QCM : Outils mathématiques du modèle IS-LM (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle composition correspond à une économie fermée dans le modèle IS-LM simplifié ?

Des entreprises, des administrations publiques et l’étranger, sans ménages
Des ménages, des entreprises et des administrations publiques, sans échanges extérieurs
Des ménages, des banques et l’étranger, avec des exportations nettes
Des ménages, des entreprises et des banques, avec des échanges extérieurs

Des ménages, des entreprises et des administrations publiques, sans échanges extérieurs

Explication

Le modèle considère une économie fermée composée des ménages, des entreprises et des administrations publiques. L’absence d’échanges extérieurs distingue cette configuration d’une économie ouverte, mais elle ne signifie pas que les banques remplacent les ménages.

2. Lequel de ces éléments est exogène dans le modèle IS-LM simplifié ?

L’investissement des entreprises I
Le niveau général des prix P
La consommation et l’investissement simultanément
La consommation des ménages C

Le niveau général des prix P

Explication

Les dépenses publiques G et le niveau général des prix P sont fixés comme des variables exogènes. La consommation et l’investissement dépendent, eux, de variables déterminées à l’intérieur du modèle.

3. Une économie présente un revenu Y de 2 000 et des impôts T de 350 ; quel est son revenu disponible ?

YD=350Y_D=350
YD=2 350Y_D=2\,350
YD=1 650Y_D=1\,650
YD=2 000Y_D=2\,000

$$Y_D=1\,650$$

Explication

Le revenu disponible se calcule en retranchant les impôts du revenu, soit YD=Y−T=2 000−350=1 650Y_D=Y-T=2\,000-350=1\,650. Le montant de 2 000 correspond au revenu avant impôts et celui de 350 aux impôts versés.

4. Dans la fonction C=C0+c1YDC=C_0+c_1Y_D, quelle composante ne varie pas avec le revenu disponible ?

La consommation induite c1YDc_1Y_D
La consommation agrégée CC
La consommation autonome C0C_0
La propension marginale à consommer c1c_1

La consommation autonome $$C_0$$

Explication

La consommation autonome C0C_0 est indépendante du revenu disponible. La composante c1YDc_1Y_D représente au contraire la consommation induite par ce revenu, tandis que CC est la somme des deux composantes.

5. Que mesure la propension marginale à consommer c1c_1 ?

Le rapport entre la consommation totale et le revenu disponible
La part de la consommation autonome dans la consommation totale
La diminution de l’épargne provoquée par une baisse du revenu disponible
La hausse de consommation provoquée par une unité supplémentaire de revenu disponible

La hausse de consommation provoquée par une unité supplémentaire de revenu disponible

Explication

La propension marginale à consommer mesure la variation de consommation engendrée par une unité supplémentaire de revenu disponible, avec 0<c1<10<c_1<1. Le rapport C/YDC/Y_D décrit la propension moyenne à consommer, et non la propension marginale.

6. Quelle expression distingue correctement la propension moyenne à consommer de la propension marginale à consommer ?

CYD=C0+c1\frac{C}{Y_D}=C_0+c_1, tandis que la propension marginale vaut YDY_D
CYD=C0YD+c1\frac{C}{Y_D}=\frac{C_0}{Y_D}+c_1, tandis que la propension marginale vaut c1c_1
CYD=YD−C\frac{C}{Y_D}=Y_D-C, tandis que la propension marginale vaut C0C_0
CYD=c1\frac{C}{Y_D}=c_1, tandis que la propension marginale vaut C0YD\frac{C_0}{Y_D}

$$\frac{C}{Y_D}=\frac{C_0}{Y_D}+c_1$$, tandis que la propension marginale vaut $$c_1$$

Explication

La propension moyenne est le rapport entre la consommation totale et le revenu disponible, ce qui donne C/YD=C0/YD+c1C/Y_D=C_0/Y_D+c_1. La propension marginale correspond à c1c_1, c’est-à-dire à l’effet d’une variation du revenu disponible sur la consommation.

7. Selon l’analyse de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu disponible augmente ?

La consommation et la propension moyenne à consommer augmentent au même rythme
La consommation reste stable, tandis que la propension moyenne à consommer diminue
La consommation augmente, tandis que la propension moyenne à consommer diminue
La consommation diminue, tandis que la propension moyenne à consommer augmente

La consommation augmente, tandis que la propension moyenne à consommer diminue

Explication

Dans l’analyse de Keynes, la fonction de consommation est croissante, mais la propension moyenne à consommer diminue avec le revenu disponible. Cette distinction signifie que la consommation augmente en niveau alors que sa part dans le revenu se réduit.

8. Quelle proposition décrit la répartition du revenu supplémentaire selon Kuznets ?

Les ménages à revenu faible ou moyen épargnent davantage automatiquement que les ménages aisés
Tous les ménages répartissent le revenu supplémentaire selon une propension marginale identique
Les ménages aisés consacrent une part plus importante du revenu supplémentaire à la consommation
Les ménages aisés épargnent davantage automatiquement que les ménages à revenu faible ou moyen

Les ménages aisés épargnent davantage automatiquement que les ménages à revenu faible ou moyen

Explication

Kuznets distingue les comportements selon le niveau de revenu : les ménages aisés épargnent davantage automatiquement, tandis que les ménages à revenu faible ou moyen arbitrent plus soigneusement entre consommation et épargne. Cette proposition rend compte de cette différence de comportement.

