QCM : Efficacité du marché et intervention publique — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la principale question étudiée par l’économie en tant que science sociale ?

L’organisation quotidienne d’une activité particulière
La classification juridique des entreprises et des ménages
La mesure exclusive des bénéfices réalisés par les entreprises
La création et la répartition des richesses et des ressources rares

La création et la répartition des richesses et des ressources rares

Explication

L’économie étudie la création et la répartition des richesses et des ressources rares, ainsi que les choix des agents et leurs conséquences. La gestion concerne davantage l’organisation d’une activité.

2. Pourquoi la rareté oblige-t-elle les individus à faire des choix économiques ?

Parce que les entreprises fixent seules les quantités produites dans tous les marchés
Parce que les individus cherchent uniquement à augmenter leur consommation immédiate
Parce que les ressources rares sont nécessairement réservées à la production
Parce que les ressources disponibles ne permettent pas de satisfaire tous les usages simultanément

Parce que les ressources disponibles ne permettent pas de satisfaire tous les usages simultanément

Explication

La rareté impose de choisir entre différents usages possibles des ressources. Ces choix peuvent concerner la consommation ou la production, à court ou à long terme.

3. Quelle proposition distingue correctement les approches positive et normative en économie ?

L’approche positive formule des jugements de valeur, tandis que l’approche normative teste des faits
L’approche positive défend l’équité, tandis que l’approche normative mesure uniquement les prix
L’approche positive étudie les ménages, tandis que l’approche normative étudie les entreprises
L’approche positive décrit ce qui est, tandis que l’approche normative prescrit ce qui doit être

L’approche positive décrit ce qui est, tandis que l’approche normative prescrit ce qui doit être

Explication

L’approche positive décrit et cherche à tester les faits. L’approche normative formule des prescriptions fondées notamment sur des jugements de valeur concernant l’efficacité ou l’équité.

4. Quel est l’objectif principal d’un modèle économique ?

Reproduire tous les détails d’une situation réelle sans hypothèse
Remplacer l’observation des comportements par des jugements de valeur
Simplifier un phénomène pour analyser ses mécanismes essentiels
Décrire uniquement les décisions prises par les pouvoirs publics

Simplifier un phénomène pour analyser ses mécanismes essentiels

Explication

La modélisation économique élimine les détails non essentiels afin d’étudier les mécanismes principaux à l’aide d’hypothèses et, notamment, d’équations.

5. Laquelle de ces caractéristiques appartient à la concurrence pure et parfaite ?

La présence d’une seule entreprise offrant un produit unique
La libre entrée et sortie des agents du marché
La différenciation systématique des produits proposés
La capacité des entreprises à imposer librement leur prix

La libre entrée et sortie des agents du marché

Explication

La concurrence pure et parfaite repose notamment sur l’homogénéité du produit, l’atomicité, la transparence de l’information et la libre entrée et sortie des agents.

6. Quelle différence oppose principalement une entreprise en monopole à une entreprise sur un marché parfaitement concurrentiel ?

L’entreprise en monopole doit partager son offre avec de nombreux concurrents, contrairement à l’autre
L’entreprise en monopole est toujours preneuse de prix, tandis que l’autre fixe le prix
L’entreprise en monopole peut être faiseuse de prix, tandis que l’autre est preneuse de prix
L’entreprise en monopole vend un produit homogène, tandis que l’autre vend plusieurs produits différenciés

L’entreprise en monopole peut être faiseuse de prix, tandis que l’autre est preneuse de prix

Explication

Sur un marché parfaitement concurrentiel, les offreurs et les demandeurs prennent le prix comme donné. En monopole, l’entreprise peut influencer le prix et être faiseuse de prix.

7. Comment définit-on la demande de marché d’un bien ?

La quantité maximale qu’un vendeur peut proposer indépendamment des acheteurs
La quantité que les acheteurs sont prêts et capables d’acheter, égale à la somme des demandes individuelles
La quantité totale que les entreprises souhaitent produire à un prix donné
La quantité effectivement achetée par les consommateurs pendant une période donnée

La quantité que les acheteurs sont prêts et capables d’acheter, égale à la somme des demandes individuelles

Explication

La demande de marché mesure la quantité que les acheteurs sont prêts et capables d’acheter. Elle correspond à l’agrégation des demandes individuelles, et non nécessairement aux achats effectivement réalisés.

8. Toutes choses égales par ailleurs, que se passe-t-il lorsque le prix d’un bien augmente ?

La quantité demandée diminue
Le revenu des acheteurs augmente automatiquement
La demande devient nécessairement nulle
La quantité demandée augmente

La quantité demandée diminue

Explication

La loi de la demande établit une relation inverse entre le prix et la quantité demandée, toutes choses égales par ailleurs. Une hausse du prix entraîne donc une baisse de la quantité demandée.

