QCM : Équilibre de court terme IS-LM (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que relie la fonction de consommation keynésienne, et quelle relation suppose-t-elle entre consommation et revenu disponible ?

Elle relie la consommation au revenu futur anticipé, avec une hausse proportionnelle de la consommation.
Elle relie l’investissement au taux d’intérêt réel, avec une hausse plus rapide de l’investissement.
Elle relie la consommation au revenu disponible, avec une hausse moins rapide de la consommation.
Elle relie l’épargne au patrimoine financier, avec une baisse parallèle de l’épargne.

Elle relie la consommation au revenu disponible, avec une hausse moins rapide de la consommation.

Explication

La fonction keynésienne met en relation la consommation et le revenu disponible, mais la consommation progresse moins vite que ce revenu. Le revenu futur anticipé correspond à une autre approche de la consommation et ne constitue pas le déterminant retenu ici.

2. Si le revenu disponible augmente de 100 unités et que la consommation augmente de 70 unités, quelle grandeur vaut 0,7 ?

La propension moyenne à consommer
Le revenu permanent anticipé
L’effet de richesse des ménages
La propension marginale à consommer

La propension marginale à consommer

Explication

La propension marginale à consommer mesure la variation de la consommation provoquée par une variation du revenu disponible, soit ici 70/100=0,770/100=0{,}7. La propension moyenne à consommer rapporte la consommation totale au revenu disponible, et non leurs variations.

3. Quels éléments déterminent principalement la décision d’une firme d’investir dans un projet ?

Le montant des impôts forfaitaires et le motif de précaution monétaire
Le taux d’intérêt réel anticipé et la rentabilité attendue du projet
Le revenu disponible des ménages et leur propension moyenne à consommer
Le taux d’intérêt nominal observé et la consommation passée des ménages

Le taux d’intérêt réel anticipé et la rentabilité attendue du projet

Explication

La décision d’investissement dépend principalement du taux d’intérêt réel anticipé et de la rentabilité attendue des projets. Les autres réponses mobilisent des déterminants de la consommation, de la demande de monnaie ou une mesure qui ne correspond pas à la définition donnée.

4. Un montant futur de 1 210 euros doit être actualisé sur deux périodes au taux d’intérêt réel de 10 % ; quelle est sa valeur présente ?

1 2101+0,10=1 100\frac{1\,210}{1+0{,}10}=1\,100 euros
1 210(1+0,10)2=1 000\frac{1\,210}{(1+0{,}10)^2}=1\,000 euros
1 210×(1+0,10)2=1 464,101\,210\times(1+0{,}10)^2=1\,464{,}10 euros
1 210−(2×0,10)=1 209,801\,210-(2\times0{,}10)=1\,209{,}80 euros

$$\frac{1\,210}{(1+0{,}10)^2}=1\,000$$ euros

Explication

L’actualisation sur NN périodes consiste à diviser le montant futur par (1+R)N\left(1+R\right)^N ; ici, 1 210/(1,10)2=1 0001\,210/(1{,}10)^2=1\,000 euros. La multiplication par (1+R)N\left(1+R\right)^N relève de la capitalisation et produit une valeur future à partir d’une valeur présente.

5. Dans quelle situation une firme lance-t-elle un projet d’investissement ?

Lorsque la dépense initiale dépasse la valeur actualisée des recettes
Lorsque la valeur actualisée nette du projet est positive
Lorsque la valeur future non actualisée du projet est positive
Lorsque le taux d’intérêt réel anticipé dépasse la rentabilité attendue

Lorsque la valeur actualisée nette du projet est positive

Explication

Une firme lance le projet lorsque sa valeur actualisée nette est positive, ce qui signifie que les gains actualisés dépassent le coût initial. Une valeur future positive ou une dépense initiale élevée ne suffit pas à établir cette rentabilité après actualisation.

