QCM : Économie de la croissance et du développement (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le sentier de croissance et le cycle économique ?

Le sentier mesure les variations des prix, tandis que le cycle mesure la production nationale annuelle.
Le sentier décrit les crises financières, tandis que le cycle décrit l’évolution démographique de long terme.
Le sentier représente les fluctuations de court terme, tandis que le cycle désigne la trajectoire tendancielle.
Le sentier représente une trajectoire de long terme, tandis que le cycle désigne les fluctuations autour de celle-ci.

Le sentier représente une trajectoire de long terme, tandis que le cycle désigne les fluctuations autour de celle-ci.

Explication

Le sentier de croissance correspond à la trajectoire suivie par l’économie sur le long terme, alors que le cycle regroupe les fluctuations autour de cette trajectoire. Confondre le sentier avec les fluctuations de court terme inverse précisément les deux notions.

2. Une baisse temporaire de la production due à une diminution des commandes relève-t-elle principalement d’un phénomène conjoncturel ou structurel ?

D’un phénomène conjoncturel, car ses effets concernent le court terme.
D’un phénomène structurel, car toute baisse de production transforme l’économie.
D’un phénomène structurel, car les commandes déterminent les capacités productives.
D’un phénomène conjoncturel, car ses effets s’inscrivent dans une transformation durable.

D’un phénomène conjoncturel, car ses effets concernent le court terme.

Explication

Un phénomène conjoncturel concerne les effets de court terme, comme une variation temporaire de la production. Un phénomène structurel renvoie plutôt à des effets durables qui modifient le fonctionnement de l’économie.

3. Quelle définition correspond à la croissance économique selon François Perroux ?

Une hausse ponctuelle du produit nominal provoquée par une variation générale des prix.
Une augmentation continue et soutenue du produit global réel sur une longue période.
Une progression rapide de la production pendant quelques mois avant un retournement.
Une augmentation de la consommation des ménages sans référence au produit global réel.

Une augmentation continue et soutenue du produit global réel sur une longue période.

Explication

François Perroux définit la croissance comme une augmentation continue et soutenue, sur une longue période, du produit global réel de l’économie. Une hausse ponctuelle du PIB, notamment sur quelques mois, relève plutôt de l’expansion.

4. Comment qualifier une hausse du PIB sur quelques trimestres, suivie d’une baisse sur une courte période ?

La hausse est une récession et la baisse une croissance, puisque les deux phénomènes sont temporaires.
La hausse est une dépression et la baisse une expansion, selon le sens des fluctuations.
La hausse est une croissance et la baisse une dépression, car elles décrivent l’activité économique.
La hausse est une expansion et la baisse une récession, car elles sont conjoncturelles.

La hausse est une expansion et la baisse une récession, car elles sont conjoncturelles.

Explication

Une hausse du PIB à court terme correspond à une expansion, tandis qu’une baisse à court terme correspond à une récession. La croissance et la dépression désignent des évolutions de long terme, ce qui rend la deuxième interprétation inadéquate.

5. Une économie passe d’un PIB de 500 à 525 milliards d’euros entre l’année 0 et l’année t. Quel est son taux de croissance global ?

5 %
0,5 %
4,76 %
25 %

5 %

Explication

Le taux global se calcule par PIBt−PIB0PIB0×100\frac{PIB_t-PIB_0}{PIB_0}\times100, soit 525−500500×100=5%\frac{525-500}{500}\times100=5\%. Le taux de 4,76 % correspondrait à une autre base de calcul et ne mesure pas la variation relative par rapport au PIB initial.

6. Quel calcul permet de déterminer le taux de croissance annuel moyen entre l’année 0 et l’année t ?

(PIB0PIBtt+1)×100\left(\sqrt[t]{\frac{PIB_0}{PIB_t}}+1\right)\times100
(PIBtPIB0t−1)×100\left(\sqrt[t]{\frac{PIB_t}{PIB_0}}-1\right)\times100
(PIBtPIB0−t)×100\left(\frac{PIB_t}{PIB_0}-t\right)\times100
PIBt−PIB0t×100\frac{PIB_t-PIB_0}{t}\times100

$$\left(\sqrt[t]{\frac{PIB_t}{PIB_0}}-1\right)\times100$$

Explication

Le taux annuel moyen repose sur la racine t-ième du rapport entre le PIB final et le PIB initial, puis sur la soustraction de 1 et la multiplication par 100. Une simple division de la variation totale par t ne tient pas compte de la croissance composée.

