QCM : École historique et institutionnalisme américain — 56 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une institution économique ?

Un ensemble de techniques utilisées par les entreprises pour accroître leur productivité
Un ensemble de richesses et de revenus produits par les échanges économiques
Un ensemble de marchés et de prix déterminés par la concurrence internationale
Un ensemble de règles et d’organisations qui structurent l’activité économique

Un ensemble de règles et d’organisations qui structurent l’activité économique

Explication

Une institution économique combine des règles formelles ou informelles et les organisations dans lesquelles elles peuvent se cristalliser. Les richesses et les techniques productives constituent des éléments de l’activité économique, mais ne définissent pas une institution.

2. Laquelle de ces associations distingue correctement une institution formelle d’une institution informelle ?

Une pratique sociale est formelle, tandis qu’un contrat est informel
Une norme sociale est formelle, tandis qu’une loi est informelle
Une coutume est formelle, tandis qu’une réglementation est informelle
Une loi est formelle, tandis qu’une coutume est informelle

Une loi est formelle, tandis qu’une coutume est informelle

Explication

Les lois et les réglementations sont des règles formelles, alors que les coutumes et les normes sociales sont informelles. Leur différence repose donc sur la forme institutionnelle de la règle, et non sur son domaine d’application.

3. Comment les institutions peuvent-elles faciliter l’activité économique ?

En augmentant la concurrence grâce à l’abandon des droits de propriété
En remplaçant les contrats privés par des décisions prises dans chaque entreprise
En supprimant les échanges conflictuels par la disparition des intérêts divergents
En réduisant l’incertitude et l’opportunisme grâce à des repères stables

En réduisant l’incertitude et l’opportunisme grâce à des repères stables

Explication

Les institutions renforcent la confiance en limitant l’incertitude, les comportements opportunistes et les conflits, notamment grâce aux contrats et aux droits de propriété. Elles ne suppriment pas les intérêts divergents et ne reposent pas sur l’abandon des règles de concurrence.

4. À quelle période l’école historique allemande apparaît-elle et prend-elle fin ?

Elle apparaît dans les années 1780 et s’achève vers 1850
Elle apparaît dans les années 1840 et s’achève vers 1920
Elle apparaît dans les années 1860 et s’achève vers 1945
Elle apparaît dans les années 1900 et s’achève vers 1970

Elle apparaît dans les années 1840 et s’achève vers 1920

Explication

L’école historique allemande naît dans les années 1840 et son développement s’achève vers 1920. Les autres périodes proposées ne correspondent pas à sa chronologie.

5. Quelle méthode caractérise principalement l’école historique allemande ?

Une méthode déductive fondée sur des modèles abstraits valables pour toute société
Une méthode statistique fondée sur la comparaison de marchés contemporains
Une méthode inductive fondée sur l’observation des faits dans leur contexte
Une méthode expérimentale fondée sur des expériences contrôlées en laboratoire

Une méthode inductive fondée sur l’observation des faits dans leur contexte

Explication

Les historicistes partent de l’observation des faits économiques replacés dans leur contexte historique et utilisent une démarche inductive. La construction de lois abstraites indépendantes du contexte correspond davantage à l’approche classique et néoclassique.

6. Quelle conception des lois économiques est défendue par les historicistes allemands ?

Les lois économiques dépendent du temps et de l’espace
Les lois économiques reposent sur une rationalité universelle des individus
Les lois économiques s’appliquent de façon identique à toutes les sociétés
Les lois économiques résultent de principes indépendants des institutions nationales

Les lois économiques dépendent du temps et de l’espace

Explication

Les historicistes refusent l’idée de lois économiques universelles valables indépendamment du temps et de l’espace. Ils contestent aussi la représentation d’un individu doté partout de la même rationalité économique.

7. Quel rôle l’école historique allemande attribue-t-elle à l’État dans l’économie nationale ?

L’État doit limiter son action à la protection juridique des échanges privés
L’État doit remplacer les entreprises dans l’organisation de la production nationale
L’État peut intervenir dans l’économie, notamment par le protectionnisme
L’État doit laisser les activités économiques se coordonner sans intervention publique

L’État peut intervenir dans l’économie, notamment par le protectionnisme

Explication

L’école historique allemande considère l’économie nationale comme un cadre essentiel et reconnaît à l’État un rôle important, notamment par l’intervention publique et le protectionnisme. Cette position ne signifie ni que l’État remplace les entreprises ni qu’il s’abstient d’agir.

8. Quelle proposition attribue correctement à Friedrich List son rôle et son ouvrage de 1841 ?

Il est le représentant de la jeune école historique et publie L’Éthique protestante
Il est le théoricien de l’économie classique et publie Recherches sur la nature de la richesse
Il est le fondateur de l’ancienne école historique et publie Principes d’économie politique
Il est le précurseur de l’école historique allemande et publie Système national d’économie politique

Il est le précurseur de l’école historique allemande et publie Système national d’économie politique

Explication

Friedrich List est présenté comme le précurseur de l’école historique allemande et publie Système national d’économie politique en 1841. Roscher représente plutôt l’ancienne école, tandis que les autres attributions renvoient à d’autres traditions ou auteurs.

