QCM : Économie et stratégie du sport — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi les 80 milliards d’euros attribués au sport, soit 2,7 % du PIB français, sous-estiment-ils son poids économique réel ?

Parce que les ménages consacrent la majorité de leurs dépenses sportives à des activités gratuites
Parce que les collectivités territoriales excluent les dépenses consacrées aux infrastructures sportives
Parce que les recettes publicitaires des clubs professionnels ne sont pas intégrées aux comptes nationaux
Parce que le secteur non marchand comprend 220 000 associations et représente 40 % du total

Parce que le secteur non marchand comprend 220 000 associations et représente 40 % du total

Explication

Le montant annoncé ne reflète pas tout le poids du sport, car le secteur non marchand rassemble 220 000 associations et représente 40 % du total. L’idée selon laquelle les infrastructures seraient exclues ne correspond pas à la raison donnée pour expliquer cette sous-estimation.

2. Quelle comparaison décrit correctement le financement public du sport en France ?

L’État dépense 15 milliards d’euros, contre 7,7 milliards pour les collectivités, qui gèrent 40 % des infrastructures
L’État et les collectivités dépensent chacun 7,7 milliards d’euros, tandis que les clubs gèrent 80 % des infrastructures
Les collectivités territoriales dépensent 7,7 milliards d’euros, contre 15 milliards pour l’État, et gèrent 80 % des infrastructures
Les collectivités territoriales dépensent 15 milliards d’euros, contre 7,7 milliards pour l’État, et gèrent 80 % des infrastructures

Les collectivités territoriales dépensent 15 milliards d’euros, contre 7,7 milliards pour l’État, et gèrent 80 % des infrastructures

Explication

Les collectivités territoriales financent davantage le sport que l’État, avec 15 milliards d’euros contre 7,7 milliards, et elles gèrent 80 % des infrastructures. L’inversion des montants attribuée à l’État contredit cette répartition.

3. Quelle classification correspond à une piscine utilisée comme bien de club ?

Elle est excluable et rivale dans toute situation de fréquentation
Elle est excluable et peut rester non rivale jusqu’à sa saturation
Elle est rivale et non excluable, comme un vélo en libre-service
Elle est non excluable et non rivale, comme une ressource maritime ouverte

Elle est excluable et peut rester non rivale jusqu’à sa saturation

Explication

Une piscine est un bien de club : son accès peut être contrôlé et son usage reste potentiellement non rival jusqu’à la saturation. La rivalité systématique ne caractérise donc pas ce bien avant que la capacité soit atteinte.

4. Que désigne une externalité positive du sport amateur ?

Un bénéfice social non intégré dans la demande privée, comme la baisse du coût social de la sédentarité
Une préférence individuelle pour une activité sportive dont le prix devient plus faible
Une recette privée supplémentaire captée par les clubs grâce à la vente des licences sportives
Une dépense publique destinée à construire des équipements accessibles aux pratiquants

Un bénéfice social non intégré dans la demande privée, comme la baisse du coût social de la sédentarité

Explication

L’externalité positive correspond à un bénéfice pour la société qui n’est pas pris en compte par la demande privée, notamment une baisse du coût social de la sédentarité. Une recette de club relève plutôt d’un avantage privé et ne constitue pas cette externalité.

5. Comment se comparent la quantité d’équilibre spontané du marché et la quantité optimale sociale pour l’activité sportive ?

La quantité d’équilibre QEQ_E est égale à la quantité optimale sociale QOQ_O, car le marché valorise les externalités positives
La quantité d’équilibre QEQ_E est inférieure à la quantité optimale sociale QOQ_O, car les bénéfices sociaux ne sont pas intégrés
La quantité d’équilibre QEQ_E varie autour de la quantité optimale sociale QOQ_O, selon le niveau des dépenses publiques
La quantité d’équilibre QEQ_E dépasse la quantité optimale sociale QOQ_O, car les pratiquants surestiment les bénéfices collectifs

La quantité d’équilibre $$Q_E$$ est inférieure à la quantité optimale sociale $$Q_O$$, car les bénéfices sociaux ne sont pas intégrés

Explication

Le marché spontané conduit à une quantité QEQ_E inférieure à QOQ_O parce que la demande privée ignore les externalités positives. L’égalité entre ces deux quantités supposerait que les bénéfices sociaux soient déjà intégrés dans les décisions privées.

6. À quoi correspond la perte sociale créée par le sous-investissement du marché libre dans l’activité sportive ?