9. Si λ\lambda est la part du revenu disponible détenue par les riches, quelle est la propension marginale à consommer agrégée ?

λc1,p+c1,r\lambda c_{1,p}+c_{1,r}
(1−λ)c1,p+λc1,r(1-\lambda)c_{1,p}+\lambda c_{1,r}
(1+λ)c1,p−λc1,r(1+\lambda)c_{1,p}-\lambda c_{1,r}
(1−λ)c1,r+λc1,p(1-\lambda)c_{1,r}+\lambda c_{1,p}

$$(1-\lambda)c_{1,p}+\lambda c_{1,r}$$

Explication

La propension agrégée est une moyenne pondérée : la part détenue par les ménages moins riches est pondérée par c1,pc_{1,p} et la part détenue par les riches par c1,rc_{1,r}. L’expression inverse les pondérations et les propensions associées.

10. Dans le modèle de Kuznets, pourquoi une hausse de λ\lambda peut-elle réduire la propension marginale à consommer agrégée ?

Parce que le revenu disponible agrégé devient nécessairement inférieur au revenu national
Parce que le poids des ménages riches, dont la propension marginale est plus faible, augmente
Parce que la consommation autonome diminue lorsque les inégalités progressent
Parce que le poids des ménages moins riches, dont la propension marginale est plus faible, augmente

Parce que le poids des ménages riches, dont la propension marginale est plus faible, augmente

Explication

Lorsque λ\lambda augmente, la moyenne pondérée se rapproche de la propension marginale plus faible des ménages riches. Le mécanisme repose donc sur la modification de la composition des revenus, et non sur une baisse automatique de la consommation autonome.

11. Selon Duesenberry, comment un ménage situé sous le revenu moyen peut-il préserver son niveau de vie relatif ?

En augmentant son épargne afin de se rapprocher progressivement du revenu moyen
En réduisant sa consommation pour maintenir une épargne proportionnelle à celle des ménages aisés
En réduisant son épargne afin de maintenir une consommation proche de celle de son groupe de référence
En fondant sa consommation sur son revenu absolu sans tenir compte de son milieu social

En réduisant son épargne afin de maintenir une consommation proche de celle de son groupe de référence

Explication

Duesenberry met l’accent sur le revenu relatif et le milieu social de référence : un ménage sous la moyenne peut réduire son épargne pour soutenir sa consommation relative. Une approche fondée sur le revenu absolu négligerait précisément cette comparaison sociale.

12. Dans le modèle où les impôts sont proportionnels au revenu, quelle expression décrit correctement cette relation ?

T=Y−tyT=Y-t_y, avec tyt_y égal au revenu imposable
T=ty+YT=t_y+Y, avec tyt_y variable selon le revenu
T=tyYT=t_yY, avec tyt_y constant et 0≤ty<10\leq t_y<1
T=tyiT=t_yi, avec tyt_y dépendant du taux d’intérêt

$$T=t_yY$$, avec $$t_y$$ constant et $$0\leq t_y<1$$

Explication

La relation proportionnelle s’écrit T=tyYT=t_yY, où tyt_y est un paramètre compris entre zéro et un. L’expression T=ty+YT=t_y+Y confond une relation proportionnelle avec une relation additive et ne respecte pas le modèle.

13. Dans l’expression de l’investissement agrégé I=A−aiI=A-ai, quel rôle joue le terme AA ?

Il désigne le taux d’intérêt auquel l’investissement devient nul.
Il représente la composante de l’investissement indépendante du taux d’intérêt.
Il correspond à la partie de l’investissement qui diminue avec le taux d’intérêt.
Il mesure la sensibilité de l’investissement aux variations du revenu.

Il représente la composante de l’investissement indépendante du taux d’intérêt.

Explication

Dans I=A−aiI=A-ai, AA est la composante autonome de l’investissement, indépendante de ii. La sensibilité au taux d’intérêt est représentée par aa, tandis que le terme dépendant de ii est −ai-ai.

14. Quel est l’intérêt analytique de supposer que les dépenses publiques GG sont exogènes ?

Cela permet d’étudier les effets économiques d’un niveau de dépenses choisi par le gouvernement.
Cela permet de déterminer les dépenses publiques à partir du taux d’intérêt en vigueur.
Cela implique que le niveau de dépenses publiques est fixé par les décisions des ménages.
Cela signifie que les dépenses publiques s’ajustent automatiquement aux variations du revenu courant.

Cela permet d’étudier les effets économiques d’un niveau de dépenses choisi par le gouvernement.

Explication

L’exogénéité de GG permet d’analyser les conséquences économiques d’un niveau de dépenses choisi par le gouvernement. Elle ne signifie pas que les dépenses réagissent automatiquement au revenu ou qu’elles sont déterminées par les ménages.

15. Pourquoi les dépenses publiques GG sont-elles qualifiées d’exogènes dans ce modèle ?

Elles varient avec le revenu courant et réagissent aux changements du taux d’intérêt.
Elles résultent de l’égalité entre l’offre globale et la demande globale.
Elles sont fixées par hypothèse et ne dépendent ni du revenu courant ni du taux d’intérêt.
Elles correspondent à une consommation privée déterminée par le revenu disponible.

Elles sont fixées par hypothèse et ne dépendent ni du revenu courant ni du taux d’intérêt.