7. Pourquoi le PIB par habitant ne suffit-il pas à comparer le niveau de vie réel entre deux pays ?

Parce qu’il corrige déjà les écarts de prix grâce à la parité de pouvoir d’achat.
Parce qu’il ne tient pas compte des différences de niveau général des prix entre les pays.
Parce qu’il inclut les loisirs, le travail domestique et les activités bénévoles.
Parce qu’il mesure la production totale sans la rapporter au nombre d’habitants.

Parce qu’il ne tient pas compte des différences de niveau général des prix entre les pays.

Explication

Le PIB par habitant rapporte bien la production nationale à la population, mais cette moyenne monétaire ne tient pas compte du niveau général des prix. La PPA sert précisément à corriger les différences de prix entre les pays.

8. Que compare la parité de pouvoir d’achat entre plusieurs pays ?

Les volumes exportés par les pays après conversion selon les taux de change courants.
Les revenus fiscaux disponibles après déduction des dépenses publiques de chaque pays.
Les montants nécessaires pour acheter une même quantité de biens et services en tenant compte des prix.
Les productions nationales par habitant sans ajustement lié au niveau général des prix.

Les montants nécessaires pour acheter une même quantité de biens et services en tenant compte des prix.

Explication

La PPA compare les montants nécessaires pour acheter une même quantité de biens et services en tenant compte du niveau général des prix. Le PIB par habitant courant ne réalise pas cet ajustement, même s’il permet une comparaison monétaire de la production moyenne.

9. Quelle limite caractérise les indicateurs agrégés de richesse comme le PIB et le PNB ?

Ils mesurent surtout la richesse matérielle sans intégrer pleinement les loisirs, le travail domestique et l’environnement.
Ils mesurent la richesse matérielle en corrigeant automatiquement les effets environnementaux et les inégalités.
Ils décrivent surtout la répartition des revenus sans comptabiliser la production de biens et services.
Ils évaluent principalement la qualité de vie en intégrant les loisirs, les activités bénévoles et la répartition des revenus.

Ils mesurent surtout la richesse matérielle sans intégrer pleinement les loisirs, le travail domestique et l’environnement.

Explication

Le PIB et le PNB mesurent principalement la richesse matérielle, mais ignorent notamment les loisirs, le travail domestique et bénévole, l’impact environnemental et la distribution des revenus. Ils ne constituent donc pas des mesures complètes du bien-être ou du niveau de vie réel.

10. Que mesure principalement la productivité dans une économie ?

L’efficacité avec laquelle les facteurs produisent des biens et services
La part des revenus distribuée aux ménages producteurs
La quantité de monnaie disponible pour financer la production
Le volume total de facteurs mobilisés par les entreprises

L’efficacité avec laquelle les facteurs produisent des biens et services

Explication

La productivité mesure la quantité de biens et services obtenue à partir d’une combinaison donnée de facteurs, donc leur efficacité. Le volume de facteurs mobilisés indique les ressources utilisées, mais ne mesure pas directement leur efficacité.

11. Lequel des ensembles suivants regroupe les quatre déterminants de la productivité ?

Capital humain, monnaie, fiscalité et ressources naturelles
Technologie, consommation, population active et dette publique
Épargne, inflation, commerce extérieur et dépenses publiques
Capital physique, capital humain, ressources naturelles et technologie

Capital physique, capital humain, ressources naturelles et technologie

Explication

Les quatre déterminants sont le capital physique, le capital humain, les ressources naturelles et la technologie. Le capital humain renvoie aux compétences des individus, tandis que le capital physique désigne les équipements et infrastructures.