9. Que désignent les forces productives dans l’analyse de Friedrich List ?

Les ressources et capacités permettant à une nation de créer de la richesse
Les seuls capitaux matériels investis dans les activités industrielles nationales
Le volume de richesses déjà accumulées par une nation à une période donnée
Les marchandises exportées par une nation pour financer ses importations

Les ressources et capacités permettant à une nation de créer de la richesse

Explication

Les forces productives regroupent les ressources et capacités qui permettent de produire la richesse, comme les forces naturelles, les individus, les capitaux et les institutions. Elles ne se confondent donc pas avec la richesse déjà obtenue, qui constitue le résultat de cette capacité productive.

10. Quelle distinction Friedrich List établit-il entre économie cosmopolite et économie politique ?

L’économie cosmopolite étudie le bien-être des individus, tandis que l’économie politique étudie la prospérité nationale
L’économie cosmopolite défend les droits de douane, tandis que l’économie politique recommande le libre-échange
L’économie cosmopolite analyse les institutions nationales, tandis que l’économie politique analyse les échanges privés
L’économie cosmopolite étudie la prospérité nationale, tandis que l’économie politique étudie les choix individuels

L’économie cosmopolite étudie le bien-être des individus, tandis que l’économie politique étudie la prospérité nationale

Explication

List distingue l’économie cosmopolite, centrée sur l’accès des individus au bien-être, de l’économie politique, centrée sur les moyens permettant à une nation d’atteindre la prospérité. Les autres propositions inversent cette distinction ou introduisent des thèmes qui ne la définissent pas.

11. Quel enchaînement présente correctement les cinq étapes du développement des nations selon Friedrich List ?

Pastoral, sauvage, agricole, commercial, agricole-manufacturier
Sauvage, pastoral, agricole, agricole-manufacturier, agricole-manufacturier-commercial
Agricole, pastoral, sauvage, agricole-manufacturier, commercial
Sauvage, agricole, pastoral, manufacturier, agricole-commercial

Sauvage, pastoral, agricole, agricole-manufacturier, agricole-manufacturier-commercial

Explication

List décrit une progression allant de l’état sauvage à l’état pastoral, puis agricole, agricole-manufacturier et enfin agricole-manufacturier-commercial. L’ordre des étapes est essentiel, car il traduit une transformation progressive des capacités productives nationales.

12. Quel type de raisonnement caractérise la méthode historique appliquée à l’économie nationale ?

Un raisonnement mathématique fondé sur des équations générales
Un raisonnement inductif fondé sur l’observation des faits historiques
Un raisonnement expérimental fondé sur des comportements reproductibles
Un raisonnement déductif fondé sur des principes économiques abstraits

Un raisonnement inductif fondé sur l’observation des faits historiques

Explication

La méthode historique part des faits historiques afin d’étudier les particularités et l’évolution des économies nationales. La méthode déductive fondée sur des principes abstraits correspond plutôt à l’approche associée à Ricardo et Mill.

13. Quelles sont les trois formes d’organisation des échanges distinguées par Bruno Hildebrand dans les trajectoires historiques des nations ?

L’économie naturelle, l’économie monétaire et l’économie de crédit
L’économie agricole, l’économie industrielle et l’économie financière
L’économie féodale, l’économie capitaliste et l’économie socialiste
L’économie locale, l’économie nationale et l’économie internationale

L’économie naturelle, l’économie monétaire et l’économie de crédit

Explication

Hildebrand distingue l’économie naturelle, l’économie monétaire et l’économie de crédit, tout en reconnaissant que les nations suivent des trajectoires historiques différentes. Les autres séries mélangent des secteurs, des échelles ou des systèmes économiques qui ne constituent pas sa classification.

14. Quelle conception de l’économie nationale défend l’ancienne école historique allemande ?

Elle dépend principalement de marchés abstraits, sans influence notable des structures sociales
Elle reste stable dans le temps, tandis que la richesse provient surtout des échanges privés
Elle évolue selon le temps et l’espace, dans une société où l’État contribue à créer la richesse
Elle repose sur des lois identiques, dans une société formée d’individus indépendants de l’État

Elle évolue selon le temps et l’espace, dans une société où l’État contribue à créer la richesse

Explication

L’ancienne école historique allemande considère que l’économie nationale change selon le temps et l’espace, que la société dépasse la somme des individus et que l’État participe à la création de richesse. L’idée de lois identiques et d’une société réduite aux individus relève d’une approche opposée à cette perspective historique.

15. Comment Gustav Schmoller définit-il une institution ?

Un système d’habitudes, d’usages et de règles orienté vers un but commun
Une organisation économique destinée à coordonner les échanges entre producteurs
Une pratique individuelle répétée sans cadre juridique ou moral commun
Un organe administratif chargé d’appliquer les décisions prises par l’État

Un système d’habitudes, d’usages et de règles orienté vers un but commun

Explication

Pour Schmoller, une institution rassemble des habitudes, des usages et des règles issus de la coutume, du droit et de la morale, et elle encadre durablement l’action collective. Un organe administratif n’est qu’une forme organisationnelle possible, et ne définit pas toute institution.