Explication

Les dépenses publiques sont exogènes parce qu’elles sont fixées par hypothèse indépendamment du revenu courant et du taux d’intérêt. La consommation privée constitue au contraire une dépense qui peut dépendre du revenu.

16. Quelle expression représente la demande agrégée dans le modèle des biens ?

Z=C−I−GZ=C-I-G
Z=Y+I−GZ=Y+I-G
Z=Y−C−I−GZ=Y-C-I-G
Z=C+I+GZ=C+I+G

$$Z=C+I+G$$

Explication

La demande agrégée additionne la consommation, l’investissement et les dépenses publiques, d’où Z=C+I+GZ=C+I+G. L’expression Z=Y−C−I−GZ=Y-C-I-G ne représente pas une demande agrégée, mais une combinaison qui soustrait les composantes de la demande.

17. Que signifie l’équilibre du marché des biens et services ?

La consommation agrégée CC est égale à l’investissement agrégé II.
Les dépenses publiques GG sont égales au revenu courant YY.
L’offre agrégée YY est égale à la demande agrégée ZZ.
Le taux d’intérêt est égal au niveau de l’investissement désiré.

L’offre agrégée $$Y$$ est égale à la demande agrégée $$Z$$.

Explication

L’équilibre du marché des biens et services correspond à l’égalité entre l’offre agrégée YY et la demande agrégée ZZ. Il ne nécessite pas que la consommation et l’investissement soient égaux.

18. En combinant l’égalité entre l’offre et la demande agrégées avec Z=C+I+GZ=C+I+G, quelle condition d’équilibre obtient-on ?

Y=C+I+GY=C+I+G
Y=C+I−GY=C+I-G
Y+G=C+IY+G=C+I
Y=C−I−GY=C-I-G

$$Y=C+I+G$$

Explication

À l’équilibre, Y=ZY=Z et la demande vaut Z=C+I+GZ=C+I+G ; on obtient donc Y=C+I+GY=C+I+G. Soustraire les dépenses publiques conduirait à une condition différente de l’égalité entre production et demande.

19. Dans quel cas la relation Y=C+I+GY=C+I+G est-elle une équation d’équilibre plutôt qu’une identité comptable ?

Lorsque l’investissement effectif inclut les variations de stocks réalisées.
Lorsque la consommation agrégée dépend du revenu courant.
Lorsque l’investissement effectif est égal à l’investissement désiré.
Lorsque les dépenses publiques sont fixées par le gouvernement.

Lorsque l’investissement effectif est égal à l’investissement désiré.

Explication

La relation devient une équation d’équilibre lorsque l’investissement effectif coïncide avec l’investissement désiré. Si l’investissement effectif inclut les variations de stocks, la même relation est une identité comptable, même en l’absence d’équilibre désiré.

20. Quelle expression définit l’épargne privée des agents économiques ?

S=Y−G−CS = Y - G - C
S=Y+T−CS = Y + T - C
S=C−Y+TS = C - Y + T
S=Y−T−CS = Y - T - C

$$S = Y - T - C$$

Explication

L’épargne privée correspond au revenu disponible, Y−TY-T, qui n’est pas consommé, d’où S=Y−T−CS=Y-T-C. L’expression incluant GG décrit une confusion avec l’épargne globale, car les dépenses publiques ne figurent pas directement dans l’épargne privée.

21. À l’équilibre du marché des biens et services, comment l’épargne privée est-elle affectée ?

Elle finance l’investissement désiré et le déficit public.
Elle finance la consommation privée et les recettes fiscales.
Elle correspond à l’investissement public diminué des impôts.
Elle couvre les dépenses publiques sans financer l’investissement.

Elle finance l’investissement désiré et le déficit public.

Explication

À l’équilibre, l’épargne privée finance à la fois l’investissement désiré et le déficit public, selon S=I+(G−T)S=I+(G-T). Elle ne se limite donc pas au financement des dépenses publiques ni à celui de la consommation.

22. Quelle relation exprime l’égalité entre l’épargne globale et l’investissement désiré à l’équilibre ?

S+(G−T)=IS + (G-T) = I
S−(T−G)=IS - (T-G) = I
S+(T−G)=IS + (T-G) = I
S+T+G=IS + T + G = I

$$S + (T-G) = I$$

Explication

L’épargne globale additionne l’épargne privée SS et l’épargne publique T−GT-G, ce qui donne S+(T−G)=IS+(T-G)=I. Employer G−TG-T à la place de T−GT-G reviendrait à ajouter le déficit public plutôt que l’épargne publique.

23. Quelle équation représente la courbe IS dans le modèle considéré ?

Y=C0+A+G−c1(1−ty)−aiY = C_0 + A + G - c_1(1-t_y) - ai
Y=C0+A+G1−c1(1−ty)−a1−c1(1−ty)iY = \frac{C_0 + A + G}{1-c_1(1-t_y)} - \frac{a}{1-c_1(1-t_y)}i
Y=C0+A+G1+c1(1−ty)+a1+c1(1−ty)iY = \frac{C_0 + A + G}{1+c_1(1-t_y)} + \frac{a}{1+c_1(1-t_y)}i
Y=C0+A−G1+c1(1−ty)+a1−c1(1−ty)iY = \frac{C_0 + A - G}{1+c_1(1-t_y)} + \frac{a}{1-c_1(1-t_y)}i

$$Y = \frac{C_0 + A + G}{1-c_1(1-t_y)} - \frac{a}{1-c_1(1-t_y)}i$$

Explication

La courbe IS s’obtient en divisant la composante autonome par 1−c1(1−ty)1-c_1(1-t_y) et en soustrayant l’effet du taux d’intérêt. Les autres expressions modifient le signe, le dénominateur ou le rôle des dépenses publiques.

