QCM : Fondamentaux de la comptabilité (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle suite d’actions décrit le rôle fondamental de la comptabilité dans une entreprise ?

Classer, archiver et prouver les opérations
Enregistrer, classer et résumer les opérations
Résumer, valoriser et prévoir les opérations
Enregistrer, vérifier et archiver les opérations

Enregistrer, classer et résumer les opérations

Explication

La comptabilité a pour rôle d’enregistrer, de classer et de résumer les opérations de l’entreprise. La vérification et l’archivage des pièces sont des tâches connexes, mais ne remplacent pas cette définition.

2. Une entreprise prépare des comptes annuels destinés à ses banques et investisseurs, avec une vue d’ensemble de ses bénéfices et pertes. De quel type de comptabilité s’agit-il ?

L’analyse décisionnelle des activités
La comptabilité générale ou financière
La comptabilité de gestion ou analytique
Le suivi interne des coûts par produit

La comptabilité générale ou financière

Explication

La comptabilité générale, aussi appelée financière, suit des règles communes et informe notamment les banques et les investisseurs grâce à une vue d’ensemble des bénéfices et des pertes. La comptabilité de gestion s’adresse plutôt aux dirigeants pour les aider à décider.

3. Les dirigeants d’une entreprise constatent qu’un produit n’est pas rentable et étudient s’il faut en augmenter le prix ou arrêter sa production. Quel type de comptabilité répond le mieux à ce besoin ?

La comptabilité générale ou financière
La comptabilité destinée aux partenaires extérieurs
La présentation des comptes annuels
La comptabilité de gestion ou analytique

La comptabilité de gestion ou analytique

Explication

La comptabilité de gestion aide les dirigeants à prendre des décisions, par exemple sur le prix ou le maintien d’un produit. La comptabilité générale vise plutôt à informer les personnes extérieures sur les résultats de l’entreprise.

4. Une entreprise envisage de ne consigner que ses ventes importantes, afin de gagner du temps. Quelle exigence s’applique à l’enregistrement de ses opérations ?

Enregistrer les opérations demandées par les partenaires extérieurs
Enregistrer les opérations importantes pour préparer l’inventaire annuel
Enregistrer les opérations utiles aux décisions des dirigeants
Enregistrer toutes les opérations pour garder le contrôle et prévenir oublis, erreurs et vols

Enregistrer toutes les opérations pour garder le contrôle et prévenir oublis, erreurs et vols

Explication

Le Code de commerce oblige les entreprises à noter toutes leurs opérations afin de garder le contrôle et d’éviter les oublis, les erreurs et les vols. Limiter la saisie aux opérations jugées importantes compromet cette exigence de suivi complet.

5. À la clôture de l’année, une société fait le point sur ses machines, ses marchandises, ses dettes et ses factures impayées. Quelle démarche complète doit-elle effectuer ?

Recenser ses seuls biens, puis les classer dans les comptes annuels
Résumer ses opérations de l’année, puis établir son résultat
Recenser ses seules dettes, puis vérifier leur échéance
Recenser ce qu’elle possède et doit, puis valoriser chaque élément en euros

Recenser ce qu’elle possède et doit, puis valoriser chaque élément en euros

Explication

L’inventaire annuel porte sur ce que l’entreprise possède et ce qu’elle doit, et chaque élément reçoit une valeur en euros. Un simple résumé de l’année ne remplace pas ce recensement patrimonial.

6. Lors d’un conflit commercial, une entreprise veut s’appuyer sur sa comptabilité comme preuve. Quelles exigences doivent être réunies pour que celle-ci puisse jouer ce rôle ?

La valorisation, le classement et la synthèse annuelle
La régularité, l’exhaustivité et l’image fidèle
La traçabilité, la chronologie et l’irréversibilité
La justification, la prévision et la confidentialité

La traçabilité, la chronologie et l’irréversibilité

Explication

La comptabilité peut servir de preuve en cas de conflit si les opérations sont traçables, enregistrées dans l’ordre chronologique et soumises à l’irréversibilité. La régularité, l’exhaustivité et l’image fidèle sont aussi des exigences comptables, mais ne forment pas ici les trois conditions probatoires visées.

7. Après validation d’une écriture, une entreprise découvre une erreur. Quelle méthode respecte l’irréversibilité comptable ?

Effacer l’écriture validée et saisir l’écriture correcte à sa place
Ajouter une écriture corrective sans neutraliser l’erreur initiale
Modifier les montants de l’écriture validée sans en garder trace
Ajouter une nouvelle écriture qui annule l’erreur, appelée contre-passation

Ajouter une nouvelle écriture qui annule l’erreur, appelée contre-passation

Explication

L’irréversibilité interdit d’effacer ou de modifier une opération validée ; l’erreur se corrige par une nouvelle ligne de contre-passation qui l’annule. L’effacement ou la modification directe de l’écriture validée enfreint ce principe.

