QCM : Fondements de l'économie et de la sociologie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Lequel des éléments suivants décrit correctement le produit intérieur brut (PIB) ?

Il mesure la production réalisée sur un territoire et se calcule par trois approches.
Il comptabilise les activités domestiques selon leur utilité sociale estimée.
Il mesure directement le bien-être en additionnant les revenus et les loisirs.
Il évalue la répartition des revenus à partir des écarts de niveau de vie.

Il mesure la production réalisée sur un territoire et se calcule par trois approches.

Explication

Le PIB mesure la production réalisée sur un territoire et peut être calculé par la production, les revenus ou les dépenses. Il ne fournit pas directement une mesure du bien-être ou des inégalités.

2. Une économie réalise une consommation de 800, un investissement de 200, des dépenses publiques de 300, des exportations de 150 et des importations de 100, en milliards d'euros. Quel est son PIB calculé par les dépenses ?

1 350 milliards d'euros
1 250 milliards d'euros
1 450 milliards d'euros
1 550 milliards d'euros

1 350 milliards d'euros

Explication

Le calcul est PIB=800+200+300+(150−100)=1 350PIB = 800 + 200 + 300 + (150 - 100) = 1\ 350 milliards d'euros. Les exportations augmentent le PIB, tandis que les importations en sont soustraites.

3. Lequel des achats suivants constitue un investissement en capital fixe (FBCF) ?

L'acquisition de produits destinés à la revente dans le mois.
L'achat de matières premières consommées durant la production mensuelle.
Le versement des salaires aux employés de l'entreprise pour l'année.
L'achat d'une machine industrielle utilisée pendant cinq ans.

L'achat d'une machine industrielle utilisée pendant cinq ans.

Explication

La FBCF correspond à l'achat de biens durables utilisés pendant au moins un an, comme une machine industrielle. Les matières premières, les salaires et les produits rapidement revendus relèvent d'autres catégories économiques.

4. Quelle situation correspond à une croissance économique plutôt qu'à une simple expansion conjoncturelle ?

Une hausse durable du PIB réel par habitant sur plusieurs années.
Une hausse de l'activité pendant un trimestre après un ralentissement.
Un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs.
Une progression ponctuelle de la production liée à une commande exceptionnelle.

Une hausse durable du PIB réel par habitant sur plusieurs années.

Explication

La croissance désigne une augmentation durable du PIB réel ou du PIB par habitant. Une hausse brève relève de l'expansion, tandis que deux trimestres consécutifs de recul correspondent généralement à une récession.

5. Une entreprise produit davantage avec la même quantité de travail et de capital. Quelle notion décrit le mieux cette évolution ?

Une hausse de la productivité des facteurs employés.
Une diminution de l'efficacité des facteurs disponibles.
Une augmentation de la quantité de facteurs mobilisés.
Une progression du volume de capital sans changement productif.

Une hausse de la productivité des facteurs employés.

Explication

La productivité est le rapport entre la production obtenue et les facteurs de production engagés; produire davantage avec les mêmes facteurs traduit donc un gain d'efficacité. La quantité de facteurs mesure leur volume, et non leur rendement.

6. Une entreprise produit Y=1 200Y = 1\ 200 unités avec L=300L = 300 unités de travail. Quelle est sa productivité apparente du travail ?

300300 unités produites par unité de travail
44 unités produites par unité de travail
900900 unités produites par unité de travail
1 5001\ 500 unités produites par unité de travail

$$4$$ unités produites par unité de travail

Explication

La productivité apparente du travail se calcule par PAT=YL=1 200300=4PAT = \frac{Y}{L} = \frac{1\ 200}{300} = 4. Le calcul rapporte la production au travail utilisé, et non au capital.

7. Une économie augmente sa production en améliorant l'organisation et l'efficacité de ses facteurs, sans accroître leur quantité. De quel type de croissance s'agit-il ?

D'une expansion temporaire provoquée par une hausse de la demande.
D'une croissance intensive fondée sur les gains de productivité.
D'une croissance extensive fondée sur davantage de travail et de capital.
D'une croissance démographique résultant d'une population plus nombreuse.

D'une croissance intensive fondée sur les gains de productivité.