9. Un ménage voit son revenu augmenter et accroît sa consommation d’un bien. Comment ce bien est-il qualifié ?

Un bien inférieur
Un bien normal
Un bien substituable
Un bien complémentaire

Un bien normal

Explication

Un bien normal est un bien dont la demande augmente lorsque le revenu augmente. Pour un bien inférieur, la demande diminue avec la hausse du revenu.

10. Le prix du café augmente et les consommateurs achètent davantage de thé. Quelle relation existe entre ces deux biens ?

Ce sont deux biens parfaitement homogènes
Ce sont deux biens inférieurs
Ce sont des biens substituables
Ce sont des biens complémentaires

Ce sont des biens substituables

Explication

Des biens substituables satisfont un même besoin : la hausse du prix de l’un augmente la demande de l’autre. Les biens complémentaires sont au contraire consommés ensemble.

11. Que mesure l’élasticité-prix de la demande ?

La variation absolue de la quantité demandée pour une unité supplémentaire de prix
Le coefficient directeur de la courbe de demande
La variation du revenu provoquée par une variation du prix
La variation relative de la quantité demandée en réaction à une variation relative du prix

La variation relative de la quantité demandée en réaction à une variation relative du prix

Explication

L’élasticité-prix de la demande mesure une variation relative en pourcentage de la quantité demandée par rapport à une variation relative en pourcentage du prix. Elle se distingue donc de la pente, qui est un coefficient directeur.

12. Une hausse de prix de 10 % entraîne une baisse de la quantité demandée de 20 %. Quelle est l’élasticité-prix de la demande en valeur absolue ?

2
10
0,5
1

2

Explication

L’élasticité en valeur absolue vaut 20 % ÷ 10 %, soit 2. La demande est donc élastique dans cette situation.

13. Comment qualifie-t-on une demande dont l’élasticité-prix est égale à 0,6 en valeur absolue ?

Inélastique
À élasticité unitaire
Parfaitement élastique
Élastique

Inélastique

Explication

Une demande est inélastique lorsque son élasticité-prix est inférieure à 1 en valeur absolue. Ici, 0,6 est inférieur à 1.

14. Toutes choses égales par ailleurs, que se passe-t-il généralement lorsque le prix d’un produit augmente ?

La quantité offerte augmente
La quantité offerte diminue
Le nombre de vendeurs disparaît immédiatement
La technologie de production change automatiquement

La quantité offerte augmente

Explication

Selon la loi de l’offre, une hausse du prix augmente la quantité que les vendeurs sont prêts à proposer, toutes choses égales par ailleurs.

15. Que caractérise l’équilibre de marché ?

Une situation où la quantité demandée est toujours supérieure à la quantité offerte
Une situation où l’offre et la demande se compensent, déterminant un prix et une quantité d’équilibre
Une situation où les vendeurs fixent le prix sans tenir compte des acheteurs
Une situation où aucun échange n’est possible entre acheteurs et vendeurs

Une situation où l’offre et la demande se compensent, déterminant un prix et une quantité d’équilibre

Explication

L’équilibre de marché correspond à l’égalité entre l’offre et la demande. Cette égalité détermine simultanément le prix d’équilibre et la quantité d’équilibre.

16. Dans le marché des CD, si l’offre est Q_O = 2P/5 et la demande Q_D = 35 − P, quels sont le prix et la quantité d’équilibre ?

Un prix de 10 euros et une quantité de 25 millions d’unités
Un prix de 25 euros et une quantité de 10 millions d’unités
Un prix de 5 euros et une quantité de 35 millions d’unités
Un prix de 35 euros et une quantité de 2 millions d’unités

Un prix de 25 euros et une quantité de 10 millions d’unités

Explication

En égalisant l’offre et la demande, on obtient un prix d’équilibre de 25 euros. En le remplaçant dans l’une des équations, on trouve une quantité d’équilibre de 10 millions d’unités.

17. Comment le marché tend-il à réagir lorsque le prix est supérieur au prix d’équilibre ?

Un excès d’offre pousse les vendeurs à augmenter davantage le prix
L’absence d’offre empêche toute modification du prix
Un excès de demande pousse les vendeurs à augmenter le prix
Un excès d’offre pousse les vendeurs à baisser le prix

Un excès d’offre pousse les vendeurs à baisser le prix

Explication

Au-dessus du prix d’équilibre, la quantité offerte dépasse la quantité demandée. Cet excès d’offre incite les vendeurs à réduire leur prix jusqu’à l’équilibre.