16. Dans la distinction proposée par Schmoller, comment le mariage et la famille s’articulent-ils ?

Le mariage et la famille sont deux institutions indépendantes sans rapport organique
Le mariage est une règle juridique, tandis que la famille est une pratique coutumière
Le mariage est une institution qui s’incarne dans la famille, considérée comme un organe
La famille est une institution qui s’incarne dans le mariage, considéré comme un organe

Le mariage est une institution qui s’incarne dans la famille, considérée comme un organe

Explication

Schmoller distingue l’institution, comme le mariage, de l’organe dans lequel elle s’incarne, comme la famille. Inverser ces deux notions constitue la confusion principale : la famille est l’organe, tandis que le mariage est l’institution.

17. Quelle différence oppose la coutume au droit dans l’analyse de Schmoller ?

La coutume rassemble des règles écrites, tandis que le droit repose sur des usages transmis oralement
La coutume concerne les décisions publiques, tandis que le droit encadre les habitudes familiales
La coutume s’impose par des sanctions formelles, tandis que le droit dépend des pratiques locales
La coutume repose sur des usages sociaux, tandis que le droit se compose de règles écrites et sanctionnées

La coutume repose sur des usages sociaux, tandis que le droit se compose de règles écrites et sanctionnées

Explication

La coutume désigne des pratiques sociales devenues des usages, alors que le droit correspond à des règles formelles écrites, applicables à tous et assorties de sanctions. Les autres propositions inversent les caractéristiques des deux notions ou leur attribuent des domaines non indiqués.

18. Quelle opposition caractérise la querelle des méthodes entre Carl Menger et Gustav Schmoller ?

Menger étudie les institutions collectives, tandis que Schmoller réduit l’économie aux choix individuels rationnels
Menger défend une économie historique et holiste, tandis que Schmoller privilégie une théorie pure et individualiste
Menger défend une économie pure et individualiste, tandis que Schmoller privilégie une approche socio-historique et holiste
Menger privilégie une méthode statistique et institutionnelle, tandis que Schmoller défend une analyse abstraite des marchés

Menger défend une économie pure et individualiste, tandis que Schmoller privilégie une approche socio-historique et holiste

Explication

La querelle oppose l’économie pure, autonome et individualiste de Menger à l’approche socio-historique, pluridisciplinaire et holiste de Schmoller. La deuxième proposition inverse précisément les positions respectives des deux auteurs.

19. Que désigne l’économie collective de contrainte selon Adolph Wagner ?

Une économie locale administrée par des associations, sans intervention des autorités publiques
Une économie composée d’entreprises concurrentes, coordonnées par les prix et la demande
Une économie organisée et réalisée par les pouvoirs publics, dont l’État est la forme la plus haute
Une économie fondée sur les décisions privées, dans laquelle l’État limite son action aux échanges

Une économie organisée et réalisée par les pouvoirs publics, dont l’État est la forme la plus haute

Explication

Wagner appelle économie collective de contrainte l’économie organisée par les pouvoirs publics, l’État en constituant la forme la plus élevée. Une économie fondée sur les décisions privées relève plutôt de l’économie libre, qui est distincte de cette notion.

20. Dans quelle situation Wagner justifie-t-il une intervention de l’État ?

Lorsque l’activité présente un intérêt collectif de long terme que l’économie privée néglige
Lorsque les entreprises privées souhaitent remplacer les services publics par des activités commerciales
Lorsque l’activité procure des bénéfices immédiats que les entreprises privées cherchent à accroître
Lorsque les consommateurs demandent une plus grande diversité de biens sur les marchés

Lorsque l’activité présente un intérêt collectif de long terme que l’économie privée néglige

Explication

Pour Wagner, l’État doit prendre en charge les activités d’intérêt collectif à long terme lorsque l’économie privée privilégie les intérêts de court terme. L’augmentation des bénéfices immédiats correspond précisément à la logique privée que son raisonnement distingue de l’action publique.

21. Que prévoit la loi de Wagner concernant la dépense publique et le développement industriel ?

La part des dépenses publiques dans le produit national augmente avec le développement industriel
La part des dépenses publiques dans le produit national diminue lorsque l’industrialisation progresse
La part des dépenses publiques reste stable, quels que soient la production et le niveau industriel
La part des dépenses publiques varie sans lien identifiable avec le niveau de développement industriel

La part des dépenses publiques dans le produit national augmente avec le développement industriel

Explication

La loi de Wagner établit une relation croissante entre le développement industriel et la part des dépenses publiques dans le produit national. L’idée d’une diminution ou d’une absence de relation contredit directement cette relation formulée par Wagner.