24. Dans ce modèle, quelle est la pente de la demande agrégée par rapport au revenu ?

c1(1−ty)c_1(1-t_y), une valeur comprise entre 0 et 1
c1(1+ty)c_1(1+t_y), une valeur supérieure à 1
11, comme la pente de la première bissectrice
1−c1(1−ty)1-c_1(1-t_y), nécessairement négative

$$c_1(1-t_y)$$, une valeur comprise entre 0 et 1

Explication

La pente de la demande agrégée est c1(1−ty)c_1(1-t_y) et les hypothèses imposent 0<c1(1−ty)<10<c_1(1-t_y)<1. La pente de la première bissectrice vaut 11, mais elle ne correspond pas à celle de la demande agrégée.

25. Lorsque le taux d’intérêt est nul, quelle est la valeur du multiplicateur keynésien ?

1−c1(1−ty)1-c_1(1-t_y), une valeur comprise entre 0 et 1
11−c1(1−ty)\frac{1}{1-c_1(1-t_y)}, une valeur supérieure à 1
1c1(1−ty)\frac{1}{c_1(1-t_y)}, une valeur égale à 1
c1(1−ty)c_1(1-t_y), une valeur inférieure à 1

$$\frac{1}{1-c_1(1-t_y)}$$, une valeur supérieure à 1

Explication

Le multiplicateur keynésien vaut 11−c1(1−ty)\frac{1}{1-c_1(1-t_y)} et dépasse 1 puisque 0<c1(1−ty)<10<c_1(1-t_y)<1. La propension marginale à consommer est inférieure à 1, mais elle ne constitue pas le multiplicateur lui-même.

26. Dans quelle situation l’effet d’éviction réduit-il le multiplicateur des dépenses publiques ?

Quand les dépenses publiques font monter le taux d’intérêt et reculer l’investissement privé.
Quand les dépenses publiques font baisser le taux d’intérêt et reculer l’investissement privé.
Quand les dépenses publiques augmentent la consommation sans modifier l’investissement privé.
Quand les recettes fiscales font monter le taux d’intérêt et progresser l’investissement privé.

Quand les dépenses publiques font monter le taux d’intérêt et reculer l’investissement privé.

Explication

L’effet d’éviction apparaît lorsque la hausse des dépenses publiques augmente le taux d’intérêt, ce qui réduit l’investissement privé et le multiplicateur. Une baisse du taux d’intérêt ou l’absence de recul de l’investissement ne décrit pas ce mécanisme.

27. Que désigne le paradoxe de l’épargne au niveau macroéconomique ?

Une diminution des impôts peut supprimer l’investissement tout en augmentant le revenu.
Une décision individuelle d’épargner davantage augmente nécessairement le revenu et l’épargne globale.
Une volonté généralisée d’épargner davantage peut réduire le revenu et l’épargne globale.
Une hausse de la consommation globale peut réduire le revenu sans modifier l’épargne.

Une volonté généralisée d’épargner davantage peut réduire le revenu et l’épargne globale.

Explication

Le paradoxe de l’épargne décrit le risque qu’un effort généralisé d’épargne réduise le revenu, empêchant finalement l’augmentation de l’épargne globale. Une décision individuelle peut être rationnelle, mais sa généralisation produit un effet macroéconomique défavorable.

28. Que se passe-t-il lorsque les ménages réduisent leur consommation autonome ou leur propension à consommer ?

Le revenu augmente d’abord, puis la consommation compense la diminution de l’épargne.
La demande reste stable, tandis que l’épargne privée augmente selon la baisse de consommation.
La demande et le revenu diminuent, ce qui peut réduire l’épargne privée malgré l’effort initial.
La demande augmente, puis le revenu progresse et l’épargne privée s’accroît automatiquement.

La demande et le revenu diminuent, ce qui peut réduire l’épargne privée malgré l’effort initial.

Explication

Une réduction de la consommation autonome ou de la propension à consommer diminue la demande, puis le revenu, ce qui peut réduire l’épargne privée. La baisse initiale de la consommation ne garantit donc pas une hausse finale de l’épargne.

29. Selon la loi psychologique de Keynes, comment la consommation évolue-t-elle lorsque le revenu augmente ?

Elle augmente proportionnellement à la variation du revenu
Elle augmente, mais moins que proportionnellement au revenu
Elle reste stable malgré la progression du revenu
Elle diminue lorsque le revenu disponible progresse

Elle augmente, mais moins que proportionnellement au revenu

Explication

La loi psychologique de Keynes indique que la consommation croît avec le revenu, mais à un rythme inférieur, ce qui correspond à 0<f′<10 < f' < 1. Une hausse proportionnelle supposerait au contraire que la dérivée de la consommation par rapport au revenu soit égale à un.