18. Lorsqu’une offre est très rigide, comment un choc affectant le marché tend-il principalement à s’ajuster ?

Par une forte variation des quantités, sans variation des prix
Par une forte variation des prix
Par une disparition de la demande
Par une modification automatique de la technologie

Par une forte variation des prix

Explication

Plus l’offre ou la demande est rigide, plus l’ajustement à un choc se fait par une forte variation des prix. Les quantités réagissent relativement moins.

19. Quand une allocation est-elle dite efficiente ?

Lorsqu’elle minimise simultanément tous les prix du marché
Lorsqu’elle maximise la somme du bien-être des agents, c’est-à-dire le surplus social
Lorsqu’elle garantit le même revenu à tous les agents
Lorsqu’elle maximise uniquement la production des entreprises

Lorsqu’elle maximise la somme du bien-être des agents, c’est-à-dire le surplus social

Explication

Une allocation est efficiente lorsqu’elle maximise le surplus social, qui représente la somme du bien-être des agents de l’économie. L’efficacité ne signifie pas nécessairement égalité des revenus.

20. Quelle relation définit le surplus social ?

SS = SC × SP
SS = SC + SP
SS = SC − SP
SS = SP − SC

SS = SC + SP

Explication

Le surplus social est la somme du surplus des consommateurs et du surplus des producteurs : SS = SC + SP. Chaque composante concerne une catégorie différente d’agents.

21. Selon le critère utilitariste de Jeremy Bentham, sur quoi repose l’optimum économique ?

Sur la maximisation des richesses produites et du surplus social
Sur la priorité absolue donnée à l’égalité des revenus
Sur la réduction des échanges pour protéger tous les producteurs
Sur la maximisation de la justice indépendamment de la production

Sur la maximisation des richesses produites et du surplus social

Explication

Pour Jeremy Bentham, l’optimum utilitariste repose sur la maximisation des richesses produites et du surplus social. Ce critère ne prend pas directement en compte la justice et l’équité.

22. Un acheteur est prêt à payer au maximum 80 euros pour un bien et le paie 65 euros. Quel est son surplus du consommateur individuel ?

80 euros
65 euros
145 euros
15 euros

15 euros

Explication

Le surplus du consommateur est égal à la différence entre le prix de réserve et le prix effectivement payé : 80 − 65 = 15 euros.

23. Dans quelle situation une allocation est-elle inefficiente sur un marché ?

Lorsque l’acheteur qui valorise le plus le bien ne l’obtient pas
Lorsque le vendeur au coût le plus élevé vend son produit
Lorsque tous les échanges possibles ont lieu au prix d’équilibre
Lorsque les quantités échangées correspondent à la demande totale

Lorsque l’acheteur qui valorise le plus le bien ne l’obtient pas

Explication

Une allocation est inefficiente lorsque certains gains potentiels de l’échange ne sont pas réalisés, notamment si l’acheteur qui accorde la plus grande valeur au bien ne l’obtient pas.

24. Quelle situation traduit un échec de l’allocation efficiente du côté des vendeurs ?

Le vendeur au coût le plus faible ne vend pas le bien
Le vendeur au coût le plus élevé vend au prix du marché
Tous les vendeurs proposent le même prix
Les consommateurs demandent une quantité supérieure à l’offre

Le vendeur au coût le plus faible ne vend pas le bien

Explication

L’allocation est inefficiente lorsque le vendeur ayant le coût le plus faible ne vend pas, car un gain potentiel de l’échange n’est alors pas réalisé.

25. Un consommateur est disposé à payer 80 euros pour un bien et le paie finalement 50 euros. Quel est son surplus individuel ?

30 euros
80 euros
50 euros
130 euros

30 euros

Explication

Le surplus individuel est égal à la différence entre le prix de réserve et le prix effectivement payé : 80 − 50 = 30 euros.

26. Comment calcule-t-on le surplus total des consommateurs sur un marché ?

En soustrayant le prix du marché à la demande totale
En additionnant les prix de réserve de tous les acheteurs
En additionnant les surplus individuels de tous les consommateurs
En additionnant les prix payés par tous les acheteurs

En additionnant les surplus individuels de tous les consommateurs

Explication

Le surplus total des consommateurs est la somme des surplus individuels de tous les consommateurs : SC = ∑ᵢ SCᵢ. Le prix de réserve concerne individuellement un acheteur et ne constitue pas à lui seul le surplus total.