À la différence comptable entre les subventions directes et les coûts de fourniture publique
Aux aires F et G, qui mesurent l’écart entre le résultat du marché et l’optimum social
Aux dépenses privées engagées par les ménages lorsque la pratique sportive devient plus accessible
À l’aire correspondant aux recettes fiscales supplémentaires générées par les équipements sportifs publics

Aux aires F et G, qui mesurent l’écart entre le résultat du marché et l’optimum social

Explication

Le sous-investissement du marché libre par rapport à l’optimum social engendre une perte sociale représentée par les aires F et G. Les recettes fiscales et les dépenses privées ne constituent pas la mesure graphique indiquée pour cette perte.

7. Quelle intervention publique peut rapprocher la pratique sportive de l’optimum social QOQ_O ?

Réserver les aides aux clubs professionnels pour accroître l’audience des compétitions et les recettes commerciales
Réduire les infrastructures publiques afin de laisser les prix privés déterminer la quantité d’activité sportive
Augmenter les droits d’accès aux équipements afin de faire coïncider le coût privé avec la demande des ménages
Accorder une subvention directe comme le Pass’Sport ou proposer une fourniture publique comme le Sport sur ordonnance

Accorder une subvention directe comme le Pass’Sport ou proposer une fourniture publique comme le Sport sur ordonnance

Explication

L’État peut corriger le sous-investissement par une subvention directe, telle que le Pass’Sport de 50 euros, ou par une fourniture publique, telle que le Sport sur ordonnance à Strasbourg. Réduire l’offre publique ne corrige pas le défaut d’intégration des bénéfices sociaux.

8. Quel est le bilan strictement économique des Jeux olympiques de Paris 2024 ?

Il est indéterminé, car aucune évaluation socio-économique des Jeux n’a été réalisée
Il est positif, avec une Valeur Actuelle Nette Socio-Économique de 2 764 millions d’euros
Il est négatif, avec une Valeur Actuelle Nette Socio-Économique de -2 764 millions d’euros
Il est équilibré, car les recettes et les dépenses olympiques atteignent le même montant

Il est négatif, avec une Valeur Actuelle Nette Socio-Économique de -2 764 millions d’euros

Explication

Le bilan strictement économique est négatif : la VAN-SE des Jeux olympiques de Paris 2024 s’élève à -2 764 millions d’euros. Une valeur positive de même montant inverse le signe de l’évaluation donnée.

9. Quels arguments l’État mobilise-t-il pour justifier le coût des Jeux olympiques de Paris 2024 malgré leur bilan économique strictement négatif ?

Le soft power, le nation branding et un héritage infrastructurel évalué à 2 866 millions d’euros
La privatisation des équipements, l’équilibre budgétaire des villes hôtes et la suppression des dépenses de sécurité
La réduction du coût social de la sédentarité, l’augmentation des licences et une hausse des recettes fiscales
La rentabilité immédiate de la billetterie, les droits télévisés et une baisse générale des dépenses publiques

Le soft power, le nation branding et un héritage infrastructurel évalué à 2 866 millions d’euros

Explication

La justification repose sur le soft power, ou nation branding, ainsi que sur un héritage infrastructurel évalué à 2 866 millions d’euros. Ces arguments dépassent le bilan économique strict, qui reste négatif.

10. Dans le financement du Mondial 2026, quelle répartition des recettes et des coûts est prévue ?

Les villes hôtes perçoivent la billetterie et les droits TV, tandis que la FIFA assume les infrastructures et la logistique
La FIFA et les villes hôtes se partagent la billetterie, tandis que les diffuseurs prennent en charge les coûts de sécurité
Les villes hôtes visent 13 milliards de dollars grâce à la billetterie, tandis que la FIFA finance la sécurité et la logistique locales
La FIFA vise 13 milliards de dollars grâce aux droits TV et à la billetterie, tandis que les villes hôtes supportent sécurité et logistique

La FIFA vise 13 milliards de dollars grâce aux droits TV et à la billetterie, tandis que les villes hôtes supportent sécurité et logistique

Explication

La FIFA doit capter 13 milliards de dollars grâce aux droits TV et à la billetterie, alors que les villes hôtes prennent en charge la sécurité et la logistique sans toucher la billetterie. L’attribution des recettes aux villes hôtes inverse donc le mécanisme décrit.

11. Pourquoi M6 a-t-elle accepté d’acheter les droits du Mondial pour 120 millions d’euros malgré des recettes publicitaires plafonnées à 100 millions d’euros ?

