individuelles, mais leur étude mobilise des questions et méthodes propres

Explication

Les phénomènes macroéconomiques émergent des décisions de millions d’individus, ce qui leur donne des fondements microéconomiques. Toutefois, la macroéconomie conserve des questions et des méthodes distinctes, notamment pour analyser les grandeurs agrégées.

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Que désigne le mot « économie » en tant que système social ?

Un système d’organisation de la production, des échanges et de la consommation.

Que désigne le mot « économie » en tant que système de pensée ?

L’étude de l’organisation sociale de la production, des échanges et de la consommation.

Pourquoi les sociétés s’organisent-elles pour produire, échanger et consommer ?

Pour satisfaire les besoins et améliorer le bien-être durablement.

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