27. Sur un graphique de marché, quelle surface représente le surplus des consommateurs ?

La surface entre la courbe d’offre et l’axe des quantités
La surface située sous la droite du prix et au-dessus de l’offre
La surface entre la courbe de demande et la droite du prix du marché
La surface entre les courbes de demande et d’offre au-delà des quantités échangées

La surface entre la courbe de demande et la droite du prix du marché

Explication

Graphiquement, le surplus des consommateurs correspond à la surface située entre la courbe de demande et la droite horizontale représentant le prix du marché.

28. Si le prix de marché d’un bien diminue, toutes choses égales par ailleurs, comment évolue le surplus des consommateurs ?

Il augmente
Il diminue
Il reste inchangé
Il devient nécessairement nul

Il augmente

Explication

Le surplus des consommateurs augmente lorsque le prix diminue, car les acheteurs paient moins par rapport à leur prix de réserve.

29. Quel exemple correspond à la définition du coût d’opportunité ?

La somme des coûts monétaires directement payés pour produire
La différence entre le prix de vente et les coûts fixes
Le gain auquel un agent renonce en choisissant une utilisation plutôt qu’une autre
La recette obtenue après la vente d’un bien

Le gain auquel un agent renonce en choisissant une utilisation plutôt qu’une autre

Explication

Le coût d’opportunité est le gain auquel un agent renonce lorsqu’il utilise un objet à une fin plutôt qu’à une autre. Il peut donc inclure un coût implicite, et pas seulement des dépenses monétaires.

30. Un producteur reçoit une recette de 120 euros pour un bien dont le coût correspondant est de 75 euros. Quel est son surplus individuel ?

195 euros
120 euros
45 euros
75 euros

45 euros

Explication

Le surplus individuel du producteur est égal à la recette perçue moins le coût correspondant : SPⱼ = Rⱼ − Cⱼ = 120 − 75 = 45 euros.

31. Comment calcule-t-on le surplus total des producteurs présents sur un marché ?

En additionnant les surplus individuels de tous les producteurs
En soustrayant les coûts fixes des recettes totales
En additionnant les recettes de tous les producteurs
En additionnant les coûts de tous les producteurs

En additionnant les surplus individuels de tous les producteurs

Explication

Le surplus total des producteurs est la somme des surplus individuels de tous les producteurs présents sur le marché : SP = ∑ⱼ SPⱼ.

32. Sur un graphique de marché, quelle surface représente le surplus des producteurs ?

La surface entre la courbe de demande et la droite du prix
La surface entre la courbe d’offre et la droite horizontale du prix du marché
La surface située au-dessus de la courbe de demande et sous l’axe des prix
La surface entre la courbe d’offre et l’axe des quantités, hors échanges

La surface entre la courbe d’offre et la droite horizontale du prix du marché

Explication

Graphiquement, le surplus des producteurs correspond à la surface située entre la courbe d’offre et la droite horizontale représentant le prix du marché.

33. Que mesure le surplus social dans une économie ?

Le gain réalisé uniquement par les producteurs lors des ventes
La somme des revenus fiscaux tirés des transactions
Le gain total réalisé par l’ensemble des agents grâce aux échanges
Le gain réalisé uniquement par les consommateurs lors des achats

Le gain total réalisé par l’ensemble des agents grâce aux échanges

Explication

Le surplus social correspond au gain total obtenu par l’ensemble des membres de l’économie grâce aux échanges. Les surplus des consommateurs et des producteurs n’en représentent que des composantes.

34. Pour une quantité échangée donnée, comment représente-t-on graphiquement le surplus social ?

Par la surface située uniquement au-dessus de la courbe de demande
Par la surface située uniquement au-dessous de la courbe d’offre
Par la surface située entre les courbes d’offre et de demande
Par la distance verticale entre le prix et la quantité échangée

Par la surface située entre les courbes d’offre et de demande

Explication

Pour une quantité échangée donnée, le surplus social est représenté par la surface comprise entre les courbes d’offre et de demande.

35. Sous les hypothèses de la concurrence pure et parfaite, quelle caractéristique définit l’équilibre de marché ?

Il constitue une allocation efficiente qui maximise le surplus social
Il maximise nécessairement le surplus des consommateurs uniquement
Il garantit une répartition parfaitement égale des revenus
Il fixe le prix au niveau le plus élevé possible pour les producteurs

Il constitue une allocation efficiente qui maximise le surplus social

Explication

Dans le cadre de la concurrence pure et parfaite, l’équilibre de marché conduit à une allocation efficiente qui maximise le surplus social. Cette conclusion ne signifie pas que la répartition des gains est parfaitement égalitaire.