8. Quel est l’objectif principal de la normalisation comptable pour les entreprises ?

Adapter les méthodes comptables aux choix de chaque entreprise
Uniformiser la présentation des comptes sans encadrer les évaluations
Harmoniser les termes, le classement et l’évaluation des opérations
Remplacer les règles comptables par des règles de calcul des impôts

Harmoniser les termes, le classement et l’évaluation des opérations

Explication

La normalisation établit des règles communes concernant les termes employés, le classement des opérations et l’évaluation des biens. L’adaptation aux choix de chaque entreprise relève de méthodes propres, la seule présentation est trop limitée, et le calcul des impôts n’est pas son objectif principal.

9. Une entreprise française estime que sa petite taille la dispense de respecter les règles comptables communes : quelle conclusion s’applique ?

Elle peut choisir d’y adhérer, car la normalisation est facultative pour les petites entreprises
Elle reste soumise à la normalisation, organisée aux niveaux mondial et français
Elle en est dispensée, car l’obligation concerne les grandes entreprises cotées
Elle est soumise au niveau français, tandis que le niveau mondial est réservé aux sociétés cotées

Elle reste soumise à la normalisation, organisée aux niveaux mondial et français

Explication

La normalisation comptable est obligatoire pour toutes les entreprises et s’organise aux niveaux mondial et français. Réserver l’obligation aux sociétés cotées confond normalisation et application des IFRS, tandis que la présenter comme facultative ou limitée au seul niveau français méconnaît la règle.

10. Quel rôle caractérise le référentiel IFRS dans la préparation des comptes ?

Vérifier les comptes des entreprises et certifier leur conformité aux règles
Déterminer le classement des opérations sans encadrer la présentation des documents financiers
Préciser la préparation et la présentation des comptes selon les règles nationales françaises
Préciser la préparation, la présentation et le classement pour rendre les comptes cohérents, comparables et transparents

Préciser la préparation, la présentation et le classement pour rendre les comptes cohérents, comparables et transparents

Explication

Les IFRS constituent un ensemble de règles qui encadre la préparation et la présentation des documents financiers ainsi que le classement des opérations, afin de favoriser la cohérence, la comparabilité et la transparence. La certification relève d’une autre fonction, et les IFRS ne se limitent ni au classement ni aux règles françaises.

11. En Europe, une grande entreprise cotée prépare ses comptes de groupe qui incluent ses filiales : quel référentiel doit-elle principalement appliquer depuis 2005 ?

Les normes IFRS pour ses seuls comptes individuels
Les normes IFRS pour ses comptes de groupe
Le PCG pour ses comptes de groupe
Les normes IFRS pour les comptes de toutes les entreprises européennes

Les normes IFRS pour ses comptes de groupe

Explication

Depuis 2005, les grandes entreprises cotées en bourse en Europe doivent principalement appliquer les IFRS à leurs comptes de groupe, qui rassemblent la société et ses filiales. Les comptes individuels ne sont pas le périmètre visé par cette règle, qui ne s’étend pas non plus à toutes les entreprises et ne désigne pas le PCG.

12. Une entreprise réévalue un immeuble à la date de clôture : quelle valeur correspond à la juste valeur ?

Le prix auquel l’immeuble pourrait être vendu sur le marché à cette date
Le prix payé lors de l’acquisition de l’immeuble
Le prix d’acquisition diminué des amortissements comptabilisés
Le montant auquel l’immeuble est assuré à la date de clôture

Le prix auquel l’immeuble pourrait être vendu sur le marché à cette date

Explication

La juste valeur correspond au prix de vente potentiel sur le marché à la date considérée. Le prix payé à l’acquisition relève du coût historique, tandis que la valeur d’assurance et la valeur nette après amortissement ne définissent pas la juste valeur.

13. Une entreprise française détient un actif dont la valeur de marché a augmenté, mais ce gain n’est pas encore certain : quel traitement correspond au principe de prudence ?

Conserver systématiquement la valeur d’achat, même lorsque d’autres règles s’appliquent
Comptabiliser le gain comme réalisé dès que la valeur de marché augmente
Retenir la valeur actuelle du marché afin de refléter la hausse
Écarter le gain incertain afin d’éviter de surestimer la richesse

Écarter le gain incertain afin d’éviter de surestimer la richesse

Explication

Le principe de prudence évite de comptabiliser des gains qui ne sont pas encore certains, pour ne pas surestimer la richesse de l’entreprise. Retenir la valeur actuelle du marché correspond à la juste valeur IFRS, tandis qu’une hausse de marché ne rend pas le gain réalisé et que le coût historique n’est pas le principe défini ici.

14. Après quelle année le Plan comptable général est-il devenu obligatoire à la suite d’une loi ?

1673
1982
1984
1947

1984

Explication

Le PCG est devenu obligatoire en 1984 après la loi de 1983. 1982 correspond à l’adoption du plan de référence, 1947 au premier plan comptable français et 1673 à l’ordonnance de Colbert.