12. Dans le modèle de Solow à technologie constante, quel mécanisme relie une hausse de l’épargne à la croissance ?

L’épargne accrue remplace le progrès technique, ce qui rend la croissance auto-entretenue
L’épargne accrue réduit la population active, ce qui élève mécaniquement la productivité
L’épargne accrue finance davantage d’investissement, ce qui augmente le capital physique
L’épargne accrue diminue les ressources naturelles utilisées, ce qui accroît directement la production

L’épargne accrue finance davantage d’investissement, ce qui augmente le capital physique

Explication

Une épargne plus élevée augmente l’investissement, lequel accroît le stock de capital physique et soutient la croissance. Dans ce modèle, l’accumulation de capital ne remplace pas un progrès technologique explicitement moteur.

13. Dans le modèle de Harrod-Domar, si le taux d’épargne est de 24 % et le coefficient de capital de 4, quel est le taux de croissance effectif ?

G=16 %G=16\,\%
G=6 %G=6\,\%
G=96 %G=96\,\%
G=28 %G=28\,\%

$$G=6\,\%$$

Explication

La relation est G=sCG=\frac{s}{C}, donc G=0,244=0,06G=\frac{0{,}24}{4}=0{,}06, soit 6 %. Le coefficient de capital divise le taux d’épargne au lieu de le multiplier.

14. Dans le modèle de Harrod-Domar, quelle conséquence peut résulter d’un taux de croissance effectif supérieur au taux garanti ?

Une baisse du coefficient de capital provoquant une désinflation durable
Une convergence automatique vers le taux naturel de croissance
Un excès de capacités pouvant déclencher une dépression cumulative
Une pénurie pouvant déclencher une inflation cumulative

Une pénurie pouvant déclencher une inflation cumulative

Explication

Lorsque G>GwG>G_w, la demande peut dépasser les capacités disponibles, ce qui provoque une pénurie et une inflation cumulative. L’excès de capacités et la dépression cumulative correspondent plutôt à la situation G<GwG<G_w.

15. Pourquoi l’accumulation du capital physique ne peut-elle pas soutenir indéfiniment la croissance dans le modèle de Solow ?

Parce que le rendement du capital physique diminue à mesure que le stock augmente
Parce que la croissance démographique annule automatiquement les gains de productivité
Parce que les ressources naturelles disparaissent lorsque le capital physique progresse
Parce que l’investissement cesse de financer toute forme de production supplémentaire

Parce que le rendement du capital physique diminue à mesure que le stock augmente

Explication

Le rendement du capital physique est décroissant : chaque unité supplémentaire apporte un gain moins important. L’accumulation soutient donc temporairement la croissance, tandis que le progrès technologique peut la prolonger.

16. Qu’est-ce qui caractérise la croissance endogène par rapport au modèle de Solow à technologie constante ?

Elle suppose que les différences de revenu disparaissent entre tous les pays à long terme
Elle fait du progrès technologique un moteur interne et auto-entretenu de la croissance
Elle explique la croissance par l’accumulation du capital physique avec des rendements décroissants
Elle attribue la croissance principalement à l’augmentation des ressources naturelles disponibles

Elle fait du progrès technologique un moteur interne et auto-entretenu de la croissance

Explication

La croissance endogène intègre le progrès technologique comme un moteur interne, soutenu notamment par la recherche-développement, le capital humain et les externalités de connaissance. Le modèle de Solow à technologie constante n’en fait pas un moteur explicite.

17. Quelle distinction oppose correctement convergence absolue et convergence conditionnelle ?

La convergence absolue suppose des technologies différentes, tandis que la convergence conditionnelle exclut toute comparaison internationale
La convergence absolue décrit les écarts de productivité, tandis que la convergence conditionnelle décrit les écarts de population
La convergence absolue vise un même revenu pour tous les pays, tandis que la convergence conditionnelle concerne des pays aux caractéristiques comparables
La convergence absolue concerne les pays aux institutions comparables, tandis que la convergence conditionnelle vise un revenu identique pour tous

La convergence absolue vise un même revenu pour tous les pays, tandis que la convergence conditionnelle concerne des pays aux caractéristiques comparables

Explication

La convergence absolue prévoit un rapprochement vers un même niveau de revenu, alors que la convergence conditionnelle s’applique entre pays ayant des institutions, une épargne et une démographie comparables. La comparabilité des caractéristiques définit donc la seconde notion.