36. Quand une allocation est-elle efficiente au sens de Pareto ?

Lorsqu’elle maximise la somme des satisfactions individuelles mesurées
Lorsqu’elle garantit le surplus maximal de chaque individu
Lorsqu’il est impossible d’améliorer la situation d’un individu sans détériorer celle d’un autre
Lorsqu’elle répartit exactement le bien-être de façon égale

Lorsqu’il est impossible d’améliorer la situation d’un individu sans détériorer celle d’un autre

Explication

Une allocation est optimale au sens de Pareto lorsqu’aucune amélioration de la situation d’un individu n’est possible sans nuire à un autre. Ce critère ne repose pas nécessairement sur une addition des gains individuels.

37. Quelle relation entre maximisation du surplus social et optimum de Pareto est correcte ?

Tout optimum de Pareto maximise le surplus social, mais l’inverse n’est jamais vrai
Les deux critères conduisent toujours à des allocations opposées
Toute allocation maximisant le surplus social est un optimum de Pareto, mais l’inverse n’est pas toujours vrai
Aucun des deux critères ne permet d’évaluer une allocation économique

Toute allocation maximisant le surplus social est un optimum de Pareto, mais l’inverse n’est pas toujours vrai

Explication

Toute allocation qui maximise le surplus social est un optimum de Pareto. Toutefois, certaines allocations de Pareto peuvent être efficaces sans maximiser le surplus social.

38. Une allocation est-elle équitable lorsqu’elle répartit de quelle manière le bien-être entre les membres de l’économie ?

De manière à empêcher toute amélioration individuelle
De manière à maximiser la production totale
De manière jugée juste
De manière à favoriser systématiquement l’individu le moins doté

De manière jugée juste

Explication

L’équité concerne le caractère juste de la répartition du bien-être entre les membres de l’économie. Elle se distingue ainsi de l’efficacité, qui porte sur la possibilité d’améliorer une situation sans en détériorer une autre.

39. À quelle condition un prix plafond devient-il effectif ?

Lorsqu’il est fixé au-dessus du prix d’équilibre du marché
Lorsqu’il est égal au coût de production moyen
Lorsqu’il est choisi pour maximiser le surplus des producteurs
Lorsqu’il est fixé en dessous du prix d’équilibre du marché

Lorsqu’il est fixé en dessous du prix d’équilibre du marché

Explication

Un prix plafond est effectif lorsqu’il impose un prix maximum inférieur au prix d’équilibre. Il empêche alors le prix de marché de monter jusqu’à son niveau d’équilibre.

40. Quel déséquilibre résulte d’un prix plafond effectif sur un marché ?

Une hausse simultanée de l’offre et de la demande
Un excédent, car la quantité offerte dépasse la quantité demandée
Une disparition de toute demande au prix réglementé
Une pénurie, car la quantité demandée dépasse la quantité offerte

Une pénurie, car la quantité demandée dépasse la quantité offerte

Explication

Un prix plafond effectif maintient le prix sous son niveau d’équilibre, ce qui stimule la demande et décourage l’offre. Il en résulte une pénurie.

41. Quel est l’effet respectif d’un prix plancher et d’un prix plafond sur les surplus des producteurs et des consommateurs ?

Le prix plancher réduit le surplus des producteurs et augmente celui des consommateurs, tandis que le prix plafond produit l’effet inverse
Le prix plancher augmente le surplus des producteurs et réduit celui des consommateurs, tandis que le prix plafond produit l’effet inverse
Les deux dispositifs augmentent simultanément le surplus des producteurs et celui des consommateurs
Le prix plancher augmente les deux surplus, tandis que le prix plafond les réduit tous les deux

Le prix plancher augmente le surplus des producteurs et réduit celui des consommateurs, tandis que le prix plafond produit l’effet inverse

Explication

Un prix plancher favorise les producteurs mais réduit le surplus des consommateurs. À l’inverse, un prix plafond augmente le surplus des consommateurs et réduit celui des producteurs.

42. Que désigne la perte sèche dans l’analyse d’un marché ?

La diminution du surplus des consommateurs sans modification du surplus social
Le montant total des taxes perçues par les pouvoirs publics
La réduction du surplus social par rapport à la situation optimale
La baisse du revenu des producteurs uniquement

La réduction du surplus social par rapport à la situation optimale

Explication

La perte sèche, ou charge morte, désigne la diminution du surplus social par rapport à la situation optimale. Elle traduit une perte de gains potentiels issus des échanges.