6. De quels facteurs dépend la demande de monnaie des ménages dans l’analyse keynésienne ?

De l’offre de monnaie fixée par la banque centrale et des impôts
De la consommation totale et de la valeur actualisée des investissements
Du revenu futur anticipé et de la rentabilité attendue des projets
Du revenu et du taux d’intérêt, selon un arbitrage entre monnaie et titres

Du revenu et du taux d’intérêt, selon un arbitrage entre monnaie et titres

Explication

La demande de monnaie émane des ménages et dépend du revenu ainsi que du taux d’intérêt, car ils arbitrent entre détenir de la monnaie et des titres. L’offre de monnaie relève d’une décision exogène de la banque centrale et ne décrit pas les déterminants de cette demande.

7. Quels sont les trois motifs keynésiens de détention de monnaie ?

La transaction, la précaution et la spéculation
La fiscalité, la rentabilité et l’actualisation
La production, l’investissement et la répartition
La consommation, l’épargne et la capitalisation

La transaction, la précaution et la spéculation

Explication

Keynes distingue les motifs de transaction, de précaution et de spéculation pour expliquer la demande de monnaie. La production n’est pas un motif keynésien de détention de monnaie, même si elle constitue une activité économique importante.

8. Que représente la courbe IS dans le plan de la production et du taux d’intérêt ?

Les couples assurant l’équilibre entre offre et demande de monnaie
Les couples déterminant l’équilibre entre revenus fiscaux et dépenses publiques
Les couples assurant l’équilibre entre production et demande globale
Les couples décrivant l’égalité entre épargne et investissement financiers

Les couples assurant l’équilibre entre production et demande globale

Explication

La courbe IS regroupe les couples de production et de taux d’intérêt pour lesquels la production est égale à la demande globale sur le marché des biens. La courbe LM, en revanche, concerne l’équilibre du marché de la monnaie.

9. Comment évolue la courbe IS dans le plan où la production est en abscisse et le taux d’intérêt en ordonnée ?

Elle est décroissante lorsque la production augmente
Elle est verticale quel que soit le niveau du taux d’intérêt
Elle est croissante lorsque la production augmente
Elle est horizontale quel que soit le niveau de production

Elle est décroissante lorsque la production augmente

Explication

La courbe IS est décroissante dans le plan de la production et du taux d’intérêt. La pente croissante caractérise plutôt la courbe LM dans ce même plan.

10. Une hausse des dépenses publiques, considérées comme une variable exogène, a quel effet sur la courbe IS ?

Elle déplace la courbe IS dans le plan
Elle ne modifie ni la position ni les points de la courbe IS
Elle provoque un déplacement le long de la courbe IS
Elle déplace la courbe LM parallèlement à sa position initiale

Elle déplace la courbe IS dans le plan

Explication

Une variation d’une variable exogène, comme les dépenses publiques, déplace la courbe IS dans le plan. Une variation de la production ou du taux d’intérêt, qui sont endogènes, correspond plutôt à un déplacement sur cette courbe.

11. Que représente la courbe LM dans le plan de la production et du taux d’intérêt ?

Les couples assurant l’équilibre sur le marché de la monnaie
Les couples égalisant l’offre et la demande de fonds prêtables
Les couples assurant l’équilibre sur le marché des biens
Les couples reliant les dépenses publiques au niveau des recettes fiscales

Les couples assurant l’équilibre sur le marché de la monnaie

Explication

La courbe LM regroupe les couples de production et de taux d’intérêt qui assurent l’équilibre du marché de la monnaie. La courbe IS correspond, elle, à l’équilibre du marché des biens.

12. Quelle est la pente de la courbe LM dans le plan de la production et du taux d’intérêt ?

Elle est horizontale pour chaque niveau de production
Elle est verticale pour chaque niveau du taux d’intérêt
Elle est décroissante lorsque la production augmente
Elle est croissante lorsque la production augmente

Elle est croissante lorsque la production augmente

Explication

La courbe LM est croissante dans le plan de la production et du taux d’intérêt. La courbe IS présente la pente opposée, puisqu’elle est décroissante dans ce plan.