Explication

La croissance intensive repose sur les gains de productivité et l'efficacité accrue des facteurs. La croissance extensive provient plutôt de l'augmentation de la quantité de travail et de capital.

8. Dans quel ordre se déroule le processus d'innovation décrit par la séquence classique ?

Diffusion, invention, puis innovation.
Invention, innovation, puis diffusion.
Invention, diffusion, puis innovation.
Innovation, diffusion, puis invention.

Invention, innovation, puis diffusion.

Explication

Le processus suit l'ordre invention, innovation, puis diffusion. Une invention devient une innovation lorsqu'elle est mise en application, avant de se répandre plus largement.

9. Quelle combinaison caractérise une croissance soutenable selon les conditions générales énoncées ?

Une spécialisation dans un seul facteur, indépendamment des autres conditions.
Une combinaison de dimensions extensives et intensives, adaptée au contexte.
Une progression de la production sans masse critique ni coordination.
Une augmentation du capital accompagnée d'une baisse de la productivité.

Une combinaison de dimensions extensives et intensives, adaptée au contexte.

Explication

La croissance combine des dimensions extensives et intensives et suppose une masse critique, l'absence de maillon faible ainsi qu'une adaptation au contexte. La dépendance à un seul facteur ne suffit donc pas à garantir une croissance efficace.

10. Quelle différence oppose le mieux les institutions inclusives aux institutions extractives ?

Les institutions extractives réduisent les incitations à investir, tandis que les inclusives organisent l'exploitation.
Les institutions inclusives protègent la propriété et encouragent l'investissement et l'innovation.
Les institutions inclusives exploitent les ressources, tandis que les institutions extractives les renouvellent.
Les institutions extractives protègent la propriété et favorisent largement la recherche-développement.

Les institutions inclusives protègent la propriété et encouragent l'investissement et l'innovation.

Explication

Les institutions inclusives sécurisent la propriété et créent des incitations à investir et à innover, tandis que les institutions extractives exploitent les ressources sans renouvellement. Cette distinction est notamment associée aux travaux de North, Acemoglu et Robinson.

11. Une entreprise améliore sa position internationale en réduisant ses coûts grâce à une modération salariale. De quelle forme de compétitivité-prix s'agit-il ?

De la compétitivité-prix interne fondée sur les coûts.
De la compétitivité hors-prix fondée sur l'image de marque.
De la compétitivité technologique fondée sur la différenciation.
De la compétitivité-prix externe déterminée par le taux de change.

De la compétitivité-prix interne fondée sur les coûts.

Explication

La compétitivité-prix interne repose sur les coûts, notamment sur la modération salariale. La compétitivité-prix externe dépend plutôt du taux de change, tandis que la qualité et l'image de marque relèvent de la compétitivité hors-prix.

12. Une entreprise vend ses produits plus cher grâce à leur qualité, leur image de marque et leur caractère innovant. Quelle forme de compétitivité mobilise-t-elle ?

La compétitivité fondée sur l'augmentation des volumes produits.
La compétitivité-prix externe, provoquée par une dépréciation monétaire.
La compétitivité hors-prix, soutenue par la différenciation des produits.
La compétitivité-prix interne, obtenue par la baisse des salaires.

La compétitivité hors-prix, soutenue par la différenciation des produits.

Explication

La compétitivité hors-prix repose notamment sur l'innovation, la qualité, l'image de marque et la différenciation. Elle nécessite toutefois une rentabilité préalable pour financer la recherche-développement; une baisse des coûts ou du taux de change relève d'une autre logique.

13. Quelle conception de la production les physiocrates défendent-ils ?

L’industrie crée le produit net, tandis que l’agriculture et le commerce sont stériles
Toutes les activités créent un produit net selon leur niveau de demande
Le commerce crée le produit net, tandis que l’agriculture et l’industrie sont stériles
La terre crée le produit net, tandis que l’industrie et le commerce sont stériles

La terre crée le produit net, tandis que l’industrie et le commerce sont stériles

Explication

Les physiocrates attribuent la création de valeur et du produit net à la terre, particulièrement par l’agriculture. L’industrie et le commerce sont qualifiés de classes stériles, contrairement à l’interprétation qui leur attribue le produit net.