30. Dans le modèle de stabilité macroéconomique, quelle relation détermine la production de la période suivante ?

PQt+1=Pf(Qt−TP)+I+GP Q_{t+1}=P f\left(\frac{Q_t-T}{P}\right)+I+G
PQt+1=Pf(Qt+TP)−I−GP Q_{t+1}=P f\left(\frac{Q_t+T}{P}\right)-I-G
PQt+1=Pf(Qt+TP)+I−GP Q_{t+1}=P f\left(\frac{Q_t+T}{P}\right)+I-G
PQt+1=Pf(Qt−TP)−I+GP Q_{t+1}=P f\left(\frac{Q_t-T}{P}\right)-I+G

$$P Q_{t+1}=P f\left(\frac{Q_t-T}{P}\right)+I+G$$

Explication

La production future dépend de la consommation issue du revenu disponible, représenté par Qt−TP\frac{Q_t-T}{P}, ainsi que de l’investissement et des dépenses publiques. Les autres expressions modifient à tort le signe des impôts, de l’investissement ou des dépenses publiques.

31. Si l’écart initial à l’équilibre est positif et si 0<λ<10<\lambda<1, que devient approximativement l’écart de production à la période suivante ?

Il devient 1λ(Qt−Q∗)\frac{1}{\lambda}(Q_t-Q^\ast) et s’éloigne de l’équilibre
Il devient λ+(Qt−Q∗)\lambda+(Q_t-Q^\ast) et conserve la même amplitude
Il devient (Qt−Q∗)−λ(Q_t-Q^\ast)-\lambda et change nécessairement de signe
Il devient λ(Qt−Q∗)\lambda(Q_t-Q^\ast) et reste positif, mais plus faible

Il devient $$\lambda(Q_t-Q^\ast)$$ et reste positif, mais plus faible

Explication

La relation de stabilité est Qt+1−Q∗=λ(Qt−Q∗)Q_{t+1}-Q^\ast=\lambda(Q_t-Q^\ast) : l’écart conserve ici son signe tout en étant réduit puisque λ\lambda est compris entre zéro et un. Une division par λ\lambda amplifierait l’écart au lieu de le rapprocher de l’équilibre.

32. Pourquoi la production converge-t-elle vers Q∗Q^\ast lorsque 0<λ<10<\lambda<1 ?

Parce que λt+1\lambda^{t+1} tend vers zéro lorsque tt tend vers l’infini
Parce que λt+1\lambda^{t+1} change alternativement de signe à chaque période
Parce que λt+1\lambda^{t+1} devient égal à un après quelques périodes
Parce que λt+1\lambda^{t+1} augmente sans borne lorsque tt progresse

Parce que $$\lambda^{t+1}$$ tend vers zéro lorsque $$t$$ tend vers l’infini

Explication

L’écart s’écrit Qt+1−Q∗=λt+1(Q0−Q∗)Q_{t+1}-Q^\ast=\lambda^{t+1}(Q_0-Q^\ast), et la puissance de λ\lambda tend vers zéro dans cet intervalle. L’écart initial disparaît donc progressivement, contrairement à une suite qui croîtrait ou alternerait de signe.

33. Quelle interprétation des fonctions D(p)=a−bpD(p)=a-bp et Sn(p)=−c+dpS_n(p)=-c+dp est correcte lorsque a,b,c,d>0a,b,c,d>0 ?

La demande augmente avec le prix, tandis que l’offre nationale diminue avec le prix
La demande et l’offre nationale diminuent toutes deux avec le prix
La demande diminue avec le prix, tandis que l’offre nationale augmente avec le prix
La demande et l’offre nationale augmentent toutes deux avec le prix

La demande diminue avec le prix, tandis que l’offre nationale augmente avec le prix

Explication

Le coefficient de pp est négatif dans la demande et positif dans l’offre nationale : la première décroît donc avec le prix, tandis que la seconde croît. Inverser ces pentes conduit à confondre les comportements respectifs des acheteurs et des producteurs.

34. Quelles sont les coordonnées de l’équilibre entre la demande et l’offre nationales ?

pE=a−cb+dp_E=\frac{a-c}{b+d} et qE=ad−bcb−dq_E=\frac{ad-bc}{b-d}
pE=a+cb−dp_E=\frac{a+c}{b-d} et qE=ac−bdb+dq_E=\frac{ac-bd}{b+d}
pE=a−cb−dp_E=\frac{a-c}{b-d} et qE=ad+bcb+dq_E=\frac{ad+bc}{b+d}
pE=a+cb+dp_E=\frac{a+c}{b+d} et qE=ad−bcb+dq_E=\frac{ad-bc}{b+d}

$$p_E=\frac{a+c}{b+d}$$ et $$q_E=\frac{ad-bc}{b+d}$$

Explication

En égalant la demande a−bpa-bp à l’offre −c+dp-c+dp, on obtient pE=a+cb+dp_E=\frac{a+c}{b+d}, puis qE=ad−bcb+dq_E=\frac{ad-bc}{b+d}. Les autres expressions résultent d’erreurs de signe ou d’un mauvais dénominateur lors de la résolution.