22. Quelle distinction caractérise le mieux l’esprit du capitalisme selon Max Weber ?

Une impulsion spontanée visant à obtenir rapidement des gains personnels
Une recherche méthodique de la rentabilité et de l’accumulation des richesses
Une volonté morale de distribuer les richesses entre les différents groupes sociaux
Une préférence culturelle pour la consommation ostentatoire des revenus disponibles

Une recherche méthodique de la rentabilité et de l’accumulation des richesses

Explication

L’esprit du capitalisme désigne une utilisation efficace et rationnelle des ressources en vue d’une rentabilité et d’une accumulation méthodiques. L’appât du gain constitue plutôt une pulsion, sans organisation rationnelle comparable.

23. Par quel mécanisme l’éthique protestante contribue-t-elle, selon Weber, au développement du capitalisme ?

Elle associe l’accumulation financière à une recherche de loisirs et de dépenses somptuaires
Elle détache la réussite économique de toute croyance religieuse liée à la prédestination
Elle valorise le travail et l’épargne en interprétant la réussite comme un signe d’élection
Elle encourage la consommation des richesses comme preuve visible de la faveur divine

Elle valorise le travail et l’épargne en interprétant la réussite comme un signe d’élection

Explication

La prédestination peut conduire les croyants à voir la réussite comme un signe d’élection, tandis que l’ascétisme valorise le travail et l’épargne. La consommation des richesses est au contraire associée au péché dans cette logique ascétique.

24. Que désigne un idéal-type dans la méthode de Max Weber ?

Une norme morale qui indique le comportement économique considéré comme exemplaire
Une construction théorique qui accentue les traits essentiels d’un phénomène
Une observation empirique qui conserve les détails jugés secondaires d’un phénomène
Une description statistique qui reproduit toutes les caractéristiques d’une société

Une construction théorique qui accentue les traits essentiels d’un phénomène

Explication

L’idéal-type est un outil théorique qui met en relief les caractéristiques essentielles d’un phénomène en écartant les éléments accessoires. Il ne cherche donc pas à reproduire exhaustivement chaque détail empirique.

25. Quelle période correspond au capitalisme primitif défini par Werner Sombart ?

De la seconde moitié du XVe siècle à la Révolution industrielle anglaise
De la Révolution industrielle anglaise jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale
De la Première Guerre mondiale à la rationalisation scientifique de la production
Des années 1890 à 1940, durant l’essor des institutions économiques modernes

De la seconde moitié du XVe siècle à la Révolution industrielle anglaise

Explication

Le capitalisme primitif s’étend de la seconde moitié du XVe siècle jusqu’à la Révolution industrielle anglaise de la seconde moitié du XVIIIe siècle. La période qui suit la Révolution industrielle correspond au capitalisme développé.

26. Quelle explication Sombart privilégie-t-il pour l’apparition du capitalisme primitif ?

La recherche d’un équilibre spontané entre l’offre et la demande
La diffusion de l’ascétisme protestant et de l’épargne religieuse
La mécanisation industrielle et l’organisation scientifique du travail
Le développement conjoint du luxe et de la guerre

Le développement conjoint du luxe et de la guerre

Explication

Pour Sombart, le capitalisme primitif résulte de l’association du développement du luxe et de la guerre. Cette explication se distingue de celle de Weber, qui insiste sur l’ascétisme protestant.

27. Quelle caractéristique définit l’institutionnalisme américain dans l’histoire de la pensée économique ?

Il réduit l’analyse économique aux choix individuels indépendamment des règles sociales
Il place les institutions au centre de l’analyse économique entre 1890 et 1940
Il étudie les institutions comme des facteurs secondaires sans influence sur les phénomènes économiques
Il explique principalement l’économie par le marché et l’équilibre entre l’offre et la demande

Il place les institutions au centre de l’analyse économique entre 1890 et 1940

Explication

L’institutionnalisme américain est un courant qui place explicitement les institutions au cœur de l’analyse économique entre les années 1890 et 1940. La priorité donnée au marché et à l’équilibre caractérise davantage l’approche néoclassique.

28. Quel rôle respectif Thorstein Veblen et John Rogers Commons jouent-ils dans l’institutionnalisme américain ?

Veblen en est le fondateur et Commons en est la figure la plus influente
Veblen en établit les bases statistiques et Commons en dirige l’association professionnelle
Veblen en développe l’approche juridique et Commons en introduit l’analyse psychologique
Veblen en est la figure la plus influente et Commons en est le fondateur

Veblen en est le fondateur et Commons en est la figure la plus influente

Explication

Thorstein Veblen est présenté comme le fondateur de l’institutionnalisme américain, tandis que John Rogers Commons en est considéré comme la figure la plus influente. Inverser ces deux rôles constitue la confusion principale.