43. Qu’est-ce qu’une taxe unitaire ?

Un montant déterminé pour chaque unité échangée, quel que soit le prix du bien
Un prélèvement dû uniquement lorsque l’acheteur réalise un échange
Un montant fixe prélevé indépendamment du nombre d’unités vendues
Un pourcentage fixe appliqué au prix total du bien échangé

Un montant déterminé pour chaque unité échangée, quel que soit le prix du bien

Explication

Une taxe unitaire prélève un montant déterminé pour chaque unité de bien échangée, indépendamment du prix du bien. Elle se distingue donc d’une taxe calculée en fonction de la valeur du bien.

44. Que cherche-t-on à déterminer lorsqu’on étudie l’incidence fiscale d’une taxe ?

Le montant total des recettes fiscales perçues par l’État
La quantité de biens produite avant l’instauration de la taxe
La part du coût de la taxe réellement assumée par les acheteurs ou les vendeurs
Le niveau d’élasticité-prix observé sur l’ensemble du marché

La part du coût de la taxe réellement assumée par les acheteurs ou les vendeurs

Explication

L’incidence fiscale concerne la répartition réelle du coût de la taxe entre acheteurs et vendeurs, indépendamment de la personne juridiquement chargée de la verser à l’État.

45. Quel effet une taxe unitaire produit-elle simultanément sur un marché ?

Elle réduit la quantité échangée et diminue à la fois les deux prix
Elle réduit la quantité échangée, augmente le prix payé et diminue le prix reçu
Elle laisse la quantité inchangée tout en augmentant les deux prix
Elle augmente la quantité échangée, diminue le prix payé et augmente le prix reçu

Elle réduit la quantité échangée, augmente le prix payé et diminue le prix reçu

Explication

Une taxe unitaire crée un écart entre le prix payé par les acheteurs et celui reçu par les vendeurs. Elle réduit donc la quantité échangée, augmente le prix payé et diminue le prix reçu, quel que soit le mode de collecte.

46. Sur quel côté du marché la charge fiscale pèse-t-elle principalement lorsque les élasticités diffèrent fortement ?

Sur le côté dont l’élasticité-prix est la plus faible
Sur le côté qui verse légalement la taxe à l’État
Sur le côté dont l’élasticité-prix est la plus élevée
À parts égales sur les acheteurs et les vendeurs

Sur le côté dont l’élasticité-prix est la plus faible

Explication

La charge fiscale est principalement supportée par le côté le plus rigide du marché, c’est-à-dire celui dont l’élasticité-prix est la plus faible. L’obligation légale de paiement ne détermine pas à elle seule l’incidence réelle.

47. Comment calcule-t-on le surplus social après l’introduction d’une taxe ?

En additionnant uniquement le surplus des consommateurs et les recettes fiscales
En additionnant le surplus des consommateurs, le surplus des producteurs et les recettes fiscales
En soustrayant les recettes fiscales au surplus des consommateurs et au surplus des producteurs
En additionnant le surplus des producteurs et la charge morte

En additionnant le surplus des consommateurs, le surplus des producteurs et les recettes fiscales

Explication

Après une taxe, le surplus social est égal à SC + SP + RF. Les recettes fiscales constituent un transfert vers l’État et doivent donc être incluses dans le surplus social.

48. Pourquoi une taxe peut-elle créer une charge morte ?

Parce qu’elle augmente la quantité échangée au-delà du niveau socialement optimal
Parce qu’elle transforme toutes les recettes fiscales en pertes pour les producteurs
Parce qu’elle supprime nécessairement tout surplus détenu par les consommateurs
Parce qu’elle réduit les échanges et empêche certains gains mutuellement avantageux de se réaliser

Parce qu’elle réduit les échanges et empêche certains gains mutuellement avantageux de se réaliser

Explication

La charge morte correspond à la baisse du surplus social due à la diminution des quantités échangées et à la disparition de certains échanges avantageux pour les deux parties.

49. Toutes choses égales par ailleurs, dans quel cas une taxe génère-t-elle la charge morte la plus importante ?

Lorsque l’offre et la demande sont très rigides
Lorsque les recettes fiscales sont nulles dès l’instauration de la taxe
Lorsque la quantité échangée varie très peu avec le prix
Lorsque l’offre ou la demande est très élastique

Lorsque l’offre ou la demande est très élastique

Explication

Plus l’offre ou la demande est élastique, plus les quantités réagissent à la taxe. La réduction des échanges et la charge morte sont alors plus importantes.