35. Dans quelles conditions la quantité échangée à l’équilibre national est-elle positive ?

Lorsque ca<db\frac{c}{a}<\frac{d}{b}
Lorsque cd<ab\frac{c}{d}<\frac{a}{b}
Lorsque cd>ab\frac{c}{d}>\frac{a}{b}
Lorsque cb<da\frac{c}{b}<\frac{d}{a}

Lorsque $$\frac{c}{d}<\frac{a}{b}$$

Explication

La quantité d’équilibre est positive si qE=ad−bcb+d>0q_E=\frac{ad-bc}{b+d}>0, ce qui équivaut à ad>bcad>bc puis à cd<ab\frac{c}{d}<\frac{a}{b}. Une inégalité inversée correspondrait à une quantité d’équilibre négative.

36. Comment l’offre totale s’exprime-t-elle lorsque les importations sont possibles ?

S(p)=−(c+e)+(d+f)pS(p)=-(c+e)+(d+f)p
S(p)=−(c+e)+(d−f)pS(p)=-(c+e)+(d-f)p
S(p)=−(c−e)+(d+f)pS(p)=-(c-e)+(d+f)p
S(p)=−(c−e)+(d−f)pS(p)=-(c-e)+(d-f)p

$$S(p)=-(c+e)+(d+f)p$$

Explication

L’offre totale additionne l’offre nationale et l’offre étrangère : (−c+dp)+(−e+fp)=−(c+e)+(d+f)p(-c+dp)+(-e+fp)=-(c+e)+(d+f)p. Les autres formules combinent incorrectement les constantes ou les pentes des deux offres.

37. Quelle relation décrit l’équilibre d’un marché soumis à un quota d’importation ?

Sn=D+MSn=D+M
D=Sn−MD=Sn-M
D=Sn+MD=Sn+M
M=D+SnM=D+Sn

$$D=Sn+M$$

Explication

La quantité demandée est satisfaite par la production nationale et les importations, d’où D=Sn+MD=Sn+M. Soustraire les importations ou les ajouter à la demande inverserait le rôle des composantes de l’offre disponible.

38. Comment le prix d’équilibre varie-t-il avec un quota d’importation MM ?

p=a+cb−d−Mb+dp=\frac{a+c}{b-d}-\frac{M}{b+d}
p=a−cb+d+Md−bp=\frac{a-c}{b+d}+\frac{M}{d-b}
p=a+cb+d+Mb+dp=\frac{a+c}{b+d}+\frac{M}{b+d}
p=a+cb+d−Mb+dp=\frac{a+c}{b+d}-\frac{M}{b+d}

$$p=\frac{a+c}{b+d}+\frac{M}{b+d}$$

Explication

Sous quota, le prix d’équilibre est donné par p=a+cb+d+Mb+dp=\frac{a+c}{b+d}+\frac{M}{b+d} : un quota plus élevé modifie le prix selon le terme positif associé à MM. Le signe négatif proposé dans une autre expression correspond à une relation qui ne décrit pas cet équilibre sous quota.

39. Que se passe-t-il pour l’offre nationale à l’équilibre lorsque le quota d’importation MM augmente ?

Elle augmente selon Sn=ad−bcb+d+db+dMSn=\frac{ad-bc}{b+d}+\frac{d}{b+d}M
Elle diminue selon Sn=ad−bcb+d−db+dMSn=\frac{ad-bc}{b+d}-\frac{d}{b+d}M
Elle reste fixe selon Sn=ad−bcb+dSn=\frac{ad-bc}{b+d}
Elle augmente selon Sn=ad+bcb+d+bb+dMSn=\frac{ad+bc}{b+d}+\frac{b}{b+d}M

Elle augmente selon $$Sn=\frac{ad-bc}{b+d}+\frac{d}{b+d}M$$

Explication

La formule montre que le coefficient de MM dans l’offre nationale est positif, soit db+d\frac{d}{b+d}. Le quota limite les importations, mais dans cette relation une hausse de sa valeur accroît aussi la quantité fournie par les producteurs nationaux.

40. Si le niveau général des prix augmente tandis que la production réelle reste constante, que devient le PIB nominal ?

Il devient égal au taux d’inflation observé
Il augmente proportionnellement au niveau général des prix
Il diminue selon le taux de croissance réel
Il reste constant car la production réelle ne change pas

Il augmente proportionnellement au niveau général des prix

Explication

Le PIB nominal vérifie Y(t)=P(t)Q(t)Y(t)=P(t)Q(t) : une hausse de P(t)P(t) avec Q(t)Q(t) constant accroît donc Y(t)Y(t). Le PIB réel mesure la production à prix constants et ne suit pas directement cette variation des prix.

41. Quelles limites de croissance réelle et d’inflation sont retenues dans les hypothèses de l’exercice ?

5 % de croissance réelle et 2 % d’inflation
3 % de croissance réelle et 2 % d’inflation
3 % d’inflation et 5 % de croissance réelle
2 % de croissance réelle et 3 % d’inflation

3 % de croissance réelle et 2 % d’inflation

Explication

Les hypothèses fixent le taux de croissance réelle à 3 % au maximum et le taux d’inflation à 2 % au maximum par période. Ces deux taux décrivent des phénomènes différents : la production réelle pour l’un et les prix pour l’autre.

42. Que désignent les critères de Maastricht pour les pays de la zone euro ?

Des normes budgétaires facultatives pour les pays souhaitant adopter l’euro
Des règles commerciales applicables aux entreprises exportatrices européennes
Des critères économiques à respecter par les candidats et les membres de la zone euro
Des objectifs monétaires réservés aux banques centrales nationales

Des critères économiques à respecter par les candidats et les membres de la zone euro

Explication

Les critères de Maastricht sont des critères économiques établis par le traité de Maastricht, exigés des candidats puis maintenus par les pays membres. Les pays qui ne les respectent pas peuvent recevoir un avertissement puis des sanctions.