29. Quelle caractéristique décrit le mieux le capitalisme américain contemporain de Veblen ?

La priorité donnée à l’agriculture familiale et à l’autoconsommation rurale
La présence de trusts, l’essor financier et la généralisation du machinisme
La disparition des grandes entreprises et le recul durable de la mécanisation
La réduction du crédit et le retour aux échanges commerciaux locaux

La présence de trusts, l’essor financier et la généralisation du machinisme

Explication

Veblen associe ce capitalisme aux trusts, au développement de la finance et à la mécanisation liée au taylorisme et au fordisme. Le recul des grandes entreprises et du crédit contredit cette caractérisation.

30. Que désigne la consommation ostentatoire chez Veblen ?

Une consommation fondée sur le gaspillage et destinée à afficher une supériorité sociale
Une consommation organisée pour réduire les dépenses et préserver les revenus
Une consommation destinée à financer l’investissement productif des entreprises
Une consommation consacrée à la satisfaction courante des besoins matériels

Une consommation fondée sur le gaspillage et destinée à afficher une supériorité sociale

Explication

La consommation ostentatoire combine le gaspillage et la manifestation d’une supériorité sociale. La satisfaction des besoins correspond plutôt à la consommation ordinaire, et non à la logique de distinction étudiée par Veblen.

31. Une marque de luxe augmente le prix d’un produit et constate que sa demande progresse parce que le prix renforce son prestige. Quel phénomène illustre cette situation ?

La baisse de la demande, provoquée par la diminution du prestige du produit
L’effet Veblen, où un prix élevé accroît l’attrait social du bien
La loi ordinaire de la demande, où un prix élevé stimule les achats
La consommation ordinaire, où l’achat répond principalement à un besoin pratique

L’effet Veblen, où un prix élevé accroît l’attrait social du bien

Explication

L’effet Veblen apparaît lorsque le prix élevé renforce la valeur symbolique d’un bien et augmente sa demande. La loi ordinaire de la demande prévoit généralement une relation inverse entre prix et demande.

32. Dans la grande entreprise analysée par Veblen, quelle opposition distingue les hommes d’affaires des ingénieurs, techniciens et ouvriers ?

Les hommes d’affaires poursuivent la consommation, tandis que les autres recherchent principalement le prestige
Les hommes d’affaires organisent la production, tandis que les autres recherchent principalement la rente
Les hommes d’affaires recherchent le profit, tandis que les autres visent principalement la production
Les hommes d’affaires défendent l’emploi, tandis que les autres cherchent principalement la spéculation

Les hommes d’affaires recherchent le profit, tandis que les autres visent principalement la production

Explication

Veblen oppose la recherche du profit par les hommes d’affaires à l’orientation productive des ingénieurs, techniciens et ouvriers. Les autres propositions attribuent à ces groupes des objectifs qui ne correspondent pas à cette distinction.

33. Pourquoi Veblen critique-t-il l’homo oeconomicus et l’approche néoclassique de l’équilibre ?

Parce qu’elles remplacent l’analyse économique par une étude exclusive des conflits politiques
Parce qu’elles expliquent les comportements par la technologie et les habitudes sociales
Parce qu’elles accordent trop d’importance à l’histoire, aux institutions et aux rapports collectifs
Parce qu’elles isolent le marché, privilégient une analyse statique et négligent l’ancrage social

Parce qu’elles isolent le marché, privilégient une analyse statique et négligent l’ancrage social

Explication

Veblen considère que l’économie est encastrée dans le social et doit être étudiée historiquement et de manière multidisciplinaire. Il reproche donc à l’approche néoclassique son abstraction, sa staticité et son isolement du marché.

34. Quelle distinction Veblen établit-il entre la théorie de Darwin et le darwinisme social ?

Darwin défend le laisser-faire économique, tandis que le darwinisme social étudie les variations naturelles
Darwin légitime les inégalités sociales, tandis que le darwinisme social analyse les espèces biologiques
Darwin étudie l’évolution biologique, tandis que le darwinisme social transpose la sélection à la société
Darwin applique la sélection aux institutions, tandis que le darwinisme social refuse toute comparaison biologique

Darwin étudie l’évolution biologique, tandis que le darwinisme social transpose la sélection à la société

Explication

Darwin développe une théorie de l’évolution biologique, alors que le darwinisme social applique abusivement la sélection naturelle aux individus et aux sociétés. Cette transposition sert notamment à légitimer les inégalités et le laisser-faire.

35. Lorsqu’une institution se transforme sans but prédéfini sous l’effet de variations et d’une sélection progressive, quel aspect de l’évolution veblenienne est illustré ?

Une évolution linéaire conduisant nécessairement vers un progrès social prédéfini
Un processus darwinien fondé sur la variation, l’hérédité et la sélection naturelle
Une planification rationnelle visant un état institutionnel fixé à l’avance
Une adaptation mécanique déterminée par les décisions conscientes des dirigeants

Un processus darwinien fondé sur la variation, l’hérédité et la sélection naturelle

Explication

L’évolution institutionnelle selon Veblen est darwinienne : elle comporte variation, hérédité et sélection naturelle, sans finalité préétablie. Une planification consciente ou une trajectoire nécessaire ne correspond pas à ce mécanisme.