18. Comment François Perroux définit-il le développement ?

Comme des transformations des structures économiques, sociales, institutionnelles et démographiques accompagnant la croissance
Comme une expansion des libertés réelles dont disposent les individus dans une société
Comme une hausse quantitative du produit intérieur brut réel sur une période donnée
Comme une progression de la production compatible avec les besoins des générations futures

Comme des transformations des structures économiques, sociales, institutionnelles et démographiques accompagnant la croissance

Explication

Pour François Perroux, le développement englobe des transformations de plusieurs structures de la société qui accompagnent la croissance. Une simple hausse quantitative du produit décrit davantage la croissance que le développement.

19. Dans l’approche d’Amartya Sen, que désigne principalement la capabilité ?

L’ensemble des libertés réelles dont disposent les individus pour mener la vie qu’ils souhaitent
Le volume de biens produits par une économie pour satisfaire la consommation
Le montant de revenu monétaire reçu par les individus au cours d’une période
La capacité d’un État à financer les infrastructures et les services publics

L’ensemble des libertés réelles dont disposent les individus pour mener la vie qu’ils souhaitent

Explication

Pour Amartya Sen, le développement est l’expansion des libertés réelles, ce qui fonde la notion de capabilité. Le revenu constitue une ressource importante, mais il ne mesure pas à lui seul les libertés effectivement accessibles.

20. Quelle différence décrit correctement le développement par rapport à la croissance ?

Le développement suit principalement le PIB réel, tandis que la croissance transforme les institutions et les structures sociales
Le développement combine des dimensions qualitatives et quantitatives, tandis que la croissance suit principalement le PIB réel
Le développement concerne les générations futures, tandis que la croissance concerne les générations présentes
Le développement mesure les libertés réelles, tandis que la croissance mesure les ressources naturelles disponibles

Le développement combine des dimensions qualitatives et quantitatives, tandis que la croissance suit principalement le PIB réel

Explication

Le développement est multidimensionnel et associe des aspects qualitatifs et quantitatifs. La croissance est principalement définie par l’évolution quantitative du PIB réel, sans couvrir à elle seule toutes les transformations sociales.

21. Quelle formulation correspond à la définition du développement durable du rapport de Brundtland de 1987 ?

Accroître la production présente en donnant la priorité aux investissements productifs nationaux
Répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Préserver les ressources naturelles en réduisant les échanges et la consommation des ménages
Accélérer la croissance économique afin de financer ultérieurement les politiques sociales

Répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Explication

Le rapport de Brundtland définit le développement durable par la satisfaction des besoins présents tout en préservant la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Cette définition articule les besoins actuels avec une responsabilité envers les générations futures.

22. Quelle caractéristique définit les nouveaux pays industrialisés ?

Ils occupent les pôles dominants de l’économie mondiale.
Ils présentent les indicateurs socio-économiques les plus faibles de la planète.
Ils disposent d’une économie fondée principalement sur l’agriculture vivrière.
Ils ont amorcé un décollage industriel et réduit leur écart avec les pays développés.

Ils ont amorcé un décollage industriel et réduit leur écart avec les pays développés.

Explication

Les nouveaux pays industrialisés sont ceux qui ont réussi à amorcer un décollage industriel et à rattraper une partie des pays développés. Les indicateurs socio-économiques très faibles correspondent plutôt aux pays les moins avancés.

23. Quel élément caractérise principalement un pays émergent ?

Une croissance économique rapide accompagnée d’une convergence des structures avec les pays développés.
Une faible croissance économique associée à des structures sociales durablement peu développées.
Une intégration limitée aux échanges mondiaux malgré une économie fortement industrialisée.
Une domination des principaux pôles financiers et productifs de l’économie mondiale.

Une croissance économique rapide accompagnée d’une convergence des structures avec les pays développés.

Explication

Un pays émergent connaît une croissance rapide et voit ses structures économiques et sociales se rapprocher de celles des pays développés. La faiblesse durable du développement socio-économique définit plutôt les pays les moins avancés.