50. Quelle distinction caractérise une externalité négative et une externalité positive ?

La première passe par un prix, tandis que la seconde échappe au mécanisme des prix
La première procure un effet favorable, tandis que la seconde impose un effet défavorable à d’autres agents
La première concerne les producteurs, tandis que la seconde concerne uniquement les consommateurs
La première impose un effet défavorable, tandis que la seconde procure un effet favorable à d’autres agents

La première impose un effet défavorable, tandis que la seconde procure un effet favorable à d’autres agents

Explication

Une externalité négative nuit à d’autres agents, alors qu’une externalité positive leur procure un bénéfice. Les deux peuvent concerner des producteurs ou des consommateurs.

51. Comment le coût social d’une action se distingue-t-il du coût privé ?

Il correspond au prix payé par les consommateurs augmenté des recettes fiscales
Il exclut le coût privé et mesure seulement les recettes des autres agents
Il comprend le coût privé supporté par les offreurs augmenté de l’effet externe subi par la société
Il correspond uniquement au coût privé supporté par les offreurs

Il comprend le coût privé supporté par les offreurs augmenté de l’effet externe subi par la société

Explication

Le coût social additionne le coût privé des offreurs et l’effet externe supporté par l’ensemble de la société. Le coût privé ne tient compte que du coût supporté par l’offreur.

52. Quel résultat produit une externalité négative lorsque le marché fonctionne sans correction ?

Une production exactement égale à l’optimum social
Une production ou une consommation inférieure à l’optimum social
Une disparition des coûts privés supportés par les offreurs
Une production ou une consommation supérieure à l’optimum social

Une production ou une consommation supérieure à l’optimum social

Explication

Avec une externalité négative, le marché ne prend pas en compte le coût externe. Il conduit donc à une production ou une consommation excessive par rapport à l’optimum social.

53. Pourquoi la production de connaissances par des entreprises innovantes constitue-t-elle une externalité positive ?

Parce que les connaissances sont nécessairement vendues à un prix inférieur à leur coût
Parce que les connaissances produites peuvent bénéficier à d’autres agents que l’entreprise innovante
Parce que l’innovation réduit automatiquement la production des autres entreprises
Parce que l’entreprise innovante ne supporte aucun coût de production

Parce que les connaissances produites peuvent bénéficier à d’autres agents que l’entreprise innovante

Explication

La production de connaissances bénéficie à d’autres agents que l’entreprise qui les crée, ce qui correspond à un effet favorable non entièrement intégré dans la décision de l’innovateur.

54. Que signifie internaliser une externalité ?

Laisser les agents ignorer les conséquences externes de leurs actions
Supprimer toute intervention publique dans les échanges marchands
Remplacer les décisions individuelles par une planification complète
Intégrer les effets externes dans le calcul des agents économiques

Intégrer les effets externes dans le calcul des agents économiques

Explication

Internaliser une externalité consiste à faire prendre en compte par les consommateurs et les producteurs tous les effets de leurs actions, y compris les effets externes.

55. Quelle distinction caractérise une solution autoritaire par rapport à une correction du marché pour internaliser une externalité ?

La première modifie les prix, tandis que la seconde interdit toute production
La première accorde une subvention, tandis que la seconde fixe directement une quantité
La première laisse les agents décider librement, tandis que la seconde supprime toute règle
La première impose une quantité ou une interdiction, tandis que la seconde modifie les incitations

La première impose une quantité ou une interdiction, tandis que la seconde modifie les incitations

Explication

L’État peut imposer directement une quantité ou une interdiction par une solution autoritaire, ou modifier les incitations grâce à des taxes ou des subventions.

56. Une activité génère une pollution qui constitue une externalité négative. Quel est l’effet attendu d’une taxe pigouvienne unitaire ?

Elle diminue le prix de l’activité et augmente la quantité produite
Elle maintient le prix inchangé tout en augmentant la quantité produite
Elle interdit automatiquement toute activité générant une pollution
Elle augmente le prix de l’activité et réduit la quantité produite

Elle augmente le prix de l’activité et réduit la quantité produite

Explication

Une taxe pigouvienne appliquée à une activité produisant une externalité négative augmente son prix, ce qui tend à réduire la quantité produite. Cette approche est associée à Arthur Pigou.

57. Une entreprise génère une externalité négative dont le coût marginal est de 12 euros par unité. Quel montant de taxe pigouvienne est optimal ?

24 euros par unité
12 euros par unité
Un montant égal au bénéfice marginal de l’externalité
6 euros par unité

12 euros par unité

Explication

Le montant optimal de la taxe pigouvienne est égal au coût marginal de l’externalité, soit ici 12 euros par unité : t = CmE.