36. Comment Veblen définit-il une institution ?

Une entreprise économique chargée de coordonner les échanges sur un marché
Un bâtiment collectif destiné à fournir des services publics à une population
Une règle juridique formelle imposée par l’État à l’ensemble des acteurs
Une habitude mentale prédominante qui organise les relations et les fonctions sociales

Une habitude mentale prédominante qui organise les relations et les fonctions sociales

Explication

Pour Veblen, une institution est une manière répandue de penser les relations et les fonctions de l’individu et de la société. Elle ne se réduit donc ni à une règle juridique, ni à une organisation matérielle ou commerciale.

37. Quelle différence oppose la conception des institutions chez Commons et chez Veblen ?

Commons étudie les institutions comme des habitudes mentales, tandis que Veblen les réduit aux lois publiques
Commons voit un moyen de réformer le capitalisme, tandis que Veblen insiste sur l’évolution et l’inertie
Commons refuse toute intervention sociale, tandis que Veblen propose un programme détaillé de réformes
Commons explique les institutions par la sélection naturelle, tandis que Veblen défend leur réforme volontaire

Commons voit un moyen de réformer le capitalisme, tandis que Veblen insiste sur l’évolution et l’inertie

Explication

Commons conçoit les institutions comme un champ de réformes sociales destinées à rendre le capitalisme raisonnable. Veblen analyse davantage leur évolution naturelle et leur inertie, plutôt que de privilégier une réforme institutionnelle intentionnelle.

38. Quelle politique Franklin Roosevelt lance-t-il à partir de 1933 pour relancer l’activité économique et réduire le chômage de masse ?

Le second New Deal, constitué des mesures sociales adoptées après 1935
Le New Deal, mis en œuvre à partir de 1933 comme programme économique et social
Le plan Marshall, destiné à reconstruire les économies européennes après la guerre
La Nouvelle Frontière, centrée sur l’expansion sociale et technologique américaine

Le New Deal, mis en œuvre à partir de 1933 comme programme économique et social

Explication

Le New Deal désigne la politique économique et sociale lancée par Franklin Roosevelt à partir de 1933. Le second New Deal renvoie plus précisément aux mesures sociales mises en place après 1935, tandis que les deux autres programmes appartiennent à d’autres périodes.

39. Comment Commons définit-il une institution ?

Une action collective qui restreint, libère et étend l’action individuelle
Une organisation hiérarchique qui impose des ordres aux individus
Une habitude sociale qui se transmet sans autorité constituée
Une règle juridique qui protège la propriété privée contre l’action collective

Une action collective qui restreint, libère et étend l’action individuelle

Explication

Pour Commons, l’institution est une action collective qui encadre l’action individuelle tout en pouvant la libérer et l’étendre. La coutume correspond plutôt à une action collective inorganisée fondée sur des règles informelles.

40. Quelle distinction Commons établit-il entre une organisation active et une coutume ?

L’organisation active repose sur des habitudes informelles, tandis que la coutume dépend d’une autorité légitime
L’organisation active organise des échanges marchands, tandis que la coutume répartit les avantages collectifs
L’organisation active concerne l’action individuelle, tandis que la coutume concerne les décisions de l’État
L’organisation active dispose de règles formelles et d’une autorité légitime, tandis que la coutume repose sur des règles informelles

L’organisation active dispose de règles formelles et d’une autorité légitime, tandis que la coutume repose sur des règles informelles

Explication

Une organisation active possède des règles de fonctionnement et une autorité légitime, contrairement à la coutume, qui est une action collective inorganisée. Confondre ces notions revient à attribuer à la coutume une structure formelle qu’elle n’a pas.

41. Une personne choisit aujourd’hui son comportement en fonction de ce qu’elle considère comme un événement futur probable. Quelle notion décrit cette orientation de l’action ?

La sanction
La souveraineté
La coutume
La futurité

La futurité

Explication

La futurité désigne le futur envisagé comme probable, auquel les individus adaptent leur action présente. Elle ne désigne donc pas le comportement réalisé lui-même, mais l’anticipation qui l’oriente.

42. Quelle relation caractérise une transaction de marchandage chez Commons ?

Une organisation du travail fondée sur la subordination d’un salarié
Un transfert de propriété entre des acteurs juridiquement égaux
Une transmission d’ordres au sein d’une hiérarchie professionnelle
Une distribution d’avantages selon des règles collectives

Un transfert de propriété entre des acteurs juridiquement égaux

Explication

La transaction de marchandage concerne un échange ou un transfert de propriété entre parties juridiquement égales. La subordination du salarié à l’employeur caractérise plutôt la transaction de direction.

43. Quel ensemble de prérogatives correspond au droit de propriété garanti par l’État ?

Fixer les prix, répartir les charges et organiser la production
Donner des ordres, appliquer des sanctions et contrôler une hiérarchie
Utiliser un bien, en percevoir les fruits et en disposer
Recevoir un salaire, négocier un contrat et rejoindre un syndicat

Utiliser un bien, en percevoir les fruits et en disposer

Explication

Le droit de propriété permet d’utiliser un bien, d’en retirer les fruits et d’en disposer, notamment en le vendant ou en le transformant. Les autres réponses décrivent des pouvoirs professionnels, syndicaux ou organisationnels plutôt que les prérogatives de propriété.