24. Comment interpréter la coexistence de forts taux de natalité et de mortalité dans un pays en retard de développement ?

Elle montre que la croissance de la population dépend principalement de l’immigration internationale.
Elle indique que la transition démographique est achevée et que la population diminue rapidement.
Elle correspond à une situation démographique qui constitue le point de départ de la transition démographique.
Elle traduit une évolution démographique déjà stabilisée par une faible natalité et une faible mortalité.

Elle correspond à une situation démographique qui constitue le point de départ de la transition démographique.

Explication

De forts taux de natalité et de mortalité caractérisent une situation démographique initiale à partir de laquelle peut commencer la transition démographique. La transition désigne une évolution des taux, et non la simple coexistence de niveaux élevés.

25. Selon Thomas Malthus, pourquoi une augmentation de la main-d’œuvre agricole peut-elle devenir inefficace ?

Parce que l’accroissement de la population entraîne automatiquement une hausse équivalente de la production agricole.
Parce que la production agricole augmente moins vite que le nombre de personnes à nourrir lorsque la population est trop nombreuse.
Parce que la main-d’œuvre agricole réduit la quantité de terres disponibles pour les activités industrielles.
Parce que les ressources alimentaires progressent plus vite que la population dans les sociétés rurales.

Parce que la production agricole augmente moins vite que le nombre de personnes à nourrir lorsque la population est trop nombreuse.

Explication

Pour Malthus, lorsque la population dépasse les ressources disponibles, ajouter de la main-d’œuvre agricole accroît la production moins rapidement que le nombre de bouches à nourrir. L’augmentation de la main-d’œuvre ne garantit donc pas une hausse proportionnelle des ressources.

26. Lequel de ces éléments relève d’un critère social du sous-développement ?

L’instabilité de l’État et la présence d’un État défaillant.
La domination des pôles économiques dans les échanges mondiaux.
La croissance rapide des activités industrielles et des exportations.
La malnutrition et l’instabilité de l’éducation scolaire.

La malnutrition et l’instabilité de l’éducation scolaire.

Explication

Les critères sociaux concernent les conditions de vie, notamment la santé, l’éducation et l’alimentation. L’instabilité de l’État relève des critères politiques, et non des critères sociaux.

27. Que mesure le taux de pauvreté selon l’INSEE ?

La proportion de personnes dont le niveau de vie est inférieur à un seuil fixé pour une année donnée.
Le montant en euros correspondant au niveau de vie minimal retenu pour une année donnée.
La part des ménages dont le revenu disponible est inférieur à leurs dépenses essentielles.
La différence moyenne entre le revenu disponible et le niveau de vie médian d’un pays.

La proportion de personnes dont le niveau de vie est inférieur à un seuil fixé pour une année donnée.

Explication

Le taux de pauvreté mesure la proportion d’individus situés sous un seuil de pauvreté exprimé en euros pour une année donnée. Le seuil constitue la valeur de référence, tandis que le taux correspond à la proportion de personnes concernées.

28. Quelle distinction oppose correctement un seuil de pauvreté absolu à un seuil de pauvreté relatif ?

Le seuil absolu varie selon la position sociale, tandis que le seuil relatif reste fondé sur un panier de biens.
Le seuil absolu dépend du niveau de vie médian, tandis que le seuil relatif repose sur le coût des besoins essentiels.
Le seuil absolu mesure la part des pauvres, tandis que le seuil relatif indique le montant moyen des revenus.
Le seuil absolu repose sur les besoins essentiels, tandis que le seuil relatif dépend d’une proportion du niveau de vie médian.

Le seuil absolu repose sur les besoins essentiels, tandis que le seuil relatif dépend d’une proportion du niveau de vie médian.

Explication

Un seuil absolu est établi à partir du coût des ressources ou besoins nécessaires, alors qu’un seuil relatif est calculé par rapport au niveau de vie médian. Les deux notions ne désignent donc pas la proportion de personnes pauvres.

29. Un ménage dispose d’un revenu disponible de 3 000 euros et compte 2 unités de consommation. Quel est son niveau de vie ?