58. Quelle caractéristique distingue un bien rival d’un bien non rival ?

La consommation d’un bien rival peut être simultanée par tous sans diminution
Un bien non rival devient nécessairement indisponible après une consommation
Un bien rival ne peut être consommé que par son propriétaire légal
La consommation d’un bien rival réduit celle qui reste disponible pour autrui

La consommation d’un bien rival réduit celle qui reste disponible pour autrui

Explication

Un bien rival est un bien dont la consommation par une personne réduit ou empêche celle d’autres personnes. Un bien non rival peut être consommé simultanément par plusieurs individus.

59. Quand un bien est-il dit appropriable ?

Lorsqu’il disparaît après chaque utilisation individuelle
Lorsqu’il peut être consommé simultanément par plusieurs personnes
Lorsque son propriétaire peut empêcher un tiers de le consommer
Lorsqu’il est nécessairement fourni gratuitement par l’État

Lorsque son propriétaire peut empêcher un tiers de le consommer

Explication

Un bien appropriable permet à son propriétaire d’exclure un tiers de sa consommation. À l’inverse, un bien non appropriable ne peut pas être soustrait à quelqu’un, même s’il ne paie pas.

60. Quelle combinaison de caractéristiques définit un bien public ?

Rival et non appropriable
Non rival et appropriable
Rival et appropriable
Non rival et non appropriable

Non rival et non appropriable

Explication

Un bien public est à la fois non rival, car sa consommation peut être simultanée, et non appropriable, car il est difficile d’en exclure les personnes qui ne paient pas.

61. Dans quelle situation la tragédie des biens communs risque-t-elle de se produire ?

Lorsque plusieurs individus utilisent simultanément un bien non rival et appropriable
Lorsque des individus surexploitent une ressource rivale et non appropriable au-delà de sa capacité de renouvellement
Lorsque le propriétaire d’un bien empêche tous les tiers de le consommer
Lorsque la consommation d’un bien public augmente sa capacité de renouvellement

Lorsque des individus surexploitent une ressource rivale et non appropriable au-delà de sa capacité de renouvellement

Explication

La tragédie des biens communs survient lorsque des individus surexploitent une ressource rivale et non appropriable au-delà de sa capacité auto-régénératrice, ce qui peut entraîner sa disparition. Ce mécanisme a été analysé par Garrett Hardin en 1968.

62. Comment un consommateur rationnel choisit-il sa consommation ?

Il maximise sa consommation sans tenir compte de son budget
Il choisit toujours le bien dont le prix est le plus élevé
Il maximise son utilité sous la contrainte de son revenu
Il égalise nécessairement sa dépense et son revenu total

Il maximise son utilité sous la contrainte de son revenu

Explication

Le consommateur rationnel choisit la décision de consommation qui maximise sa satisfaction, ou utilité, tout en respectant la contrainte de son revenu.

63. Que se passe-t-il en dessous du seuil de satiété lorsque la quantité consommée augmente ?

L’utilité totale augmente tandis que l’utilité marginale diminue
L’utilité totale diminue tandis que l’utilité marginale augmente
L’utilité totale et l’utilité marginale augmentent au même rythme
L’utilité totale reste constante tandis que l’utilité marginale devient négative

L’utilité totale augmente tandis que l’utilité marginale diminue

Explication

En dessous du seuil de satiété, chaque unité supplémentaire accroît encore l’utilité totale, mais procure une satisfaction moindre que l’unité précédente : l’utilité marginale diminue.

64. Un consommateur obtient une utilité totale de 150 euros en consommant 5 unités d’un bien vendu 20 euros l’unité. Quel est son surplus du consommateur ?

750 euros
130 euros
100 euros
50 euros

50 euros

Explication

Le surplus du consommateur se calcule ainsi : SC = U(Q) − Q × P. Ici, SC = 150 − 5 × 20 = 50 euros.

65. Pour un prix donné, quelle condition détermine la quantité choisie par un consommateur rationnel lorsqu’il maximise son surplus ?

Le coût total est égal au chiffre d’affaires
L’utilité totale est égale au revenu
L’utilité marginale est égale à zéro quel que soit le prix
L’utilité marginale est égale au prix

L’utilité marginale est égale au prix

Explication

Le consommateur choisit la quantité qui maximise son surplus lorsque l’utilité marginale de la dernière unité est égale au prix : Um(Q) = P.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Efficacité du marché et intervention publique.

Qu'est-ce que l'économie étudie comme science sociale ?

La création et la répartition des richesses et ressources rares.

Pourquoi la rareté oblige-t-elle à faire des choix ?

Parce qu'elle limite les ressources disponibles pour la consommation et la production.

Quelle idée économique affirme que l'échange enrichit tout le monde ?

La théorie économique standard.

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