44. Selon Commons, comment le prix se détermine-t-il dans une transaction de marchandage ?

Il dépend des rapports de pouvoir ou de vulnérabilité entre les parties
Il est réparti selon des règles collectives définissant les avantages et les charges
Il est fixé par la hiérarchie qui organise le travail dans l’entreprise
Il résulte principalement d’un mécanisme général et impersonnel du marché

Il dépend des rapports de pouvoir ou de vulnérabilité entre les parties

Explication

Pour Commons, le prix se détermine au cas par cas en fonction des positions de pouvoir ou de vulnérabilité des parties. L’explication orthodoxe met davantage l’accent sur le mécanisme général du marché, ce qui ne correspond pas à son analyse institutionnelle.

45. Quelles sont les trois étapes du capitalisme distinguées par Commons ?

Le capitalisme agricole, le capitalisme manufacturier et le capitalisme financier
Le capitalisme marchand, le capitalisme industriel et le capitalisme banquier
Le capitalisme commercial, le capitalisme salarial et le capitalisme bancaire
Le capitalisme artisanal, le capitalisme industriel et le capitalisme étatique

Le capitalisme marchand, le capitalisme industriel et le capitalisme banquier

Explication

Commons distingue une succession formée du capitalisme marchand, du capitalisme industriel et du capitalisme banquier. Les autres séries remplacent une étape par une catégorie qui ne correspond pas à cette périodisation.

46. Quel changement de pouvoir caractérise l’émergence du capitalisme banquier au début du XXe siècle ?

Le pouvoir se déplace des banques centrales vers les commerçants, avec la réduction des investissements
Le pouvoir se déplace des salariés vers les employeurs, avec l’essor de la production industrielle
Le pouvoir se déplace des financiers vers les employeurs, avec le recul du crédit
Le pouvoir se déplace des employeurs vers les financiers, avec l’extension du crédit

Le pouvoir se déplace des employeurs vers les financiers, avec l’extension du crédit

Explication

Le capitalisme banquier se caractérise par l’extension du crédit, le rôle accru des banques et un déplacement du pouvoir vers les financiers. Le capitalisme industriel associe plutôt le pouvoir économique à la figure de l’employeur.

47. Comment le contrat de travail peut-il être juridiquement égal et économiquement inégal ?

Les parties sont juridiquement subordonnées, mais elles négocient économiquement comme des partenaires égaux
Les parties sont libres de s’engager ou de se désengager, mais le salarié reste subordonné à l’employeur
Les parties concluent un échange de propriété, sans relation durable de dépendance professionnelle
Les parties sont libres de s’engager, et le salarié exerce ensuite une autorité hiérarchique sur l’employeur

Les parties sont libres de s’engager ou de se désengager, mais le salarié reste subordonné à l’employeur

Explication

Le contrat de travail est juridiquement conclu entre parties également libres, mais son exécution crée une relation économique de subordination du salarié à l’employeur. Il ne s’agit donc pas d’un simple échange entre partenaires égaux sans dépendance professionnelle.

48. Dans quel ouvrage et à quelle date l’expression « nouvelle économie institutionnelle » apparaît-elle ?

Dans Markets and Hierarchies d’Oliver Williamson, en 1975
Dans Marché et hiérarchies de Douglass North, en 1990
Dans The nature of the firm de Ronald Coase, en 1937
Dans The problem of social cost de Ronald Coase, en 1960

Dans Markets and Hierarchies d’Oliver Williamson, en 1975

Explication

Oliver Williamson introduit l’expression dans Markets and Hierarchies, publié en 1975. La date de 1937 renvoie à l’article de Coase sur la firme, tandis que 1960 correspond à son article sur le coût social.

49. Quelle répartition des rôles caractérise les principaux économistes de la nouvelle économie institutionnelle ?

Coase en est le précurseur, Williamson le chef de file et North une figure emblématique
North en est le précurseur, Coase le chef de file et Williamson un économiste américain ancien
Williamson en est le précurseur, Coase le chef de file et North un représentant français
Coase en est le chef de file, North le précurseur et Williamson un institutionnaliste américain ancien

Coase en est le précurseur, Williamson le chef de file et North une figure emblématique

Explication

Coase est identifié comme le précurseur, Williamson comme le chef de file et North comme l’un des économistes emblématiques du courant. Confondre les rôles de Coase et Williamson constitue précisément la confusion à éviter.

50. Quelles sont les dates de publication de The nature of the firm et de The problem of social cost, associés au prix Nobel d’économie reçu par Coase en 1991 ?

1937 pour The nature of the firm et 1960 pour The problem of social cost
1960 pour The nature of the firm et 1937 pour The problem of social cost
1960 pour les deux articles de Coase
1937 pour les deux articles de Coase

1937 pour The nature of the firm et 1960 pour The problem of social cost

Explication

The nature of the firm date de 1937, tandis que The problem of social cost date de 1960. L’inversion de ces deux dates est la confusion principale concernant ces articles.