1 500 euros
6 000 euros
1 000 euros
2 000 euros

1 500 euros

Explication

Le niveau de vie se calcule en divisant le revenu disponible par le nombre d’unités de consommation, soit 3000÷2=15003000 \div 2 = 1500 euros. Un montant de 6 000 euros résulterait d’une multiplication, contraire à la formule.

30. Dans le cadre habituellement utilisé en Europe, quand une personne est-elle considérée comme pauvre ?

Lorsque son niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian de son pays.
Lorsque son revenu disponible est inférieur à 60 % de la moyenne des revenus européens.
Lorsque ses dépenses essentielles dépassent 60 % de son revenu disponible annuel.
Lorsque son niveau de vie est inférieur à 60 % du salaire minimum de son pays.

Lorsque son niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian de son pays.

Explication

En Europe, le seuil de pauvreté relatif est généralement fixé à 60 % du niveau de vie médian national. Il ne se calcule pas à partir de la moyenne des revenus, du salaire minimum ou de la part des dépenses essentielles.

31. Quelle dimension supplémentaire l’indice de Sen prend-il en compte par rapport au taux de pauvreté ?

Le niveau moyen de richesse de l’ensemble de la population
La part de la richesse détenue par les ménages les plus aisés
La distance entre deux déciles de revenu dans la population
L’intensité et la répartition de la pauvreté parmi les personnes pauvres

L’intensité et la répartition de la pauvreté parmi les personnes pauvres

Explication

L’indice de Sen combine le nombre de pauvres, l’écart de leur niveau de vie au seuil de pauvreté et leur position dans la distribution. Le taux de pauvreté mesure principalement la proportion de personnes situées sous le seuil.

32. Que mesure la courbe de Lorenz pour une population donnée ?

L’évolution du revenu national au cours du développement
La part cumulée de la richesse détenue par les plus pauvres
Le revenu moyen disponible pour chaque habitant
La proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté

La part cumulée de la richesse détenue par les plus pauvres

Explication

La courbe de Lorenz indique la part de la richesse totale détenue par les x pour cent les plus pauvres. Le revenu moyen par habitant ne décrit pas la répartition cumulée des richesses.

33. Une courbe de Lorenz délimite une aire de 0,2 avec la première bissectrice : quelle est la valeur de l’indice de Gini ?

0,8
0,2
0,4
0,6

0,6

Explication

L’indice de Gini se calcule par 1−2×aire1-2\times aire, donc ici 1−2×0,2=0,61-2\times0,2=0,6. L’aire entre la courbe et la bissectrice n’est donc pas directement la valeur du Gini.

34. Quelle évolution des inégalités la courbe de Kuznets associe-t-elle aux étapes du développement ?

Une hausse initiale suivie d’une baisse à un stade plus avancé
Une stabilité des inégalités pendant toutes les étapes du développement
Une diminution proportionnelle des inégalités avec chaque progrès économique
Une baisse initiale suivie d’une hausse à un stade plus avancé

Une hausse initiale suivie d’une baisse à un stade plus avancé

Explication

La courbe de Kuznets propose une relation en U inversé : les inégalités augmentent d’abord, puis diminuent lorsque le développement atteint un stade plus avancé. Elle ne décrit donc pas une baisse régulière dès le début.

35. Comment définir une capabilité dans l’approche du développement humain ?

Un revenu monétaire permettant de comparer les niveaux de vie individuels
Un résultat observé qui décrit ce qu’une personne a déjà effectivement accompli
Un ensemble de fonctionnements de valeur qu’une personne peut réellement mettre en œuvre
Une ressource matérielle qu’une personne possède sans considération de son usage

Un ensemble de fonctionnements de valeur qu’une personne peut réellement mettre en œuvre

Explication

Une capabilité désigne l’espace réel de liberté permettant à une personne de mettre en œuvre des fonctionnements valorisés. La possession d’un bien constitue une ressource, mais ne garantit pas la possibilité réelle de l’utiliser.