Pour compenser la baisse des droits télévisés et augmenter les recettes publicitaires au-delà de 120 millions d’euros
Pour financer les coûts de sécurité des villes hôtes et récupérer la billetterie du tournoi
Pour obtenir une exclusivité sur les infrastructures sportives et réduire les dépenses de production
Pour acquérir 4 millions de comptes sur M6+ et atteindre 93 % des Français

Pour acquérir 4 millions de comptes sur M6+ et atteindre 93 % des Français

Explication

M6 a assumé un déficit publicitaire prévisible afin d’acquérir 4 millions de comptes sur M6+ et de toucher 93 % des Français. La chaîne ne cherchait pas à récupérer la billetterie ni à financer la sécurité des villes hôtes.

12. Quelle transformation décrit le mieux l’évolution de Decathlon entre 1976 et 1986 ?

L’enseigne est passée de fabricant à distributeur spécialisé dans un seul sport.
L’enseigne est passée de détaillant généraliste à prestataire de sponsoring sportif.
L’enseigne est passée de marque internationale à plateforme dédiée à la seconde vie.
L’enseigne est passée de distributeur à concepteur-producteur intégré en amont.

L’enseigne est passée de distributeur à concepteur-producteur intégré en amont.

Explication

En 1976, Decathlon était un simple distributeur, puis il est devenu en 1986 un concepteur-producteur intégré en amont. La seconde vie et le sponsoring correspondent à d’autres dimensions de sa transformation, mais ne décrivent pas cette évolution industrielle.

13. Quel exemple illustre la diversification concentrique menée par Decathlon ?

Concentrer l’activité sur des vélos haut de gamme.
Limiter l’offre à l’équipement d’un sport unique.
Réunir près de 80 sports sous une même enseigne.
Remplacer les produits sportifs par des services de location.

Réunir près de 80 sports sous une même enseigne.

Explication

La diversification concentrique de Decathlon consiste à regrouper près de 80 sports sous le même toit. Une offre limitée à un seul sport relève au contraire d’une spécialisation, tandis que la location et les vélos haut de gamme renvoient à d’autres sujets.

14. Pourquoi Decathlon investit-il 15 millions d’euros par an dans le sponsoring professionnel ?

Pour renforcer sa spécialisation dans une discipline sportive unique.
Pour soutenir sa montée en gamme et modifier son ancienne image low-cost.
Pour développer un écosystème centré sur la location d’équipements.
Pour réduire son portefeuille de marques et simplifier son organisation.

Pour soutenir sa montée en gamme et modifier son ancienne image low-cost.

Explication

Le sponsoring professionnel, notamment auprès de l’équipe cycliste Decathlon CMA CGM, vise à accompagner la montée en gamme et à faire évoluer l’image low-cost de l’enseigne. La simplification des marques, la location et la spécialisation sportive répondent à d’autres enjeux.

15. Dans le retail relationnel, quel rôle le produit joue-t-il dans la relation avec le client ?

Il devient un support de communication sans lien avec les usages sportifs.
Il représente l’aboutissement d’une vente séparée des services complémentaires.
Il sert principalement à concentrer l’offre sur une transaction ponctuelle.
Il constitue l’entrée dans un écosystème incluant la location et la seconde vie.

Il constitue l’entrée dans un écosystème incluant la location et la seconde vie.

Explication

Le retail relationnel considère le produit comme une porte d’entrée vers un écosystème comprenant notamment la location et le marché de la seconde vie. Le retail transactionnel s’arrête principalement à la vente, ce qui ne correspond pas à cette logique élargie.

16. Quelle formulation correspond à la raison d’être globale de Decathlon ?

Move people through the wonders of sport
Connect customers through circular sports services
Create products for every athletic performance
Make sport affordable through global retail

Move people through the wonders of sport

Explication

La raison d’être globale de Decathlon est formulée ainsi : « Move people through the wonders of sport ». Les autres formulations décrivent des orientations possibles, mais ne correspondent pas à la raison d’être indiquée.

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Quelle part du PIB français représente le sport en valeur économique ?

Le sport représente 2,7 % du PIB français.

Quel pourcentage du secteur sportif non marchand est constitué par les associations ?

Les associations représentent 40 % du secteur sportif non marchand.

Quelle collectivité finance le plus le sport en France ?

Les collectivités territoriales financent davantage le sport que l’État.

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