13. Comment une variation de la masse monétaire modifie-t-elle la courbe LM ?

Elle transforme la courbe LM en une courbe nécessairement horizontale
Elle provoque un déplacement le long de la courbe LM
Elle déplace la courbe IS parallèlement à sa position initiale
Elle déplace la courbe LM parallèlement à sa position initiale

Elle déplace la courbe LM parallèlement à sa position initiale

Explication

Une variation de la masse monétaire déplace la courbe LM dans le plan, parallèlement à sa position initiale. Elle ne correspond donc pas à un simple déplacement d’un point sur la courbe existante.

14. Que représente la courbe BB sur le marché des titres ?

Les couples égalisant la production et la demande globale
Les couples égalisant les recettes publiques et les dépenses privées
Les couples équilibrant l’offre et la demande de monnaie
Les couples égalisant la demande et l’offre de fonds prêtables

Les couples égalisant la demande et l’offre de fonds prêtables

Explication

La courbe BB regroupe les couples de production et de taux d’intérêt pour lesquels la demande et l’offre de fonds prêtables sont égales sur le marché des titres. La courbe IS décrit, quant à elle, l’équilibre du marché des biens.

15. De quelles composantes l’offre de titres est-elle constituée ?

Des besoins de financement de l’État et des firmes
Des achats de titres réalisés par les ménages et les entreprises
Des encaisses détenues par les ménages et les banques
Des recettes fiscales de l’État et des revenus des ménages

Des besoins de financement de l’État et des firmes

Explication

L’offre de titres correspond à la somme des besoins de financement de l’État et des firmes. Les ménages sont associés à la demande de titres, et non à leur offre dans cette distinction.

16. Selon la loi de Walras, quelle conclusion découle de l’équilibre simultané du marché des biens et du marché de la monnaie ?

La masse monétaire devient égale aux dépenses publiques
La courbe IS devient nécessairement croissante
Le marché des titres est également à l’équilibre
La demande de titres devient indépendante du taux d’intérêt

Le marché des titres est également à l’équilibre

Explication

Selon la loi de Walras, l’équilibre de deux marchés implique l’équilibre du troisième : si les marchés du bien et de la monnaie sont équilibrés, le marché des titres l’est aussi. Cette loi ne modifie pas directement la pente de la courbe IS ni la composition de la masse monétaire.

17. Quelle origine et quelle logique caractérisent la demande de travail ?

Elle est formulée par les salariés qui répartissent leur temps entre travail et formation.
Elle est formulée par les ménages qui arbitrent entre leur consommation et leur épargne.
Elle est formulée par les entreprises qui maximisent leur profit sous contrainte technologique.
Elle est formulée par l’État qui cherche à équilibrer les recettes et les dépenses publiques.

Elle est formulée par les entreprises qui maximisent leur profit sous contrainte technologique.

Explication

La demande de travail provient des entreprises et découle de leur recherche du profit maximal compte tenu de la technologie disponible. L’arbitrage entre travail et loisir relève de l’offre de travail des ménages, et non de la demande des entreprises.

18. Comment les ménages déterminent-ils leur offre de travail à un niveau donné de salaire réel ?

Ils fixent le salaire réel en comparant les recettes fiscales et les dépenses publiques.
Ils arbitrent entre le loisir et le travail en fonction du salaire réel.
Ils maximisent le profit de l’entreprise en fonction de sa technologie productive.
Ils choisissent la quantité de biens offerte selon le niveau général des prix.

Ils arbitrent entre le loisir et le travail en fonction du salaire réel.

Explication

L’offre de travail résulte de l’arbitrage des ménages entre le temps consacré au loisir et celui consacré au travail, pour chaque salaire réel. La maximisation du profit sous contrainte technologique décrit la demande de travail des entreprises.