36. Quelles dimensions l’indice de développement humain synthétise-t-il ?

La croissance économique, les exportations et l’équilibre des finances publiques
La longévité, l’accès à l’éducation et la disponibilité d’un revenu correct
La consommation énergétique, l’urbanisation et la participation électorale
La pauvreté, la répartition des richesses et le chômage de longue durée

La longévité, l’accès à l’éducation et la disponibilité d’un revenu correct

Explication

L’IDH synthétise la possibilité de vivre longtemps, l’accès à l’éducation et la disponibilité d’un revenu correct. Il ne se limite donc pas à des indicateurs de production ou de revenu.

37. Depuis quelle année le PNUD publie-t-il chaque année le Rapport sur le Développement Humain ?

Depuis 1955, sous l’impulsion de Simon Kuznets avec Arthur Lewis
Depuis 1970, sous l’impulsion de John Rawls avec Kenneth Arrow
Depuis 1990, sous l’impulsion de Mahbub ul Haq avec Amartya Sen
Depuis 2000, sous l’impulsion de Joseph Stiglitz avec Angus Deaton

Depuis 1990, sous l’impulsion de Mahbub ul Haq avec Amartya Sen

Explication

Le PNUD publie ce rapport chaque année depuis 1990, à l’initiative de Mahbub ul Haq en collaboration avec Amartya Sen. Les autres associations renvoient à des économistes ou à des périodes qui ne correspondent pas à cette publication.

38. Une dimension de l’IDH vaut 40, avec une borne minimale de 20 et une borne maximale de 80 : quel est son indicateur normalisé ?

22
0,50,5
0,60,6
0,250,25

$$0,5$$

Explication

La normalisation donne 40−2080−20=2060=0,5\frac{40-20}{80-20}=\frac{20}{60}=0,5. Cette étape transforme une valeur brute en indice situé entre les bornes choisies, avant toute agrégation.

39. Quelles bornes sont utilisées pour normaliser l’espérance de vie dans le calcul de l’IDH ?

0 an et 18 ans
20 ans et 85 ans
100 dollars PPA et 75 000 dollars PPA
0 an et 15 ans

20 ans et 85 ans

Explication

Pour l’espérance de vie, les bornes de l’IDH sont 20 et 85 ans. Les intervalles exprimés en années scolaires concernent les deux indicateurs d’éducation, tandis que les montants en dollars concernent le revenu.

40. Comment les indicateurs sont-ils agrégés lors du calcul de l’IDH ?

Les deux indicateurs d’éducation sont moyennés géométriquement, puis les trois dimensions par moyenne arithmétique
Les deux indicateurs d’éducation sont moyennés arithmétiquement, puis les trois dimensions par moyenne géométrique
Les trois indicateurs d’éducation, de santé et de revenu sont additionnés sans moyenne intermédiaire
La santé et le revenu sont moyennés arithmétiquement avant une agrégation géométrique de l’éducation

Les deux indicateurs d’éducation sont moyennés arithmétiquement, puis les trois dimensions par moyenne géométrique

Explication

Le calcul commence par une moyenne arithmétique des deux indicateurs d’éducation, puis utilise une moyenne géométrique pour agréger santé, éducation et revenu. Confondre les deux types de moyenne inverse la méthode prévue pour les deux étapes.

41. Si l’inégalité d’Atkinson d’une dimension vaut 0,20,2 et son indice non ajusté vaut 0,750,75, quelle est sa valeur ajustée pour l’IDHI ?

0,600,60
0,950,95
0,730,73
0,150,15

$$0,60$$

Explication

L’indicateur ajusté se calcule avec Ii∗=(1−Ai)IiI_i^*=(1-A_i)I_i, donc Ii∗=(1−0,2)×0,75=0,60I_i^*=(1-0,2)\times0,75=0,60. L’inégalité réduit ainsi l’indice initial au lieu de s’y ajouter.

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Qu'est-ce que le sentier de croissance en économie ?

La trajectoire suivie par une économie.

Que représentent les fluctuations autour du sentier de croissance ?

Les cycles économiques.

Quelle est la définition de la croissance économique selon François Perroux ?

L'augmentation continue et soutenue du produit global réel sur une longue période.

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