Asymétrie d'information : situation où une des deux parties présentes sur un marché (offreurs ou demandeurs) dispose d’informations dont l’autre partie n’a pas connaissance. (source : chapitre V)
Sélection adverse (ou antisélection) : conséquence d’une asymétrie d’information où, en raison d’informations incomplètes, les produits ou agents de moindre qualité ou à risque élevé ont tendance à dominer le marché, ce qui peut conduire à une dégradation de la qualité ou à la disparition du marché. (source : chapitre V)
Aléa moral : situation où, après un échange, un agent économique adopte un comportement imprudent ou risqué parce qu’il est protégé en partie du risque, ce qui peut entraîner une augmentation des comportements à risque ou une inefficacité. (source : chapitre V)
L’asymétrie d’information concerne la disparité de connaissance entre les parties, souvent entre vendeurs et acheteurs, ou assureurs et assurés.
La sélection adverse se manifeste notamment dans le marché des voitures d’occasion, où le vendeur connaît la qualité du véhicule, mais l’acheteur non, pouvant conduire à une élimination des bonnes voitures du marché.
L’aléa moral apparaît après la conclusion d’un contrat, par exemple dans l’assurance automobile, où l’assuré peut adopter un comportement plus risqué car il est partiellement protégé contre les conséquences.
Ces deux phénomènes peuvent entraîner une inefficacité du marché, une mauvaise allocation des ressources, voire la disparition du marché.
Les asymétries d'information, en favorisant la sélection adverse et l’aléa moral, sont des défaillances du marché qui empêchent une allocation optimale des ressources et nécessitent souvent une intervention pour limiter leurs effets négatifs.
Sélection adverse (ou antisélection) : Situation où, en raison d’une asymétrie d’information, une des parties présentes sur un marché dispose d’informations que l’autre ne possède pas, ce qui peut conduire à une mauvaise allocation des ressources ou à la disparition du marché. Elle se manifeste lorsque les agents ayant un risque ou une qualité inférieure sont plus susceptibles de participer ou de vendre, ce qui dégrade la qualité globale du marché (exemple : marché des voitures d’occasion). La sélection adverse peut aboutir à une exclusion des bonnes qualités ou à une défaillance du marché.
Aléa moral : Situation où, après la conclusion d’un échange ou d’un contrat, un agent adopte un comportement imprudent ou risqué parce qu’il est protégé ou couvert contre le risque. Elle résulte d’une asymétrie d’information post-transaction, où l’agent ne supporte pas entièrement les conséquences de ses actions (exemple : conducteurs assurés qui conduisent imprudemment). L’aléa moral peut entraîner une surconsommation ou une augmentation du risque pour la société ou le marché.
La sélection adverse et l’aléa moral sont deux formes majeures de défaillance du marché liées à l’asymétrie d’information. La première survient avant l’échange, la seconde après, et toutes deux peuvent conduire à une inefficacité ou à la disparition du marché si elles ne sont pas corrigées.
Externalité positive : conséquence positive d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une compensation par le marché (ex : pollinisation par les abeilles, effets bénéfiques de la recherche et développement).
Externalité négative : conséquence négative d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une indemnisation par le marché (ex : pollution par le plastique, effets nocifs du tabac).
Aléa moral : situation où un agent économique adopte un comportement imprudent dès lors qu’il est partiellement protégé du risque, apparaissant après la réalisation de l’échange (ex : conducteurs assurés qui prennent plus de risques, comportements à risque liés à une assurance santé).
L’aléa moral survient lorsque la protection contre le risque incite un agent à adopter un comportement imprudent, ce qui peut entraîner des défaillances de marché et des coûts pour la collectivité. Des mécanismes comme le bonus-malus ou la différenciation des contrats sont utilisés pour limiter cet effet.
Biens publics : Biens qui sont non rivaux et non excluables, c’est-à-dire que leur consommation par une personne n’empêche pas celle des autres et qu’il est impossible d’en limiter l’accès par un prix ou une barrière (voir section 7).
Biens communs : Biens rivaux et non excluables, ce qui signifie que leur consommation par une personne réduit la disponibilité pour les autres, mais qu’il est difficile de limiter l’accès à leur usage (voir section 7).
Les externalités, qu’elles soient positives ou négatives, illustrent des défaillances du marché où l’intérêt collectif n’est pas toujours pris en compte, nécessitant une intervention pour atteindre une allocation optimale des ressources.
Externalité négative : Conséquence négative d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une indemnisation par le marché. Elle affecte la collectivité sans que les responsables de l’activité en supportent directement le coût (Dossier 3 doc 1).
Pollueur-payeur : Principe selon lequel les producteurs ou les consommateurs responsables d’une externalité négative doivent supporter les coûts liés à cette externalité, notamment par le biais d’une taxe ou d’une contribution financière (Dossier 4).
Les externalités négatives représentent une défaillance du marché où les coûts sociaux ne sont pas supportés par les responsables, nécessitant une intervention publique pour internaliser ces coûts via le principe du pollueur-payeur.
Externalité positive : conséquence positive d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une compensation par le marché (source : dossier 3 doc 1). Elle résulte d’effets bénéfiques pour la collectivité sans rémunération ou paiement correspondant.
Recherche et développement (R&D) : activités visant à créer de nouvelles connaissances, innovations ou technologies. Elles génèrent des externalités positives car leurs effets profitent à d’autres agents économiques sans que ceux-ci versent une contrepartie (source : dossier 3 doc 2). La part des dépenses de R&D financées par l’État représente 40 % des dépenses totales, favorisant ces externalités.