43. Selon le critère présenté, quel ratio maximal la dette publique peut-elle atteindre par rapport au PIB de l’année précédente ?

0,2, soit 20 % du PIB précédent
0,3, soit 30 % du PIB précédent
1,0, soit 100 % du PIB précédent
0,6, soit 60 % du PIB précédent

0,6, soit 60 % du PIB précédent

Explication

Le ratio de dette publique rapporté au PIB de l’année précédente ne doit pas dépasser 0,6, c’est-à-dire 60 %. Ce seuil concerne la dette publique relative au PIB, et non le taux d’inflation ou la croissance réelle.

44. Dans l’économie fermée étudiée, quelle expression représente la demande de biens et services ?

Z=C+I−GZ=C+I-G
Z=C+T−IZ=C+T-I
Z=Y−T+GZ=Y-T+G
Z=C+I+GZ=C+I+G

$$Z=C+I+G$$

Explication

La demande globale de l’économie fermée est la somme de la consommation, de l’investissement et des dépenses publiques, soit Z=C+I+GZ=C+I+G. Les impôts ne constituent pas directement une composante de la demande de biens et services.

45. Quelle expression donne le produit d’équilibre lorsque C=c0+c1(Y−T)C=c_0+c_1(Y-T), T=tYYT=t_Y Y, et que II et GG sont constants ?

Y=c0+I+G1+c1(1+tY)Y=\frac{c_0+I+G}{1+c_1(1+t_Y)}
Y=c0+c1(Y−T)+I−GY=c_0+c_1(Y-T)+I-G
Y=c0+I+G1−c1(1−tY)Y=\frac{c_0+I+G}{1-c_1(1-t_Y)}
Y=c0+I−G1+c1(1−tY)Y=\frac{c_0+I-G}{1+c_1(1-t_Y)}

$$Y=\frac{c_0+I+G}{1-c_1(1-t_Y)}$$

Explication

En imposant l’équilibre du marché des biens, Y=ZY=Z, on obtient le produit autonome multiplié par le mécanisme du multiplicateur : Y=c0+I+G1−c1(1−tY)Y=\frac{c_0+I+G}{1-c_1(1-t_Y)}. La dernière expression ne résout pas cette condition et conserve YY des deux côtés.

46. Pourquoi une hausse des dépenses publiques de ΔG\Delta G peut-elle accroître le produit d’un montant supérieur à ΔG\Delta G ?

Parce que les impôts diminuent automatiquement du même montant que la dépense
Parce que la consommation reste fixe lorsque le produit augmente
Parce que la dépense initiale génère des revenus, puis des consommations successives
Parce que l’investissement privé est retiré du calcul de la demande globale

Parce que la dépense initiale génère des revenus, puis des consommations successives

Explication

La hausse initiale de GG augmente les revenus, ce qui stimule la consommation et crée de nouveaux revenus lors des tours suivants du multiplicateur. Les impôts et la consommation augmentent également, plutôt que de rester fixes ou de diminuer automatiquement.

47. Avec I=I0+b1Y−b2iI=I_0+b_1Y-b_2i, quelle expression donne le revenu d’équilibre ?

Y=c0+c1(1−tY)Y+I0+b1Y−b2i−GY=c_0+c_1(1-t_Y)Y+I_0+b_1Y-b_2i-G
Y=c0+I0+b2i−G1+[c1(1−tY)+b1]Y=\frac{c_0+I_0+b_2i-G}{1+[c_1(1-t_Y)+b_1]}
Y=c0+I0−b2i−G1−[c1(1+tY)−b1]Y=\frac{c_0+I_0-b_2i-G}{1-[c_1(1+t_Y)-b_1]}
Y=c0+I0−b2i+G1−[c1(1−tY)+b1]Y=\frac{c_0+I_0-b_2i+G}{1-[c_1(1-t_Y)+b_1]}

$$Y=\frac{c_0+I_0-b_2i+G}{1-[c_1(1-t_Y)+b_1]}$$

Explication

L’investissement dépendant du produit et du taux d’intérêt modifie à la fois la demande autonome et le multiplicateur, ce qui donne l’expression proposée. Le terme −b2i-b_2i figure au numérateur et b1b_1 s’ajoute à la sensibilité totale de la demande au revenu.

48. Que mesure la fonction de coût C(Q)C(Q) d’une entreprise ?

Le prix de vente obtenu pour QQ unités sur le marché
Le profit total réalisé après la vente de QQ unités
Le coût d’une unité supplémentaire produite à partir de QQ
Le coût total nécessaire pour produire QQ unités

Le coût total nécessaire pour produire $$Q$$ unités

Explication

La fonction C(Q)C(Q) indique le coût total supporté par l’entreprise pour fabriquer QQ unités. Le coût d’une unité supplémentaire est plutôt approché par le coût marginal, lié à la variation de la fonction de coût.