51. Lequel de ces coûts correspond à la coordination des agents par le marché ?

Le coût de production, lié aux salaires et aux consommations intermédiaires
Le coût de transaction, lié à la recherche d’information et à la négociation
Le coût d’organisation, lié à la coordination interne de la firme
Le coût d’opportunité, lié au choix d’une technologie plutôt qu’une autre

Le coût de transaction, lié à la recherche d’information et à la négociation

Explication

Le coût de transaction regroupe notamment la recherche d’information, la négociation, le contrôle des contrats et les procédures contentieuses sur le marché. Le coût d’organisation concerne plutôt la coordination interne à la firme.

52. Une entreprise choisit d’internaliser une activité lorsque quelle condition est remplie ?

Les coûts de transaction sur le marché dépassent les coûts d’organisation interne
Les coûts de transaction sur le marché sont inférieurs aux coûts d’organisation interne
Les coûts de production interne dépassent les prix proposés par les fournisseurs
Les coûts de contrôle des contrats deviennent inférieurs aux coûts de recherche d’information

Les coûts de transaction sur le marché dépassent les coûts d’organisation interne

Explication

Selon Coase, la firme est préférable lorsque la coordination marchande coûte davantage que l’organisation interne, ce qui conduit à faire plutôt qu’à faire faire. Une internalisation n’est donc pas expliquée par un coût de marché inférieur à celui de la firme.

53. Quelle situation illustre une externalité négative ?

Une usine impose une pollution à des riverains sans leur verser de compensation
Une firme négocie avec un fournisseur pour coordonner leurs livraisons
Un consommateur achète un bien dont le prix couvre les coûts de production
Une entreprise réduit ses coûts grâce à une meilleure organisation de ses ateliers

Une usine impose une pollution à des riverains sans leur verser de compensation

Explication

Une externalité négative est un dommage subi par d’autres agents du fait d’une activité économique, sans compensation monétaire. Une négociation commerciale relève de la coordination marchande et ne constitue pas en elle-même une externalité.

54. Comment calcule-t-on le coût social lorsqu’une activité de production provoque un dommage environnemental ?

Couˆt social=couˆt priveˊ+couˆt du dommage causeˊ\text{Coût social} = \text{coût privé} + \text{coût du dommage causé}
Couˆt social=couˆt priveˊ×couˆt du dommage causeˊ\text{Coût social} = \text{coût privé} \times \text{coût du dommage causé}
Couˆt social=couˆt priveˊ−couˆt du dommage causeˊ\text{Coût social} = \text{coût privé} - \text{coût du dommage causé}
Couˆt social=couˆt du dommage causeˊ−couˆt priveˊ\text{Coût social} = \text{coût du dommage causé} - \text{coût privé}

$$\text{Coût social} = \text{coût privé} + \text{coût du dommage causé}$$

Explication

Le coût social additionne les coûts pris en compte par le producteur et le dommage imposé aux autres agents. Le coût privé ne comprend pas, à lui seul, le dommage environnemental subi à l’extérieur de l’entreprise.

55. Quel instrument Pigou recommande-t-il pour rapprocher le coût privé du coût social d’une activité polluante ?

Une taxe imposée au producteur selon le principe du pollueur-payeur
Une subvention versée au producteur pour compenser ses coûts de production
Une réglementation des fusions destinée à limiter l’intégration verticale
Une négociation entre les victimes et le producteur sur les droits de propriété

Une taxe imposée au producteur selon le principe du pollueur-payeur

Explication

La taxe pigouvienne fait supporter au producteur le coût du dommage causé, conformément au principe du pollueur-payeur. La négociation de droits de propriété correspond plutôt à l’arrangement privé associé à Coase.

56. Dans quelles conditions des agents peuvent-ils atteindre une allocation optimale sans intervention publique selon Coase ?

Lorsque les coûts de transaction sont élevés et que les droits de propriété sont publics
Lorsque les entreprises sont intégrées et que les contrats privés sont interdits
Lorsque les coûts de transaction sont faibles et que les droits de propriété sont échangeables
Lorsque le dommage causé est élevé et qu’une taxe est versée au producteur

Lorsque les coûts de transaction sont faibles et que les droits de propriété sont échangeables

Explication

Coase relie l’issue optimale à des coûts de transaction nuls ou très faibles et à la possibilité d’échanger les droits de propriété. Une taxe imposée par l’État relève de la solution pigouvienne, et non de l’arrangement privé décrit ici.

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Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur École historique et institutionnalisme américain.

Qu'est-ce qu'une institution économique ?

C'est l'ensemble des règles formelles ou informelles et des organisations où elles se cristallisent.

Quelles formes peuvent prendre les institutions ?

Elles peuvent être des règles formelles ou informelles.

Quels exemples illustrent les règles formelles ?

Les lois et les réglementations.

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