Les externalités positives sont des effets bénéfiques non rémunérés pour la société, souvent liés à la recherche ou à des activités innovantes, et nécessitent une intervention pour encourager leur production.
Biens rivaux : Biens dont la consommation par une personne empêche ou réduit la consommation par une autre (exemple : une tablette de chocolat). La rivalité concerne la disponibilité du bien pour d’autres usagers.
Biens non rivaux : Biens dont la consommation par une personne n’empêche pas la consommation par une autre (exemple : l’éclairage d’une salle de classe). La non-rivalité signifie que plusieurs peuvent en bénéficier simultanément sans diminution de la qualité ou de la quantité.
Excluabilité : Caractère d’un bien permettant de limiter l’accès à ce bien par des barrières tarifaires ou autres moyens. Si l’accès peut être contrôlé, le bien est excluable.
Biens privés : Biens caractérisés par une rivalité et une excluabilité. Exemple : moto, plat cuisiné. La production et la consommation sont limitées par le prix et l’accès.
Biens collectifs : Biens non rivaux et non excluables. Exemple : défense nationale, phare, feu d’artifice. La non-rivalité empêche leur fourniture par le marché car il est difficile de faire payer leur usage.
Biens de club : Biens excluables mais non rivaux. Exemple : enseignement privé, abonnement à un site de streaming, route à péage. La mise en place d’un droit ou d’un abonnement limite l’accès tout en permettant une consommation collective.
Les caractéristiques de rivalité et d’excluabilité déterminent si un bien peut être efficacement produit par le marché ou nécessite une intervention publique pour éviter la surexploitation ou la sous-production.
Biens communs : Selon le contenu source, ce sont des biens qui sont à la fois rivaux et non excluables. La rivalité signifie que la consommation par une personne réduit la disponibilité pour les autres, tandis que la non-excluabilité indique qu'il est difficile d'empêcher l'accès à ces biens, même en l'absence de paiement (ex : qualité de l’air, forêts, climat, faune et flore).
Passager clandestin : Comportement où certains pays ou individus refusent de faire des efforts pour réduire leurs émissions ou leur consommation, en espérant que les autres en feront suffisamment pour éviter les dégâts futurs. Ce comportement est lié à la caractéristique des biens communs, qui sont non excluables, ce qui incite certains à profiter des efforts des autres sans contribuer eux-mêmes.
Les biens communs, par leur nature non excluable et rivale, favorisent le comportement de passager clandestin, ce qui peut conduire à leur surexploitation et à la tragédie des biens communs. La coopération internationale est essentielle pour limiter ces effets négatifs.
Externalité positive : Conséquence positive d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une compensation par le marché. Exemple : la pollinisation par les abeilles, qui favorise la production de fruits sans rémunération spécifique (voir dossier 3 doc 1).
Externalité négative : Conséquence négative d’une activité de production ou de consommation qui ne donne pas lieu à une indemnisation par le marché. Exemple : la pollution par le plastique, qui engendre des coûts pour la collectivité sans compensation par les responsables (voir dossier 3 doc 1).
Pollueur-payeur : Principe selon lequel le responsable d’une externalité négative doit supporter les coûts qu’il engendre, notamment par le biais d’une taxe ou d’un paiement destiné à internaliser ces coûts (voir dossier 4).
Antisélection : Situation où, en raison d’une asymétrie d’information, les parties avec un risque élevé ont tendance à se faire préférer ou à rester sur le marché, tandis que les parties avec un risque faible se retirent, menant à une dégradation de la qualité ou à une disparition du marché (voir section 1).
Aléa moral : Situation où, après la conclusion d’un échange ou d’un contrat, un agent économique adopte un comportement imprudent ou risqué parce qu’il est partiellement protégé contre les conséquences de ses actions, ce qui peut entraîner une surconsommation ou un comportement à risque (voir section 1).
| Thème | Notions clés | Exemples | Mécanismes de correction | Auteur / Source |
|---|---|---|---|---|
| Asymétries d'information | Disparité de connaissance entre parties | Vente voiture d’occasion, assurance | Contrôles, labels, affichage d’informations | Chapitre V |
| Sélection adverse | Mauvaise qualité ou risque élevé dominent le marché | Marché des voitures d’occasion | Contrôles, garanties, labels | Chapitre V |
| Aléa moral | Comportement imprudent après l’échange | Conducteurs assurés, comportements à risque | Bonus-malus, différenciation des contrats | Chapitre V |
| Externalités positives | Effets bénéfiques non rémunérés | R&D, pollinisation | Subventions, incitations | Section 7 |
| Externalités négatives | Effets néfastes non indemnisés | Pollution plastique | Taxes, réglementations | Section 7 |
| Biens publics | Non rivaux, non excluables | Défense nationale, éclairage public | Financement collectif, impôts | Section 7 |
| Biens communs | Rivaux, non excluables | Eau, air, climat | Régulation, quotas | Section 7 |
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1. Qu'est-ce qu'une asymétrie d'information dans un marché économique ?
2. Quelle est la cause principale de la sélection adverse dans un marché ?
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Asymétrie d'information — définition ?
Disparité de connaissance entre parties.
Sélection adverse — rôle ?
Dégrade la qualité du marché.
Aléa moral — mécanisme ?
Agent adopte comportement risqué après contrat.
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