15. En quelle année le premier véritable plan comptable français est-il apparu ?

1947
1982
1984
1673

1947

Explication

Le premier véritable plan comptable français est apparu en 1947. 1982 désigne l’adoption du plan de référence, 1984 son caractère obligatoire et 1673 l’ordonnance de Colbert.

16. Une entreprise cherche à déterminer ce que le PCG encadre dans sa comptabilité. Quelle description correspond à ses rôles ?

Les comptes à utiliser, sans règles d’enregistrement, d’évaluation ni de présentation des documents annuels
Les comptes à utiliser, l’enregistrement des opérations, l’évaluation des biens et la présentation des documents de fin d’année
Les décisions de gestion interne, les prix de vente et l’organisation des produits de l’entreprise
Les pièces à conserver, leur numérotation et leur classement chronologique au cours de l’année

Les comptes à utiliser, l’enregistrement des opérations, l’évaluation des biens et la présentation des documents de fin d’année

Explication

Le PCG fixe les comptes, les modalités d’enregistrement et d’évaluation, ainsi qu’un modèle de présentation des documents de fin d’année. La liste seule omet les autres rôles, la gestion interne relève d’un autre objectif et le classement des justificatifs ne décrit pas le PCG.

17. Lors du classement des comptes d’une entreprise, dans quelle catégorie place-t-on le compte 512 et à quel document contribue-t-il ?

Dans les classes du compte de résultat, car les comptes 1 à 5 en relèvent
Dans les classes du bilan, car les comptes 6 et 7 en relèvent
Dans les classes du compte de résultat, car son numéro commence par 5
Dans les classes du bilan, car son numéro commence par 5

Dans les classes du bilan, car son numéro commence par 5

Explication

Les classes 1 à 5 relèvent du bilan et le compte 512 commence par 5 : il appartient donc aux classes du bilan. Les classes 6 et 7 sont celles du compte de résultat, ce qui explique les confusions de classement.

18. Une entreprise veut présenter ce qu’elle possède, ce qu’elle doit et l’origine des fonds à une date précise. Quel document répond à ce besoin ?

Le bilan, qui retrace les gains et les dépenses réalisés pendant l’année
Le compte de résultat, qui retrace l’origine et l’usage des fonds à une date donnée
Le bilan, qui présente un stock patrimonial, les emplois et les ressources
Le compte de résultat, qui présente un stock patrimonial, les emplois et les ressources

Le bilan, qui présente un stock patrimonial, les emplois et les ressources

Explication

Le bilan donne une image du patrimoine à un moment donné, sous forme de stock, et distingue emplois et ressources. Le suivi des flux annuels relève du compte de résultat; gains et dépenses ne remplacent pas la présentation patrimoniale.

19. Une entreprise enregistre le loyer payé et les recettes tirées de ses ventes au cours de l’année. Comment classe-t-elle ces flux dans le compte de résultat ?

Le loyer est une charge et les recettes de vente sont des produits
Le loyer est une ressource et les recettes de vente sont des emplois
Le loyer est un produit et les recettes de vente sont des charges
Le loyer est un emploi et les recettes de vente sont des ressources

Le loyer est une charge et les recettes de vente sont des produits

Explication

Dans le compte de résultat, les charges correspondent aux dépenses ou consommations et les produits aux gains. Inverser ces notions confond leur sens; ressources et emplois sont des notions associées au bilan.

20. Une opération vient d’être enregistrée dans le journal. Quelle étape permet ensuite de la classer dans les comptes concernés ?

La joindre à la pièce justificative
La reporter au grand livre
La résumer dans les états de synthèse
La contrôler dans la balance

La reporter au grand livre

Explication

Après le journal, l’opération est rangée dans les comptes correspondants du grand livre. La pièce justificative précède l’enregistrement, la balance sert à vérifier et les états de synthèse résument les comptes.

21. Une entreprise doit établir la preuve qu’un achat a réellement eu lieu. Quel document peut jouer le rôle de pièce justificative ?

La facture liée à l’achat
Le compte de résultat annuel
La balance de vérification
Le grand livre des comptes

La facture liée à l’achat

Explication

Une pièce justificative est un document qui atteste la réalité d’une opération, par exemple une facture. Le grand livre classe les écritures, tandis que la balance et le compte de résultat sont des documents comptables de synthèse ou de contrôle.

22. Une entreprise classe ses justificatifs après la clôture de l’exercice. Pendant combien de temps doit-elle les conserver ?

Pendant 1 an
Pendant 5 ans
Pendant 10 ans
Pendant 30 ans

Pendant 10 ans

Explication

Les pièces justificatives doivent être conservées pendant 10 ans. Une durée d’un an correspond à un exercice comptable, et les durées de cinq ou trente ans ne sont pas la règle indiquée pour ces pièces.

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Quelles opérations la comptabilité traite-t-elle ?

Elle enregistre, classe et résume les opérations de l’entreprise.

Quel est le statut de la comptabilité générale ou financière ?

Elle est obligatoire.

À qui la comptabilité générale ou financière fournit-elle des informations ?

Aux personnes extérieures à l’entreprise.

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