14. Quelle relation Adam Smith établit-il entre la division du travail et la création de valeur ?

La division du travail multiplie fortement la production, et le travail matériel crée la valeur
La division du travail réduit fortement la production, et le commerce crée la valeur
La division du travail répartit la production, et l’utilité marginale crée la valeur
La division du travail stabilise la production, et la terre crée principalement la valeur

La division du travail multiplie fortement la production, et le travail matériel crée la valeur

Explication

Adam Smith associe la division du travail à une forte augmentation de la production et défend une théorie du travail commandé où le travail matériel est créateur de valeur. Les autres réponses remplacent cette conception par la terre, le commerce ou l’utilité marginale.

15. Comment Ricardo détermine-t-il la valeur-travail incorporée d’un bien reproductible ?

Par l’utilité marginale procurée par sa dernière unité consommée
Par la quantité de monnaie détenue par l’acheteur du bien
Par la rareté des terres utilisées dans son processus de production
Par le temps de travail direct et indirect requis pour le produire

Par le temps de travail direct et indirect requis pour le produire

Explication

Pour Ricardo, la valeur-travail incorporée dépend de l’ensemble du travail nécessaire à la production, qu’il soit direct ou indirect. L’utilité marginale et la détention monétaire relèvent d’autres approches, tandis que la rareté foncière explique plutôt la rente.

16. Quelle notion détermine la valeur d’un bien dans l’approche néoclassique ?

La quantité de produit net dégagée par l’activité agricole
L’utilité marginale de la dernière unité consommée, qui diminue progressivement
Le coût des matières premières utilisées dans la fabrication du bien
Le temps total de travail nécessaire à la production du bien

L’utilité marginale de la dernière unité consommée, qui diminue progressivement

Explication

Les néoclassiques fondent la valeur sur l’utilité marginale de la dernière unité consommée, laquelle est décroissante. Le temps de travail, le produit agricole et les coûts matériels appartiennent à des conceptions différentes de la valeur.

17. De quoi dépend principalement le salaire naturel ou salaire de subsistance ?

De la productivité marginale du travailleur dans son entreprise
Du montant du surtravail conservé par le capitaliste
Du coût des biens nécessaires, influencé notamment par le prix du blé
De la demande de produits de luxe par les ménages aisés

Du coût des biens nécessaires, influencé notamment par le prix du blé

Explication

Le salaire naturel correspond au coût d’obtention des biens de première nécessité et dépend notamment des conditions agricoles et du prix du blé. La productivité marginale décrit plutôt l’approche néoclassique, tandis que le surtravail appartient à l’analyse marxiste.

18. Comment le salaire de marché évolue-t-il par rapport au salaire naturel ?

Il est déterminé par des critères moraux liés au statut social du travailleur
Il oscille autour du salaire naturel selon l’offre et la demande de travail
Il correspond à la valeur produite en excédent par le travailleur salarié
Il reste fixé par le coût des biens nécessaires, indépendamment du marché du travail

Il oscille autour du salaire naturel selon l’offre et la demande de travail

Explication

Le salaire de marché varie avec l’offre et la demande de travail et tend à osciller autour du salaire naturel. Le coût des biens nécessaires définit le salaire naturel, tandis que le surtravail et les critères moraux renvoient à d’autres analyses.

19. Comment Marx définit-il le salaire dans le rapport entre le travailleur et le capitaliste ?

Comme la rémunération exacte de toute la valeur créée pendant la journée de travail
Comme la productivité marginale attribuée au travailleur par l’entreprise
Comme le prix d’échange de la force de travail, inférieur à la valeur qu’elle produit
Comme le coût des biens nécessaires, déterminé par les conditions agricoles

Comme le prix d’échange de la force de travail, inférieur à la valeur qu’elle produit

Explication

Chez Marx, le salaire est le prix payé pour la force de travail, alors que le travailleur crée une valeur supérieure à celle qu’il reçoit. Assimiler le salaire à toute la valeur produite efface précisément le mécanisme d’exploitation, et les deux autres réponses relèvent d’approches distinctes.

20. À quoi les néoclassiques assimilent-ils le salaire du travailleur ?