49. Quelles propriétés sont attribuées à la fonction de coût dans le modèle présenté ?

Elle est positive, croissante et sa pente augmente avec la production
Elle est négative, décroissante et sa pente diminue avec la production
Elle est nulle, croissante et sa pente devient négative avec la production
Elle est positive, constante et sa pente reste nulle avec la production

Elle est positive, croissante et sa pente augmente avec la production

Explication

La fonction de coût vérifie C(Q)>0C(Q)>0, C′(Q)≥0C'(Q)\geq 0 et C′′(Q)≥0C''(Q)\geq 0 : le coût est positif, non décroissant et sa pente ne diminue pas. Elle n’est donc pas caractérisée par une pente nulle ou négative lorsque la production augmente.

50. Comment approxime-t-on le coût marginal de produire une unité supplémentaire lorsque la production passe de QQ à Q+1Q+1 ?

Par le prix de marché multiplié par QQ
Par la différence C(Q+1)−C(Q)C(Q+1)-C(Q)
Par la différence C(Q)−C(Q−1)C(Q)-C(Q-1) uniquement
Par le niveau total C(Q)C(Q)

Par la différence $$C(Q+1)-C(Q)$$

Explication

Le coût marginal est approximé par la différence entre le coût après production de l’unité supplémentaire et le coût initial, soit C(Q+1)−C(Q)C(Q+1)-C(Q). Le niveau C(Q)C(Q) représente le coût total et ne mesure pas directement cette unité additionnelle.

51. En concurrence parfaite, quelle quantité l’entreprise choisit-elle lorsque son prix de vente est PP ?

La quantité vérifiant C(Q)=PC(Q)=P
La quantité vérifiant C′(Q)=PC'(Q)=P
La quantité vérifiant C′′(Q)=PC''(Q)=P
La quantité vérifiant C′(Q)=0C'(Q)=0

La quantité vérifiant $$C'(Q)=P$$

Explication

L’entreprise concurrentielle choisit la quantité pour laquelle le coût marginal égale le prix, C′(Q)=PC'(Q)=P. Si P>C′(Q)P>C'(Q), produire davantage est avantageux, tandis que si P<C′(Q)P<C'(Q), l’entreprise réduit sa production.

52. En concurrence monopolistique, que choisit directement l’entreprise lorsqu’elle détermine son prix ?

Elle choisit la quantité et accepte le prix du marché
Elle choisit la recette et laisse le prix varier avec la production
Elle choisit le coût marginal et reçoit la demande correspondante
Elle choisit le prix et vend la quantité demandée à ce prix

Elle choisit le prix et vend la quantité demandée à ce prix

Explication

L’entreprise dispose d’un pouvoir de fixation du prix et vend alors la quantité D(P)D(P) associée à ce prix. La confusion avec la concurrence parfaite vient du fait que, dans cette dernière, l’entreprise prend le prix du marché comme donné.

53. Quelle expression représente le profit d’une entreprise en concurrence monopolistique lorsqu’elle fixe le prix PP ?

Π(P)=D(P)−PC(D(P))\Pi(P)=D(P)-P C(D(P))
Π(P)=P−C(D(P))\Pi(P)=P-C(D(P))
Π(P)=PD(P)−C(D(P))\Pi(P)=P D(P)-C(D(P))
Π(P)=C(D(P))−PD(P)\Pi(P)=C(D(P))-P D(P)

$$\Pi(P)=P D(P)-C(D(P))$$

Explication

Le profit correspond à la recette totale PD(P)P D(P) diminuée du coût total associé à la quantité vendue, soit C(D(P))C(D(P)). Soustraire le coût au prix ne tient pas compte de la quantité produite et ne donne donc pas le profit total.

54. Pour une demande donnée par D(P)=kP−ϱD(P)=kP^{-\varrho}, avec k>0k>0 et ϱ>0\varrho>0, quelle est l’élasticité-prix de la demande ?

ε=ϱ\varepsilon=\varrho
ε=−ϱ\varepsilon=-\varrho
ε=kP−ϱ\varepsilon=kP^{-\varrho}
ε=Pϱ−k\varepsilon=P\varrho^{-k}

$$\varepsilon=\varrho$$

Explication

En appliquant la définition ε=−D′(P)PD(P)\varepsilon=-\frac{D'(P)P}{D(P)} à cette demande à élasticité constante, on obtient ε=ϱ\varepsilon=\varrho. Le signe négatif de la dérivée est déjà pris en compte dans la définition de l’élasticité positive.

55. Une entreprise en concurrence monopolistique choisit un prix intérieur à son domaine de décision. Quelle condition caractérise la maximisation de son profit ?

P−C′(D(P))P=1ε\frac{P-C'(D(P))}{P}=\frac{1}{\varepsilon}
P−C′(D(P))P=ε\frac{P-C'(D(P))}{P}=\varepsilon
C′(D(P))P=1ε\frac{C'(D(P))}{P}=\frac{1}{\varepsilon}
P−C′(D(P))=D(P)εP-C'(D(P))=\frac{D(P)}{\varepsilon}

$$\frac{P-C'(D(P))}{P}=\frac{1}{\varepsilon}$$

Explication

La maximisation du profit impose que la marge relative, P−C′(D(P))P\frac{P-C'(D(P))}{P}, soit égale à l’inverse de l’élasticité. Une élasticité élevée correspond donc à une marge relative plus faible, et non à une marge égale à l’élasticité.

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Quels agents composent l'économie dans le modèle IS-LM simplifié ?

Les ménages, les entreprises et les administrations publiques.

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Ils dépendent de variables endogènes.

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