19. Quelle distinction permet d’identifier le chômage classique et le chômage keynésien ?

Le chômage classique vient d’une baisse de la demande de monnaie, tandis que le chômage keynésien vient d’une hausse du salaire réel.
Le chômage classique vient d’une rigidité des prix, tandis que le chômage keynésien vient d’une flexibilité accrue des salaires.
Le chômage classique vient d’un excès d’offre de biens, tandis que le chômage keynésien vient d’un excès d’offre de travail.
Le chômage classique vient d’un excès d’offre de travail, tandis que le chômage keynésien vient d’un excès d’offre de biens.

Le chômage classique vient d’un excès d’offre de travail, tandis que le chômage keynésien vient d’un excès d’offre de biens.

Explication

Le chômage classique est associé à un excès d’offre de travail, alors que le chômage keynésien correspond à un excès d’offre de biens. Inverser ces deux excès conduit à attribuer à chaque forme de chômage le mécanisme de l’autre.

20. Pourquoi des rigidités des prix et des salaires peuvent-elles provoquer une situation de sous-emploi à court terme ?

Elles peuvent accélérer l’ajustement des marchés et porter l’emploi au-delà de son niveau potentiel.
Elles peuvent supprimer l’arbitrage des ménages entre le loisir et le travail.
Elles peuvent empêcher l’ajustement des marchés et maintenir l’économie sous son niveau d’emploi potentiel.
Elles peuvent transformer une demande de travail des entreprises en offre de travail des ménages.

Elles peuvent empêcher l’ajustement des marchés et maintenir l’économie sous son niveau d’emploi potentiel.

Explication

À court terme, des prix et des salaires rigides peuvent bloquer l’ajustement classique, de sorte que l’économie reste en situation de sous-emploi. Une accélération de l’ajustement ne correspond pas au mécanisme décrit par cette règle.

21. Comment l’équilibre de court terme est-il déterminé dans le modèle IS-LM ?

Il est donné par la seule intersection de la courbe IS avec la demande globale de biens.
Il est donné par l’intersection des courbes IS et LM, en appliquant le corollaire de la loi de Walras aux trois marchés.
Il est donné par l’égalité entre l’offre et la demande de travail, sans considération pour le marché monétaire.
Il est donné par l’équilibre du marché monétaire, les marchés des biens et des titres étant indépendants.

Il est donné par l’intersection des courbes IS et LM, en appliquant le corollaire de la loi de Walras aux trois marchés.

Explication

Dans le modèle IS-LM, l’intersection des courbes IS et LM détermine l’équilibre de court terme grâce au corollaire de la loi de Walras appliqué aux trois marchés. Se concentrer sur un seul marché ne permet pas de caractériser cet équilibre global de court terme.

22. Quelle caractéristique distingue l’équilibre de court terme IS-LM de l’équilibre général walrassien ?

L’équilibre IS-LM est un équilibre de sous-emploi et ne constitue pas un équilibre général walrassien.
L’équilibre IS-LM est un équilibre des biens qui exclut l’analyse du marché de la monnaie.
L’équilibre IS-LM est un déséquilibre monétaire sans relation avec le niveau d’emploi.
L’équilibre IS-LM est un équilibre de plein emploi et constitue une forme d’équilibre général walrassien.

L’équilibre IS-LM est un équilibre de sous-emploi et ne constitue pas un équilibre général walrassien.

Explication

L’équilibre IS-LM de court terme peut être un équilibre de sous-emploi et ne correspond donc pas à l’équilibre général walrassien. Le modèle ne se limite pas au marché des biens : il articule notamment les équilibres représentés par IS et LM.

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Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Équilibre de court terme IS-LM.

Qu'est-ce que la fonction de consommation keynésienne relie ?

La consommation au revenu disponible.

Comment la consommation évolue-t-elle selon la fonction keynésienne ?

Elle augmente moins rapidement que le revenu disponible.

De quoi dépend la consommation selon Keynes ?

Uniquement du revenu disponible.

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