À la différence entre la valeur produite et le salaire reçu
Au coût agricole des biens de première nécessité
À la valeur totale produite par l’ensemble des travailleurs
À la productivité marginale du travailleur

À la productivité marginale du travailleur

Explication

Dans l’approche néoclassique, le salaire est égal à la productivité marginale du travailleur. La différence entre valeur produite et salaire reçu correspond plutôt au surtravail marxiste, tandis que le coût agricole concerne le salaire naturel.

21. Quelle différence oppose la détermination classique et néoclassique du prix ?

Les classiques privilégient l’utilité marginale, tandis que les néoclassiques privilégient le travail agricole
Les classiques privilégient la distinction sociale, tandis que les néoclassiques privilégient la rareté foncière
Les classiques privilégient les coûts de production, tandis que les néoclassiques privilégient l’offre et la demande
Les classiques privilégient la demande subjective, tandis que les néoclassiques privilégient le coût salarial

Les classiques privilégient les coûts de production, tandis que les néoclassiques privilégient l’offre et la demande

Explication

L’approche classique détermine le prix naturel par la somme des coûts de production, alors que l’approche néoclassique le fait résulter de l’offre et de la demande. L’utilité marginale et la demande subjective appartiennent à l’analyse néoclassique, non à la conception classique du prix naturel.

22. Dans quelle situation un bien de Giffen peut-il voir sa consommation augmenter malgré une hausse de son prix ?

Lorsqu’il s’agit d’un bien nécessaire et que l’effet de revenu négatif domine en période de crise
Lorsqu’il s’agit d’un bien de luxe et que la hausse du prix renforce son prestige social
Lorsqu’il s’agit d’un bien courant et que l’offre augmente plus vite que la demande
Lorsqu’il s’agit d’un bien rare et que les coûts de production diminuent fortement

Lorsqu’il s’agit d’un bien nécessaire et que l’effet de revenu négatif domine en période de crise

Explication

Un bien de Giffen est un bien de première nécessité dont la consommation peut augmenter lorsque son prix monte, parce que l’effet de revenu négatif domine, notamment en période de crise. Le prestige social caractérise plutôt le bien de Veblen, qui relève d’une logique de distinction.

23. Pourquoi la demande d’un bien de Veblen peut-elle augmenter lorsque son prix augmente ?

Parce qu’une diminution des coûts de production réduit la rareté du produit
Parce qu’une baisse du revenu rend ce bien nécessaire à la consommation courante
Parce qu’un prix élevé renforce sa fonction de distinction sociale ostentatoire
Parce qu’une taxe publique transforme le produit en bien de première nécessité

Parce qu’un prix élevé renforce sa fonction de distinction sociale ostentatoire

Explication

Le bien de Veblen est un bien de luxe dont le prix élevé peut accroître l’attrait comme signe de distinction sociale ostentatoire. La réaction liée à un revenu réduit et à un bien nécessaire décrit plutôt le mécanisme du bien de Giffen.

24. Comment l’État peut-il intervenir pour corriger une externalité négative comme la pollution ?

En fixant le salaire selon la productivité marginale de chaque travailleur
En appliquant une taxe, telle qu’une taxe carbone, ou une valeur tutélaire
En supprimant toute référence aux coûts sociaux dans les décisions économiques
En laissant le prix de marché intégrer spontanément chaque dommage collectif

En appliquant une taxe, telle qu’une taxe carbone, ou une valeur tutélaire

Explication

L’État peut appliquer une taxe carbone ou fixer une valeur tutélaire afin d’internaliser les externalités et d’orienter le marché. Les autres réponses ne décrivent pas un instrument d’intervention destiné à faire prendre en compte le coût social de la pollution.

Révisez avec les flashcards

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Que mesure le produit intérieur brut (PIB) ?

La production réalisée sur un territoire.

Quelle formule exprime le PIB par les dépenses ?

PIB=Consommation+Investissement+Deˊpenses publiques+(Exportations−Importations)PIB = Consommation + Investissement + Dépenses\ publiques + (Exportations - Importations).

Qu'est-ce que l'investissement en capital fixe (FBCF) ?

L'achat de biens durables utilisés pendant au moins un an.

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